9 déc. 2016 par Monsieur Bulles
En dégustation... Crédit photo Pierre Tison Qui dit champagne, dit grande maison ou marque; avec le marketing qui va autour. C'est d'ailleurs ce marketing qui fait augmenter la facture. Le champagne sera bon, certes. Toutefois, on payera pour l'étiquette, la silhouette du flacon ou la renommée médiatisée qui impressionnera les invités. L'univers du champagne, bien plus que n'importe quel autre vin, est ainsi construit : on nous vend un art de vivre à travers l'art de boire des bulles. Et c'est tant mieux, car après tout, la vie serait bien triste... Ne pensez pas pourtant que toutes les marques sont forcément onéreuses. Certaines le sont moins que d'autres et la qualité est aussi au rendez-vous. Suivez le guide!
J'allais oublier...
Un champagne peu dispendieux, selon moi, au Québec, c'est un champagne à moins de 50 $. 


D'ABORD LES BLANCS:

G. GRUET & Fils - Brut - 38 $
14/20 

Du chardonnay qui charme sous l'effet d'une patine pâtissière qui gomme la minéralité sans pour autant perdre de sa fraîcheur grâce à quelques notes de tilleul-menthe en finale de dégustation. Un champagne facile et accessible, fruité et savoureux.

GH MARTEL - Victoire - Brut - 38,25 $
14/20

Nom de cuvée ou marque déposée selon les marchés, ce vin très attrayant par son prix offre quelques accents biscuités traditionnels au sein d'une effervescence aérienne et persistante. Peu complexe mais bien construit, il démocratise l'apéritif au champagne. 

TRIBAUT SCHLOESSER - Blanc de Chardonnay - Brut - 38,25 $ 
16/20 

Vif et expressif, minéral, orienté sur les fruits blancs acidulés tels que la pomme, la poire ou le citron, puis sur la pâte feuilletée, ce champagne se fait charnel grâce à son effervescence tournoyante et riche, bien conduite, même si l'onctuosité finale apparaît fuyante et met en exergue un caractère pointu et acidulé. Idéalement, laissez ce vin s'aérer dans le verre ; il développera son caractère pâtissier pour mieux vous séduire. 
L'apéritif au champagne ou l'accord attrayant avec des huîtres assez iodées ou un carpaccio de pétoncles dont le citron « goûtellé » sera le bienvenu pour mieux arrondir les bulles marnaises. 

MONTAUDON - Brut - 39,25 $
14/20

Une cuvée polyvalente pour les amateurs de champagne vineux et corsé, servie néanmoins à l'attaque par une minéralité crayeuse. Le dosage sensible suscite des accents mielleux et épicés, élégamment rafraîchis par une effervescence veloutée et fugace. Bien construit, sans complexe, ce champagne transporte en finale un léger rancio qui lui confère un certain charme. 

GARDET - Premier Cru - Brut - 41,25 $
15/20

Voici un blanc de noirs composé de deux tiers de pinot noir et d'un tiers de pinot meunier qui promet une grande fraîcheur de fruit au nez comme en bouche. Le crescendo aromatique va de la pomme bien mûre à la mandarine en passant par quelques accents de réglisse, faisant place, après quelques minutes d'aération dans le verre, à des notes légères de toasts blonds. Les bulles de calibre moyen assurent une effervescence tournoyante et s'avèrent juste assez perdurantes pour un apéritif gourmand. Un champagne au contour classique, plus élégant qu'étoffé, qui, pour avoir fait le test, gagne en expression pour peu qu'on le laisse en cave trois ou quatre années, et ce, bien que ce ne soit pas un millésimé.

CHANOINE - Grande Réserve - Brut - 42,75 $
15/20

Structuré et ferme, très « champagne » dans le style olfactif et gustatif grâce à un crescendo aromatique typé mais discret (foin, fenouil, agrumes, poivre blanc, nougatine, brioche), ce champagne présente une effervescence travaillée, à la fois vaporeuse et savoureuse, qui perdure le temps nécessaire d'un apéritif gourmand où les canapés lui tiendront tête. 
 
PAUL GOERG - Blanc de Blancs - Brut - 45,75 $
15/20

Tout est discret, les arômes de fenouil, de tarte au sucre et de brioche, de même que le comportement du vin en bouche, à la fois léger et tapissant. Les bulles, fines et liées, forment une texture ronde, et pourtant, le comportement du vin reste droit, frais, légèrement fuyant en finale de dégustation. Un bon champagne d'apéritif. 
 
SOURDET-DIOT - Cuvée de Réserve - Brut - 46 $
15/20

Vineux, plein et parfumé, ce champagne aux accents beurrés soutenus par un dosage sensible présente une chair consistante, due à une effervescence bien conduite. Efficace lors des apéritifs gourmands. 
 
VINCENT COUCHE - Millésime 2004 - Brut - 46,25 $
16/20

Plus boulanger que pâtissier dans les arômes, plus confit qu'acidulé également au niveau du fruité jaune qu'il dégage, ce champagne millésime garde tout de même une grande fraîcheur qui, mêlée à la profondeur de son âge, offre un ensemble aujourd'hui mature et prêt à boire. L'apéritif peut être gourmand avec quelques gougères et si vous le présentez à table, tentez une escalope de veau panée.

