16 fév. 2017 par Monsieur Bulles
Blanc de Blancs Chastenay Elles étaient cinq, elles sont à présent trois. Unies jusqu'en 2015 sous le nom de "Blason de Bourgogne", La Chablisienne (Chablis), la cave des Hautes Côtes (Côtes de Nuits, Côtes de Beaune), les Vignerons des Terres secrètes (Mâconnais), la cave de Bailly-Lapierre (crémant de Bourgogne) et Les vignerons de Buxy (Côte châlonnaise) ont aujourd'hui un nouvel avenir. Les deux dernières caves ont quitté la coopération afin de gagner en autonomie. C'est désormais l'Union des vignerons associés des Monts de Bourgogne qui regroupe les trois premières. Par ailleurs, les cinq marques commerciales perdurent. Les amateurs de vins de Bourgogne continueront d'acheter « la Chablisienne », « Nuiton Beaunoy », « Vignerons des terres secrètes », « De Chastenay » et « Blason de Bourgogne ».
Commentaire de la cuvée Blanc de Blancs - Brut - De Chastenay :

Très droit, très pur, davantage axé sur les fruits blancs (agrumes) que sur les notes de d'élevage (et d'autolyse), ce vin est remarquable pour sa simplicité et sa fraîcheur.

L'équilibre est parfait de l'attaque à la finale. 
Les arômes sont peu complexes, frais et nets, le dosage les supportent de belles façon, sans les étouffer.

On déguste un crémant de Bourgogne bien élaboré, crispy comme disent les Britanniques, taillé pour l'apéritif avec quelques dés de cheddar pour poursuivre le clin d'oeil à ces derniers.
16/20 selon le barème du Guide Revel - IP au Québec - Agence LBV International

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14 fév. 2017 par Monsieur Bulles
Charles Heidsieck Brut Rosé Réserve Méconnue parce que dans l'ombre de la rouge flamboyante Piper-Heidsieck, la maison Charles Heidsieck reste sobre et un peu rétro, malgré la garde-robe redessinée en 2012. Aux commandes depuis 2 ans de l'alchimie des cuvées, Cyril Brun, perpétue leur style bien défini; un style et des saveurs à contre-courant de cette image discrète : plein, parfumé, enveloppant... En importation privée seulement au Québec, les amateurs vont se battre. À vos marques, prêts, commandez !

Commentaire de la cuvée Brut Réserve Rosé de Charles Heidsieck:

Sur les fruits rouges acidulés et les épices, ce champagne apparaît moins consistant que le blanc de la maison, plus orienté sur la finesse que la plénitude gagnée par le temps. 
Frais dans son comportement effervescent, les bulles au calibre moyen terminent rapidement leur course en bouche, transportant quelques atouts grillés discrets, derrière des accents floraux et de tarte aux fraises. 
Un champagne rosé, certes charnel, mais que je préconise quand même à l'apéritf avec quelques canapés. Sur la plage...
16/20 selon le barème du Guide Revel - IP seulement (BREAKTHRU BEVERAGE 514 629 15 03) - Conditionnement par caisse de 6 bouteilles (750mL) - 89,25 $ (soit 535$ par caisse) - pas de frais d'agence.

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9 fév. 2017 par Monsieur Bulles
Keush Brut Particulièrement méconnue du grand public - des professionnels aussi - l'Arménie est aujourd'hui, avec la Géorgie, le plus ancien pays viticole... jusqu'à ce que les archéologues trouvent de nouvelles sources sous d'autres cieux (la Chine est sur les rangs, dit-on). Les pépins de raisins fossilisés retrouvés en 2007 dans des jarres du 3ème millénaire avant JC en témoignent. Ces réceptacles votifs sont situés dans la région de Vayots Dzor, à la frontière azerbaijienne, près du village de Kachik où le domaine Keush élabore des vins effervescents. Avec quelques domaines situés dans la région de Salta en Argentine, Keush est parmi les plus élevés de la planète à employer la méthode traditionnelle (1900 mètres d'altitude). Voskehat, khatoun kharji et areni sont les principaux cépages, conduits manuellement.
Commentaire de la cuvée Origins Brut (40 % voskehat / 60 % khatoun kharji) :

