2 jui. 2020 par Monsieur Bulles
Pierre tombale de dom Pierre Pérignon à Hautvillers Parmi les petites histoires de la légende sur la création du champagne, il y a celle du voyage de dom Pérignon à Limoux pour y parfaire ses connaissances en vinification... Cette anecdote assiérait les compétences du moine dont parlent ses contemporains et elle cautionnerait aussi les travaux d'une vie de recherches pour rendre meilleur le vin d'alors, voire pour le rendre effervescent... Cependant, si l'on se fie précisément et seulement aux écrits d'époque, le célèbre procureur de l'abbaye d'Hautvillers dont on a fait le père du champagne, n'a jamais bu un seul vin mousseux de sa vie, qu'il soit de son terroir ou d'un autre...



Bien sûr que dom Pérignon a bu du champagne, son champagne ! 
Toutefois, son vin était tranquille.

La question n'est pas qui a inventé l'effervescence dans le vin ? Puisque la réponse est simple : la nature seule l'engendre, la maintient ou la défait.

La question est : qui a désiré créer de l'effervescence et la maintenir dans une bouteille ? 

Cette question génère bien des débats et agace souvent les représentants de certaines régions viticoles où le vin pétillant est emblématique ou populaire (Champagne, Limoux, Angleterre, Lombardie, Pénédès, etc). 
Chacun "défend son biscuit" en apportant un argument historiquement archivé pour mieux commercialiser ses bulles.

Le vin effervescent embouteillé est, en fait, une création empirique et collective, tributaire de l'évolution des techniques de vinification et de conditionnement, des modes de consommation et des arts de la table, dans toute l'Europe "post-Renaissante".

Et concrètement, ce serait plutôt le climat qui aurait engendré l'effervescence vinique : ce qu'appellent les climatologues, le petit âge glaciaire, une période de refroidissement qui a touché l'Europe durant 4 siècles, dont certaines décennies ont présenté des étés froids et des hivers glacials. 
Les conséquences ont été nombreuses et variées, celles qui ont touché la flore et sa conduite par l'homme ont été déterminantes dans l'apparition de nouveaux produits dont le vin... qui devînt pétillant. 
Les régions dont l'amplitude thermique quotidienne était au demeurant conséquente - c'est à dire les zones montagneuses - présentaient déjà des vins pétillants. Les manuscrits des communautés monastiques de Catalogne, du Valais, du Piémont, de Lombardie ou du Trentin en parlent régulièrement. 

Même si elle n'était ni comprise, ni expliquée, on l'observait : la fermentation alcoolique était freinée naturellement dans les caves par la fraîcheur des Alpes ou des Pyrénées pour donner des vins avec du sucre fermentescible résiduel, peu alcoolisés et pétillants. 
Le nord de l'Italie et le sud de la France - logiquement aux mêmes latitudes - foisonnaient d'abbayes viticoles et brassicoles. Et de celles qui ont laissé des souvenirs manuscrits, on peut y trouver des mentions de vin qui se transforme parfois curieusement, qui bouge, qui dévie, qui frémit dans les tonneaux ou qui, lorsqu'on l'enferme dans un flacon, se met à l'éclater ou à en sortir violemment. Bref, le vin devient quelque chose qu'on ne désire pas ! 
Qu'on ne désire pas encore...

L'industrie et les autorités contemporaines du vin ont accepté que la communauté Bénédictine de Limoux soit la gardienne des origines officielles des premières bulles dans une bouteille de vin. L'attestation est un des livres de comptes du calvaire de la ville, datant de 1544, mentionnant une blanquette commandée en bouteille par le seigneur local d'Arques. Écrit en "franco-occitan d'alors", il n'y ait pourtant pas fait mention d'effervescence...
 
De leur côté, les Britanniques attribuent à leur compatriote Christopher Merret (Morret dans certains écrits) - médecin naturaliste - l'observation et l'explication de la seconde fermentation en bouteille dans les années 1660, ayant entraîné l'essor des vins pétillants dans les cours royales européennes. S'appuyant sur une présentation archivée (d'édition post-mortem), qu'il a donnée à la Société Royale de Londres, aucune ligne ne mentionne un terroir viticole quelconque ou des cépages adéquats. Et sa thèse ne présente pas les étapes d'une construction, mais seulement la recommandation d'emploi de sucre ou de mélasse pour améliorer le vin (ou le cidre !), procurant parfois une effervescence dans le produit fini.

