27 avril 2017 par Monsieur Bulles
Nival Le domaine de Nival est parmi les derniers nés dans le petit monde viticulturel (j'aime ce néologisme) du Québec. Son petit côté Suisse dans le choix des cépages travaillés lui promet un avenir heureux. Les blancs et les rouges tranquilles sont soignés, rien n'est excessif dans leur élaboration. On n'abuse ni de l'extraction, ni de la chaptalisation, ni de l'élevage sous bois. Et pour commencer dans la bulle, on a "vidalisé en mode monacal".


Commentaire de la cuvée Ces petits imprévus 2016 - Méthode ancestrale :

100 % vidal élaboré en méthode ancestrale (Pet Nat) qui fleure bon la pomme et le miel au sein d'une texture juste assez caressante, juste assez effervescente (sans doute autour de 2 atmosphères) pour le prendre le temps d'un apéritif avec quelques dés de cheddar. 
Bref, la méthode est ici maîtrisée et l'on n'a pas cherché à corriger les notes de ferments par un sucre excessif, le vin reste frais et son faible degrés d'alcool permet un second verre !! Bravo aux vignerons.Contre-étiquette
Représenté par l'agence Boires au Québec / 22 $

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21 avril 2017 par Monsieur Bulles
PMG de Julien Fouet Un pétillant naturel, un "Pet Nat" comme on dit désormais, est en fait un vin effervescent issu de la méthode ancestrale; c'est à dire la méthode la plus ancienne pour élaborer des bulles viniques dans un flacon. Donc, rien de bien nouveau. Sauf que depuis une très courte décennie, 2 vins sont devenus à la mode au sein d'une minorité sommelière, plus suffisante qu'attrayante : le Pet Nat et le Vin Orange. Ce dernier pouvant être aussi élaboré comme le premier. Et j'en ai ras-le-bol ! Ras-le-bol d'entendre des inepties au sujet du Pet Nat parce qu'il n'y a pas un seul salon des vins, ni un seul bar à vins qui ne présente pas actuellement un Pet Nat sans le hisser au firmament de la qualité vinique en matière de bulles !
80 % des Pet Nat que j'ai dégustés depuis un an étaient tout simplement de mauvais vins, des vins qui n'apportaient ni plaisir, ni intérêt, sinon celui d'y déceler des arômes désagréables ou inappropriés. Inappropriés à ce qu'on est en droit d'attendre d'un vin, quel qu'il soit.

J'ai même dû répondre à un sommelier - c'est à dire que mon agacement, mêlé sans doute de prétention, m'a poussé à lui affirmer - que si vraiment, il trouvait si excellent le Pet Nat qu'il m'avait servi, c'est qu'il n'avait jamais dû déguster un bon vin effervescent de sa vie, qu'il soit élaboré en méthode traditionnelle, charmat ou ancestrale !

Mais d'où vient cette subite lubie du Pet Nat ?

Alors que la contagion des Extra-Brut se poursuit, la snobmellerie nous inflige à présent le Pet Nat !

Je m'adresse donc ici à celles et ceux qui sont diplômés en sommellerie, qui exercent en restauration ou en agences de représentation de vins. Et même si j'en entends certains crier à la ringardise face à ce ras-le-bol (qui n'est pas que le mien), une question me brûle : 

vous ennuyez-vous vraiment dans votre profession ? Trouvez-vous vraiment qu'il y a un tel manque de diversité sur la planète-vin qu'il faille vanter un vin blanc, souvent trouble, aux perles carboniques fugaces et au fruité collant ou occulté par des notes de levures ?

Je ne peux pas y croire. C'est de l'hypocrisie. Ou de l'incompétence.

D'ailleurs, en interrogeant les vignerons qui élaborent ces Pet Nat, aucun d'entre eux ne se prend au sérieux. 
Aucun d'entre eux n'érige son Pet Nat au sommet de sa gamme. 
Ils le conçoivent simplement. 
C'est à dire dans l'amusement, dans un plaisir presque égoïste qu'ils reconnaissent. D'abord pour eux-même et leur entourage. Ensuite pour quelques acheteurs éclairés par eux, sans fanfaronnerie... 
Leur Pet Nat est un jeu, parfois superficiel et souvent éphémère, puisqu'ils ne le répètent pas d'ailleurs, à chaque millésime. Et le faible nombre de bouteilles élaborées indique justement leur humilité. 