Le nez est très discret, même après plusieurs minutes dans le verre. Il rappelle la pomme Granny Smith. L'arôme est confirmé dès l'attaque en bouche avec quelques nuances florales.
Frais, net, de structure étirée, on déguste un vin au caractère plus apéritif que consistant. 
L'effervescence est bien construite, les bulles sont fines quoique fugaces; le dosage est impeccable, il supporte le fruité blanc des cépages employés.
C'est un mousseux qui, peut-être, gagnerait en chair et en complexité aromatique si le temps alloué sur lattes était plus long...
Dans tous cas, une cuvée à découvrir pour tout amateur de bulles. 
Avec ou sans huîtres!Keush brut et bouchon
31,25 $ au Québec / Disponible en IP auprès de l'agence Kinedoun

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2 fév. 2017 par Monsieur Bulles
Vouvray Champalou Brut Ce domaine de 21 hectares aura 35 ans l'année prochaine, il est conduit par Catherine et Didier Champalou, soutenu depuis 11 ans par leur fille Céline qui s'occupe des vinifications: une propriété familiale où chacun a une place bien déterminée depuis la vigne jusqu'à la commercialisation. 80 % de la production est dédié à l'exportation. 3,5 hectares sont consacrés à l'élaboration d'un Vouvray effervescent que les amateurs Québécois peuvent retrouver dans quelques enseignes restauratrices et commander en privé.


Commentaire du Vouvray Brut Champalou :


Quand c'est simple et bien fait, il n'est pas utile d'être verbeux : 
si on laisse respirer ces bulles dans le verre quelques minutes, on y décèle après les habituelles notes d'agrumes, des accents maltés qui rappellent aussi les céréales de petit déjeuner qu'on retrouve dès l'attaque en bouche au sein d'une foisonnante et crémeuse effervescence. 
Le dosage est maîtrisé, il soutient le fruité sans l'étouffer. 
L'équilibre est atteint et le plaisir d'un Vouvray au chenin éclatant - sans notes métalliques encore trop souvent présentes sur l'appellation - est garanti.
Sortez les huîtres à l'apéritif ou le fromage de chèvre en fin de repas !
IP au Québec, agence Planvin / 32 $

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31 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Bouteilles sur pointes La bouteille de champagne a la particularité de ne pas être seulement un contenant, mais un outil de travail. Elle a été conçue pour résister à la surpression, au stockage et à la manipulation. Si les premières bouteilles qui accueillent du vin blanc champenois dans le but de le faire pétiller, sont les mêmes flacons que les vins tranquilles d'alors, ce sont justement les effets de l'effervescence qui engendrent la recherche de ce qui deviendra LA bouteille de champagne.
C'est à partir de 1730 qu'une véritable industrie de cristallerie voit le jour en Champagne dans le but d'aider le négoce à embouteiller son vin à la pétillance embryonnaire.
Les Anglais ont un siècle d'avance, ils embouteillent le vin de leurs comptoirs commerciaux portugais et méditerranéens qui arrivent en tonneaux, à Londres ou dans les ports de la Manche, depuis 1630. 
Les bouteilles sont alors des instruments de service, davantage que des contenants de transport. L'effervescence qui apparaît naturellement dans les flacons et que l'Aristocratie britannique désirent conserver vers 1660, puis guider au début du XVIIème siècle, ouvre la voie aux recherches sur la fonte du verre et des opercules adaptés pour conserver au mieux cette première.

En France, dès les années 1740, l'Académie royale des Sciences organise des concours dans le but de parfaire le moulage et la solidité des bouteilles, même si cette dernière a déjà été, en partie, réglée par les Anglais, grâce à l'emploi du manganèse.
Les archives de certaines grandes maisons de Champagne qui n'ont pas brûlé dans des incendies ou qui n'ont pas disparu lors des conflits franco-germaniques nous apprennent que jusqu'au Premier Empire, plus de 50 % des bouteilles éclatait durant les phases fermentaires.

