23 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Cave en Bourgogne Est-ce que les champagnes et les vins effervescents vieillissent bien ? Aussi bien que les vins tranquilles ? Et peut-on les mettre en cave plusieurs années ? Absolument ! Je dirais même qu'ils ont un potentiel d'endurance bien plus élevé que certains vins blancs ou rouges, supposément de garde... Mais comme pendant des décennies, la Champagne n'a pas commercialisé son vin comme un vin de garde et que toutes les autres appellations de bulles dans le monde ont suivi la grande soeur de la Marne, personne ne devine l'endurance de ces vins. Et pourtant...

Oui, le champagne et les mousseux de toute appellation de qualité se gardent ! 
Ils se conservent en cellier et se bonifient comme les autres. 
Cependant, comme les vins effervescents ont toujours été commercialisés comme des vins de célébrations, des vins à consommer dès leur achat - qu'il soit de Champagne ou d'une appellation de bulles - aucune marque n'a véhiculé leur potentiel de garde.

Bien sûr, des nuances sont à apporter. Et comme avec les vins tranquilles, tous les effervescents ne peuvent se conserver avantageusement. 

Si toutes les cuvées de bulles sont prêtes à boire dès leur commercialisation, certaines gagnent à être attendues un certain temps selon les caractéristiques gustatives aspirées. Les cuvées issues d'un seul millésime, de prestige ou non, ont généralement des potentiels de garde de plus de 15 années. 

Celles de Champagne vont évoluer comme un grand vin de Bourgogne blanc tandis que les mousseux d'appellation évolueront comme un vin blanc donné, dont le point commun sera le cépage ou l'assemblage de cépages.

Certaines grandes maisons de champagne véhiculent d'ailleurs, actuellement, cette réalité... ce potentiel de garde.
Alors que pendant des décennies, elles se sont attachées à vendre leurs cuvées pour être consommées de façon frivole, lors de réceptions et de fêtes où l'on tend son verre sans demander ce qu'on y verse, elles prônent aujourd'hui que le champagne est avant tout un vin blanc à part entière dont les paliers d'évolution gustative s'accordent adéquatement à table, sur des mets précis et travaillés. 

Et pour mieux démontrer les effets agréables du temps sur le vin de Champagne, certaines maisons mettent en marché de vieux millésimes, tardivement dégorgés.  
Moet & Chandon propose depuis dix ans ses vieux millésimes dégorgés quelques mois avant leur commercialisation, Veuve Clicquot a sa gamme de Cave Privée, De Telmont se fait connaître avec sa collection Héritage, Lanson offre ses "Vintage Collection" dégorgés à la demande depuis plus de 30 ans et ses Extra-Âge font le bonheur des amateurs. Quant aux Plénitudes de Dom Pérignon, elles sont les ambassadrices de cette évidence. 

Toutefois, ses cuvées restent rares et dispendieuses. 
Et puis, il y a une nuance à apporter : elles ont attendue en cave champenoise avant leur dégorgement tardif. Elles ont donc attendue en tant que vin blanc en phase de champagnisation. Ce sont des vins qui sont prêts à boire pratiquement juste après leur dégorgement.

Les Brut Sans Année, ces cuvées qui composent 90 % de la production, qui passent 15 à 40 mois sur lattes avant leur dégorgement et leur commercialisation, ce sont elles qu'il faut aussi découvrir comme des vins de garde. Ce sont elles qu'il faut oser glisser quelques années dans nos celliers personnels pour mieux apprécier leur comportement et leurs saveurs d'évolution. 

Faites l'essai chez vous: acheter le BSA de votre maison préférée et oubliez-le au moins 7 ans. Vous le retrouverez arrondi par le temps et ce dernier lui aura transmis des arômes insoupçonnables à travers des bulles, certes moins vibrantes que dans leur jeunesse, mais tout aussi persistantes si la qualité initiale était là.

Bref, même non issue d'un millésime ou d'une particularité qui en fait une cuvée spéciale, une bouteille de champagne a une endurance remarquable.Tourneurs dans une cave

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22 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Soirée Parc Canada Venez découvrir le champagne tel qu'il était au 19ème siècle et sa façon de le consommer. Une soirée originale où l'histoire de la société québécoise se mêlera à celle du champagne, contée à la Maison Cartier dans le Vieux-Montréal. Une occasion de visiter cette demeure d'époque tout en appréciant plusieurs bulles, du porto et quelques canapés...