Quant à dom Pérignon, inconnu jusque dans les années 1930 si ce n'est des familles légataires de l'abbaye d'Hautvillers, il doit sa renommée a une habile édification de ses talents dans un but d'abord commercial, qui a néanmoins mené à des recherches historiques substantielles, malheureusement parfois, librement interprétées et rarement corrigées. 
Et si l'historien doit s'en tenir aux faits authentiquement retranscrits, dom Pérignon a seulement séparé les variétés de cépages lors des vendanges, répertoriés les meilleurs et élaboré d'excellents vins tranquilles dont la popularité est allée jusqu'à Paris. 
Ses travaux ont considérablement apporté à l'univers viticole et vont influencer ses successeurs. Parmi ces derniers, certains s'orienteront vers les bulles. 
Aucun écrit, cependant, ne mentionne les siennes...

Véhiculer que les moines de l'abbaye de Saint-Hilaire de Limoux embouteillaient du vin pour le rendre pétillant relève de la fable.

Véhiculer que c'est au cours d'un pèlerinage chez ses confrères Bénédictins de l'Aude que le jeune dom Pérignon a observé le phénomène de l'effervescence pour mieux l'étudier à Hautvillers, en Champagne, relève de la fable.

Et véhiculer que Christopher Merret a défendu, voire enseigné la seconde fermentation vinique relève de la fable.

Le devoir et la passion ont sans aucun doute guidé ces hommes. Tous ont contribué à améliorer les vins tranquilles grâce à la nature et pour des raisons commerciales. 
Certains vins devenant effervescents, ils ont été recherchés par une infime minorité de consommateurs nantis d'alors, issus de l'aristocratie anglaise et française qui ont fait confiance aux disciples de ces précurseurs.
 
En somme, Dom Pérignon, Christopher Merret et les moines de Limoux ont été les premiers influenceurs de l'industrie du vin effervescent. 
Mais ce sont leurs émules qui ont désiré, en bouteille, faire des bulles.
DP à l'accueil de la maison Moët & Chandon
Source : Champagnes, guide et révélations / G. Revel / Édition IQ

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24 juin 2020 par Monsieur Bulles
Cuve Ovum chez Drappier Le champagne est un vin d'assemblage de récoltes depuis environ 150 ans. C'est à dire qu'on a décidé un jour qu'on ajouterait à la dernière récolte, du vin des précédentes années qu'on a précautionneusement conservé en cuve. Une mesure qui vise aussi bien la garantie de qualité que celle de la quantité, une mesure pertinente qui sauve la Champagne de façon cyclique...
Alors qu'ils ont toujours été issus d'une seule récolte, pratiquement systématique jusqu'au milieu du XIXème siècle, les champagnes sont devenus des multi-millésimes (le terme millésime ne sera employé qu'au XXème siècle) ou BSA (brut sans année) pour des raisons de stockage sécuritaire et de gestion commerciale. 

Les vins de réserve sont, depuis 1889 en Champagne, les vins de vendanges précédentes qui servent à élaborer la cuvée, avec la dernière vendange. Cette opération a d'abord été une mesure d'amélioration de la qualité, car le vin de celle-ci était agressif et même les dosages finaux très appuyés, n'apportaient pas la correction désirée. En additionnant des vins habillés par le temps au jeune vin, on obtînt alors du champagne à la vinosité plus équilibrée qui permit aussi, de mieux contrôler les dosages de sucre.

Cependant, ce recoulage, tel que l'appelait le Docteur Guyot, va devenir une intervention de sécurité économique, une mesure de rationalisation. En constituant une réserve de vin, on prévient la pauvreté qualitative, tout en se prémunissant des éventuelles pauvretés quantitatives. À la veille de l'invasion fatale des oïdium, mildiou et phylloxéra qui frapperont la région dans la seconde moitié du XIXème siècle, la notion de vins de réserve, la notion d'assemblage de récoltes devient fondamentale en Champagne, car salvatrice. 
 
100 ans plus tard, au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, les cuves d'acier inoxydable permettront un meilleur contrôle des températures pour une préservation améliorée de ces vins, jusqu'alors protégés dans la futaille, parfois le ciment. 
Aujourd'hui, les connaissances accrues de cette étape, liées aux saveurs contemporaines demandées par le consommateur, entraînent les maisons et les récoltants à diversifier la forme, le volume et le matériau de leurs "réservoirs". 
Bois, acier, ciment et argile, cuves polymorphes, tonneaux, ovum (oeuf) et amphores se partagent ainsi les espaces dédiés à la maturation du vin en Champagne et dans les autres appellations où les bulles sont l'exigence finale...Cuve d'acier inoxydable chez Lanson
Plus de détails dans le livre "Champagnes, guide et révélations" chez IQ Éditeur / 25 $

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19 juin 2020 par Monsieur Bulles
meunier de v-a Installé à Courmas avec sa femme Catherine Cotelle, Cédric Vrain poursuit le travail de récoltant-vigneron amorcé par son père Gérard-Philippe dans les années 1980 (Augé étant le nom de sa mère). Modeste domaine familial, c'est en rachetant progressivement 1,5 hectares, que l'exploitation a pu atteindre aujourd'hui 6 hectares plantés : 4 hectares de pinot meunier, 1,5 hectares de pinot noir et 0,5 hectare de chardonnay. Bon an mal an, c'est autour de 20 000 bouteilles qui sont commercialisées.