JACQUART - Mosaïque - Brut - 46,50 $

15/20

Habituellement porté sur la minéralité et axé sur des arômes d'agrumes, le champagne BSA de Jacquart apparaît désormais plus beurré, pâtissier et charmeur, sans complexité. 
C'est un vin droit, net et très agréable au dosage aussi perceptible que populaire, tout indiqué pour des cocktails gourmands. 
 
DRIANT-VALENTIN - Brut Premier Cru - 47 $
15/20

Le nez est légèrement axé sur des notes de torréfaction à l'aération, toutefois le fruité jaune confit domine et rappelle certaines pâtisserie feuilletées à base de fruits à noyau. L'effervescence est soignée, quoiqu'aérienne plutôt que dense, c'est donc elle qui apporte la fraîcheur nécessaire à l'ensemble. Le dosage est sensible - sans doute autour de 10 grammes - il confirme le caractère gourmand, impeccable pour séduire vos hôtes à table avec un poisson à chair grasse qu'une crème à l'estragon pourra accompagner.

DRAPPIER - Carte d'or - Brut - 47,50 $
16/20
   
Costaud, structuré, mûr et d'une pureté de fruits rouges exemplaire, ce champagne est très éclatant au nez et procure des sensations similaires en bouche. Chaleureux et satiné, épicé même, il s'affirme dans sa chair vineuse et enveloppante grâce à un dosage quelque peu sensible (sans doute autour de 9 g/l), mais équilibré grâce à la fraîcheur finale. Une cuvée incroyablement abordable pour autant de qualité et d'authenticité. 
  
CANARD-DUCHÊNE - Cuvée Léonie - Brut - 47,50 $
15/20

Une cuvée discrètement axée sur les arômes de fenouil, d'ananas, de sucre roux et enfin d'épices douces, avant de s'exprimer à travers une effervescence abondante de bulles fines, aériennes et fuyantes. Délicate et parfumée, cette cuvée présente une heureuse pointe d'amertume (peau de pomme brune) en milieu de bouche qui lui donne du caractère, suivie d'une finale courte où le dosage sensible se révèle par des notes de pâte d'amandes. Un champagne abordable et surtout mieux structuré qu'autrefois. 
  
MARIE-HANZE - Alliance Brut - 47,75 $
15/20

Une cuvée au parfum de pomme Granny Smith qu'on laissera s'aérer quelques minutes pour l'amener à se faire plus traditionnel dans les parfums, c'est-à-dire plus floral, puis plus brioché. 
L'effervescence abonde avec des bulles de calibre moyen et endurantes qui procurent le plaisir simple d'un champagne à découvrir à l'apéritif. 

LAHERTE FRÈRES - Ultradition - Brut - 48,25 $
16/20

Une cuvée de base très traditionnelle, plus accessible dans son comportement que les autres vins de la maison, tant dans le dosage appuyé que dans les arômes plus biscuités qu'iodés. Un champagne expressif, simple et équilibré.
 
LALLIER - Grande Réserve - Grand Cru - Brut - 48,50 $
16/20

Nez d'abord anisé, un peu citrique, puis axé sur les fruits rouges et légèrement brioché à l'aération, voilà un champagne à l'effervescence un peu fugace, toutefois riche et crémeuse grâce à des bulles menues et nouées. La fraîcheur est apportée par une acidité qui rappelle celle des petits fruits rouges décelés à l'analyse olfactive, tandis qu'une petite pointe amère en finale nous offre un caractère mordant. Un bon champagne, particulièrement abordable pour un Grand Cru. 
 
NICOLAS FEUILLATTE - Brut - Réserve - 48,50 $
15/20

Frais, printanier au nez (fleurs, fraises, abricots), gourmand et pâtissier en bouche (pain au lait), la finesse des bulles apporte une distinction au comportement de ce champagne, peu sophistiqué mais droit, sans défaut et sans complexe : le champagne polyvalent par excellence. 
Le contenu de la même bouteille dégusté quatre jours tard, légèrement décarboxilé, se montrait porté sur les fruits secs (abricot et raisin) ; les bulles étaient logiquement effacées, mais le charme n'en agissait pas moins, la texture se faisant suave, et les parfums, plus profonds. Tentez l'expérience (comme avec d'autres champagnes d'ailleurs) !

HENRI BILLIOT - Brut - 49,25 $
15/20

Un champagne particulièrement fruité, intense au nez comme en bouche, qui entremêle des arômes de fruits à noyaux (cerises, prunes, abricots). Malgré des bulles au calibre moyen, l'effervescence est riche et la texture, compacte et imprégnante, ce qu'elle doit non pas à la liqueur savamment dosée, mais bien au pinot noir local - qui domine l'assemblage - ainsi qu'aux vins de réserve qui offrent puissance et matière. Un vin généreux pour apéritif gourmand. 
 