N'est-ce donc pas cette dernière qui devrait être véhiculée, plutôt que les commentaires bavards que j'entends dans les dégustations où se loge un Pet Nat, voire dans la vente insistante en restaurant auprès du client naïf, étourdi par trois mots savants du sommelier.

Qu'on ne se méprenne pas. 
Je ne rejette pas les Pet Nat. 
Il y en a d'excellents. Encore faut-il les positionner à leur place sur l'échiquier des vins de ce monde. Un Pet Nat n'est, après tout, qu'un embryon de vin qui poursuit sa gestation en bouteille grâce au sucre et aux levures retenues. Il se fait tout seul, il devient vin pétillant par lui-même; sans trop d'interventions du vigneron.

C'est peut-être pour cela qu'au moins 2/3 d'entre eux sont de mauvais vins, car curieusement, la méthode ancestrale est particulièrement difficile à contrôler, encore aujourd'hui. Parlez-en aux Limouxins qui lui ont donnée quelques lettres de noblesse...

Observez la réaction du consommateur courant après qu'il ait testé pour la première fois un Pet Nat. Elle est toujours consternante. "Vous êtes sûr que ce vin n'a pas un défaut ?" est la remarque qui suit deux fois sur trois, s'il n'est pas intimidé - au point de rester coi -  par la présentation promotionnelle du sommelier.

Pourquoi suis-je aussi agacé, de plus ?

Pour leurs prix ! Pour les tarifs affichés des Pet Nat ! Toujours plus élevés que ceux du vin "déposé" de l'appellation d'où il est issu. Donc illogique.

J'en ai assez parce c'est à cause de ces attitudes et de ces pratiques que la sommellerie a cette image tenace de fatuité auprès des consommateurs, où que l'on soit dans le monde. 
Une minorité l'exerce encore trop souvent le menton relevé et la langue pendue. Et depuis peu, elle pousse les Pet Nat qui finalement, sont comme les bananes d'aujourd'hui : vendues vertes avec une durée de vie sur le comptoir de 48 heures.

Il y en a malgré tout de très bons, comme celui-ci, dégusté dernièrement. Un Pet Nat qui réconcilie !

Cuvée PMG - Dénomination "Pour Ma Gueule" de Julien Fouet -  Méthode ancestrale - VMQS - Loire - France - 22 $ - Représenté au Québec en importation privée par l'agence Bénédictus.

Un chenin blanc aux bulles menues et persistantes qui habillent une texture suave à l'enveloppe juste assez mordante pour rappeler le cépage (pamplemousse, silex) et rafraîchir les papilles sans qu'aucune note de fermentation ne viennent les déranger. Le vin n'est absolument pas sucré, je le préconise donc à l'apéritif avec quelques huîtres ou avec un fromage assez crayeux.
Contre-Étiquette de PMG

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14 avril 2017 par Monsieur Bulles
Bourdaire-Gallois - Brut Presque 5 hectares plantés où domine le pinot meunier sur une surface totale de 8 hectares exploitée depuis les années 1950, décennie où le grand-père de David Bourdaire fonda avec des collègues vignerons la coopérative de Pouillon. 40 ans plus tard, après avoir suivi un BTS en viticulture et oenologie au lycée viticole de la Champagne à Avize, son petit-fis monte l'entreprise Bourdaire-Gallois en louant quelques vignes sur d'autres communes qui intègrent celles du patrimoine familial. Véritable passionné de sa terre du Massif de St Thierry, David Bourdaire sépare toutes ses récoltes en fonction des cépages, des crus et des porte-greffes.
Lieu : 28, rue Haute 51220 Pouillon     

Téléphone : 03 26 03 02 42   

Commentaire de la cuvée Tradition - Brut :
    
Un pinot meunier beaucoup plus expressif en bouche qu'au nez qui rappelle les flaveurs de poires confites et de tartelettes aux abricots, juste après quelques notes de levures. La texture est veloutée, voire grasse, les bulles sont nouées, l'ensemble se montre davantage sur des accents fruités que toastés, tout est frais et croquant. 
Un bon champagne construit pour l'apéritif avec, par exemple, des crevettes tempura.