L'industrie verrière met un point d'honneur dans la recherche des bouteilles champenoises, particulièrement différentes des bouteilles traditionnelles : le ventre se gonfle, car la piqûre, plus prononcée, forme un culot concave épais, qui doit résister à la surpression du gaz dont on ne maîtrisera tout à fait l'atmosphère qu'à la fin du XIXème siècle. La piqûre pouvait monter jusqu'à la moitié de la bouteille.
L'impact sur le coût brut d'une bouteille vide est réel. La Bordelaise vaut 15 fr, tandis que la Champenoise peut grimper à 30 fr. 

Les négociants réclament des bouteilles lourdes, car le poids les rassure, mais les dégâts sont pires dans les caves, lors des explosions. Les archives rapportent fréquemment des décès chez les ouvriers cavistes, malgré la protection de leur tablier et de leur masque de cuir.

Sous le Consulat sont décrétées de nouvelles normes qui déclassent les anciennes bouteilles, mais lorsque le négoce tombe sur un lot de bouteilles qui lui convient, il réitère la même commande au fournisseur verrier, même si elle ne respecte pas le nouveau cahier des charges qui continue d'évoluer jusque 1808 où l'état instaure deux volumes théoriques : le litre et le demi-litre. 

Les bouteilles portent alors un sceau sur leurs épaules qui indique ce volume. Cependant, lorsqu'on analyse aujourd'hui ces bouteilles anciennes, on s'aperçoit que celles d'un litre avaient une capacité qui oscillait de 91 cl à 96 cl, selon les fournisseurs; et celles d'un demi-litre oscillaient de 42 cl à 58 cl. L'épaisseur et la régularité des parois étaient le facteur de précision volumique, elles ne seront véritablement maîtrisées qu'à la fin du XIXème siècle. La silhouette s'allongera, entraînant d'abord une déformation des cols qui se courberont pour finalement obtenir la bouteille qu'on connaît aujourd'hui, tristement appelée syndicale (l'adjectif est aujourd'hui repris au gré des interprofessions viticoles)... De 1800 à 1950, le poids variera de 800 gr à 1 200 gr la bouteille et le volume évoluera de 93 cl (pinte de Paris de 1735) à 75 cl.

Pendant deux siècles, en fait, les cristalleries expérimenteront toutes les sortes de formats, de silhouettes et de poids dans le seul but d'aider le commerce des vins. De la piqûre cruciforme jusqu'à la bague à trois lèvres, de l'apparence d'oignon à celle de l'aubergine, de la couleur noire opaque à la couleur feuille morte translucide, la bouteille de champagne va surtout évoluer au gré de deux facteurs : l'entreposage et la sécurité. 
Tandis que la bouteille à vin tranquille va évoluer - plus rapidement - au gré de deux autres facteurs : le transport et la manipulation.

Enfin, c'est sous le Second Empire qu'apparaissent les formats inusités, aujourd'hui devenus classiques. Le Magnum voit le jour en 1859 à Folembray dans l'Aisne et le Double-Magnum (qu'on appellera plus tard Jéroboam) en 1890. Le quadruple magnum (Mathusalem) est lancé en 1900.

Bouteille 1680

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26 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Savart - L'accomplie Une famille vigneronne depuis trois générations disposant de quatre hectares à majorité de pinot noir, aujourd'hui guidés par Frédéric Savart et son cheval. La production est aussi modeste qu'admirable de qualité, on frôle les 80 000 bouteilles commercialisées chaque année que s'arrachent les amateurs de champagnes dits de vignerons, authentiques et respectueux de l'environnement.



Commentaire de la cuvée L'accomplie - Brut :


Plein et tendu à la fois, un soupçon brioché au nez et en bouche : le champagne type qu'on obtient quand on travaille bien, celui qui se rapproche de la Bourgogne chablisienne par sa fraîche et séduisante vinosité. 
Les bulles foisonnent et construisent une chair veloutée où la présence du chardonnay vient titiller les papilles en finale de dégustation par une touche acidulée. 
Parfaitement accompli, ce champagne ! 

1, chemin de Sacy, 51500 Ecueil  
03 26 84 91 60 
17/20 selon le barème du Guide Revel

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19 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Les Méandres par Serveaux Fils C'est en s'endettant pour acheter quelques parcelles de vignes que Georges Serveaux lance sa marque dans les années 1950, convaincu qu'il remboursera ses créanciers grâce au succès de ses cuvées de champagne. La foi lui a donné raison, et cinq décennies plus tard, ses petits-enfants Hugo et Nicolas peuvent perpétuer un travail familial de vignerons bien enracinés dans la Marne.



