19 oct. 2017 par Monsieur Bulles
Ca del'Bosco C'est dans les années 1960 que Maurizio Zanella entama son aventure dans le Bosco. Ses parents avaient une ferme dans laquelle la famille passait ses week ends et c'est vers 15 ans, grâce aux activités dans cette propriété que Maurizio va développer la passion de la gastronomie et du vin. Après avoir fréquenté la Faculté agricole de l'Université catholique de Piacenza, il a approfondi ses connaissances pendant deux ans en France, à la Station oenologique de Bourgogne et à l'Université d'oenologie de Bordeaux. Quatre décennies plus tard, ses vins sont parmi les meilleurs vins effervescents d'Italie; ils sont aussi une référence internationale.
Résumé des étapes de la construction de la marque :

1968 : implantation des parcelles 
1970 : construction du cellier et de la marque Ca'del Bosco 
1972 : première vendange
1975 : première cave de stockage
1978 : premier millésime déclaré
1980 - 1995 : arrivée du chef de cave André Dubois de Champagne (Moët & Chandon), aujourd'hui Stefano Capelli
1985: creusement des caves qui ne seront pas autorisées aux visites jusque 2005.
Depuis 1995 et la création de l'appellation, les vignerons de Franciacorta ont fait évolué cinq fois leur cahier des charges. André Tchelistcheff fut d'abord consulté pour le vin rouge local, pas pour le franciacorta effervescent. Toutefois, il fut déterminant dans la construction de l'appellation.

Commentaire de la cuvée Prestige - Brut :

Les parfums qui se dégagent de ce vin sont particulièrement séduisants et attractifs. On perçoit ceux de la noix de coco, du pain au lait; tout est doux, feutré. La même impression se dégage en bouche, illustrée par les bulles serrées qui caressent le palais et diffusent des notes de quetsches. C'est un vin tendre dans le bon sens du terme, car il n'est pas mou et reste sec. Sa nervosité est dans le frisson qu'il laisse en fin de parcours. 
Délicat, surprenant, "féminin", un apéritif d'amoureux.
43 $ / Code SAQ : 11008024 / 16/20 dans le Guide Revel

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13 oct. 2017 par Monsieur Bulles
Cuvée Brut Rosé de Comte Delavie Ce champagne est élaboré par la maison Drappier qui a présenté, l'été dernier, lors d'une vente à l'encan à Gassin dans le Var, en France, un Melchisédech ! Le plus gros format de bouteille de champagne (1,10 mètre de hauteur, 54 kilos pour une capacité de 30 litres. L'équivalent de 40 bouteilles.) ! Le flacon a été vendu pour 150 000 $ au profit de la fondation Leonardo Di Caprio, organisme engagé dans la sauvegarde de la planète. Et c'est justement pour cela que la marque a été créée : pour sauver la planète. Et oui, en buvant du champagne, vous sauvez la planète ! En buvant du Comte Delavie bien sûr !
De nouvelles marques de champagne sont nées au cours de la dernière décennie... 
La dernière a été lancée au début de l'année 2017 par Patrick Pirazzoli : Comte Delavie.

Elle a la particularité de proposer 4 cuvées de prestige à déguster "au nom de la sauvegarde de la planète" : Nature, Prestige, Blanc de Blancs et Rosé.

En effet, 30 % de ses bénéfices sont aux profits d'actions caritatives internationales qui luttent contre la sous-alimentation de la population humaine, contre la chasse aux éléphants, contre la destruction des forêts et contre la disparition d'animaux marins.
Ce concept s'appelle "Toast for the planet". 