David Bourdaire-Gallois
57 $ en IP (Agence Pot de vin) - 16/20 selon le barème du Guide Revel

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11 avril 2017 par Monsieur Bulles
Tireuse manuelle en Champagne Le "Oups" dans la notion de dosage qui arrange les producteurs sans perturber le consommateur.
Après la tendance du champagne rosé des années 2000, la décennie 2010 a marqué la création de cuvées dites Extra-Brut, c'est à dire non dosées en liqueur d'expédition ou très faiblement, soit moins de 6 grammes de sucre (notez que lorsqu'un champagne a moins de 3 g de sucre, on pourra utiliser les mentions «brut nature», «pas dosé» ou «dosage zéro».) 

Cette catégorie a longtemps été une niche pour les petites maisons de champagne ou les vignerons indépendants, elle permettait de diversifier leur gamme de cuvées et elle laissait au chef de cave ou au vigneron élaborateur le choix de s'amuser à des expériences oenologiques quand le cycle végétatif d'une année s'était montré favorable et que la récolte avait été bonne. 

Nécessitant un taux élevé de sucre naturel et une acidité adéquate, en somme, une maturité exemplaire des raisins, les rares bons flacons d'Extra Brut provenaient souvent du sud de la Champagne, de la Côte des Bar. La cuvée Brut Nature de la famille Drappier est à ce titre, devenue une référence. Souvent destinées aux connaisseurs et aux "chineurs" de champagne, ces cuvées très pures connaissent actuellement un engouement, un gain de popularité. Il ne faut donc pas s'étonner si, dans la décennie 2010, certaines marques sortent des cuvées Extra Brut à coups - et à coût! - de grand renfort publicitaire.

La réglementation européenne en matière de dosage des vins mousseux et champenois est peut-être - également - un signe de cette nouvelle tendance. 

Discrètement diffusée auprès des vignerons, elle a en effet été changée en 2010  (Journal officiel de l'Union Européenne - Annexe XIV - CE 607-2009 de la Commission du 14 juillet 2009). 
Elle ne touche pas la catégorie Extra-Brut, mais elle re-situe plus clairement et logiquement la hiérarchie. 
Pendant des années, sur les 6 catégories autorisées, quatre se chevauchaient; permettant aux maisons de commercialiser finalement celle dont l'impact culturel était le plus efficace. Désormais, le champagne a 6 catégories promptement définies et pour mieux les expliquer, rien de mieux que de comparer l'avant d'après.

LES CATÉGORIES DE CHAMPAGNES ET LEUR TENEUR EN SUCRE AVANT 2010

CHAMPAGNE EXTRA BRUT entre 0 et 6 g/l
CHAMPAGNE BRUT inférieur à 15 g/l
CHAMPAGNE EXTRA DRY entre 12 et 20 g/l
CHAMPAGNE SEC entre 17 et 35 g/l
CHAMPAGNE DEMI-SEC entre 33 et 50 g/l
CHAMPAGNE DOUX supérieur à 50 g/l

LES CATÉGORIES DE CHAMPAGNES ET LEUR TENEUR EN SUCRE À PARTIR DEPUIS 2010:

CHAMPAGNE EXTRA BRUT entre 0 et 6 g/l
CHAMPAGNE BRUT inférieur à 12 g/l
CHAMPAGNE EXTRA DRY entre 12 et 17 g/l
CHAMPAGNE SEC entre 17 et 32 g/l
CHAMPAGNE DEMI-SEC entre 32 et 50 g/l
CHAMPAGNE DOUX supérieur à 50 g/l

Mais il y a un Oups ! Vous connaissez l'adage, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué... surtout avec l'administration !

On peut lire au 3eme point de l' article 58 de cette annexe XIV à propos de la teneur en sucre : "Sans préjudice des conditions d'utilisation décrites à l'annexe XIV, partie A, la teneur en sucre ne peut être ni supérieure ni inférieure de plus de 3 grammes par litre à l'indication figurant sur l'étiquette du produit."

Ce nouvel alinéa (inexistant dans le précédent règlement) donne donc une variabilité possible de 3g/L.
De façon plus pragmatique, 12 gr+3 gr = 15g/L donc, un champagne ainsi dosé peut toujours porter la mention Brut.
Et par ailleurs, 4 gr +3 gr = 7 gr/L, donc un champagne dit Extra Brut peut être dosé à 7g/L ! 
Une fois encore, le consommateur va facilement s'y retrouver !