Commentaire de la cuvée Tradition / 100% pinot meunier / Champagne Vrain-Augé : 


La particularité de cette cuvée est l'âge moyen des vignes de pinot meunier  sélectionnées : 70 ans ! 
Ce fameux pinot meunier longtemps négligé par les grandes marques de champagne qui préféraient la noblesse du pinot noir et du chardonnay, est devenu au tournant des années 2000, grâce à de petits récoltants comme les Vrain-Augé, le cépage renaissant, mieux analysé, mieux conduit, mieux promu. 
Une preuve ? Essayez de trouver une étiquette de champagne d'une grande marque - avant les années 1990 - affichant fièrement pinot meunier en façade ? Vous allez chercher longtemps...
Alors qu'il représente le 1/3 de la plantation de l'appellation, le pinot meunier a été considéré pendant des décennies comme une troisième épice dans la recette d'un plat : nécessaire, mais pas assez accrocheuse pour transcender les deux autres. 
Ce qui est faux, bien entendu, et c'est grâce à plusieurs vignerons du Massif de St Thierry ou d'autres, dans la Vallée de la Marne, sur des villages comme Oeuilly, Festigny, Cuisles, Baslieux, Passy ou Charly que le meunier est devenu une signature ! 
Parce qu'en y réfléchissant bien, qu'est-ce qui distingue le champagne de tous les autres mousseux dans le monde, en dehors de son sous-sol ?
Et oui... Le pinot meunier.

Et celui de Vrain-Augé - la cuvée Tradition - mérite justement d'être considéré comme une pépite qui présente les qualités premières du meunier : sa rondeur illustrée par des perles qui habillent vos papilles, son bouquet subtilement oxydatif comme un beurre fondant sur une tartine chaude et grillée, sa salinité certes plus minière que bretonne et enfin, sa finale aromatique de noisette qui donne envie de reprendre un verre. 
Bref, vous l'avez compris, le pinot meunier est ici bien servi par la famille Vrain-Augé et pour 58 $ au Québec, pourquoi s'en priver ?


pétanque au champagne
Pinot Meunier 100% disponible au Québec auprès de l'agence Divine Sélection à 58 $

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17 juin 2020 par Monsieur Bulles
DOP ou IGP ? Ces 3 lettres définissent l'Aceto Balsamico di Modena de façon bien différente. Le vrai vinaigre balsamique est très rare et très cher, il n'est absolument pas celui qui vous trouvez en grand surface commerciale. Découvrez dans la vidéo ci-dessous les deux vinaigres balsamiques de Modène : l'authentique et sa copie presque conforme, autorisée...

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11 juin 2020 par Monsieur Bulles
chocolat et champagne ? C'est un billet que j'aurais pu appeler "du mariage forcé au divorce consenti"... En effet, consommeriez-vous un verre de vin blanc sec avec un morceau de chocolat noir ? Non. Alors, pourquoi penser que le champagne est un bon accord avec le chocolat noir ? Le champagne est un vin blanc, qu'on rend effervescent. Le mythe de la belle harmonie entre ces deux produits, le chocolat et le champagne, est presque une histoire d'erreur de distribution commerciale...
Pourquoi le champagne s'est-il acoquiné au chocolat ? 

D'abord parce que pendant des décennies, l'un et l'autre étaient servis en dehors des repas, puis au dessert. Le chocolat était âcre et le champagne était sucré ! Plus sucré qu'un vin blanc contemporain demi-sec, voire plus sucré qu'un moelleux, donc harmonieux avec un met à l'amertume prononcée, ainsi couverte par la sucrosité. 

Ensuite, parce que l'industrie des deux produits a véhiculé leur mariage heureux auprès des commerçants, puis des consommateurs. Jusqu'à la fin du XIXème siècle, le vin mousseux de Champagne est un vin sucré qui, selon les marchés destinataires, présente un taux de sucre plus ou moins élevé.    
 
Dès les années 1870, certaines maisons commercialisent les cuvées selon leur taux de sucre plus ou moins défini : le style anglais offrant de 30 à 60 grammes de sucre résiduel, le style français de 60 à 90 grammes, le style américain de 90 à 130 grammes et le style russe jusqu'à 200 de sucre, voire plus! 