Voici mon commentaire de la cuvée Brut Rosé - 175 $ au Québec :

Aucun rancio d'évolution ou de notes pâtissières au nez, ici. Cette cuvée se tourne davantage vers la fraîcheur et le fruité que vers les accents beurrés. 
Cette pureté de fruits rouges est confirmée dès l'attaque en rouge par des notes de cerises et de framboises dont la fine acidité s'entremêle à l'amertume de noyau qui donne un caractère bourguignon à ce champagne.
On garde pourtant le souvenir de l'élégance champenoise, grâce à l'enveloppe suave de l'effervescence qui court tout au long de la dégustation. 
Les bulles sont particulièrement menues, elle conduisent jusqu'en finale l'identité du pinot noir local, à la fois solide et étiré, expressif et subtil.
Ce champagne rosé est un apéritif de luxe qui peut passer aisément à table également, avec un service de volaille brune ou un fromage aux saveurs appuyées.Toast for the planet
Les cuvées Comte Delavie sont disponibles en IP au Québec auprès de l'agence Juste des Bulles : (819) 448 57 11

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11 oct. 2017 par Monsieur Bulles
Gramona Gran reserva 2012 Brut C'est en épousant Pilar Batlle en 1913 que Bartolomeu Gramona scelle le destin viticole des deux familles, déjà vigneronnes depuis le milieu du 19ème siècle, en Catalogne. La marque Gramona verra le jour dans les années 1940, tandis que le nom Batlle deviendra celui d'une cave exceptionnelle, le Celler Batlle, existante depuis 1881. Quant aux premiers cavas, les fameux mousseux espagnols élaborés selon la méthode traditionnelle, le clan Batlle-Gramona les lança dans les années 1920. La famille Gramona peut aujourd'hui compter sur 150 hectares en propriété et en location dont quelques parcelles emblématiques, travaillées selon les principes agrobiologiques ou agrobiodynamiques, comme La Plana, Mas Escorpí, El Serralet, Font Jui ou La Solana. Avec son cousin Jaume Gramona, Xavier Gramona représentent la cinquième génération de vigneron à défendre l'excellence et l'authenticité des cépages locaux comme le xarel-lo et le macabeu, tout en prenant soin à l'environnement.

Commentaire de La cuvée 2012 - Gran Reserva Brut

Fraîcheur et netteté des arômes caractérisent ce mousseux à l'effervescence crémeuse et enveloppante. Celle-ci aurait pu alourdir les saveurs, mais c'est le contraire qui se produit, car elle accompagne les notes de fleurs, de fruits jaunes et de pain légèrement grillé, grâce à son comportement aérien. 

L'équilibre en bouche est parfait depuis l'attaque jusqu'à la finale, on déguste ici un excellent cava qui peut tout aussi bien accompagner un apéritif à base d'huîtres ou surprendre vos invités au moment du service d'un fromage de style brie ou camembert.
17/20 selon le barème du guide Revel / 26,80 $

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10 oct. 2017 par Monsieur Bulles
Tireuse manuelle en Champagne Le "Oups" dans la notion de dosage qui arrange les producteurs sans perturber le consommateur.
Après la tendance du champagne rosé des années 2000, la décennie 2010 a marqué la création de cuvées dites Extra-Brut, c'est à dire non dosées en liqueur d'expédition ou très faiblement, soit moins de 6 grammes de sucre (notez que lorsqu'un champagne a moins de 3 g de sucre, on pourra utiliser les mentions «brut nature», «pas dosé» ou «dosage zéro».) 

Cette catégorie a longtemps été une niche pour les petites maisons de champagne ou les vignerons indépendants, elle permettait de diversifier leur gamme de cuvées et elle laissait au chef de cave ou au vigneron élaborateur le choix de s'amuser à des expériences oenologiques quand le cycle végétatif d'une année s'était montré favorable et que la récolte avait été bonne. 

Nécessitant un taux élevé de sucre naturel et une acidité adéquate, en somme, une maturité exemplaire des raisins, les rares bons flacons d'Extra Brut provenaient souvent du sud de la Champagne, de la Côte des Bar. La cuvée Brut Nature de la famille Drappier est à ce titre, devenue une référence. Souvent destinées aux connaisseurs et aux "chineurs" de champagne, ces cuvées très pures connaissent actuellement un engouement, un gain de popularité. Il ne faut donc pas s'étonner si, dans la décennie 2010, certaines marques ont sorti des cuvées Extra Brut à coups - et à coût! - de grand renfort publicitaire.