DELAMOTTE - Brut - 49,50 $
15/20

Régulièrement axée sur les agrumes, les zestes et le pain frais au niveau aromatique, cette cuvée se veut tendue, tonique, presque tranchante. Elle offre néanmoins une consistance notable grâce à une effervescence aux bulles nouées et persistantes qui donne un caractère sensuel à la dégustation. 

DRAPPIER - Brut Nature - Pinot Noir Zéro - 49,50 $
17/20

Au nez, fruité blanc et pâtisserie émanent de ce champagne devenu, avec le temps, un incontournable des cuvées Drappier. Vif à l'attaque, racé et puissant en bouche, persistant dans les arômes et l'effervescence, il dégage une vraie vinosité, sans rancio, exprimant un caractère de pureté et de netteté de fruit. 
La plupart des cuvées sans dosage se révèlent creuses et fuyantes, peu longues, alors que celle-ci offre une corpulence étonnante et riche. Une référence en la matière qui a de quoi convertir bien des amateurs aux extra bruts. 

CHARTOGNE-TAILLET - Cuvée Sainte-Anne - Brut - 49,75 $
16/20

Mûr, expressif, de belle ampleur avec un boisé subtil, ce champagne est un séducteur. Son fruité est confit et son effervescence, nouée, tout en transportant la fraîcheur de l'appellation. Bref, c'est un BSA accompli, toujours constant et abordable. Bravo ! 
 
HENRI ABÉLÉ - Brut - 49,75 $
16/20

Nez expressif et biscuité, où pointe un léger rancio de maturité très charmeur. Attaque tendre, un peu dosée, et bulles de calibre moyen, toutefois abondantes et nouées, créant une savoureuse effervescence. Peu complexe au niveau aromatique (fruits jaunes, toasts blonds), ce champagne de facture classique, plus concentré que minéral, est bien construit. 

BARON-FUENTÉ - Esprit - Brut - 49,75 $
15/20

Un vin expressif dont les arômes sont blonds au nez comme en bouche (fleurs, agrumes, malt, pain au lait, toast). Son effervescence est soignée, les bulles étant de calibre moyen dans un comportement noué qui procure une texture satinée. Après quelques minutes dans le verre, le vin dévoile sa complexité et ses parfums se font plus profonds, dévoilant de jolies notes de rancio (noix, zestes confits) caressantes et longues en bouche. Un très bon champagne qu'on pourra découvrir à table sur un poisson grillé. 

MAINTENANT LES ROSÉS :

GH MARTEL - Victoire - Rosé Brut - 43,50 $

15/20 

Sur les fleurs (rose, pivoine) et le fruité rouge soutenu (griottes, framboises) qui accompagnent une effervescence onctueuse, ce champagne joue davantage la carte de la fraîcheur que du rancio d'évolution, et ce, même si sa couleur est ambrée. De fines notes de noyaux de cerises pointent en finale de dégustation. On passe à table, et s'il y a du faisan aux raisins de Corinthe au menu, ça tombe on ne peut mieux. 

TRIBAUT SCHLOESSER - Brut Rosé - 46,75 $
14/20

Nez discret de groseilles et de pamplemousses roses dont on retrouve les saveurs en bouche dans une effervescence plus aérienne que nourrissante, même si le dosage apparaît appuyé en finale. Aucun rancio, donc peu complexe, davantage axé vers l'apéritif. Un rosé qui apparaît nécessaire commercialement parlant, mais qui ne se distingue pas dans la gamme de la maison.

CHANOINE - Brut Rosé - 49,25 $
15/20

Toujours expressif et charmeur au nez grâce à des notes de fruits confits (écorces d'oranges), d'abricot et de nougat, ce champagne aux bulles légères, quoique persistantes, s'exprime par sa puissance et son dosage sensible. Tapissant donc, et un peu abrupt en finale, il fera très bon ménage avec une entrée chaude à base de crevettes.

LALLIER - Grande Réserve - Rosé Brut - 49,75 $
16/20

Très subtilement toasté avec quelques notes de mandarines confites à l'aération, ce champagne rosé charme au nez et confirme son jeu de séduction en bouche grâce à une belle enveloppe croquante qui entoure une effervescence à la fois fougueuse et compacte.
Tantôt sur des arômes discrets de fruits rouges, tantôt sur ceux d'agrumes confits, il offre une texture crémeuse qui soutiendra facilement un met de belle ampleur.
On passe à table donc ? Gâtez-vous en le dégustant avec du homard.