Et le chocolat me direz-vous ?   
Il s'est popularisé en même temps que le champagne, à la fin du XVIIème siècle ! 
Et comme lui, il ne fut accessible qu'aux nantis, c'est à dire à l'aristocratie régnante et à ceux qui côtoyaient les cours royales d'Europe du Nord. Comme on le sucrait et qu'on l'épiçait excessivement puisque le cacao (le grué) était encore mal travaillé, on le consomma d'abord seul, en breuvage, en dehors des repas, comme une curiosité qui n'avait pas sa place à table, dans un service. 
Et c'est parce qu'il entrait alors, comme le champagne mousseux, parmi les nouveaux produits rares et chers que progressivement, les épiceries fines s'en attribuèrent la distribution. 
 
Institutionnalisé à la cour d'Espagne dès le XVIème siècle, apprécié par Louis XIII à la cour de France, le chocolat fut toutefois éconduit par Louis XIV qui ne l'aimait pas. Néanmoins, il autorisa la généralisation de son usage en accordant lettre patente exclusive pour 29 ans à un certain David Chaillou - premier valet de chambre du comte de Soissons - qui ouvrît la première boutique à Paris en 1659 (ses clients furent des médecins et des religieux). 

Le cacao gagna donc en popularité, surtout nobiliaire, sous Louis XV, à la même période exactement que le champagne (c'est sous Louis XV que le champagne est embouteillé en Champagne). 

100 ans plus tard, sous Napoléon III, champagne et cacao seront réunis chez les marchands de produits fins et d'épices qui les placeront côte à côte pour mieux les vendre et les acoquiner abusivement. En effet, le cacao est alors devenu du chocolat en poudre et en barre, grâce au travaux conjoints de Van Houten en Hollande qui a inventé la solubilisation et les frères Fry en Angleterre qui ont créé la plaque de chocolat.

Le champagne va rester un vin de luxe, donc dispendieux, pendant que le chocolat va se populariser et devenir accessible au XXème siècle. Cependant, en même temps que les premiers commerces de pâtisseries voient le jour, le champagne devient un vin sec et définitivement effervescent (60 % de sa production fut tranquille jusqu'au milieu du 19ème siècle). 
Il se prête alors mieux en apéritif ou sur les entrées, mais les créateurs de douceurs boulangères vont continuer de véhiculer son agréable mariage avec leurs gâteaux au chocolat.

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31 mai 2020 par Monsieur Bulles
mirabeau rosé Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
Semaine du 25 mai 2020 

La pandémie use, les médias tournent en rond, 
Donnent la parole aux cons, lucrative option. 
Le sport a ses grosses têtes, aujourd'hui c'est Laraque. 
Écoutons ces vedettes, on aime les têtes à claques. 

Minneapolis s'embrase, une capsule s'envole, 
Deux univers pour un seul pays sans boussole. 
Brasilia, Pékin, Moscou, Washington, même combat. 
L'horizon est invisible pour le peuple d'en bas. 

Dabadie Bedos sonne comme la cadence d'une chanson, 
Celle d'une autre époque, aujourd'hui celle des oraisons... 
Déjà vieux à 30 ans, Piccoli les précède. 
En ce moment quelque part, la mort est moins laide. 

Dix piastres la livre pour le homard cette semaine, 
Même en temps de PCU, ça sent la rengaine ! 
Ne reste plus qu'à trouver le rosé qu'il faut, 
De Provence évidemment, c'est le Mirabeau !
Mirabeau Rosé Classique 2019 / Côtes de Provence / Code SAQ 13206121 / 20,00 $

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22 mai 2020 par Monsieur Bulles
larose-trintaudon 2016 Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
 Semaine du 11 mai 2020 / semaine du 18 mai 2020  

J'aimais bien le silence, les rues désertes sans voiture, 
Marcher seul sans penser à la mésaventure. 
On déconfine, les voitures grondent, les masques tombent, 
On s'abandonne, la mesure tombe, masque pour tout le monde. 

Esclave des écrans, on parade comme des clowns, 
On se réveille en Face Time, on travaille en Zoom, 
On s'endort en Skype la migraine envahissante, 
Accroché à l'espoir d'une solution latente...  

« C'est en septembre », le nouvel hymne des étudiants. 
Trudeau les paye comptant, Bécaud traverse le temps. 
Vous avez dit éducation prioritaire ? 
Et pourquoi pas système de santé exemplaire ?

Legault distribue des masques dans le métro. 
Le Canadien sur le nez, la victoire est assurée ! 
Pour les camps de jour, il réclame nos ados, 
On les appelle prestataires avec boulot.  