La réglementation européenne en matière de dosage des vins mousseux et champenois est peut-être - également - un signe de cette nouvelle tendance. 

Discrètement diffusée auprès des vignerons, elle a en effet été changée en 2010  (Journal officiel de l'Union Européenne - Annexe XIV - CE 607-2009 de la Commission du 14 juillet 2009). 
Elle ne touche pas la catégorie Extra-Brut, mais elle re-situe plus clairement et logiquement la hiérarchie. 
Pendant des années, sur les 6 catégories autorisées, quatre se chevauchaient; permettant aux maisons de commercialiser finalement celle dont l'impact culturel était le plus efficace. Désormais, le champagne a 6 catégories promptement définies et pour mieux les expliquer, rien de mieux que de comparer l'avant d'après.

LES CATÉGORIES DE CHAMPAGNES ET LEUR TENEUR EN SUCRE AVANT 2010

CHAMPAGNE EXTRA BRUT entre 0 et 6 g/l
CHAMPAGNE BRUT inférieur à 15 g/l
CHAMPAGNE EXTRA DRY entre 12 et 20 g/l
CHAMPAGNE SEC entre 17 et 35 g/l
CHAMPAGNE DEMI-SEC entre 33 et 50 g/l
CHAMPAGNE DOUX supérieur à 50 g/l

LES CATÉGORIES DE CHAMPAGNES ET LEUR TENEUR EN SUCRE À PARTIR DEPUIS 2010:

CHAMPAGNE EXTRA BRUT entre 0 et 6 g/l
CHAMPAGNE BRUT inférieur à 12 g/l
CHAMPAGNE EXTRA DRY entre 12 et 17 g/l
CHAMPAGNE SEC entre 17 et 32 g/l
CHAMPAGNE DEMI-SEC entre 32 et 50 g/l
CHAMPAGNE DOUX supérieur à 50 g/l

Mais il y a un Oups ! Vous connaissez l'adage, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué... surtout avec l'administration !

On peut lire au 3eme point de l' article 58 de cette annexe XIV à propos de la teneur en sucre : "Sans préjudice des conditions d'utilisation décrites à l'annexe XIV, partie A, la teneur en sucre ne peut être ni supérieure ni inférieure de plus de 3 grammes par litre à l'indication figurant sur l'étiquette du produit."

Ce nouvel alinéa (inexistant dans le précédent règlement) donne donc une variabilité possible de 3g/L.
De façon plus pragmatique, 12 gr+3 gr = 15g/L donc, un champagne ainsi dosé peut toujours porter la mention Brut.
Et par ailleurs, 4 gr +3 gr = 7 gr/L, donc un champagne dit Extra Brut peut être dosé à 7g/L ! 
Une fois encore, le consommateur va facilement s'y retrouver !

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22 sep. 2017 par Monsieur Bulles
William Deutz et Amour de Deutz Deutz fait partie de ces maisons de champagne aussi discrètes que somptueuses, tant par l'image que par les étiquettes créées. C'est le joyau caché au coeur de l'écrin d'Aÿ. Certes, elle est passée de 500 000 à 2,2 millions de bouteilles commercialisées en vingt ans; pourtant, sa personnalité est restée la même: élégante, sobre, distinguée. La grande classe, quoi... Ne la cherchez pas en boîte de nuit ou sur une plage "tabloïdée", ne l'envisagez pas séduire les plate-formes électroniques ou les réseaux sociaux, Deutz charme parce qu'elle s'écrit encore sur le papier, parce qu'elle est à sa place dans les salons au parquet qui craque, parce qu'elle connaît les bonnes manières, les vraies... Ce n'est pas une mondaine du 21è siècle, c'est une mondaine du 19è siècle : elle n'est pas bling bling Deutz, elle est éduquée. Comme ses cuvées.
Deutz en un coup d'oeil : 

42 hectares en propriété 
200 hectares en approvisionnement dont 80 % en Grand Cru et Premier Cru
2,2 millions de bouteilles commercialisées annuellement
Aucune futaille pour l'élaboration des vins
Jusqu'à 40 % de vin de réserve "jeune" (max 3 ans) pour les cuvées non millésimées.