Commentaire de la cuvée LES MÉANDRES - EXTRA BRUT    

Un extra brut dont la sucrosité, pourtant minime, apparaît quelque peu appuyée, mais qui, au lieu d'effacer le fruité blanc (poire, pomme, ananas), le soutient pour mieux développer une chair enveloppante et longue en bouche. 
Est-ce la maturité des raisins ou le dosage, même faible, qui apporte cette richesse ? 
Dans tous les cas, il faut du sucre, aussi mince soit-il - résiduel ou ajouté -, pour élaborer de bons champagnes. 
Plus imposant que délicat, plus exotique que tranchant, ce champagne expressif sera certes un bel apéritif, toutefois, sa structure le prédispose à passer à table, car il saura satisfaire les palais les plus exigeants avec un plat aux saveurs épicées, néanmoins non relevées.

Champagne Servaux Fils, Route du Champagne 
02850 Passy-sur-Marne  
03 23 70 35 65  
15/20 selon le barème du Guide Revel - IP au Québec Agence Sélection Invincible

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17 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Crémant de Bourgogne L. Roche Louis Roche est une marque qui distribue plusieurs appellations françaises au Québec depuis plus de 20 ans. Parmi elles, la Loire et la Bourgogne ont toujours offert des vins de qualité constante. 12 crémants de Bourgogne sont actuellement disponibles en SAQ. Comme pour le champagne, il y a des noms et des étiquettes qui influencent tous les dégustateurs... Et, soyons sincère, Louis Roche est rarement celle qui impressionne le plus. Pourtant, dans une récente dégustation "à l'aveugle" de ces 12 effervescents, le crémant Louis Roche est monté sur le podium, au grand étonnement des sommeliers dégustateurs...
Une quarantaine de vignerons vendent leurs raisins à la coopérative de Viré, créée juste avant la crise de 1929. Les vins du Mâconnais dominent les appellations élaborées par cette dernière. 
Le crémant dégusté est un blanc de blancs où domine le chardonnay. La fraîcheur du fruité est la principale signature de cet effervescent qui offre surtout des arômes de poires et de pommes, puis une touche de zeste d'agrumes en finale de dégustation.
Le temps sur lattes ne semble pas avoir dépassé outre mesure le minimum de la législation (9 mois), on n'a pas cherché à l'habiller d'une texture grasse avec des notes d'évolution. 
On a préféré s'orienter vers la pureté, la légèreté...
C'est un crémant qui reste droit, rafraichissant, propre dans les saveurs et simple dans le comportement dont l'équilibre, de l'attaque à la finale, est la première qualité.
Un excellent apéritif particulièrement accessible.
16/20 selon le barème du Guide Revel - 23,35 $ en SAQ

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16 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Alignement de bouteilles La catégorie des vins effervescents est la plus populaire dans le monde. Elle croît de façon régulière depuis 15 ans. Le marché du Québec est presque une vitrine de cet engouement puisqu'il a enregistré une hausse de 26 % des ventes de vins effervescents en 2016 ! 11 % d'augmentation pour le champagne dont, pourtant, le tarif moyen dans la province n'a pas baissé. Le monde est en crise économique, sociale et identitaire; cependant, comme toujours en pareil cas depuis un siècle, les produits de luxe flambent ! Et les bulles sont perçues comme du luxe...
Alors qu'au début des années 2000, les vins effervescents ne représentaient qu'un milliard de profit, l'année 2012 a vu la barre des 4 milliards d'euros dépassée, pour se stabiliser en 2013. 

4 pays se sont alors détachés nettement au niveau de leur consommation : la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne.

La production mondiale de vin oscille de 2,56 millions à 2,96 millions d'hectolitres depuis 20 ans. 2004 fut l'année la plus productrice, 2012 fut l'année l'année la moins productrice.