Dans les ruelles, les enfants retrouvent leur vélo. 
2020 pour les parents, c'est l'été des rénos ! 
T'as une piscine ? Elle devient « amicipale ». 
Faut aimer la visite si tu restes à Montréal. 

Washington a son Vautrin, le Brésil a son caïd.
Ce ne sont que des Goliath contre de petits David... 
Tiens ? La Chine proclame sa victoire sur la covid. 
J'ai une soudaine envie de me jeter dans le vide. 

Alors on danse disait Stromae qui manque, 
Alors on boit dit le chroniqueur en manque, 
En manque d'essentiel et surtout de bon, 
D'excellent même comme ce Larose-Trintaudon !
Château Larose-Trintaudon Haut-Médoc 2016 / Vin rouge | 750 ml | France Code SAQ 11835388 / 26,35 $

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19 mai 2020 par Monsieur Bulles
Bouteilles anciennes La bouteille de champagne a la particularité de ne pas être seulement un contenant, mais un outil de travail. Elle a été conçue pour résister à la surpression, au stockage et à la manipulation. Si les premières bouteilles qui accueillent du vin blanc champenois dans le but de le faire pétiller, sont les mêmes flacons que les vins tranquilles d'alors, ce sont justement les effets de l'effervescence qui engendrent la recherche de ce qui deviendra LA bouteille de champagne.
C'est à partir de 1730 qu'une véritable industrie de cristallerie voit le jour en Champagne dans le but d'aider le négoce à embouteiller son vin à la pétillance embryonnaire.
Les Anglais ont un siècle d'avance, ils embouteillent le vin de leurs comptoirs commerciaux portugais et méditerranéens qui arrivent en tonneaux, à Londres ou dans les ports de la Manche, depuis 1630. 
Les bouteilles sont alors des instruments de service, davantage que des contenants de transport. L'effervescence qui apparaît naturellement dans les flacons et que l'Aristocratie britannique désirent conserver vers 1660, puis guider au début du XVIIème siècle, ouvre la voie aux recherches sur la fonte du verre et des opercules adaptés pour conserver au mieux cette première.

En France, dès les années 1740, l'Académie royale des Sciences organise des concours dans le but de parfaire le moulage et la solidité des bouteilles, même si cette dernière a déjà été, en partie, réglée par les Anglais, grâce à l'emploi du manganèse.
Les archives de certaines grandes maisons de Champagne qui n'ont pas brûlé dans des incendies ou qui n'ont pas disparu lors des conflits franco-germaniques nous apprennent que jusqu'au Premier Empire, plus de 50 % des bouteilles éclatait durant les phases fermentaires.

L'industrie verrière met un point d'honneur dans la recherche des bouteilles champenoises, particulièrement différentes des bouteilles traditionnelles : le ventre se gonfle, car la piqûre, plus prononcée, forme un culot concave épais, qui doit résister à la surpression du gaz dont on ne maîtrisera tout à fait l'atmosphère qu'à la fin du XIXème siècle. La piqûre pouvait monter jusqu'à la moitié de la bouteille.
L'impact sur le coût brut d'une bouteille vide est réel. 
La Bordelaise vaut 15 fr, tandis que la Champenoise peut grimper à 30 fr. 

Les négociants réclament des bouteilles lourdes, car le poids les rassure, mais les dégâts sont pires dans les caves, lors des explosions. Les archives rapportent fréquemment des décès chez les ouvriers cavistes, malgré la protection de leur tablier et de leur masque de cuir.

Sous le Consulat sont décrétées de nouvelles normes qui déclassent les anciennes bouteilles, mais lorsque le négoce tombe sur un lot de bouteilles qui lui convient, il réitère la même commande au fournisseur verrier, même si elle ne respecte pas le nouveau cahier des charges qui continue d'évoluer jusque 1808 où l'état instaure deux volumes théoriques : le litre et le demi-litre. 

Les bouteilles portent alors un sceau sur leurs épaules qui indique ce volume. Cependant, lorsqu'on analyse aujourd'hui ces bouteilles anciennes, on s'aperçoit que celles d'un litre avaient une capacité qui oscillait de 91 cl à 96 cl, selon les fournisseurs; et celles d'un demi-litre oscillaient de 42 cl à 58 cl. 
L'épaisseur et la régularité des parois étaient le facteur de précision volumique, elles ne seront véritablement maîtrisées qu'à la fin du XIXème siècle. 
La silhouette s'allongera, entraînant d'abord une déformation des cols qui se courberont pour finalement obtenir la bouteille qu'on connaît aujourd'hui, tristement appelée syndicale (l'adjectif est aujourd'hui repris au gré des interprofessions viticoles)... 
De 1800 à 1950, le poids variera de 800 gr à 1 200 gr la bouteille et le volume évoluera de 93 cl (pinte de Paris de 1735) à 75 cl. 
Cliquez ici pour connaître l'origine des 75 cl.