Deutz Brut Classic Brut :

Une cuvée symbole de fraîcheur et d'onctuosité qui présente toujours une grande pureté de fruit. Une trentaine de crus composent ce vin équitablement partagé des 3 cépages classiques de la Champagne. Assez fine dans son effervescence, elle est axée sur des flaveurs d'agrumes, de raisins mûrs, puis de fruits jaunes, rafraîchis par des notes de fenouil et de tisane mentholée. Ce n'est pas un champagne puissant, toutefois il présente une vinosité élégante, légèrement briochée. Toujours fiable et exquis quand on aime les champagnes au caractère printanier.

Deutz Brut Classic Brut Rosé :

Rosé d'assemblage, pimpant et léger, ce champagne offre des notes de petites baies rouges acidulées (groseilles, canneberges). L'effervescence est maîtrisée, les bulles sont de calibre moyen, elles terminent rapidement leur course en bouche avant d'offrir un volume aérien, très digeste. C'est un vin peu corsé, plus athlétique que charnu, que je préconise à l'apéritif.

Deutz Blanc de Blancs 2011 Brut :

Après environ 5 minutes d'aération, ce vin se présente comme un Chablis Grand Cru jeune où les notes calcaires cachent d'abord celles de fruits blancs, légèrement confits, pour mieux les offrir ensuite en bouche. L'effervescence foisonne, à la fois légère et tapissante, c'est elle qui rappelle qu'on est en Champagne, tandis que les saveurs nous guident définitivement vers Beaune. Somptueux tout simplement.

Deutz Amour de Deutz 2007 Brut :

Nez particulièrement expressif qui rappelle le pain de mie grillé blond, le croissant frais, puis les épices indiennes après quelques minutes dans le verre. Les mêmes saveurs avec le même crescendo se laissent capter en bouche au sein d'une effervescence aérienne qui, finalement, apporte de l'équilibre à un ensemble plus beurré que tendu. 
Une très fine note de citron apparaît quand même en finale, elle nous rappelle le chardonnay de ce champagne qui semble avoir amorcé une première évolution. Superbe à consommer aujourd'hui, il devrait pouvoir se glisser sur les clayettes jusque 2022.

Deutz Amour de Deutz 2007 Rosé Brut :

Le deuxième millésime déclaré de cette cuvée - le premier était le 2006 - se montre aussi discret au nez que loquace en bouche. On devine des notes de pain grillé au nez, elles sont nettes et franches une fois le vin en bouche. 
Puis, l'acidité de petites baies rouges se laissent occulter par des parfums de pain d'épices; on plonge alors dans des saveurs moyen-orientales pour revenir, en finale, sur des parfums plus classiques, plus champenois où les pâtisseries avec du chocolat blanc se présentent. 
Ce champagne a le charme déroutant des grands rosés expressifs dans le bouquet et élégant dans le comportement.
Amour Rosé 2007
Cuvée Classic Brut disponible au Québec à 58,75 $ / toutes les autres cuvées mentionnées seront disponibles en novembre 2017.

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15 sep. 2017 par Monsieur Bulles
Sabrage avec le pied d'un verre / crédit Photo Charles-Henri Debeur Dit-on sabler le champagne ou sabrer le champagne ? Les deux existent, mais ils n'ont pas la même signification ! Beaucoup de gens les confondent d'ailleurs ! Et leur histoire n'est pas si affirmative que cela.

  





L'expression « sabler le champagne » a eu plusieurs interprétations. 

Elle a d'abord porté deux sens dont l'image se rejoint : elle a signifié boire d'un seul coup ou boire beaucoup (de champagne) lors des manifestations de la cour de France à la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème siècle. 
Et dans le même temps, on l'a utilisé pour exprimer seulement le fait de verser en une seule fois le champagne dans un verre, ce qui exacerbait l'effervescence, alors très discrète. 