DUVAL-LEROY - Rosé - Brut - 49,75 $
16/20

Expressif au premier nez, on perçoit dans ce rosé des notes très franches de zestes d'oranges, puis de grains de café. Ce champagne se veut également démonstratif en bouche, dès l'attaque, avec un fruité rouge très mûr qui précède un caractère subtilement amer autour d'un fin rancio d'évolution. Nous avons là un rosé qui a de la mâche, qui a du goût ; il ne s'agit pas d'un blanc coloré, mais bien d'un vin à la vinosité marquée qui conserve néanmoins l'élégance d'un champagne. Une très agréable surprise qui peut facilement accompagner une volaille à table. Alignement de bouteilles de champagnes
Tous ces champagnes sont présentés dans le livre "Champagnes, guide et révélations" paru chez Isabelle Quentin Éditeur

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8 déc. 2016 par Monsieur Bulles
Clos Lanson 2006 Lorsque Philippe Baijot prend la direction de la marque Lanson en 2006, il hérite d'un hectare de vignes situé au centre de Reims, entre quatre murs, qui jusqu'alors servait les assemblages des cuvées de la maison. Pourquoi ne pas en faire un clos puisque le cadastre le répertorie et que les cuvées confidentielles sont en demande ? Dix ans plus tard le Clos Lanson s'invite sur le marché des étiquettes de prestige, celui des flacons rares et convoités...


Commentaire de la cuvée Clos Lanson 2006 - Brut


Particulièrement expressive au premier nez, elle déroute d'abord par des notes fumées marquées, des accents de feu de cheminée, puis de tisons froids qui occultent le fruité. 

Bref, je suis déconcerté et je l'avoue, un peu déçu, car face à une telle étiquette, les attentes sont toujours élevées... 

Ne dégustant pas à l'aveugle, je sais que je suis influencé, que je suis déjà conditionné par le cérémonial commercial qui entoure ce vin.

J'attends. Justement, je patiente parce que je sais que je suis davantage en présence d'un vin blanc champagnisé plutôt que d'un champagne "à cocktail". 

Il doit s'ouvrir, il doit s'offrir.

J'ai bien lu sa fiche technique, je sais qu'il a été élevé environ 7 mois en fût de chêne d'Argonne. C'est un petit citadin qui a grandit au coeur de Reims; un vrai Rémois qu'on a fait courir dans la forêt régionale. 
J'attends donc ce Blanc de Blancs à peine dosé dont on me précise qu'il n'a pas fait de malolactique - comme on dit - et forcément, lorsqu'on vous a présenté le chemin qui l'a mené à vous, on se fait une idée de l'état dans lequel il sera. 

Du chardonnay boisé qui a dix ans, issu d'une parcelle urbaine, je m'attends à du Chablis gras et opulent, pas du Meursault, mais au moins du Montrachet... effervescent.

Mais il se fait attendre le clos. C'est un ado le clos. Il provoque en jouant l'indifférence, il est maladroit, il veut se faire aimer... Les grands frères de la maison s'échelonnent à côté, je déguste donc les Label et quelques Extra-Âge. En attendant.

Je reviens finalement sur mon verre de Clos Lanson 23 minutes exactement, montre en main, après nos présentations.

Je te tiens l'ado. Le temps t'a eu. L'environnement est ton maître, tu as besoin d'oxygène pour t'exprimer. Comme tous les grands vins finalement, comme tous ceux qui sont passés avant toi. 

Ton arrogance aromatique est toujours présente, elle est toutefois maîtrisée désormais.

Tu es un costaud, ta charpente est solide, la lumière champenoise, plus que le soleil, t'a généreusement patiné. T'es le genre qui plaît tout de suite ou qui refoule immédiatement. Ton côté iodé se retrouve davantage dans le caramel salé Breton que dans la coquille d'huître; et là forcément, tu me touches petit con d'ado...
Ce côté minéral et citrique qui enveloppe ta chair dense, grasse, construite de perles fines, c'est ta jeunesse qui parle encore, qui rappelle ton origine. 

Reste que tu continues de dérouter, car ton énergie est entremêlée de saveurs asiatiques. 
Noir de thé, de champignon et de soja, tu fleures. 
Et quand même, tu présentes en finale de la profondeur.

Alors finalement ? Le Clos Lanson 2006 ? C'est comment ?
C'est Tintin et le Lotus Bleu. Un effronté au pays des parfums marginaux et enivrants.
Chai Lanson
18/20 selon le barème du Guide Revel / 7870 bouteilles élaborées / 200 euros / IP au Québec auprès de l'agence Mark Anthony

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5 déc. 2016 par Monsieur Bulles
Rare Rosé 2007 de PH Pour être rare, cette cuvée ambrée est rare puisque seulement 1500 flacons ont été dégorgés en début d'année, pour le monde entier. Une allocation de 18 bouteilles pour le Québec (il va falloir réserver) !! Premier millésime rosé pour cette cuvée, issue d'une récolte 2007 de qualité, mais d'un cycle végétatif terrible dont les champenois se rappèleront longtemps: gelées printanières qui ont anéanti 15 % des ceps, puis pluies torrentielles estivales qui ont noyé un autre 15 %. Sauf que chez Piper-Heidsieck, il y a un alchimiste en cave depuis plus de 30 ans qui s'appelle Régis Camus. Et le Régis, il fait des miracles avec les années difficiles...
Commentaire de la cuvée Rare Rosé 2007 de Piper-Heidsieck :

Comme tous les grands vins, il ne se livre pas facilement au premier nez, ce n'est qu'après quelques minutes que des notes de mandarines, de fruits rouges un peu confits, puis de thé noir se laissent capter. 

