9 mars 2019 par Monsieur Bulles
J. Faria 3 agricultures se superposent sur l'île de Madère : la banane, la canne à sucre et le raisin. Les Anglais, devenus propriétaires de l'archipel en 1662 (jusque 1685), grâce au mariage de Catherine de Bragance et de Charles II, ont vite compris les avantages de cette possession puisque les premiers madères et portos auraient été mutés avec l'eau-de-vie locale, plus facile à acheminer sur le continent que depuis les îles de la Caraïbe. Dès le 15ème siècle, les planteurs locaux employaient le jus de canne en tant que sucre. Ce n'est, en outre, que lorsque les étapes de la distillation furent maîtrisées et que la cristallisation du sucre fut possible avec d'autres plantes, au 19ème siècle, que Madère devînt une vraie productrice de rhum. Le rhum blanc de J. Faria est un pur jus de canne, donc un agricole.
Commentaire du Rhum Blanc Selecao 2017 de J. Faria & Filhos :

Nez net et expressif de jus frais de canne, puis de citron à l'aération. Cette dernière ne met pas la puissance en avant, elle ne vient pas étouffer les arômes, le degré d'alcool ne brûle pas en bouche.
La texture est souple, les saveurs rappellent celles initialement perçues, c'est un rhum blanc simple et bien fait, court et peu pointu en finale.
À employer pour un ti'punch ou en cocktail traditionnel.
45,50 $ / code SAQ 13855518 / 700 ml / Agence Global International
18 jan. 2019 par Monsieur Bulles
Rhum 1796 de Santa Teresa Le Vénézuéla possède sa DOC en matière de "Ron" depuis 2003. C'est peut-être pour cela que ces marques internationales gagnent de plus en plus d'amateurs, car même si le cahier des charges est souple et que de nombreuses cuvées se ressemblent, freinant me semble t-il une signature nationale, le rhum vénézuélien est toujours charmeur. Santa Teresa qui élabore sa propre eau-de-vie depuis 123 ans en est un bon exemple.


Commentaire du Ron Solera 1796 de Santa Teresa - 40 % - Vénézuéla :

Je m'attendais à beaucoup de caramel, à de la lourdeur en bouche, bref, à un énième rhum sud-américain sans complexité et à la longueur aromatique sucrée.
Et bien non !
Certes, le cacao, les fruits secs et la banane sont bien là dans les effluves subtilement gommés, mais toujours présents, une fois l'eau-de-vie en bouche. Toutefois, la texture est légère, souple, fluide et longue. Elle s'étire sur quelques épices et un caractère torréfié qui donnent envie d'en reprendre !
Ce rhum de mélasse ne mélasse pas notre bouche et rien que pour cela, il est mon premier coup de coeur de l'année 2019 !
Les amateurs de cigares trouveront le calibre qu'ils veulent... Quelque chose de léger dans la puissance des feuilles est préférable tout de même avec ce vénézuélien.
Et les inconditionnels du chocolat se doivent de mettre la main sur le coffret Accords Rhum de la chocolatière Joane Lheureux
Il y a au moins une bouchée sur les quatre offertes qui fera leur soirée !
Contre-étiquette du rhum Santa Teresa
66,50 $ / Code SAQ : 10748071
10 jan. 2019 par Monsieur Bulles
Alambic Depuis 1983, les mentions de durée de vieillissement du Cognac n'avaient pas bougé. Hors, parmi elles, dont la plupart perdent encore le consommateur, les deux mentions les plus populaires, XO et Napoléon, ne présentaient aucune différence en la matière. Seuls le flacon et son habillage, la marque et bien sûr, le tarif, pouvaient les distinguer. La cohérence était souvent absente. La voici retrouvée !
Selon les catégories de 1983, un cognac XO devait présenter un assemblage dont la plus jeune eau-de-vie avait au moins six ans. Or, un cognac Napoléon respectait la même exigence.