Le terme sablage étant une opération utilisée en sidérurgie depuis le XVIIIème siècle qui consiste à couler d'un seul coup le métal en fusion dans un moule, l'image fut ainsi trouvée.  
Au même siècle, certains écrits rapportent qu'on mettait la bouteille de champagne dans du sable afin de mieux la maintenir ; rien ne confirme que cela servait aussi à la rafraîchir.    
Enfin, la dernière explication est que l'effervescence et la mousse ayant été irrégulières pendant des décennies, on humectait les parois internes du verre à la vapeur ou par l'haleine (!), puis on les enduisait de sucre pour mieux faire pétiller le champagne. Les verres donnaient ainsi l'impression d'être sablés. 
Cette pratique fut courante dans les Années Folles. 
   
L'expression « sabrer le champagne » rappelle la manière d'ouvrir la bouteille de champagne avec un sabre ou un autre objet tranchant en la décapitant, au lieu de faire sauter naturellement le bouchon, en tournant délicatement la bouteille. 

Après avoir dénoué le muselet, la lame du sabre doit longer rapidement la couture de la bouteille, puis cogner sèchement le rebord du goulot qui saute avec le bouchon emprisonné. 
Si l'opération est réussie, les deux parties se séparent en laissant le souvenir d'un biseau net. Les régiments de cavalerie des armées napoléoniennes ou prussiennes utilisaient ce mode d'ouverture avec le revers d'un sabre. 
Par ailleurs, des archives du Premier Empire rapportent que cette façon d'ouvrir était réservée à l'usage exclusif des officiers de cavalerie lors des cérémonies. 

Notez que le sabrage d'une bouteille de champagne n'a absolument rien à voir avec la surpression de gaz contenue dans le vin. La vidéo ci-dessous le démontre. 
L'opération peut facilement se faire avec une bouteille vide puisqu'elle résulte seulement de la fragilité du point d'impact situé au sommet de la couture de la bouteille, juste au-dessous de la première lèvre du goulot. Sabre de Monsieur Bulles

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13 sep. 2017 par Monsieur Bulles
Dépôt accumulé Toutes les étapes de la construction d'un champagne, depuis la récolte jusqu'à l'embouteillage, sont importantes. Pourtant, il en est une au cours de la seconde fermentation en bouteille, qui est plus complexe que les autres : l'autodestruction des cellules de certains micro-organismes qui se transforment ensuite en dépôt dans le vin. On appelle ce phénomène l'autolyse.



Ce procédé qui apporte davantage de complexité au vin se déclenche après quelques semaines de conservation sur lies et correspond à une autodégradation enzymatique des levures avec restitution au vin d'un certain nombre de constituants cellulaires: composés azotés, polysaccharides, glycoprotéines. 

Parmi les composants azotés libérés dans le vin, on notera des acides aminés dont la teneur peut augmenter de 60 % dans les vins qui ont été bâtonnés. 
D'autres constituants apparaissent dans le vin au cours de l'autolyse: les glucanes (polysaccharides) et les mannoprotéines qui proviennent de la dégradation des parois cellulaires. 
Si l'autolyse est longue, elle peut donc être la source d'une certaine signature gustative désirée par son élaborateur.  

En effet, un vieillissement prolongé en cave se traduira par une hydrolyse partielle de ces colloïdes. Les polysaccharides de levures jouant un rôle important sur les caractères sensoriels du vin, c'est eux qui apportent la sensation moelleuse à la texture. 

Enfin, les glycoprotéines ayant des interactions avec les composés volatils, ils modifient la perception aromatique du vin. La libération de nombreux composants (esters, alcools, aldéhydes, acides, composés soufrés, lactones, parmi lesquels le sotolon qui rappelle les arômes de noix et de curry) parfume de façon distincte le vin. 