Les mêmes arômes se dispersent en bouche complétés par ceux de pain d'épices, de moka et de réglisse. La matière est riche, les perles de l'effervescence sont nouées, elles construisent la crème attendue que le temps à modeler. 

La très fine enveloppe acidulée nous indique que le vin a de l'endurance, qu'il pourra se glisser en cave quelques années. Pour l'instant, c'est elle qui tranche, qui réveille les papilles tout en se combinant à la profonde vinosité.

Des parfums persans (santal et de bois de rose) se dévoilent en finale de dégustation, on se laisse séduire, les mille et une nuits ne sont pas loin... 

La cuvée Rare Rosé 2007 rappelle les tableaux romantiques des Orientalistes du XIXème siècle, elle invite au voyage et à la découverte de couleurs cuivrées, comme la robe qu'elle nous présente.

Champagne d'exception, accordons-lui une harmonie culinaire de même calibre où le foie gras poêlé et les morilles seront de circonstance sur des suprêmes de faisan. cuvée Rare
Contact au Québec pour un achat en IP : Breakthru Beverages

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30 nov. 2016 par Monsieur Bulles
Lanson Rosé - Royal Warrant « By appointment to Her Majesty the Queen ». Lorsqu'on regarde de plus près la coiffe d'une bouteille de champagne, on peut y apercevoir un cachet, une armoirie dans un cercle avec cette inscription.




Qu'est-ce que c'est ? 

Il s'agit du Royal Warrant, le brevet royal de la cour d'Angleterre accordé à des sociétés qui vendent leur création à la maison royale. De multiples produits, depuis un chandail de laine jusqu'à de la porcelaine en passant par un tracteur ( !) ont reçu la caution officielle de la reine !

À quoi sert-elle ?
À rien. 

J'exagère un peu. C'est une reconnaissance officielle, une mention honorifique qui, certes, aident les ventes du produit gratifié si le consommateur porte une attention particulière à ce qui entoure une cour royale. 
Le sceau rassure le consommateur qui s'imagine partager les mêmes goûts que l'aristocratie régnante. En aucun cas, il ne s'agit d'une garantie de qualité même si un comité a la charge de vérifier la nature des produits. 
La plupart des Royautés de ce monde ont et offrent leur sceau de fournisseur, depuis la Suède jusqu'à la Thaïlande en passant par le Japon. Même les monarchies déchues comme celle de la France, de la Hongrie, de la Roumaine ou de la Russie véhiculent encore leur caution.

Il faut noter que les brevets sont multiples au sein d'une même famille royale. La Britannique présente par exemple, celui de la Reine, celui du Duc d'Édimbourg et celui du Prince de Galles. 

Elle a présenté également le brevet de la Reine-Mère jusqu'en 2007. Celui-ci ayant été supprimé 5 années après le décès d'Élizabeth 1ère.

Jusqu'à aujourd'hui, la famille Britannique autorisent 9 maisons de Champagne à présenter l'armoirie officielle. Certaines maisons peuvent disposer de plusieurs brevets royaux, issus de cours différentes.

Moët & Chandon, Louis Roederer, G. H. Mumm et Veuve Clicquot-Ponsardin disposent du brevet de la cour royale d'Autriche-Hongrie.
Quant à la cuvée Cristal de Louis Roederer, elle est la seule à disposer du brevet de la cour royale Russe.

Combien ça coûte ?

Et bien curieusement rien ! 

Ces brevets sont décernés gratuitement. Aucune catégorie de transaction et aucun troc ne sont permis. Toutefois, en ce qui concerne les brevets Britanniques, une cotisation de 600 livres est prescrite, ce qu'on considèrera comme modeste au regard de ce que l'armoirie peut rapporter au niveau commercial. 
  
Les règles peuvent évoluer. Ainsi, les fournisseurs officiels de la Reine d'Angleterre étaient autrefois exempts de taxes marchandes ou d'impôts. Enfin, sauf exception (voir Cristal de Roederer), le Royal Warrant britannique est décerné à une entreprise pour l'ensemble de ses produits et non pour un seul produit, afin d'éviter que les consommateurs sachent quel est ce dernier, consommé par la reine ou le roi.

Est-ce profitable ?

Autrefois oui. Aujourd'hui sans doute. 

En effet, certaines marques ne véhiculent plus systématiquement l'information dans leurs communiqués ou leurs produits, jugeant peut-être qu'elle apparaît désuète, archaïque, anachronique ou précieuse au regard de nouveaux marchés à conquérir. 
Quoi qu'il en soit, les brevets royaux habillent les coiffes ou les étiquettes de bien des vins effervescents ou tranquilles. La cour britannique étant la plus célèbre et la plus populaire, voici la liste chronologique des champagnes qu'elle a brevetés, dans la langue officielle :  

Champagne Lanson : Purveyors of Champagne HM The Queen Master of the Household - Obtenu en 1900   
 
Champagne Bollinger : Purveyors of Champagne HM The Queen Master of the Household - Obtenu en 1955   

Champagne Moet & Chandon : Purveyors of Champagne HM The Queen Master of the Household - Obtenu en 1955    