Pendant deux siècles, en fait, les cristalleries expérimenteront toutes les sortes de formats, de silhouettes et de poids dans le seul but d'aider le commerce des vins. De la piqûre cruciforme jusqu'à la bague à trois lèvres, de l'apparence d'oignon à celle de l'aubergine, de la couleur noire opaque à la couleur feuille morte translucide, la bouteille de champagne va surtout évoluer au gré de deux facteurs : l'entreposage et la sécurité. 
Tandis que la bouteille à vin tranquille va évoluer - plus rapidement - au gré de deux autres facteurs : le transport et la manipulation.

Enfin, c'est sous le Second Empire qu'apparaissent les formats inusités, aujourd'hui devenus classiques. Le Magnum voit le jour en 1859 à Folembray dans l'Aisne et le Double-Magnum (qu'on appellera plus tard Jéroboam) en 1890. Le quadruple magnum (Mathusalem) est lancé en 1900.

Bouteille 1680

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15 mai 2020 par Monsieur Bulles
Horizontale de Vidal Depuis une trentaine d'années, les vignerons du Québec ont tenté des expériences d'encépagements, plus ou moins heureuses. Des variétés ont démontré leur solide adaptation au terroir Québécois qui, finalement, s'est dessiné avec ce qu'on appelle des hybrides et des raisins issus de la vitis vinifera - dits nobles - communément employés dans le monde. Les cépages hybrides (croisement de vitis labrusca ou/et vitis riparia avec la vinifera) ne sont pas moins aristocrates que les autres, mais l'adjectif qu'on leur a donné - synonyme de bâtard - n'a jamais été pour le moins charmeur, à tel point que même les vignerons de la province semblent gênés, aujourd'hui, de dire qu'ils les utilisent, depuis l'émergence des nobles dans le vignoble... Le débat qui perdure sur l'emploi des cépages est selon moi stérile, car après tout, un vigneron qui assume ses choix de plantation, n'a pas à les justifier auprès d'un confrère, mais plutôt auprès du consommateur. Et la justification est finalement dans le verre : c'est bon ou c'est mauvais ! Et c'est parce qu'il s'agit précisément d'une question de goût, que le débat est stérile. Par contre, quand un vignoble accède enfin, après trente années de labeur, à une reconnaissance officielle de ses caractéristiques et de ses valeurs à travers l'instauration d'une Indication Géographique Protégée, c'est-à-dire la volonté politique d'être observé et contrôlé, le débat n'est plus stérile. Il est la voie vers le meilleur.
Le complexe du p'tit pain qui crée le complexe du p'tit vin

Au cours d'une tournée parfaitement organisée par le Conseil des Vins du Québec pour des journalistes, sommeliers et blogueurs, au mois de septembre 2018 (quelques semaines avant l'obtention officielle de l'Indication Géographique Protégée / IGP), plusieurs dégustations et ateliers initiatiques avaient été organisés en vue de présenter le vignoble dans son ensemble. Tout fut parfait, sauf que tous les influenceurs présents (comme on dit aujourd'hui) ont ressenti dans les discussions avec les vignerons ce que j'appelle le complexe du p'tit pain.

"Né pour un p'tit pain"; l'expression populaire au Québec employée pour signifier - et justifier - un complexe de comportement, le plus souvent professionnel, est encore symptomatique dans l'univers du vin de la province, alors que ce dernier a trente années d'existence et qu'une nouvelle génération de vignerons se met en place ! 
En les écoutant présenter l'encépagement de la province, j'avais l'impression d'être sous l'Ancien Régime, au temps de la noblesse, du clergé et du tiers état (le peuple) avec la connotation de mépris pour ce dernier. D'un côté les cépages issus de la vitis vinifera dits nobles (mettons-y le clergé tant qu'à y être), de l'autre, des croisements de ces premiers avec des cépages issus de la vitis labrusca et/ou riparia, dits hybrides, c'est à dire des bâtards; donc le peuple.

Si j'extrapole un peu en nous comparant à du raisin, pourquoi ces cépages hybrides ne seraient-ils pas devenus, comme nous, citoyens, tout simplement ? Libres et égaux en droit comme disent les textes...

