10 jui. 2019 par Monsieur Bulles
Altemasi Brut L'appellation Trento DOC porte le nom d'un village où est basée l'une des plus influentes coopératives de la région du Trentin, Cavit. Appellation encore méconnue du grand public, exclusivement tournée vers la Metodo Classico, elle semble se réveiller depuis quelques années en raison de l'engouement mondial pour les bulles. Altemasi est la marque déposée de Cavit, elle offre des Trento toujours excellents et abordables. La cuvée Riserva Graal d'Altemasi n'est pas seulement une référence de l'appellation, selon moi, elle est parmi les meilleurs effervescents du monde. Je vous présente ici l'entrée de gamme de la marque.
Commentaire de la cuvée Brut de Altemasi - Cavit - Italie :

Nez expressif et biscuité avec une légère note qui rappelle les céréales du matin (le vin a été acheté en 2014).
L'attaque en bouche est pâtissière, légèrement maltée dans les arômes, toutefois les saveurs de compote de pommes les occultent rapidement. 
Le vin impressionne surtout par sa texture, car elle est dense et enveloppante, transformée par le temps passé. 
Les bulles sont des perles particulièrement nouées qui forment ainsi l'aspect crémeux des bons effervescents. 
Quelques accents amers clôturent la dégustation, C'est un trento prêt à boire, assez solide pour accompagner une entrée de beignets au fromage, par exemple... 
Non disponible en SAQ / IP auprès de l'agence Univins au Québec, autour de 30 $

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5 jui. 2019 par Monsieur Bulles
Charlie 1979 En pleine promotion du livre « Couleur Champagne », j'étais invité en 2007 à la table d'un restaurant montréalais dont je considère la cave comme ayant été la plus impressionnante au Canada : Les Chenets, alors tenu par feu Michel Gillet. L'un des convives me pressa de choisir un seul vin pouvant convenir aux mets des quatre personnes attablées que nous formions. Le piège était évident puisque saumon, lieu, cerf et caribou allaient être de la partie dans chaque assiette séparée ! Je déroutai les convives en choisissant un Champagne. Mais quel Champagne !
Unique, rare et magique comme l'instant qui allait suivre cette sélection qu'intimement je redoutais tout de même... 
Sceptique à cause du tarif curieusement bas de la bouteille, je mis en doute le millésime qui s'offrait et je demandai au sommelier d'aller le vérifier.
L'année de récolte confirmée, je sus alors que la soirée allait être mémorable parce que j'allais partager l'une de mes cuvées de Champagne préférées - issue d'un millésime que je n'avais jamais goûté - et prouver que les plus grandes d'entre elles épaulent, titillent, voire dépassent les 1ers crus Bourguignons blancs, dits de longue garde. 
De couleur vieil or avec des reflets de couleur ambre pâle, la robe portait son âge. Le train de bulles était étonnement vif, de véritables perles fines gagnaient une couronne de mousse en formation, disparate, toutefois abondante. Nous étions déjà tous subjugués, car il est vrai que nous attendions davantage un frizzante qu'un spumante...
Sachant que la bouteille avait été conservée dans des conditions exemplaires, j'avais demandé au serveur de ne pas la plonger dans un seau glacé, mais de nous la servir à température de sortie de cave, soit autour de 12 degrés. 
Discret et fin au nez, tout le monde perçut d'abord des notes d'orangettes, de moka puis, à l'aération, un peu d'effluves de champignons (morilles) se laissèrent capturer. Aucune note oxydative ! Et pas de bouchonnage.
J'avais gagné ! 
J'étais comme un enfant qui apporte son carnet scolaire qui n'aligne que des 100 %, à ses parents ! Je savais mes hôtes conquis et conscients de l'instant vécu. 
À la fois gras et tendu, ­­­« mon » champagne avait gardé une fraîcheur en bouche que personne n'aurait pu soupçonner.
Les bulles étaient extrêmes, fines, tapissant nos papilles qui généraient une crème onctueusement parfumée de miel et de noisettes. 
Un long silence parcourut la table, un silence élogieux; et éloquent ! 
Chacun appréciait sans rien dire parce qu'il n'y avait rien à dire. Ce panier de noisettes et de pralines belges accompagna nos assiettes dans des harmonies culinaires, certes audacieuses pour certaines, toutefois réussies... 
Et même une heure plus tard, l'effervescence était toujours présente dans nos verres et dans la bouteille ! Ce champagne avait 28 ans !
Tellement ébahi et enchanté, je racontai l'histoire de la vie rocambolesque de Charles-Camille Heidsieck et nous portâmes un toast à feu Daniel Thibault (2002), oenologue et père de cette cuvée. 
À chaque gorgée appréciée, ce fut pour moi comme pour les convives, des instants inoubliables. 
Et je sais avoir converti l'un de mes voisins, au grand champagne... à table. 