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Réservez votre 30 novembre : 18 h / 20 h 30 - 75 $ - 458 rue Notre-Dame Est à Montréal / 514 283 2282

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16 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Gold Brut de Armand de Brignac Cette marque, élaborée par la famille Cattier, est depuis quelques années associée à l'artiste rappeur et homme d'affaires Jay-Z (Shawn Carter pour l'état civil) qui, en 2006, avait utilisé le flacon dans l'un de ses clips. Il a racheté en 2014 la société Sovereign Brands, qui a le monopole mondial de sa distribution. Il y a beaucoup de bavardage autour de cette marque (10 % de la production du champagne Cattier); elle alimente les débats sur le bling bling qui entoure aujourd'hui certains vins, commercialisés comme des produits de luxe... Je retiens quand même que cette cuvée incarne l'esprit fondamental du champagne : l'assemblage.




C'est la mère de Jean-Jacques Cattier, Nelly Cattier, qui a créé le nom De Brignac dans les années 1950, 
inspirée par le personnage d'un roman qu'elle avait lu. Toutefois, le prénom Armand (petit-fils de Jean-Jacques) sera déposé plus tard afin d'éviter la confusion avec les villages Brignac situés en Corrèze, dans le Morbihan et dans l'Hérault. La forme de la bouteille a été dessinée par la maison Courrèges; l'as de pique est un clin d'oeil à la monarchie française. 

De nombreux consommateurs s'étonnent encore que l'accent soit mis davantage sur le contenant que le contenu dans l'univers contemporain du vin. Dans cet article sur la Dichotomie, publié il y a quelques mois, j'explique pourtant que la Champagne, dès ses premières bulles, a joué avec la superficialité et l'authenticité de son vin.

Commentaire de la cuvée Gold - Armand de Brignac - Brut

Le flacon doré compte pour 85 % de la production totale de la marque. 
Il offre un champagne à la vinosité expressive, à la fois exotique (fruits jaunes, canne à sucre, carambole) et subtilement boisée. Les notes pâtissières sont légères, elles se laissent gommer par une effervescence crémeuse et accrocheuse dont la finale pourrait être plus briochée si le temps en cave était allongé. 
C'est un excellent BSA qui, cependant, ne pourra jamais satisfaire les attentes du connaisseur exigeant, amateur de cuvée de prestige, parce que dans la société contemporaine des consommateurs mondains, le contenant supplantant toujours le contenu, ce dernier sera toujours négligé par les puristes.
300 $ au Québec - Code SAQ : 11339149

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14 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Franciacorta Antinori Confidentiel dans sa production puisqu'il correspond à 3 % de la production annuelle de champagne et à 1,5 % de l'entreposage de ce dernier, le Franciacorta (18 millions de bouteilles) séduit de plus en plus les amateurs de bulles. Les grands noms italiens de vin tranquille ne s'y trompent pas et comme les Antinori, ils commencent à investir le modeste vignoble Lombard. Lancé sous le nom de Tenuta Montenisa il y a quelques années, le franciacorta de la famille Toscane arbore désormais le patronyme Marchese Antinori.
Commentaire de la cuvée Marchese Antinori - Cuvée Royale - Brut

Comme une crème fouettée aromatisée au miel... 
C'est la sensation que donne ce franciacorta lorsqu'on l'aborde, aussi bien au nez qu'en bouche. 

Les bulles sont menues, très serrée, elles forment donc une texture ronde, voire grasse, qui envahit les papilles tout en transportant des saveurs d'hydromel. 
Toutefois, pas de sucre ici, pas de lourdeur; au contraire, l'enveloppe est finement acidulée (citronnée), à point nommée pour nous rappeler que l'on déguste des bulles rafraichissantes et suffisamment persistantes pour évoluer à table sur un plat à base de crème. 
À moins de 30 $ le flacon, on la joue simple avec des tagliatelles à la carbonara ou plus marin, avec du rouget en papillote, à l'estragon.
Salute !
Code SAQ : 10678616 / 29,60 $

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10 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Vardon Kennett - Extra-Brut Son nom sonne anglais et pourtant, cet effervescent est catalan ! Vardon Kennett est une marque qui appartient aujourd'hui à la maison Torrès. C'est le patronyme d'un marin anglais qui tomba amoureux de la Catalogne et d'une Catalane à la fin du XVIIIème siècle et qui décida de devenir exportateur des vins locaux vers son pays d'origine. En épousant Maria Francisca de Ferrer, il devînt propriétaire du domaine Santa Margarida d'Algulladolç où il repose aujourd'hui, dans la chapelle. 2 siècle plus tard, la famille Torrès s'est lancée dans la grande aventure des bulles, et pourtant, ce n'est pas un cava... Voici pourquoi.
Emblématique de la viticulture catalane depuis plus d'un siècle, la famille Torrès n'a jamais élaboré de vins effervescents espagnols! Chilien oui. Mais, pas catalan. Une absence qui a toujours été considérée comme étrange.