Désormais, la distinction sera nette et précise : un XO présentera un assemblage  dont la plus jeune eau-de-vie aura 10 ans et un un Napoléon présentera un assemblage dont la plus jeune eau-de-vie aura 6 ans.
Cette évolution nécessaire a sans doute été provoquée par la prépondérance de Moët-Hennessy, locomotive de l'appellation...

Le cas Hennessy XXO :

En 2017, Hennessy a commercialisé un XXO hors d'âge, un cognac âgé d'au moins 14 ans dans son assemblage : un pavé dans la mare administrative qui a aussitôt provoqué une injonction contre sa commercialisation, au motif, certes logique, que la mention XXO dérouterait le consommateur et surtout, qu'elle n'était pas officielle. 

Selon L'Agence France Presse (AFP), Hennessy et d'autres producteurs de cognac ont fait pression sur l'INAO, soutenu par le BNIC, pour permettre la vente de ce XXO (Vendu 600 euros en Asie). Toutefois, il fallait que cette mention soit officiellement reconnue. 
Une reconnaissance qui devrait être bientôt validée par le BNIC, un gardien du temple qui, après un long sommeil, a eu un réveil assez diligent...

PETIT RAPPEL SUR LE COGNAC :

L'Appellation « Cognac » ou « eau-de-vie de Cognac » ou « Eau-de-vie des Charentes » doit obligatoirement figurer sur l'étiquette.

Le nom « Cognac » peut être employé sans les mots « appellation contrôlée » dans la mesure où il n'est associé à aucune dénomination géographique complémentaire.

Les eaux-de-vie d'Appellation d'Origine Contrôlée d'origine viticole peuvent être accompagnées du mot « Fine ». Cette mention est facultative. 

Le Cognac est traditionnellement le fruit de l'assemblage d'eaux-de-vie d'âge et de crus différents, mais ce n'est pas obligatoire. 

Si un cru est mentionné sur l'étiquette, cela signifie que 100 % des eaux-de-vie qui constituent l'assemblage proviennent de ce cru. 
Par ex : « Appellation Cognac Petite Champagne contrôlée » 

Pour l'« Appellation Cognac Fine Champagne Contrôlée » : Eaux-de-vie issues exclusivement de Grande Champagne (minimum 50%) et Petite Champagne.

Un Cognac prêt à être consommé ne peut être commercialisé sans avoir vieilli pendant au moins deux ans, comptés à partir du 1er avril de l'année suivant la vendange. 

Le vieillissement des eaux-de-vie de Cognac est réalisé sans interruption, exclusivement sous bois de chêne. Le Cognac conserve toute sa vie l'âge qu'il avait lors de sa mise en bouteille, car, contrairement au vin, l'alcool n'évolue plus sous verre. 

LES MENTIONS DE VIEILLISSEMENT :

Les mentions de vieillissement donnent une indication sur l'âge de l'eau-de-vie la plus jeune entrant dans un assemblage. 
L'âge correspond au nombre d'années de vieillissement, sous bois de chêne exclusivement, comptées à partir du 1er avril suivant l'année de la vendange. 

au moins 2 ans : « *** »,  « Sélection », « VS », « De Luxe » et « Very Special », et « Millésime »
au moins 3 ans « Supérieur », « Cuvée Supérieure », « Qualité Supérieure »
au moins 4 ans : « V.S.O.P. », « Réserve », « Vieux », « Rare » et « Royal »
au moins 5 ans : « Vieille Réserve », « Réserve Rare » et « Réserve Royale »
au moins 6 ans : « Napoléon », « Très Vieille Réserve », « Très Vieux », «Héritage », « Très Rare », « Excellence » et « Suprême »
au moins 10 ans* : « XO », « Hors d'âge », « Extra », « Ancestral », « Ancêtre », « Or », « Gold », et « Impérial »

* Jusqu'au 1er avril 2018, les eaux-de-vie de Cognac « XO », « Hors d'âge », « Extra », « Ancestral »,« Ancêtre », « Or », « Gold » et « Impérial » ont été prélevées sur le compte 6 concernant les eaux-de-vie ayant plus de 6 ans de vieillissement.