Champagne Veuve Clicquot-Ponsardin : Purveyors of Champagne HM The Queen Master of the Household - Obtenu en 1955    
 
Champagne Louis Roederer : Purveyors of Champagne HM The Queen Master of the Household - Obtenu en 1962    

Champagne Krug : Purveyors of Champagne HM The Queen Master of the Household - Obtenu en 1962    

Champagne GH Mumm & Cie : Purveyors of Champagne HM The Queen Master of the Household - Obtenu en 1964    

Champagne Laurent-Perrier : Purveyors of Champagne HRH The Prince of Wales Obtenu en 1998    

Champagne Pol Roger : Champagne Supplier HM The Queen   Master of the Household - Obtenu en 2004

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28 nov. 2016 par Monsieur Bulles
Paillard Rosé Créée en 1981 par Bruno Paillard, cette maison est résolument moderne, tant dans ses bâtiments et sa cuverie que dans le style de ses vins : audacieux, déterminé, contemporain, perfectionniste. Depuis plus de 30 ans, Bruno Paillard travaille en famille sur plusieurs appellations de vins français, le champagne étant sa signature de prestige.
Commentaire du Rosé Brut Première Cuvée:

À la fois floral et fruité au nez, c'est un rosé puissant, moelleux et raffiné, ses flaveurs de fraises, de framboises font agréablement écho à un feuilleté aux fruits d'été. Les bulles se comportent comme des perles légères, elles permettent une belle longueur finale en bouche. Un vin qui a suffisamment de corps pour supporter un plat exotique, mais peu relevé ou un fromage aux saveurs affirmées.  
16/20 dans le Guide Revel / 80,25 $

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21 nov. 2016 par Monsieur Bulles
Pascal Doquet Rosé Brut Pascal et Laure Doquet sont discrets. Ils laissent à leurs vins le soin de parler. Pascal et Laure Doquet sont pertinents. Ils laissent à leurs vins le soin de le prouver. Pascal et Laure Doquet sont environnementalistes, leurs vins sont leur véhicule. Pascal et Laure Doquet sont conséquents, leurs vins sont leurs ambassadeurs. Ils étaient à Montréal cet automne. Notre rencontre fut aussi courte que leurs cuvées sont magnifiques. Je ne vous en présente qu'une seule. À vous de découvrir les autres...

Commentaire du Rosé Brut Premier Cru:

L'ensemble est expressif au nez. Expressif, mais discret. C'est à dire que les arômes sont nets: on va de notes de griottes à celles d'oranges sanguines en passant par des accents poivrés. Tout en subtilité. 
Le caractère rafraichissant est illustré en bouche par une effervescence plus aérienne que riche, certes enveloppante, toutefois légère, presque contraire à la trame aromatique développée et longue. 
Au premier abord déconcerté, voire déçu, car je m'attendais à davantage de présence, davantage de chair, je décide donc d'attendre cette cuvée, d'attendre qu'elle se livre. 
Je lui donne du temps, me rappelant seulement que j'ai du vin sous les yeux. Et comme tous les vins, il a besoin de s'aérer. Même le champagne. Et oui... 

Un quart d'heure plus tard, je souris. 
L'effervescence est toujours présente. 
Aussi vive, aussi persistante dans le verre. 
La récompense de la courte patience : l'émotion est là. 

On sent la macération du fruit qui a apporté de la vinosité. La texture s'est refermée, une certaine mâche même, s'est développée. Les saveurs s'offrent aux papilles.
On est dans l'univers du vin, pas seulement des bulles. Et c'est bien là l'apanage des bons champagnes. Simples et bien élaborés.

Celui-ci est un rosé finalement aussi intense que pur, qui peut facilement passer à table avec, par exemple, une entrée chaude de coquille St-Jacques au safran.
17/20 selon le barème du Guide Revel - 66,75$

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18 nov. 2016 par Monsieur Bulles
Bleu d'Origine de l'Orée des Bois J'écrivais il y a quelques semaines que le Québec viticole est capable du pire comme du meilleur en matière d'élaboration de vin pétillant. J'ai reçu dernièrement un vin mousseux de bleuets ! Encore un, me suis-dit... Encore un énième ersatz de mousseux qui veut chanter la Belle Province ! Mais mon métier, c'est de tester les liquides fermentés qu'on rend naturellement ou artificiellement effervescents. Alors, j'ai fait mon métier...

Commentaire du Bleu d'origine 2015 - Vin de bleuets sauvages mousseux - Domaine L'Orée des Bois - Québec :


Ça sent les bleuets. Forcément. 
Ça sent aussi le poivre noir. Ce qui est déjà un indice de sérieuse élaboration.

Après ?
C'est tout.

Quoique non, car après quelques minutes dans le verre, on perçoit une certaine vinosité. Les ferments ont développé un côté épicé qui se fait plus insistant et plus riche (muscade, clou).
Comme la plupart des vins effervescents élaborés avec autre chose que du raisin, ce mousseux exacerbe en fait son fruit, c'est à dire le bleuet.