J'ai été très fier de leur faire découvrir ce soir-là, le Champagne Charlie 1979 de la maison de Champagne Charles Heidsieck !

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4 jui. 2019 par Monsieur Bulles
C de B Jaillance Rosé Brut Bordeaux fait du crémant; cela se sait peu et pourtant... Les premiers vins effervescents Bordelais remontent à la fin du XIXe siècle. On parlait alors de vins mousseux de Bordeaux. La plupart d'entre eux étaient issus de la rive droite de la Gironde. Le Crémant de Bordeaux est élaboré dans toutes les aires d'appellations communales et régionales du département de la Gironde. Le groupe Jaillance est reconnu pour ses excellents vins du Diois; il élabore depuis quelque temps des bulles à Vouvray et à Saumur. Ce sont celles de Bordeaux que je vous présente ici.

L'AOC Crémant de Bordeaux est née par décret le 3 avril 1990. Jusqu'alors, un producteur bordelais pouvait élaborer une AOC Bordeaux mousseux selon des méthodes de vinification différentes. 
En 1995, le Crémant de Bordeaux et sa méthode d'élaboration stricte occultèrent définitivement le Bordeaux mousseux. Cliquez ici pour les détails de l'appellation.

Commentaire de la Cuvée de l'Abbaye - Crémant de Bordeaux - Brut Rosé - Jaillance - France

Robe saumonée, bulles délicates et éparses. Nez subtil de fleurs et de cerises, tout est discret dans cette première analyse, très invitante... 
Le vin en bouche se montre plus affirmé, l'Aquitaine se révèle : noyaux de cerises et poivre gris se laissent capturer au niveau aromatique, l'effervescence est crémeuse et légère, la finale quelque peu dosée, c'est un crémant où Bordeaux pointe par un fruité plus rouge que blanc, ce qui apparaît naturel. 
La fermeté et la puissance locales sont également plus évidentes que celles des crémants plus septentrionaux, la vinosité est de mise, c'est Bordeaux et sa franchise.
On dégustera ces bulles dans un apéritif gourmand autour de dés de cheddar jeune et de chips poivrées, elles ont toutefois suffisamment de caractère pour passer à table avec une darne de thon grillée, par exemple...
23 $ au Québec / Code SAQ : 12320888

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2 jui. 2019 par Monsieur Bulles
Ultra-Brut de LP La maison Laurent-Perrier a été fondée en 1812 par la famille Pierlot qui s'associera à la famille Le Roy au milieu du XIXe siècle. Elle est transmise à la fin du siècle à Eugène Laurent, alors chef de cave qui, marié à Mathilde-Émilie Perrier, décide de « voir grand ». La maison adopte le nom actuel. Achat de domaines, creusement de galeries, rénovation, l'essor est considérable, il mène au succès, il emporte aussi Eugène Laurent. Sa femme poursuit l'oeuvre jusqu'en 1914, année où la Grande Guerre éclate. La marque Laurent-Perrier subit les affres de la crise économique, les années 1930 l'entraînent au bord du gouffre... Marie-Louise de Nonencourt, née Lanson, reprend la maison lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Elle donne les rênes à son fils Bernard de Nonencourt en 1949 qui, patiemment, méthodiquement, va reconstruire Laurent-Perrier pour la conduire au sommet des grandes maisons, tout en élargissant le groupe par l'achat d'autres marques. Avec son décès en 2010, c'est une époque en Champagne qui s'en est allée. Alain Terrier et Michel Fauconnet, chefs de cave, ont travaillé à ses côtés pendant plusieurs décennies ! En 2020, Dominique Demarville sera leur héritier.
Commentaire de la cuvée Ultra-Brut - Brut Nature de Laurent-Perrier.