Par ailleurs, même si l'on enregistre une faible augmentation de la consommation du vin dans le monde depuis 1995 (240 millions d'hectolitres consommés en 2015), on peut parler de chute vertigineuse depuis 1983 : la planète consommait 290 millions d'hectolitres en 1983, son plus bas niveau fut atteint en 1994 avec 220 millions d'hectolitres.

Globalement, nous buvons 25 % moins de vins que nos parents et 40 % moins de vins que nos grands-parents !

Sauf au Québec !

La province francophone du Canada se présente comme le vilain petit canard.
Elle consommait à peine 10 litres de vin per capita en 2000, elle va sans doute atteindre les 25 litres per capita en 2018 : 250 % d'augmentation !

Mais venons-en aux bulles...

La Champagne commercialise annuellement, en moyenne, 310 millions de bouteilles depuis 2009, année de crise qui suivit son record de vente de 330 millions en 2007. 

La Champagne représente 10 % de la commercialisation mondiale de vins effervescents.

La production de vins effervescents d'appellation est à 65 % réalisée par la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne. 
La France frôle les 600 millions de cols depuis 2005, c'est 1/5 de la production mondiale de vins effervescents.
Alors que l'Espagne s'enfonçait vers une crise identitaire et de production au niveau de ses cavas avant 2000, elle a su amorcer une magnifique restauration au cours des 10 dernières années puisqu'elle a doublé sa production, atteignant 340 millions de cols, détrônant l'Allemagne du podium (On notera que le quart de la production totale du vin en Allemagne est effervescent). 

L'Italie étant juste derrière la France sur le podium avec 450 millions de bulles environ... 

Logiquement, la France est la première consommatrice de bulles; elle achète notamment 50 % des champagnes mis sur le marché. 

Les Allemands sont au second rang et donnent leur faveur au Prosecco (50 % de la consommation totale de vins effervescent en Allemagne est un prosecco!). Les Allemands sont les premiers acheteurs de bulles dans le monde.

Et le Québec dans tout ça ?
Sera t-il comme la Belgique en matière de consommation de bulles ? 

Per capita, la Belgique (11 millions d'habitants) est la troisième plus grosse consommatrice de vins effervescents dans le monde ! 
Elle consomme 6 litres de bulles par année, par habitant. 
Un chiffre qui apparaît dérisoire, mais au regard du nombre de consommateur légal qu'on peut estimer à 8 millions et considérant leur consommation de vin (24 litres per capita), on peut parler de sérieux amateurs de vins ! 
La Belgique est au douzième rang mondial en matière de consommation de vin per capita.

Tiens ? Comme le Québec !!

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12 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Ayala N8 Brut Dans la seconde moitié du XIXe siècle, en épousant Gabrielle d'Albrecht, nièce du Vicomte de Mareuil, en Champagne, Edmond de Ayala devient le propriétaire du Château d'Aÿ et de plusieurs parcelles de vignes dans la vallée de la Marne. La maison de Champagne Ayala naît ainsi en 1860 et prend son essor grâce au marché britannique, puis espagnol. En 2005, la marque Ayala entre dans le capital de la Société Jacques Bollinger (SJB), propriété de la famille Bollinger. Avec 800 000 bouteilles en production, elle semble depuis retrouver une seconde jeunesse.
Commentaire de la cuvée N 8 Rosé - Brut:

Lancé en 2016, ce rosé pourrait être un millésimé, car seule la vendange 2008 compose la cuvée, toutefois, comme elle est commercialisée comme un Brut Sans Année (BSA), je l'ai retenue pour mon dernier ouvrage, Champagnes, guide et révélations, qui est seulement consacré aux champagnes multi-millésimés.

Le temps l'a longuement habillée, c'est lui qui imprègne l'effervescence suave, accrocheuse et longue. 
Les saveurs ont été également gagnées par l'élevage, le rancio est juste présent pour séduire, il n'occulte pas la fraîcheur illustrée par des notes de mandarines, de poires pochées et de marmelade en finale. Bref, l'équilibre est atteint.
C'est un champagne rosé vineux aux contours pimpant, établi pour la table, pour un service de viande rouge aussi subtile. 
Votre gigot d'agneau du dimanche est prêt ? Il sera en excellente compagnie.
87 $ en SAQ / Code SAQ : 13100561 - 17/20 selon le barème du Guide Revel

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