Je vais être honnête, je m'attendais encore à déguster des bulles seulement sucrées avec une âcreté trop dérangeante en finale, des levures odoriférantes marquées ou une acidité agressive qui tourne en bouche, comme sur la grande majorité des produits artisanaux de ce type, élaborés dans la belle province.

Mais là, je dois l'avouer. C'est bon. Un peu âcre puisque on est dans une trame tannique évidente, mais ça se boit agréablement. 
Sans génuflexion. 
On déguste du bleuet frais et net, au fruité bien conservé. 

Bref, c'est un mousseux rougeoyant aux bulles bien maîtrisées, à la texture suave et enveloppante, et au sucre bien intégré, avec quelques notes d'amers nécessaires pour donner du corps et de la vinosité.
Pour un premier jet - puisqu'il s'agit d'une première récolte - c'est une réussite qui, j'en suis sûr, va s'affiner sur les prochains millésimes...

Produit anecdotique et rare, on l'essaiera plutôt au dessert, mais attention, pas sur une tarte aux bleuets parce "qu'on peut pousser, mais poussons égal"... 

Je préconise plutôt une pâtisserie chocolatée, car l'amertume du cacao saura compléter avantageusement la signature bleutée du Lac St-Jean.

Une peu dispendieux me direz-vous ? Certes. 
C'est parce que le bleuet l'est davantage au kilo, que le raisin !

15/20 selon le barème du Guide Revel / 34 $ au domaine

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14 nov. 2016 par Monsieur Bulles
Crémant d'Alsace Brut de Bernhard & Reibel C'est finalement l'Alsace qui l'a emporté dans une modeste dégustation comparative de crémants hexagonaux et sincèrement, j'ai cru qu'un champagne s'était glissé furtivement dans ce blanc d'essai à l'aveugle. Une fois dévoilées, ces bulles rhénanes m'ont interpellé et comme de fait, après quelques recherches, j'ai appris que chardonnay et pinot noir se donnaient ici la main pour mieux nous séduire...


Commentaire de dégustation du Crémant d'Alsace Brut de Bernhard & Reibel:


Levures boulangères, poire pochée, croissant et fruits blancs confits s'échelonnent au nez et en bouche si vous laissez respirer ce vin dont l'effervescence bien construite - c'est-à-dire qu'on lui a laissé du temps - a accompagné le développement d'un léger rancio qui font les meilleures bulles...

La chair est onctueuse, son enveloppe est quelque peu citrique, juste assez pour nous rappeler l'appellation, quoique, comme mentionné plus haut, on se dirige immanquablement vers la Marne, voire la fameuse Côte des Blancs, lorsqu'après gorgée après gorgée, la fraîcheur saline s'installe et perdure pour mieux déconcerter le dégustateur. 
De l'énergie entremêlée à de l'intensité aromatique, tout y est !

Ce crémant d'Alsace qui entre sur le marché du Québec est la plus belle surprise effervescente, tant par ses qualités gustatives que son tarif de vente.

Précipitez-vous, c'est l'aubaine de cet automne !! 
18/20 selon le barème du Guide Revel - 24,95 $

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7 nov. 2016 par Monsieur Bulles
Axelle Araud, oenologue Dom Pérignon Avec Vincent Chaperon, Axelle Araud assiste Richard Geoffroy depuis 2010 à la pérennité du mythe: un vin millésimé qui porte le nom d'un moine dont la Champagne a fait son ambassadeur de prestige. Au-delà de cette construction icônique et soignée que je précise dans mon dernier livre "Champagnes, guide et révélations", il y a l'art oenologique de savoir franchir les époques et d'accompagner l'évolution des moeurs culinaires... À l'occasion de l'évènement caritatif annuel Montréal Passion Vin, j'ai rencontré l'élégante oenologue pour lui poser 3 questions seulement. Sans détour, les réponses ont été claires.

Vin de luxe le plus vendu dans le monde, Dom Pérignon est surtout acheté pour son nom, pour son étiquette et son flacon mythiques. Le contenu a toujours été superbe, mais est-ce que le concept des "Plénitudes" a été pensé pour le créditer de nouveau ?     