Mère des cuvées au dosage en deçà de 3 grammes de sucre, la maison Laurent-Perrier a lancé celle-ci en 1981. 

Les Québécois l'auront attendue plus de 30 ans !! Elle est entrée en SAQ en 2012.

Elle offre une constance de goût de pureté étonnante. 
Très océane dans les saveurs, on y décèle tout de même de la chair de fruits blancs au niveau aromatique (poires, pommes et même pêches) dans une effervescence en parfaite harmonie, à la fois aérienne et accrocheuse. 
Droite, minérale (plus graphite que crayeuse), évidemment apéritive, et pourtant consistante grâce à quelques amers en finale de dégustation, cette cuvée peut facilement tenir à table sur une entrée de poisson à chair blanche ou par exemple, sur un carpaccio de pétoncles, subtilement citronné.
L'Ultra-Brut de Laurent-Perrier est une cuvée qui se doit d'être présentée avec quelques mots lorsqu'on reçoit chez soi, avec elle...
Code SAQ : 13879325 / 80 $

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28 juin 2019 par Monsieur Bulles
moët On dit qu'il se vend une bouteille du Brut Impérial de la maison Moët & Chandon chaque seconde dans le monde. Cette cuvée ainsi nommée en l'honneur de l'empereur Napoléon 1er, a été lancée en 1869, soit un siècle après sa naissance et 29 ans après "le retour des cendres" en France. Période où le champagne commence à être élaboré avec moins de sucre qu'autrefois, le Brut Impérial va rapidement devenir une référence au sein de la catégorie naissante des "Brut", à tel point qu'en 2006, La Grande Maison a décidé de le rebaptiser Impérial, la mention Brut lui étant implicite. En charge de son élaboration avec son équipe d'oenologues depuis 2005, le chef de cave Benoît Gouez perpétue aujourd'hui davantage qu'une tradition, une empreinte reconnue internationalement.
Commentaire de la cuvée Moët Impérial :

La cuvée ambassadrice de la grande maison a évolué vers un dosage moins élevé depuis une dizaine d'années, un chardonnay davantage présent et un élevage sans doute supérieur à 22 mois. 

Résultat ? Une cuvée plus crémeuse et plus chaude dans ses arômes (poires, fruits jaunes confits) que par le passé, une chair plus ronde et une pointe d'amertume en finale qui titille agréablement les papilles. 

On retient l'équilibre qui court tout au long de la dégustation d'un champagne moins conventionnel qu'on le dit, et surtout, la remarquable impression des mêmes saveurs, qu'on le déguste à Tokyo, à Londres ou à Montréal.

Code SAQ : 00453084 / 65,75 $ en SAQ
Jusqu'au 18 décembre 2019, vous pouvez visiter l'exposition du 150ème de la cuvée à Épernay.

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27 juin 2019 par Monsieur Bulles
ha brut Fondée à Reims en 1757 par Théodore Van der Veken, cette marque a appartenu pendant 34 ans au groupe espagnol Freixenet. Le Centre Vinicole-Champagne Nicolas Feuillatte vient d'en faire l'acquisition. Elle possède 2 km de couloir souterrain au coeur de Reims et l'on notera qu'elle fut la première maison à utiliser le dégorgement à la glace. Discrète sur les marchés (300 000 bouteilles), toutefois négligée par son ancien propriétaire, j'ai longtemps perçu cette maison comme une belle au bois endormie ; souhaitons que cette nouvelle acquisition la réveille pour notre plus grand plaisir...
Commentaire du Champagne Henri Abelé - Brut :
 
Nez expressif et biscuité, où pointe un léger rancio de maturité très charmeur. 
Attaque tendre en bouche, un peu dosée, qui n'enraye pas cependant les saveurs, voire les soutient. 
Les bulles sont de calibre moyen, abondantes et nouées, elles créent l'effervescence crémeuse attendue. 
Franc et net au niveau aromatique (fruits jaunes, toasts blonds), ce champagne de facture classique, plus riche que minéral, est très bien construit et toujours accessible au portefeuille pour autant de plaisir.
Découvrez-le avec quelques chips peu salées !
49,75 $ / Code SAQ : 11469568