J'avais interrogé Miguel Torrès sur le sujet en 2002 lors d'une rencontre organisée avec l'Association de la Sommellerie Internationale : "La Catalogne a aujourd'hui une vraie expertise en matière de vin effervescent. Son cava est reconnu et l'appellation vend autant de bouteilles que la Champagne. Mais son cahier des charges comporte des points que nous ne pourrions pas suivre et l'ambiance actuelle au sein des producteurs locaux ne nous encourage pas à aller dans cette direction. Nous allons sortir un mousseux élaboré selon la méthode traditionnelle, issu d'un domaine qui nous appartient, sans savoir jusqu'à aujourd'hui, s'il portera la mention DO Cava ou non". 
La réponse était claire. 
15 années plus tard, un vin effervescent la valide.  

Transformée en bodega, le domaine de Vardon Kennett avait été acquis par la famille Torrès dans les années 1980. Le vignoble était encore là, il suffisait de le faire revivre. 

C'est au début des années 2010 que les premiers vins sont nés, mais... sous quelle appellation la famille Torrès allait-elle les lancer ? 
Le millésime 2013, le premier déclaré et inscrit auprès de la DO Cava allait-il aider cette dernière à sortir de la crise d'identité qu'elle subit depuis une décennie ?

Finalement non.

La Cuvée Esplendor 2013 de Vardon Kennett, créée par l'emblématique et influente famille du Pénédès serait un vin effervescent haut de gamme, indépendant du Consejo Consulador, un Vin Mousseux de Qualité portant seulement la mention Vino de Calidad producido en Région Determinado. 

Il n'y aura pas de Cava Miguel Torrès.

Alors comment sont-elles ces bulles nées d'un millésime difficile, atypique pour la région, qui a connu cette année là des pluies excessives au printemps et presque une sécheresse l'été ?
Plus qu'honnête et finalement, assez classique dans son ensemble.
L'acidité très vive qui enveloppe un beau volume vinique a des accents compensants lactiques et heureux. Je reste cependant étonné qu'on ait décidé d'un dosage peu élevé (extra-brut), car quelques grammes supplémentaires de sucre aurait pu soutenir davantage le fruité blanc très pur et le faire grimper vers un fruité plus jaune, de sensation plus mûre.

Le pinot noir (55%), le chardonnay (40%) et le domestique xarel.lo composent l'assemblage qui a connu juste assez de fût pour oxygéner le vin de base, le rendre  plus tendre afin qu'après 2 années et demi de repos sur lattes et l'ultime étape du dégorgement, on obtienne un mousseux catalan où la minéralité l'emporte sur la profondeur, l'élégance sur la plénitude et la fraîcheur sur le rancio délicat.

Pour un premier millésime, on ne rivalisera pas avec la Champagne, mais certains crémants peuvent trembler et certains cavas ont désormais un concurrent non négligeable...
45 $ au Québec / Code SAQ : 13451100

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9 nov. 2017 par Monsieur Bulles
 Moët & Chandon La maison Moët & Chandon stocke encore le millésime 1892 dans ses caves construites en 1720. La vidéo ci-dessous présente Stanislas Rocoffort de Vinnière déambulant dans la réserve spéciale des plus anciens millésimes de la famille. Il commente chaque millésime depuis le 1900 jusqu'au 1943.

La vidéo a été tournée en 2006 en compagnie de Guénaël Revel lors de l'émission "Champagne" diffusée sur Canal Évasion au Québec

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6 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Ice Imperial de Moët & Chandon Elles sont apparues au début des années 2010 : des bouteilles enveloppées de blancs, parées de motifs dorés ou de couleurs tape-à-l'oeil. La Grande Maison (Moët & Chandon) en fut l'initiatrice, son succès a rapidement attisé la concurrence en Champagne et dans les autres régions de bulles. Retour sur une tendance où la qualité côtoie désormais la médiocrité, même à gros renfort de belles paroles promotionnelles...