ET LA NOTION DE MILLÉSIME ?

Le Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC) avait décidé en 1962 d'interdire la commercialisation de cognac millésimé, en raison notamment de fraude sur les origines de vendanges, invérifiables. Levée en 1989, cette interdiction n'a finalement pas entraîné autant de création de cognac issu d'une seule année.

En effet, la déclaration d'un millésime est sujet à plusieurs vérifications qui coûtent très cher. Les barriques et les tonneaux millésimés doivent être scellés et répertoriés en présence d'un représentant assermenté, l'année de production. Le même représentant assermenté doit se présenter au cours de la durée du vieillissement si l'on procède à un inventaire ou lors d'une prise d'échantillon, d'un transfert ou d'une mise en bouteilles. 
Ce sont des paramètres particulièrement lourds au niveau administratif et surtout dispendieux, qu'il faut évaluer lorsqu'on se lance dans la conception d'un millésime. Ils devront être répercutés sur le tarif final de vente du cognac, d'autant plus délicat à promouvoir que cette notion d'une seule vendange n'est pas intrinsèque à l'appellation.XXO de Hennessy
7 jan. 2019 par Monsieur Bulles
XO Mount Gay 4 distilleries sont en activité à La Barbade dont Mount Gay qui est la plus ancienne du monde puisqu'il qu'elle faisait du rhum dès 1703, pendant que les autres plantations de cannes, sur l'île comme ailleurs, n'élaboraient que du sucre. Dès le 18ème siècle, Mount Gay travaille avec la mélasse qui sera rapidement l'or noir local puisque le rhum deviendra l'économie la plus profitable de l'île. Le groupe Rémy Cointreau a racheté la marque en 1989; il possède la distillerie et les chais d'élevage depuis 5 ans.
Commentaire de dégustation du rhum XO de Mount Gay - 43 % - Barbade :

Nez léger, mais expressif de toffee, de vanille, puis de tabac blond. Attaque en bouche chaleureuse et enveloppante, sans agression, dans laquelle on retrouve les parfums perçus au nez, avec quelques accents de mélasse en finale. 
C'est un rhum gras, parfumé et charmeur à la puissance retenue et la longueur plus pénétrante que pointue, qui plaît immanquablement !
Idéal avec un chocolat noir avec ganache au café, une pâtisserie aux bananes ou une nougatine.
Contre étiquette Mount Gay
Code SAQ : 11416327 / 46,75 $
15 juin 2018 par Monsieur Bulles
H2B Gin de Bretagne J'en avais parlé il y a un an tout juste, car c'est en passant mes vacances estivales au pays de mes origines qu'un ami épicier m'avait fait découvrir ce produit : un gin à base des baies de genièvre, additionnées dans l'élaboration d'algues locales, de fenouil marin (criste) et d'autres ingrédients gardés forcément secrets. En cette période où les eaux-de-vie blanches sont à la mode, cette dernière qui nous vient du Morbihan devrait faire du chemin chez les amateurs du Québec puisqu'elle vient d'arriver en SAQ !
À titre indicatif d'abord, l'illustration de ce gin Premium Naturellement Marin, représente l'un des fanions de l'alphabet maritime.

Nez de zeste de lime, puis d'iode marine. Attaque céréalière en bouche qui rappelle certains sakés par la finesse de la chair, la puissance en plus (40%). Subtilement poivré, l'ensemble des saveurs est net.

Un gin de facture classique qui joue davantage sur la vivacité et la pureté que la complexité aromatique avec une fraîche longueur en finale. 

