12 jui. 2018 par Monsieur Bulles
B. Bridge 2004, B.Cusiné 2009, Croser 2005, Mumm R. Lalou 1999 Le champagne a la particularité d'être construit par le temps et c'est ce dernier qui lui donne ses saveurs particulières de toasts, de biscuits ou de pâtisseries. Le cahier des charges de l'appellation oblige le respect de paramètres qui créent l'identité marquée du champagne. Sauf exception (comme le Franciacorta), le cahier des charges d'autres appellations de bulles dans le monde est souvent plus souple, entraînant une personnalité moins prononcée au niveau du vin. Alors pourquoi le temps permet-il ce rapprochement identitaire ?
Les fameuses notes de pains beurrés, de croissants ou de toasts blonds, bref, tous ces parfums qui nous rappellent ceux d'une boulangerie ou d'une pâtisserie, sont créés au cours de l'élaboration du champagne par l'étape qu'on appelle autolyse, déjà expliquée ici, dans un précédent billet. 

Il est amusant de constater que ce sont les levures qui sont l'origine et le point commun entre une création pâtissière et la création naturelle des arômes qui se développent dans le vin !

Il est encore plus singulier de constater que si vous laisser une pâtisserie beurrée, sécher sur le comptoir ou ramollir dans un sachet, les sucres et le beurre qui la parfument, seront davantage marqués.
 
Un rancio aromatique d'évolution s'amorce exactement comme pour un vin qu'on aura laisser vieillir en cave; la différence entre le solide et le liquide est que pour le premier, la pourriture gagne et finit par occulter ce rancio à cause de l'oxygène, tandis que pour le liquide, l'alcool et sa protection dans un contenant permettent de le conserver.
Ainsi, lorsqu'on déguste et compare de vieux champagnes avec de vieux crémants, de vieux cavas, de vieux franciacortas ou d'autres mousseux âgés de qualité, on se rend compte que la palette aromatique est toujours tertiaire (empyreume, torréfaction, pâtisserie, etc) et subtile : c'est le temps qui imprègne ces vins de ses saveurs pour en faire des cousins, voire des frères, à la ressemblance souvent édifiante.
    
Faites l'expérience chez vous, en comparant un champagne avec une appellation de vin effervescent dont le temps sur lattes aura été conséquent (au moins 36 mois) ou que vous aurez conservé plus de 5 années dans votre cellier, après son achat : leur goût et leur comportement ne seront pas si éloignés que cela.

Et si vous avez la chance de faire la même expérience avec des bulles qui ont plus de 15 ans, vous ne saurez pas identifier le champagne du franciacorta, du cava ou du crémant.

Le temps les aura, tous, définitivement paré du même habit... Mais l'homme moderne étant impatient, rare est celui qui a goûté à cette expérience.

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11 jui. 2018 par Monsieur Bulles
Carafe à eau, verres et champagne Mon opinion sur le passage en carafe d'un champagne ou d'un mousseux est plutôt catégorique : c'est un geste purement esthétique et inutile au regard de la nature seule du produit. Tout d'abord, le verbe « carafer » n'existe pas; du moins, pas encore. Le terme « carafe » vient de l'italien caraffa, qui lui-même viendrait d'un dialecte arabe dans lequel garafa signifiait « verser à la louche ». On passe en carafe pour aérer le vin et l'on décante un vin lorsqu'on veut éliminer les sédiments qu'il peut contenir.

Je ne vois pas l'intérêt de verser du champagne dans une carafe, d'autant moins lorsqu'on me tend l'argument que cela permet de l'aérer, de le rendre moins gazeux et plus digeste ! 

Les chefs de cave mettent quinze mois à trois ans (bien plus pour certaines cuvées) à élaborer leur vin afin que des bulles naissent naturellement dans le vin. Si un consommateur désire une carafe pour atténuer le gaz, retirer des bulles ou mieux digérer, qu'il boive un vin tranquille, il aura davantage de plaisir ! 
Et si la carafe est un argument visant à réduire la sucrosité des cuvées demi-sec à doux, offrez-vous plutôt un vin blanc moelleux !

La carafe est, selon moi, un argument de vente et de marketing créé par les responsables commerciaux des marques - qui la conseillent -, et je ne pense pas que les chefs de cave de ces marques appuient cette démarche, car elle est méprisante envers leur travail. 