Elles sont belles, voyantes et attirantes, de blanc immaculé vêtues, mais comme le dit l'adage: l'habit ne fait pas le moine.

La Grande Maison a créé sa cuvée Ice Impérial en 2010 pour être lancée progressivement sur les marchés. D'abord confidentielle et seulement positionnée dans les bars et les boîtes de nuit, son succès a fait le reste... La stratégie Moët-Hennessy a fonctionné, les bouteilles blanches ont ensuite envahi les rayons marchands de monsieur et madame tout le monde. Et comme toujours, la locomotive Moët a aiguisé la concurrence. Les wagons depuis, ne finissent plus de s'accrocher derrière elle.

D'autres marques de champagnes sont entrées dans la danse, puis les cavas, les proseccos et toutes les autres catégories de mousseux dans le monde, d'appellation ou non, déjà médiocres ou non.
Des noms ? En voici dans le désordre.
Lanson (précurseur en 2009), Nicolas Feuillatte, Pol Rémy, Bestheim, François Montand, Depréville, Frexeinet, Calvet, Gran Castillo, Veuve du Vernay, Blanc Foussy, Black Tower, Brut d'argent, Canti, Kriter, Listel, Maquis de la Tour, etc. 
Il y en a des dizaines d'autres.

Tous ont leur cuvée Ice enveloppée de blanc, la plupart ont déjà sorti leur Ice Rosé, enveloppée elle, de rose comme il se doit.

Bref, les bulles surfent sur la glace...

Et la glace elle, c'est à dire les glaçons qu'on nous invite à déposer dans le fond du verre pour mieux "apprécier" la qualité du vin effervescent, les glaçons eux, ben... ils sont bons. 
Normal. 
De la flotte en cube, en général, cela n'a que le goût de l'eau, donc encore heureux que la glace soit bonne !!

Mais le vin ? Vous savez, celui qui existe avant les bulles ? Il est comment le vin ?

Aujourd'hui il est juste sanitairement bon. Le marketing qui l'entoure a beau nous vendre ses origines, ses cépages ou son assemblage, il reste qu'on ne nous vend pas du vin, mais des bulles sur glace. 

Je ne vais pas commenter les recettes que chaque marque a développées pour le cocktail avec son Ice, car c'est exaspérant. 
C'est exaspérant parce qu'on prend le consommateur pour un con. Un con qui doit gober que c'est en ajoutant de l'eau gelée dans son champagne ou son mousseux, qu'il sera bien meilleur. 
Doublement con d'ailleurs parce qu'il doit ensuite apprécier la grande qualité du vin qu'on a additionné de morceaux ou de jus de fruits.

Le terroir est très très loin. Disparu le terroir. L'AOC s'est noyée dans les glaçons fondus de l'excellent cocktail. 

Car oui le cocktail est bon, mais je m'adresse ici aux directions des ventes de toutes les marques de bulles dans le monde : "pouvez-vous cesser d'enseigner à vos représentants commerciaux à dire des inepties pour mieux vendre votre cuvée Ice ?"

Parce que, que vos bulles soient dosées à 20 grammes, 30 grammes ou à 45 grammes (de sucre), ne croyez-vous pas qu'avec les jus, les fruits, voire un autre alcool, ajoutés dans le même verre, c'est bel et bien le sucre qui domine !! 

La glace permet en fait de liquéfier l'ensemble et de le rendre bon ou délicieux selon les goûts, et fidèle à la "recette particulière que vous avez mis des mois à concevoir exprès", d'après les belles paroles du parfait représentant qui a appris sa leçon.

Les cuvées Ice - qu'elles soient à 80 $ parce que le client veut une marque de champagne, ou à 20 $ parce qu'il s'en fiche - sont des bouteilles très rentables pour le barman parce que dans notre verre à cocktail, il y a un tiers de glace, un tiers de bulles et un tiers de jus. 
Globalement, on pourra faire 15 verres avec une bouteille !
L'idée du Ice est tout simplement géniale, car il y a derrière les cocktails qu'il alimente, un profit confortable : on les paye plus cher que les autres cocktails alors qu'ils présentent plus d'eau dans leur mélange.

Bref, remplissez-vous les poches et vendez-nous le plaisir d'un cocktail original qui désaltère, mais arrêtez de nous vendre une AOC !! 

L'AOC, vous l'avez congelée avec vos cuvées Ice.
JP Chenet Ice

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5 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Pompe Champagne fresh La maison de champagne De Venoge l'a adoptée; c'est sans doute une preuve qu'elle fonctionne parfaitement. Je l'ai donc essayée avec plusieurs bouteilles ouvertes dont le volume restant de vin était différent. Verdict ?