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20 juin 2019 par Monsieur Bulles
Sortie Die C'est une histoire typiquement gauloise. Celle d'une querelle de chapelles futile dont les français ont le secret et l'exemplaire expertise ! Et l'exemplaire bêtise aussi, au point de freiner l'économie locale d'une région viticole et de ruiner un savoir-faire reconnu et disons-le, ancestral. Parce qu'il s'agit justement de la méthode ancestrale, modernisée ici : celle employée pour élaborer la Clairette de Die. Blanche depuis des lustres, les vignerons du Diois l'ont envisagée en rosé il y a quelques années. Lenteur de l'administration oblige, on a finalement abouti à un décret en novembre 2016 : la Clairette de Die Rosé était née. Aujourd'hui, elle est morte. Pas de sa belle mort. Tuée. Presque un coup de poignard dans le dos. Tuée par son voisin !
En France, le grand manitou du vin s'appelle l'INAO (Institut National de l'Origine et de la Qualité). Globalement, toutes les appellations dépendent de ses validations et de ses décisions après les tentaculaires palabres dont l'administration a le secret. Cependant, au-dessus du grand manitou, il y a le Conseil d'État, institution publique qui peut réexaminer un dossier et l'annuler.

En janvier 2018, le Conseil d'Etat français a annulé l'arrêté du Ministre de l'Agriculture homologuant l'extension du cahier des charges de la Clairette de Die au rosé, signé le 16 novembre 2016. Une annulation due à la demande trois fois répétée du syndicat viticole du Bugey-Cerdon.
Plus simplement, les vignerons du Bugey-Cerdon ont réussi à convaincre des fonctionnaires de l'administration politique, au pouvoir plus élevé que celui des fonctionnaires du vin, qu'il fallait tirer un trait sur la création d'un vin rosé effervescent élaboré par leur voisin de la Clairette de Die.
Pourquoi ?
Parce que la "tradition historique de vinification d'une Clairette rosée en méthode ancestrale n'existe pas".

Ce qui revient à dire qu'en France - et ce qui est plus grave, ce qui revient à entériner légitimement - que si votre ancêtre n'a pas eu une idée ou une habitude dans son travail, vous n'avez pas le droit de l'avoir !

La créativité, la création et l'innovation seraient-elles des droits acquis, des monopoles dans l'hexagone ?
Si je reste sur ce principe de la tradition historique, seule Limoux est donc en droit de faire des bulles en France, non ? (quoique Die en faisait déjà à la même époque.)
Ce qui est curieux, c'est que Bordeaux fait du crémant, Saint-Péray de la méthode traditionnelle et la Champagne en est l'impératrice. Pourtant, ces appellations n'ont même pas 3 siècles de tradition vinique en la matière.

Un autre point qui prête à sourire : La production totale annuelle, et de Cerdon et de Clairette de Die Rosé, aurait peut-être culminée à 2 millions de bouteilles. 
Sur l'échiquier viticole mondial qui fait plus de 2 milliards de flacons de bulles par année, quelque chose me dit que la concurrence aurait pu venir d'ailleurs... 
Si l'on parle de concurrence bien entendu, parce que dans les faits, ces deux appellations vendent 90 % de leur production chez elles, de part et d'autre du Rhône et du Vercors !

Et pendant ce temps, je connais des vignerons du côté de Venise et de Barcelone qui en sourient et qui se fichent pas mal de la "tradition historique" dans leur conquête des marchés, préférant s'occuper des modes de consommation, bien contemporaine...

Bravo à l'AOC Bugey-Cerdon (AOC depuis 10 ans faut-il le rappeler), merci de prendre le consommateur en otage et d'oublier le simple plaisir du vin. 
Ne changez rien.
Continuez de regarder les rangs de vignes de votre voisin français au lieu de vous informer sur ce qui se fait au bout du monde : vos enfants vous remercieront !
Et vive la France dont la jeunesse se barre à l'étranger !chemin de la clairette