Arrêtez donc, vignerons du Québec, de partager votre vignoble en deux avec la noblesse d'un bord et le peuple de l'autre, arrêtez de mentionner systématiquement le terme hybride dont le consommateur se fiche, de toute façon, puisqu'il ne sait pas ce qu'il en retourne, et dites seulement le nom du cépage sans mentionner son origine familiale. Les bordelais n'annoncent pas "merlot vinifera", les bourguignons ne disent pas "chardonnay vinifera" ! 
Cessez de dire "Vidal hybride" parce que justement, ce cépage n'a pas à rougir de son origine, d'autant plus qu'aujourd'hui, ici au Québec, grâce à vous, il est comme le chenin blanc de la Loire : il permet l'élaboration de vins effervescents, tranquilles, secs, demi-secs et liquoreux, et qu'il offre les meilleurs vins blancs du pays. 

Alors qu'il y a encore 10 ans, vous vous chamailliez sur le bien-fondé de l'emploi de la vitis vinifera, il semble que tous, aujourd'hui, partagiez vos hectares avec elle et des hybrides. Arrêtez donc d'être gênés de présenter un vidal, un seyval, un marquette ou un frontenac noir versus un chardonnay, un gamay, un pinot noir ou un cabernet. Assumez l'emploi pertinent de tous, selon votre lieu de production et votre démarche professionnelle sans dévaloriser vos choix.

Après des années de discussions plus ou moins polémiques qui, souvent, m'ont fait pensé à des querelles de cours d'école - soit dit en passant -, les vignerons du Québec sont passés à autre chose, ils ont vu non pas forcément plus grand, mais plus solide, plus cohérent, plus fédérateur, ils ont créé l'Indication Géographique Protégée. Bravo. 
Il faut à présent l'assumer. 
L'IGP, c'est la porte de sortie de l'adolescence.
 
Bien entendu, toute la profession ne va pas immédiatement adhérer à la cause; il faut de tout pour faire un monde, il y aura toujours des voix marginales pour s'élever contre les règles établies, même si ce sont ces dernières qui permettent d'avancer dans n'importe quelle profession. Les procéduriers perdront leur temps en la refusant.
Désormais, grâce à l'IGP, le Québec viticole va être observé de plus loin. Il va être considéré. Je n'entendrai plus en Europe ou ailleurs "ah, vous faites du vin au Québec ?", mais "On a entendu dire que vous faites du vin, que vous avez créé un cahier des charges pour faire avancer les choses. Bravo. En 30 ans à peine, c'est une prouesse." 
Parce qu'elle est là la justification d'un encadrement d'état, l'IGP attire d'abord la curiosité, puis elle force le respect, elle crédibilise, pour enfin se faire inviter aux côtés des autres encadrements officiels.
Il y a 2000 ans, on dit qu'il y a quelqu'un qui a multiplié les p'tits pains. Son histoire a fait le tour du monde. Les vignerons du Québec pourraient s'en inspirer et commencer par éviter, surtout, de penser qu'ils font des p'tits vins.
Vous faites du vin. Point. Et c'est au consommateur de dire s'il l'aime ou pas.

Une reconnaissance publique limitée, tantôt boudée, tantôt plébiscitée

Même si l'on est dans la profession depuis 20 ans - celle qui touche à l'univers du vin et des alcools -, des collègues qui étaient avec moi lors de cette tournée le reconnaissaient : on connaît mal le vignoble de la province parce qu'on ne s'y est jamais vraiment intéressé. 
Il a toujours été considéré comme marginal, ce qui est paradoxal puisque c'est le nôtre et qu'il est là, à notre porte ! Tous les domaines sont dans un périmètre qui ne dépasse pas 200 km depuis Montréal ou Québec, pourtant, certains n'ont jamais reçu la visite d'un journaliste vinique. 
On fait 6000 bornes pour aller voir le vignoble de Toscane, mais on trouve trop loin celui des Cantons de l'Est ! 
Des excuses ? 
Sans doute : le fait d'abord que les vins n'ont pas été distribués en SAQ pendant des années, freinant logiquement la facilité et l'attrait d'y goûter. L'amateurisme des vignerons ensuite, dont beaucoup ont pensé que les raisins étaient comme des tomates dans un potager; qu'il suffisait de les observer, de les cueillir, de faire sa sauce, de la vendre et d'attendre la prochaine saison. Dans l'accueil au domaine, la mise en valeur du produit comme dans la qualité de ce dernier et sa tarification, l'inconsistance l'emportait sur la cohérence. 
Enfin, la qualité inconstante des vins, quelle que soit leur couleur, qui était chronique. 
Confrontée à la critique et à la comparaison de l'offre dans le monopole, le combat était perdu d'avance. On goûtait les vins du Québec, on les comparait, puis on les boudait. Leurs élaborateurs avaient beau les défendre en précisant que leur vin ne pouvaient pas avoir le même goût que ceux de France, d'Argentine ou d'Australie, on leur répondait que malgré tout, cette différence de saveurs pour nos papilles, certes formatées, variait quand même trop selon les millésimes qu'ils nous proposaient. 
Trop de disparités, trop de maquillage et une authenticité limitée ont détourné l'intérêt des influenceurs professionnels.