Vin de luxe et icône, effectivement, c'est la perception qu'en ont les consommateurs. Et si nous savons que parmi eux, il y en a qui en achète sans connaître véritablement le contenu, cela nous stimule plutôt pour le leur faire mieux connaître. L'idée est de les amener dans la compréhension de cet aspect icônique, car Dom Pérignon est une exception; ne serait-ce que parce qu'il est toujours millésimé. 
Cela nous impose de prendre des risques, à la fois quand on déclare ces millésimes et lorsqu'on ne les déclare pas. Pourquoi déclare t-on des millésimes qui n'ont pas été déclarés dans les autres maisons ? Pas parce que nous sommes Dom Pérignon et que nous avons des exigences de visibilités assumées. Simplement parce que nous avons accès à des parcelles qui, même dans des années délicates, nous permettent d'y trouver le meilleur pour composer un Dom Pérignon. C'est aussi cela qui construit la collection unique que nous avons en cave et qui a conduit à créer les Plénitudes.
Les "plénitudes" ont été précédées par les "Oenothèques", lancées en 2000. 
On voulait offrir quelque chose de plus aux amateurs de champagne. Richard Geoffroy a toujours écouté le consommateur et il a voulu aussi l'amener vers les secrets de l'endurance du champagne, un vin rarement perçu comme tel. 
On a changé la communication il y a 2 ans, car le terme Oenothèque faisait un peu intellectuel et n'était pas toujours bien compris. 
Le terme Plénitude est plus compréhensible, surtout à l'international. Il est plus universel et connote la maturité, la sensualité, le plaisir. On doit certes toujours expliquer ce que signifie Plénitude et ce qu'il y a derrière. Mais, c'est aujourd'hui plus facile. 
On ne recrédite pas Dom Pérignon, on fait passer une étape à cette cuvée qui approche bientôt un siècle d'existence. C'est l'étape de l'endurance, du temps qui construit. Le terme désormais choisi est, à ce titre, exemplaire. 
Les plénitudes qu'on nomme P1, P2 et P3 expriment des phases d'évolution du vin qu'on commercialise lorsqu'on le juge à point.

Une grande majorité des consommateurs ne connaît pas les étapes d'élaboration du champagne et leurs effets. Même les acheteurs de Dom Pérignon en font partie. Avec le concept des plénitudes qu'il faut systématiquement expliquer, ne craignez-vous pas de perdre ces consommateurs ?   

Même lorsque les Plénitudes n'existaient pas, il fallait expliquer Dom Pérignon, car c'est un vin qui est toujours confronté au temps qui passe. 
La première plénitude arrive autour de 8 années de maturation sur lies, la deuxième autour de 15 années et la troisième arrive au-delà de 25 années sur lies. 
C'est un dégorgement très tardif qui est décidé, selon les comportements des millésimes, par Richard Geoffroy. Le terme a toujours été utilisé dans notre métier; il fait même partie du décret en Champagne. Nous n'avons pas l'impression d'avoir inventé quelque chose de nouveau, seulement quelque chose qu'on rend accessible auprès de l'amateur de champagne.
On ne perd pas nos consommateurs parce qu'en fait, il est plus facile aujourd'hui d'expliquer ce qu'est Dom Pérignon. 
Et ce n'est pas à vous que je vais dire qu'il faut toujours expliquer ce qu'est le champagne. Vous le savez mieux que moi, le champagne, quelle que soit la marque ou la cuvée, doit toujours être expliqué. Parce que finalement, il est comme un rêve. Et comme tous les rêves, on cherche à les expliquer ou à s'en rappeler.

Après ces Plénitudes qui expriment l'endurance d'un millésime, peut-on imaginer du Dom Pérignon multi-millésimes, façon soléra par exemple, puisque c'est actuellement la tendance en Champagne: l'assemblage particulier de millésimes pour des flacons de prestige ?

C'est drôle, c'est la première fois qu'on me pose cette question et je comprends bien d'où elle vient, car effectivement il y un mouvement dans ce sens en Champagne, à l'heure actuelle. 
On ne peut jamais dire jamais, c'est vrai, mais actuellement, ce n'est vraiment pas un sujet qu'on aborde chez nous. 
On a des bijoux en cave qu'on cherche à préserver. On a une collection qu'on cherche à préserver, des millésimes en Plénitude 3 qui dorment en cave. Toutefois, on ne communique pas encore sur ces Plénitudes.
On veut surtout et toujours s'exprimer à travers un millésime et ses étapes d'évolution. 

Dom Pérignon est fondamentalement millésimé. L'observation et l'appréhension de tout nouveau millésime est la signature de Dom Pérignon.

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31 oct. 2016 par Monsieur Bulles
Ellner 2006 C'est en 1905 que Charles Emile Ellner décide de vendre du champagne sous son propre nom. Son fils Pierre, puis ses 4 petits-fils développeront l'entreprise qui prendra le statut de négociant-manipulant au début des années 1970. Maison sparnacienne possédant une cinquantaine d'hectares sur plusieurs villages qui apportent la moitié des approvisionnements, elle est dirigée aujourd'hui par Jean-Pierre Ellner, entouré de ses filles Emmanuelle et Alexandra, ainsi que de ses neveux Frédéric et Arnaud Ellner ; tous, ayant une position précise au sein de l'entreprise réellement familiale depuis un siècle.
Commentaire de la cuvée Brut 2006 :

Les notes de levures se laissent capter au premier nez, puis un soupçon de malt se dégage pour enfin offrir des arômes de fruits jaunes confits après une longue aération. 
La puissance est nette dès l'attaque en bouche, une fine amertume parcourt la dégustation au sein d'une effervescence plus aérienne que riche, ce qui demeure agréable pour un champagne de cet âge. 
L'ensemble apparaît exotique dans les arômes, il rappelle le muësli matinal aux fruits secs, c'est un champagne finalement mûr et prêt à boire, une cuvée millésimée qu'on découvrira à table sur un met aussi original qu'elle, comme par exemple, du thon cru en croûte de sésame grillé...
74,25 $ au Québec / Autour de 45 euros en Europe

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