L'idée est astucieuse.

Il s'agit en fait d'un bouchon stoppeur traditionnel, comme ceux qui existent déjà sur le marché et qui permettent de boucher une bouteille de vin effervescent entamée durant, en gros 48 h, selon le volume restant.

Toutefois, la tête du bouchon comporte ici une ouverture dans laquelle on introduit une pompe qui, au lieu de retirer l'air comme pour les bouteilles de vins tranquilles, en envoie ici dans la bouteille jusqu'au niveau restant du vin effervescent, le protégeant de l'oxydation et surtout, permettant la conservation du gaz par contre-pression.

J'ai donc tester cet énième gadget dans des conditions extrêmes, comme on dit... 

J'ai laissé l'équivalent d'un seul verre dans une bouteille entamée depuis 24 h; une façon radicale de savoir si oui ou non, le peu de gaz carbonique qui restait dans le vin ne serait pas "manger" par l'oxygène "enfermé" dans le reste de la bouteille.

Et bien, cela a marché !!
Je dirai même que le retrait du bouchon fut aussi franc que lorsqu'on débouche une bouteille de champagne neuve. Le "Pop" fut net et puissant.

J'ai fait le même exercice en laissant une bouteille à moitié consommée pendant une semaine au réfrigérateur. Résultat aussi efficace.

Combien cela coûte ? 
Autour de 15 euros en Europe, donc sans doute 25 $ lorsqu'il sera commercialisé chez nous...
Bouchon sans la pompe
Champagne Fresh est commercialisé par la firme allemande (êtes-vous surpris ?) Wecomatic

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30 oct. 2017 par Monsieur Bulles
Horizontale de Billecart La maison célèbrera ses 200 ans l'année prochaine. Elle s'est considérablement développée en Amérique du Nord, un marché de champagne plus ostentatoire que pointu où le bling bling prime davantage que l'authenticité. Et conquérir cette Amérique en mettant en avant l'être plutôt que le paraître est aussi l'une des qualités de Billecart-Salmon qui continue de faire des émules...
35 hectares en propriété, 75 hectares en fermage (location et contrôle de la vigne),175 hectares en approvisionnement (une trentaine de vignerons), autour de 250 ha en exploitation, voici globalement les chiffes qui établissent la maison basée à Mareuil-sur-Aÿ depuis 1818.

Les fondateurs de cette maison Nicolas-François Billecart et sa femme Élisabeth Salmon, encadrés par le frère de cette dernière, Louis Salmon, ont toujours conservé un aspect artisanal dans l'élaboration perfectionniste de leurs champagnes, déjà très appréciés des connaisseurs au XIXème siècle. Toujours familiale et indépendante (actionnariat de 45 % du groupe Frey par le biais de Montebello Domaines depuis 2005), elle est aujourd'hui présidée par François Roland-Billecart qui représente la 6e génération. A ses cotés, Alexandre Bader est à la direction générale et Antoine Roland-Billecart, le frère de François, à la direction générale adjointe en charge de l'export. Ce dernier est Commandeur de l'Ordre des Coteaux de Champagne depuis mars 2015.

Chaque parcelle est vinifiée séparément (200 cuves en acier inoxydable). 
17 hectares de pinot noir (50 ans d'âge en moyenne) sur Aÿ, Ambonnay et Mareuil sont consacrés au vin rouge pour la cuvée Rosé. La stabilisation par le froid afin de clarifier le moût est employée depuis les années 1950, une méthode utilisée pour la première fois en Champagne par le grand-père d'Antoine Roland-Billecart. 
La fermentation malolactique n'est pas systématique, mais adaptée selon les récoltes et les cuvées. Si le rosé d'assemblage est devenu le symbole commercial de cette maison, il ne faut surtout pas négliger les autres cuvées, moins prévisibles, donc plus surprenantes.
1,5 à 1,7 millions de bouteilles sont annuellement élaborées, il n'y a aucun achat sur lattes, aucun achat de vins clairs, la signature Billecart-Salmon est une signature maison dont les caves et leur labyrinthe de 3 km veillent sur 5 millions de bouteilles.