C'est ainsi qu'en règle générale, champagnes et mousseux millésimés qui sont commercialisés au-delà de 8 années et plus, présentent des flaveurs de fruits secs et de rancio délicat.
Cristal de Roederer sur pupitres

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11 sep. 2017 par Monsieur Bulles
Régence Brut de Brimoncourt La marque ne disposait que de 30 000 bouteilles à la vente en 2008 ! Installés dans une ancienne imprimerie qu'ils ont rachetée, Alexandre Cornot et Arnaud Dupuy-Testenoire la dirigent depuis 2007. En 10 années à peine, ils ont su la positionner dans les plus beaux établissements européens. Elle est enfin au Québec...
 






Commentaire de la cuvée Régence - Brut :

Solide et intense, cette cuvée entremêlent les saveurs attendues d'un bon champagne, bien construit : pommes brunes, poires chaudes, pâte feuilletée. 

L'effervescence conjugue crème et fraîcheur grâce à quelques accents de minéralité qui l'entourent, la finale file vers le citron confit, histoire de garder les papilles en éveil ; en un mot, c'est délicieux et les huîtres seront de pimpantes maîtresses.     
 
Une étiquette qui se glisse parmi les classiques en attendant la cuvée de prestige de la marque pour davantage de profondeur et de complexité...
16/20 selon le barème du Guide Revel / 57,25 $ / code 13349586

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9 sep. 2017 par Monsieur Bulles
Santa Margherita Le pinot gris de ce domaine vénitien est un incontournable au Québec et ailleurs depuis des lustres; toutefois, comme il élabore des bulles depuis une cinquantaine d'années, d'abord sous l'appellation Prosecco DOC, puis désormais, sous l'appellation DOCG, je vous les présente ici. Très simplement.
Commentaire du Santa Margherita Valdobbiadene Prosecco Superiore DOCG - Italie - 

Léger, suave, délicatement parfumé (meringue, amandes, agrumes), les bulles caressent les papilles et forment la crème attendue en bouche. 
La fine amertume propre au glera, le cépage de l'appellation, enveloppe le volume qui se forme progessivement. 
La finale est courte, fraîche, fruitée.
Rien à redire pour le prix. Des bulles efficaces à souhait !
Code SAQ 12509154 / 18,55 $

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8 sep. 2017 par Monsieur Bulles
Carafe à eau, verres et champagne Mon opinion sur le passage en carafe d'un champagne ou d'un mousseux est plutôt catégorique : c'est un geste purement esthétique et inutile au regard de la nature seule du produit.







Tout d'abord, le verbe « carafer » n'existe pas; du moins, pas encore. 
Le terme « carafe » vient de l'italien caraffa, qui lui-même viendrait d'un dialecte arabe dans lequel garafa signifiait « verser à la louche ». On passe en carafe pour aérer le vin et l'on décante un vin lorsqu'on veut éliminer les sédiments qu'il peut contenir. 

Je ne vois pas l'intérêt de verser du champagne dans une carafe, d'autant moins lorsqu'on me tend l'argument que cela permet de l'aérer, de le rendre moins gazeux et plus digeste ! 

Les chefs de cave mettent quinze mois à trois ans (bien plus pour certaines cuvées) à élaborer leur vin afin que des bulles naissent naturellement dans le vin. Si un consommateur désire une carafe pour atténuer le gaz, retirer des bulles ou mieux digérer, qu'il boive un vin tranquille, il aura davantage de plaisir ! 
Et si la carafe est un argument visant à réduire la sucrosité des cuvées demi-sec à doux, offrez-vous plutôt un vin blanc moelleux !

La carafe est, selon moi, un argument de vente et de marketing créé par les responsables commerciaux des marques - qui la conseillent -, et je ne pense pas que les chefs de cave de ces marques appuient cette démarche, car elle est méprisante envers leur travail. 

Au demeurant, si un vin présente effectivement une effervescence peu soignée et excessive, la carafe peut être une option, même si je pense que le seul fait d'attendre cinq minutes, une fois le vin versé dans le verre, sera aussi efficace que l'oxygénation de l'esthétique carafe. 

Opinion également valable pour les champagnes âgés qu'on veut aérer : un verre bien adapté se révèle le contenant le plus sûr.

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