Aujourd'hui, les vins québécois sont en SAQ et en Épicerie, la plupart des domaines sont ouverts au public et l'accueil est professionnel. Les premiers salons viniques étaient timides, ils sont aujourd'hui attendus par les consommateurs. Les réseaux sociaux entraînent les amateurs derrière leurs réflexions et invitent les profanes à donner leur avis. Bons ou mauvais, pertinents ou vexants, les commentaires nourrissent et font finalement avancer la cause du vin du Québec parce que les vignerons sont mis au courant. Enfin, la tendance du "consommons local", du "buvons local" facilitent la promotion.

Vidal, le chenin blanc du Québec

Puis deux phénomènes se sont produits. 
Récemment. En fait, dans la dernière décennie. 

De nouveaux producteurs sont apparus sans parler de projets de retraite dans l'achat de leur domaine. Ils étaient jeunes, instruits et ambitieux. Faire du vin et retrouver la nature oui, mais une business est une business, et il n'était pas question d'attendre 20 ans pour amortir l'investissement. 
Plus cohérents que leurs aînés vingt ans plus tôt ces nouveaux paysans ? 
Plus lucides sûrement. 
Ils ont profité des erreurs de ces derniers, ils ne sont pas tombés dans les mêmes pièges, ils n'ont pas écouté les pépiniéristes avec l'éternel cépage qui va révolutionner le Québec viticole, ils se parlent entre eux, et puis bien sûr, ils ont profité des nouveaux moyens de communication, sachant que leurs futurs consommateurs avaient un écran à la place de la main. 

Côté jardin, le vidal est sorti du lot. 
Après des années de recherches et d'épreuves, le vidal est devenu la police d'assurance du vigneron québécois. Certes enclin à quelques maladies (notamment le mildiou), il s'est révélé être le plus polyvalent des cépages face à la nature, et surtout, le plus unanime face aux papilles des dégustateurs. 
Le cépage vidal a progressivement eu l'attention et la bénédiction d'une majorité de vignerons qui en ont fait le cépage blanc clef de la province. 
La dégustation de vidal mise en place lors de cette première tournée journalistique a marqué les esprits. Qu'elles soient effervescentes ou tranquilles, toutes les cuvées ont été appréciées pour leurs caractéristiques parce qu'on y reconnaissait le vidal et qu'en plus, la patte du domaine était bien présente. 
Et quand la signature d'un vigneron se laisse saisir au sein de cuvées d'un seul cépage, c'est que le terroir a été perçu, qu'on a tenté de le maîtriser et de le mettre en bouteille. 
Les plus grandes appellations viniques du monde se distinguent ainsi... 
Laissons nos vignerons avancer, ils font des pas de géant.


Vidal 2015 Courville

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10 mai 2020 par Monsieur Bulles
feuillatte reserve exclusive Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
Semaine du 4 mai 2020 

La comparaison est facile, démagogique. 
L'histoire interprétée est l'arme des politiques 
Quand l'actualité est à la démesure 
Et que la nature se joue de leurs mesures. 

Ils sont les enfants de 1945, 
Ils s'en approprient la mémoire pour convaincre, 
S'agenouillent devant des mausolées ignorés, 
Déposent des fleurs inodores, déjà fanées. 

C'est important le 8 mai, surtout pour l'image, 
Il faut soigner l'électorat téléphage. 
N'enseignons pas les conflits, seules les victoires rassurent. 
Une fois par année suffit, pensons à l'investiture... 

Le trio de treize heures était en mode tango, 
La province le suivait, tous ensemble un seul credo. 
Lune de miel terminée, on est passé au mambo, 
Un pas en avant, un pas en arrière et trop d'impro. 
Le point de presse est devenu un point de stress, 
On entend sans écouter, comme à la messe. 
L'évangile selon St Horace ne rassure plus 
Et les brebis, même égarées, sortent dans les rues.  

Aujourd'hui, c'est dimanche, énième jour de confinement. 
Malgré la pénurie de fleurs, on fête les mamans. 
Le champagne est de mise, alors on se gâte. 
Sortez les verres, on ouvre un Nicolas Feuillatte !
Nicolas Feuillatte Réserve Exclusive Brut | 750 ml | France Code SAQ 578187 / 49,00 $

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