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6 avril 2017 par Monsieur Bulles
Cuve Ovum chez Drappier Le champagne est un vin d'assemblage de récoltes depuis environ 150 ans. C'est à dire qu'on a décidé un jour qu'on ajouterait à la dernière récolte, du vin des précédentes années qu'on a précautionneusement conservé en cuve. Une mesure qui vise aussi bien la garantie de qualité que celle de la quantité, une mesure pertinente qui sauve la Champagne de façon cyclique...
Alors qu'ils ont toujours été issus d'une seule récolte, pratiquement systématique jusqu'au milieu du XIXème siècle, les champagnes sont devenus des multi-millésimes (le terme millésime ne sera employé qu'au XXème siècle) ou BSA (Brut sans année) de façon systématique pour des raisons de stockage sécuritaire et de gestion commerciale. 

Les vins de réserve sont, depuis 1889 en Champagne, les vins de vendanges précédentes qui servent à élaborer la cuvée, avec la dernière vendange. Cette opération a d'abord été une mesure d'amélioration de la qualité, car le vin de celle-ci était agressif et même les dosages finaux très appuyés, n'apportaient pas la correction désirée. En additionnant des vins habillés par le temps au jeune vin, on obtînt alors du champagne à la vinosité plus équilibrée qui permit aussi, de mieux contrôler les dosages de sucre.

Cependant, ce recoulage, tel que l'appelait le Docteur Guyot, va devenir une intervention de sécurité économique, une mesure de rationalisation. En constituant une réserve de vin, on prévient la pauvreté qualitative, tout en se prémunissant des éventuelles pauvretés quantitatives. À la veille de l'invasion fatale des oïdium, mildiou et phylloxéra qui frapperont la région dans la seconde moitié du XIXème siècle, la notion de vins de réserve, la notion d'assemblage de récoltes devient fondamentale en Champagne, car salvatrice. Cuve d'acier inoxydable chez Lanson
Plus de détails dans le livre "Champagnes, guide et révélations" chez IQ Éditeur / 25 $

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5 avril 2017 par Monsieur Bulles
Domaine de Fourn - Blanquette de Limoux La famille Robert fait partie des incontournables de l'appellation aux 3 bulles : Blanquette méthode ancestrale, Blanquette méthode traditionnelle et crémant de Limoux. Le Mauzac est pour cette cuvée disponible au Québec le principal cépage; le duvet blanchâtre de ses feuilles est à l'origine de son nom local "blanquette", depuis plus de 5 siècles employé. Bulles accessibles et toujours fiables, profitez-en pour mettre des bouteilles de côté pour les "apéro-terrasse" de cet été !
Commentaire de la Blanquette de Limoux - Domaine de Fourn :

Le nez est charmeur, d'abord orienté sur des arômes de poires, puis sur ceux plus classiques de pommes et d'anis. Ce sont ces derniers qu'on retrouve dès l'attaque en bouche au sein d'une effervescence fine et légère, voire caressante, si on laisse son verre respirer quelques minutes. 

N'y cherchez pas des accents pâtissiers marqués, ces bulles expriment plutôt la fraîcheur et l'énergie, idéales pour débuter une soirée avec quelques dés de fromage ou les habituelles chips !
18,65 $ / 16/20 selon le barème du Guide Revel

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24 mars 2017 par Monsieur Bulles
bouchon stoppeur Je suis sûr que cela vous ait déjà arrivé : prendre un verre de champagne de la bouteille ouverte la veille, qu'on n'avait pas finie, et le trouver meilleur ! En fait de meilleur, on le trouve moins agressif, moins fougueux et surtout, plus aromatique. Est-ce bien normal ?




Meilleur, je ne sais pas. 

Car c'est une question de goût.

Plus enjôleur par contre, certainement...

Si j'exclus les cuvées particulières, de prestige ou anciennes, la plupart des champagnes (et mousseux) dégustés dans le quart d'heure qui suit leur ouverture présentent une effervescence fougueuse, voire grossière, qui pourra être perçue comme désagréable. 
En laissant son verre s'aérer quelques minutes, celle-ci s'atténuera... 
Cependant, les arômes qui accompagnent le caractère pimpant des bulles sont souvent axés sur les fruits acidulés et une fraîcheur saline qui déroutent le consommateur.