Cuvée Brut Réserve - 16/20 selon le Guide Revel - 63,25 $ au Québec

40 % de vin de réserve (base 2010) - pn, pm, ch - 7 gr par litre
Un champagne qui a du corps, très expressif en bouche à travers des arômes qui pinotent (noyaux, canneberges, cerises) sans gommer la tension générale et les accents plus délicats d'amandes. C'est une cuvée gourmande grâce à son effervescence moelleuse, accrocheuse en bouche et soutenue en finale par un léger caractère épicé. L'accord avec un fromage de cave de type vieux cheddar ou parmigiano Reggiano se montre souvent original et adéquat. Essayez-le.

Cuvée Extra-Brut - 17/20 selon le Guide Revel - 74,75 $ au Québec

Une cuvée laissée en cave une année de plus que le Brut Réserve (4 ans et demi). L'attaque en bouche mord agréablement, les notes iodées sont présentes et pourtant, la caractère biscuité gagne rapidement - ce qui est rare pour un extra-brut -, tournoyant discrètement, dans une effervescence onctueuse. Curieusement court en finale ou peut-être dégusté trop rapidement, ce champagne s'est montré plus charmeur et plus long après l'avoir laisser s'oxygéner un quart d'heure dans le verre. Un extra-brut à la vinosité blonde établie pour une belle entrée de fruits de mer. Avis aux heureux dégustateurs donc.

Cuvée Blanc de Blancs - Brut - 17/20 selon le Guide Revel - 97 $ au Québec


C'est Antoine Rolland-Billecart qui a décidé de créer cette cuvée. Elle n'est composée que de grands crus.
Incisif et puissant, ce pur chardonnay a des accents d'eau-de-vie de poire et de mirabelle. Il est à la fois fin et solide, présente des bulles d'une finesse extrême qui pourtant ne provoquent pas de l'onctuosité, mais une texture enveloppante et longue en bouche grâce à une fraîcheur exemplaire, sans doute apportée par la vinification. On le privilégiera sur une entrée de crustacés ou simplement à l'apéritif.

Cuvée Brut Rosé - 16/20 selon le Guide Revel 2014  - 104,25 $ au Québec 

Produit depuis les années 1950, le Rosé de Billecart-Salmon fait partie des références champenoises dans la catégorie. Un style, selon moi, plus subtil que racé et plus délicat que corsé. Rien n'est exubérant au nez, tout est dans la suggestion et la discrétion : on décèle des notes de groseilles et de cake aux cerises. Le pinot noir est bien présent en bouche, par ses arômes de fruits rouges des champs, d'agrumes et de musc, la silhouette est plus tranchante que tapissante, les bulles sont fines, sans pour autant donner un volume trop crémeux. C'est un vin que les amateurs de rosés élégants et aériens apprécieront. 

Cuvée Brut sous Bois - 17/20 selon le Guide Revel- SAQ Signature au Québec à 102 $    

Le dernier né des vins de la maison est vinifié en barrique, puis élevé cinq années afin de lui donner de la chair. Il se montre expressif, confit dans les arômes de fruits, subtilement grillé dans les arômes d'élevage, toutefois moins que les premières cuvées expédiées lors de son lancement commercial; dans tous les cas charmeur et plein, et pourtant minéral dans l'expression de son enveloppe en bouche. La texture est satinée, construite par une effervescence soignée et onctueuse qui distille des notes tantôt exotiques, tantôt épicées pour finalement finir sa course sur une sensation gourmande avec quelques amers. Un champagne taillé pour la table, à la longueur aromatique remarquable.

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27 oct. 2017 par Monsieur Bulles
Lallier B de B Brut La maison Lallier est implantée à Aÿ, capitale du pinot noir en pays champenois. Pourtant, elle offre ici un 100% chardonnay dont une partie est agéenne; la majorité étant issue de la Côte des Blancs. Une originalité particulièrement accessible...




Commentaire de la cuvée Blanc de Blancs - Brut :


Le nez est étonnamment exotique, tourné vers le melon et le yaourt à l'ananas. 
On s'attend alors à un vin aussi expressif en bouche, mais on revient sur un caractère plus champenois où l'élégance prime. 
L'effervescence foisonne en étant plus aérienne que consistante, elle signe l'identité du chardonnay par l'enveloppe citrique dans le bon sens du terme, c'est à dire frais et tendu. 
Pas de rancio d'évolution ici, plutôt un fruité blanc assumé. 
Le style de la maison est maintenu: à la fois charnel et énergique. 

Les huîtres seront parfaitement accompagnées, comme la sole meunière ou le camembert artisanal. B de B
17/20 selon le Guide Revel - Code SAQ : 13369106 - 50,50 $

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