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18 juin 2019 par Monsieur Bulles
CM anniversaire Est-il bien nécessaire de présenter cette maison ? Elle a développé et fait connaître le prosecco dans le monde entier. Fondée en 1868 par le père de l'École d'oenologie de Conegliano, Antonio Carpenè - qui s'associa à Angelo Malvolti - , c'est son fils Etile qui va réellement construire la marque à travers les débuts de la publicité artistique. Toujours familiale, l'entreprise est aujourd'hui dirigée par l'arrière arrière petite-fille de son fondateur, Rosanna. Pour le 150ème anniversaire de la maison, une cuvée particulière, habillée et bouchée comme autrefois, a été lancée en 2018. Retour vers le futur, donc...
Commentaire de la cuvée Brut - Valdobbiadene Conegliano Superiore DOCG 

Floral, délicatement anisé à l'aération, cet effervescent se présente avec la typicité aromatique locale de salade de fruits blancs qui domine toutes les autres saveurs après un certain temps dans le verre. 
L'attaque en bouche les révèle davantage, les bulles sont fines, vives, nouées, elles forment une crème qui tapissent les papilles tout en illustrant le volume d'un mousseux parfaitement équilibré.
On déguste à la fois la simplicité et l'aboutissement vinique du Prosecco Superiore.

Apéritif abordable, bulles classiques pour un fromage de chèvre, bulles tendances avec un dessert "meringué" ou bulles idéales pour vos cocktails, à vous de choisir...
contre étiquette cm
29,80 $ / Code SAQ : 13971519

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14 juin 2019 par Monsieur Bulles
Nicolas Flamel Crémant de Grain Il fallait un Québécois pour oser déposer le nom, Stéphane Morin l'a fait. Historien de la bière et brasseur, il nous avait déjà agréablement surpris avec sa cervoise gauloise Alésia, lancée il y a 6 ans, et dont la recette avait été inspirée d'une compilation de textes anciens sur le sujet. Avec ce crémant de grain Nicolas Flamel dont je vous laisserai découvrir le parcours sur l'étiquette de la bouteille, on revient dans le présent avec une double fermentation, qui a suivi une mise en barrique de 14 mois pour une lente oxydation. Le résultat est original et unique. N'y cherchez pas le goût de la bière, n'y cherchez pas non plus celui d'un crémant. Le point commun est l'effervescence naturellement créée et patiemment guidée. C'est tout.
Commentaire du Crémant de grain Nicolas Flamel :

Le nez est très expressif, à la fois sur la peau de citron, presque confit, les levures de boulanger et une curieuse note de réglisse.
L'aération les exacerbe, sans développer d'autres accents.
L'attaque en bouche est fraîche, citrique, vive, particulièrement fruitée (bergamote, lime) avec une légère touche d'orange amère en finale qui rappelle les olorosos...
La texture se distingue d'une "bière"' habituelle, car elle est à la fois soyeuse et persistante au niveau de sa fine pétillance; la double fermentation est loquace à ce stade.
Il ne faut pas chercher le goût d'une bière, mais celui d'une boisson à la fois maltée et fruitée, riche, originale, sans doute unique, davantage acidulée qu'amère, qu'un fromage puissant à croûte lavée saura accompagner ou, tout en restant marginal, qu'on tentera avec des huîtres dont le côté iodé pourra concurrencer la finesse citrique qui court tout au long de la dégustation. Bio Flamel
20 $ en épiceries fines au Québec

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13 juin 2019 par Monsieur Bulles
Dan Gurney La tradition d'asperger du champagne sur le podium de la Formule 1 remonte à la fin des années 1960 et elle est due, comme souvent, à... un incident !

Lorsqu'en 1950, la ville de Reims accueillit une épreuve du Grand Prix de F1 sur le circuit de Reims-Gueux (le Grand prix de France), la maison Moët & Chandon devait remettre le trophée au vainqueur.

M Frédéric Chandon de Briailles et M Paul Chandon remirent alors un flacon de champagne de leur maison. La tradition d'offrir du champagne après une compétition sportive venait de naître. 
C'est le pilote argentin Juan Manuel Fangio qui l'inaugura.

La tradition de secouer une bouteille de champagne pour arroser les pilotes va naître 17 ans plus tard, lorsque Dan Gurney remporta les 24 h du Mans. Il répéta en fait, l'incident de l'année 1966 où, au même 24 h du Mans, remportés par Jo Siffert et Collins Davis, une bouteille de champagne explosa toute seule, lors de l'hymne national des pilotes, et arrosa l'assemblée.

Depuis, la tradition se perpétue dans les sports automobiles.

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