Les expériences en laboratoire démontrent que les vins mousseux d'appellations issues de la méthode traditionnelle, présentent une surpression de gaz de 4,2 à 5,5 atmosphères au moment de l'ouverture de la bouteille. 
Les champagnes qui ont fait moins de 20 mois sur lattes et les mousseux qui en ont fait moins de 15 présentent souvent ce comportement et ces arômes adolescents.

À moins d'une liqueur de tirage de moins de 20 grammes de sucre - qui atténuera le gaz carbonique - l'autolyse seule est l'étape qui construit un comportement de bulles avantageux, entremêlant une complexité aromatique typique (voir le lien sur l'autolyse ci-dessous).

Donc en laissant votre bouteille pendant 24 h au frais, après en avoir soutiré seulement deux verres (il faut idéalement qu'il y ait davantage de vin que d'oxygène  à l'intérieur du flacon), puis en la bouchant avec ce qu'on appelle un bouchon stoppeur, vous dégusterez logiquement, le lendemain, des bulles plus menues au comportement plus sage qui accompagnent des arômes plus expressifs, plus faciles à reconnaître donc, peut-être plus oxydatifs.

Moins vif, plus pondéré, votre champagne aura gagné en sagesse, une sagesse qu'on découvre dans les vins effervescents dont ont a étalé la création.
Les cuvées rares ou de prestige en sont issues, tandis que les cuvées d'entrée de gamme qui forment 85 % de la production totale naissent plus rapidement. 

Les laisser ainsi respirer avec cette astuce de 24 h offre parfois d'agréables sensations.

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20 mars 2017 par Monsieur Bulles
Bouchon de champagne La champagne a expédié pour 4,71 milliards d'euros de bouteilles en 2016, vient d'annoncer l'interprofession champenoise. Un chiffre honorable qui cache toutefois de sérieuses inquiétudes...






"Le chiffre d'affaires 2016 constitue la seconde année record (4,71 milliards d'euros) après celui réalisé en 2015 (4,74 milliards d'euros)", a déclaré le Comité Champagne, l'organe institutionnel de l'interprofession, dans un communiqué.

En valeur, "de nombreux pays confirment leur statut de relais de croissance, sur plusieurs continents : l'Amérique (+9,4% au Canada, +12% au Mexique), l'Afrique (+15,1% en Afrique du Sud), Océanie (+25,4% en Nouvelle-Zélande) ou l'Asie (+14,2% en Corée du Sud)"

En 2016, environ 306 millions de bouteilles ont été expédiées dans le monde, soit une baisse en volume de 2,1% par rapport à 2015. Plus de la moitié (près de 158 millions) des expéditions concernait la France.

"Les consommateurs se tournent vers des cuvées toujours plus rares et plus prestigieuses", selon le Comité Champagne qui s'appuie désormais sur la valorisation de la région inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
 
Le champagne poursuit sa croissance aux Etats-Unis (+6,3% en volume, +4,9% en valeur), toujours première destination avec plus de 21,8 millions de cols expédiés.
 
Dans l'Union européenne, la croissance des ventes s'est confirmée avec une hausse de 4,9% en Allemagne, 4,3% en Italie et 2,2% en Espagne.

À l'inverse, les expéditions ont chuté au Brésil : moins 21,9% en un an ! 
Comme au Portugal : -16,5% ! 

Le plus inquiétant par ailleurs est le chiffre du Royaume-Uni : - 8,7% ! Toujours au deuxième rang mondial pour l'export de champagne, le Royaume-Uni est sans aucun doute le marché le plus suivi actuellement par les instances officielles champenoises, ainsi que les maisons et les récoltants, suite au Brexit.

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9 mars 2017 par Monsieur Bulles
Radis et Delamotte Je reconnais que le sujet est opportuniste : la tendance vegé et végan est bien réelle depuis une dizaine d'années; les bons restaurants traditionnels offrent des menus "verts" et les restaurants végétariens croissent et attirent parfois les carnivores... Tant mieux, il doit y en avoir pour tout le monde. Côté champagne, y a t-il des cuvées qui s'harmoniseront mieux que d'autres aux salades de légumes, aux végé-pâtés ou au hamburger de tofu ?
Non.
Bien sûr que non.
Il n'y a pas de cuvée de champagne qui se prête mieux qu'une autre à un plat végétarien, tout simplement parce que le champagne se prête harmonieusement à tous les mets ou presque...