Facile avec un tonic, impeccable en cocktail et original avec des huîtres. 
Gin H2B
Code 13597820 / $58,25 en SAQ Signature
28 mars 2018 par Monsieur Bulles
Saint James Single Cask 1998 9 fûts enregistrés d'un seul millésime, 2400 bouteilles numérotées, un élevage d'une dizaine d'années en fût de 200 litres, voici le 1998 de la plantation Saint-James qui a fêté ses 250 ans il y a déjà 3 ans. Pour des raisons opaques et bureaucratiques (pléonasme ?) de sécurité sanitaire, le Canada ne permet pas l'entrée des rhums agricoles sur son territoire. L'AOC Martinique étant la seule appellation de rhum dans le monde qui garantit une élaboration à base de pur jus de canne, il y a très peu de marques de cette île françaises, au Québec. Vous voulez goûter la différence ? Recherchez Martinique AOC sur une étiquette.
Il existe plusieurs fûts pour ce millésime : N° 242-12-98 / N° 836-12-98 / N° 885-12-98 / N° 886-12-98 / N° 888-12-98 / N° 889-12-98 / N° 890-12-98 / N° 891-12-98 / N° 892-12-98
La bouteille dégustée est issu du lot 890 avec une date de mise en fût au 31 décembre 1998 et une date de mise en bouteille le 7 juillet 2009.

Commentaire de la cuvée :
Robe de couleur ambré profond aux reflets dorés. Premier nez expressif et puissant, à la fois boisé, subtilement vanillé avec un retour très net de jus de canne après aération.
L'attaque en bouche est vive, les notes de fût accrochent tout en étant rapidement gommées par celles de torréfaction et de fruits doux grillés comme l'amande et la noisette; et comme souvent chez Saint James, ce côté végétal très subtil qui ressort en finale, pour mieux rafraichir les papilles.
Consommé seul, il tutoie les meilleurs cognacs ou armagnacs de fin de repas et si vous avez la dent sucrée, accordez-le avec quelques pistoles de chocolats du Mexique de Cacao Barry qui feront ressortir ses contours épicés.St James 1998
Saint James est représenté par Univins au Québec
23 mars 2018 par Monsieur Bulles
Whisky Gretzky Dois-je présenter Wayne Gretzky en Amérique du Nord ? Moins renommé en Europe puisque le hockey n'en est pas la religion sportive, les footeux vont comprendre si j'écris ceci : l'élégance de Johan Cruyff, la précision de Michel Platini et la solidité de Karl-Heinz Rummenigge sur une carrière professionnelle de 20 ans. Bref, une légende du hockey qui a fait du "Ninety Nine" qu'il portait sur le dos une marque désormais placée à l'avant et développée dans... le vin et les eaux-de-vie ! Associé aux héritiers de Andrew Peller, Wayne Gretzky a lancé une gamme de vins et de whiskies qui semblent marquer autant de points dans les verres que sur la glace !
Commentaire du Whisky Numéro 99 Red Cask de Wayne Gretzky :

Les notes de malt sont très discrètes (ici seigle et maïs), gommées par celle de l'élevage sous bois qui a connu du vin rouge. On décèle donc davantage des notes d'épices douces, un peu indiennes, de caramel blond et de miel. 

Plus fruité en bouche, la texture grasse accompagne une certaine puissance que des saveurs de muësli viennent atténuer en finale de dégustation.

C'est un whisky accessible à tous les niveaux, peu complexe, toutefois très bien équilibré avec un profil "scolaire", idéal pour s'initier aux eaux-de-vie de céréales, et comme toujours en la matière, impeccable avec du saumon fumé ou du chocolat noir.
Code SAQ : 13220070 / 39,75 $
19 sep. 2017 par Monsieur Bulles
La capsule vidéo ci-dessous présente Marc Sassier, distillateur du Rhum Saint James, commenter les principes de la colonne à distiller le rhum

fûts de rhum agricole chez St james en Martinique
25 avril 2017 par Monsieur Bulles
Rhum épicé du Québec Morbleu Morbleu est le nom donné à cet assemblage d'eaux-de-vie de jus de canne à sucre de la Barbade et de Trinidad. Dégustée avec des rhums de différentes origines, cette cuvée fabriquée au Québec par l'entreprise Mariana m'a décontenancé, car elle n'a absolument rien à voir avec un rhum, même épicé. Toutefois, elle est particulièrement réussie et délicieuse à boire. D'où le problème soulevé de la nature d'un produit, de son identité déposée et de son marketing...

Cet alcool affiche une identité de rhum parce qu'il s'agit d'assemblage de rhums blancs et pailles aromatisés d'épices. Les rhums épicés sont de plus en plus fréquents sur le marché. 
Généralement ambrés, ils ont tous la particularité de s'orienter, au niveau aromatique, vers une caramélisation poivrée, parfois piquante, parfois torréfiée, souvent sucrée.

Ce qui surprend avec le Morbleu, c'est le fait qu'il exhale essentiellement des notes de fenouil, de chlorophylle, de camphre et de romarin. 
On est persuadé d'être en présence d'une aquavit scandinave, d'une liqueur de plantes Suisses, de Bénédictine ou de Chartreuse, lorsque dégusté à l'aveugle. Et le comportement en bouche le confirme, tellement l'aspect herbacé occulte la sensation de jus de canne qui signe les rhums traditionnels.

Bref, c'est une excellente eau-de-vie de canne à sucre aromatisée, mais dans la cour des rhums, même épicés, elle va dérouter plus d'un consommateurs. 
Seule l'attaque citronnée et la pureté dans le comportement en bouche peuvent rappeler quelques rhums blancs iodés. La finale s'étire longuement et laisse le souvenir d'un bel équilibre des "épices" sélectionnées, mais les saveurs du pur jus de canne sont occultées tout au long de la dégustation.

Et c'est peut-être là que je dois soulever un point davantage commercial : autant l'amateur de rhum ou de rhum épicé pourra savourer un verre de Morbleu, tout en étant surpris par sa nature; autant un consommateur qui n'aime ni le rhum, ni le rhum épicé, mais qui pourrait apprécier les alcools d'herbes, de fleurs et de plantes, ne se dirigera pas vers une bouteille de Morbleu, parce qu'elle affiche le terme Rhum. 

Ce consommateur perdant ainsi l'occasion de déguster un produit de belle qualité, fait au Québec, parfumé et délicat à souhait.
35 $ en SAQ - 40,3 % - Distillerie Mariana
14 mars 2017 par Monsieur Bulles
JM 2003 JM sont les initiales de Jean-Marie Martin, un Pyrénéen qui acheta en 1845, aux soeurs Préville, filles d'Antoine Leroux de Préville, l'une des plus anciennes raffineries de sucre de canne de Martinique (1790), sise à Macouba, dans le but d'élaborer du rhum. Très rapidement, les fût marqués JM, expédiés en métropole, devinrent une référence qui fut perpétuée après le rachat de la distillerie par Gustave Crassous de Médeuil en 1914. Désormais au sein du Groupe Bernard Hayot, la marque séduit toujours les amateurs les plus exigeants.
Commentaire de la cuvée 2003 de JM (rhum de Martinique) :

Fruits jaunes confits, caramel blond, curry et enfin poivre gris s'échelonnent au nez après aération. 
En bouche, les épices fines, plus indiennes que moyen-orientales gomment rapidement les arômes de fruits (plantain, amandes) dans un comportement d'une extrême finesse grâce notamment à une sensation aérienne. 

La finale, particulièrement longue, tire sur quelques accents classiques de cire, la puissance aura été contenue tout au long de la dégustation.

Ce rhum, issu d'un exceptionnel millésime, est à savourer seul ou avec un cigare du même rang. 
Chocolat ? Les pistoles du cru Équateur de Cacao Barry
Macouba JM

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