En fait, comme un plat végétarien contiendra souvent plus d'eau qu'un plat à base d'une viande ou d'un poisson, il est assez facile de lui trouver un champagne puisque ce sont les tanins qui agrémentent la sensation de matière et qui donne une consistance adéquate lors d'une harmonie culinaire avec une viande ou un poisson. 

Par ailleurs, le sel et/ou le sucre du plat sera déterminant dans le choix du champagne. Ce dernier ne contenant pas - ou peu - de tanins, c'est son acidité qui devient le vecteur premier pour un accord réussi. 

Orientons-nous d'abord vers les Brut et les Extra-Brut. 
Je poursuivrai avec les Blancs de Blancs et les Blancs de Noirs des mêmes catégories.

Un Brut sans année donnera davantage la sensation de consistance en bouche, on peut donc l'accorder à un plat végétarien rassasiant, tandis qu'un Extra-Brut sans année aura une finale plus pointue, plus apte à donner la main à un plat végétarien vivifiant.

Au sein de ces deux catégories, on optera pour un Blanc de Blancs si l'on préfère la tension, l'énergie, la fraîcheur ou un Blanc de Noirs si l'on désir un fruité plus prononcé, une structure solide.

Et pour les Rosés Brut, ils sont en quelque sorte les arbitres qu'on peut consommer avec tous les plats végétariens, puisqu'ils réunissent les caractéristiques des cuvées traditionnelles "blanches" avec une sensation tanique et un fruité plus facilement détectable au palais. Quel que soit le choix du plat, c'est l'attrait spécifique pour un rosé qui triomphe en occultant la précision de l'harmonie avec un plat.

Voici quelques idées d'assiettes qui iront adéquatement avec un 
champagne Brut ou Extra-Brut :

Tofu brouillé aux champignons de Paris
Pizza Margherita
Pizza aux légumes (au choix)
Riz blanc ou brun au tofu grillé et assaisonné au soja (poivrons, maïs et tomates).
Privilégiez les "vieux" champagnes quand les plats sont à base d'une mayonnaise ou d'une sauce grasse.

Avec un Blanc de Blancs Brut :

Galette de pois chiches au citron confit et herbes de provence
Tous les plats où un jus d'agrumes (ou le citron) est présent.
Les légumes racines présentés en salade (où le vinaigre est présent). 

Avec un Blanc de Noirs Brut :

Burrito de fèves noires à l'avocat et chipotle
Pizza à la putanesca 
Salade de champignons aux oignons grillés
Salade de lentilles au curry
Choux-fleur au curry
Les plats qui empruntent les épices indiennes ou du Moyen-Orient seront toujours les mieux venus.




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2 mars 2017 par Monsieur Bulles
Lanson 2005 La maison a lancé un Extra-Âge Blanc de Blancs en 2012. Elle a poursuivi son entrée réussie dans le 3ème millénaire en engageant Hervé Dantan en juin 2013, à titre de chef de cave. Enfin, si autrefois, sa signature était l'absence systématique de fermentation malolactique, elle compte assembler certains vins ayant fait leur malolactique pour les cuvées Brut sans Année seulement. Le blocage de la fermentation malolactique est par ailleurs volontaire, par refroidissement, durant la première fermentation alcoolique. Une mesure interventionniste qui permet à la marque une signature pérenne unique. Le Brut 2005 aujourd'hui disponible va enchanter les amateurs de champagne à table !!

Commentaire du Brut 2005 de Lanson :

Le nez est expressif quoique discret, axé sur de jolies notes de tarte Amandine qui filent à l'aération vers des accents de fruits rouges. Puis ces parfums disparaissent pour offrir du coing et du miel qu'on retrouve dès l'attaque en bouche. 
Le comportement est costaud autant qu'un champagne le peut, c'est à dire charnel et imposant. La vinosité s'impose sur la mineralité, on déguste un vrai vin de table qui donne faim et qui donne envie d'en reprendre. 
Ce 2005 de Lanson est un Rubens, sa chair est grasse, ses courbes enveloppées et son souvenir coloré.
17/20 selon le barème du Guide Revel / 93,75 $ au Québec / IP Agence Mark Anthony

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