Au demeurant, si un vin présente effectivement une effervescence peu soignée et excessive, la carafe peut être une option, même si je pense que le seul fait d'attendre cinq minutes, une fois le vin versé dans le verre, sera aussi efficace que l'oxygénation de l'esthétique carafe. 

Opinion également valable pour les champagnes âgés qu'on veut aérer : un verre bien adapté se révèle le contenant le plus sûr.

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3 jui. 2018 par Monsieur Bulles
Taillefer-Lafon Cidre Je ne reviens pas sur l'engouement des vins mousseux chez les vignerons du Québec, il est bien là et la production de bulles locales qui a triplé en une décennie le démontre. Le château Taillefer-Lafon est l'un des acteurs majeurs de la province et depuis 15 ans, sa production s'est diversifiée, qu'elle soit à base de pommes ou de raisins. Les produits ne sont pas disponibles à la SAQ, on peut les découvrir sur place et jouir du domaine, aussi saisissant que ses étiquettes de vins effervescents.
Il y a 5 ans déjà, je mentionnais dans un article, la bonne tenue du Rosé Brut de ce domaine. Il y a 5 ans également, je déplorais le choix sur l'étiquette de la mention Méthode Champenoise pour signifier la seconde fermentation en bouteille, employée dans l'élaboration de ce vin.
Forcément, je réitère ici mon propos en étant davantage désabusé sur la façon de valoriser le vin pétillant puisque le même domaine offre un cidre pétillant, au demeurant excellent, qui affiche lui, la légitime et sincère mention Méthode Traditionnelle pour signifier également la seconde fermentation en bouteille, employée dans l'élaboration...
Donc, quand Taillefer-Lafon fait du cidre, c'est en méthode traditionnelle et quand Taillefer-Lafon fait du vin, c'est en méthode champenoise !
Je comprends d'autant moins cette obstination d'abus que les propriétaires du domaine s'enorgueillissent d'être les premiers au Québec à pouvoir afficher le terme Château en se comparant aux grandes exploitations européennes. 
Quitte à flirter avec les références viniques et à viser les sommets de la respectabilité, pourquoi ne pas le faire sans cynisme ?. 
Deux poids, deux mesures...

La notion de terroir commençant aussi par la notion de respect des appellations et de leurs règlements, le Québec viticole sera internationalement crédible le jour où tous ses représentants s'entendront de façon démocratique au sujet d'une éthique de travail et d'image à tenir. 
En 2018, le Québec viticole n'est donc toujours pas crédible, même si de plus en plus de produits sont bons, comme le mousseux blanc du Château Taillefer-Lafon.

Commentaire de la cuvée Brut (blanc) :

Comme la plupart des mousseux du Québec, ce sont des arômes de pommes brunes (vidal) qui dominent nettement ceux de musc, de lavande aussi, après un certain temps dans le verre (vandal-cliche). 
L'effervescence est réussie, les bulles sont menues et perdurantes, elles construisent une agréable chair qui tourne en bouche; la sensation est agréable. 
Si l'attaque apparaît quelque peu sucrée, une légère amertume vient contrer celle-ci en cours de dégustation et la finale se montre fraîche, sans lourdeur. 
Le dosage semble avoir été baissé comparativement aux précédentes cuvées testées. Si tel est le cas, il est réussi. 
Ce Brut ne présente par contre aucune saveur du temps sur lattes, aucune note biscuitée ou beurrée; la complexité aromatique est absente, elle cède la place aux notes fruitées des vins blancs qu'on boit jeune, sitôt leur commercialisation. 

C'est donc un bon mousseux dans une gamme de prix intéressante sur le marché des bulles locales.Taillefer-Lafon Brut Blanc

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28 juin 2018 par Monsieur Bulles
Facchin Extra Dry et Brut La SAQ propose 2 proseccos de la maison Facchin, une occasion de comparer un Brut et un Extra-Dry du même millésime et de la même maison. Cette dernière offre d'ailleurs des vins tranquilles et effervescents qui se démarquent nettement des autres vins de la même appellation : plus de tenue, plus de netteté, bref, plus d'authenticité. Dégusté à l'aveugle parmi une cinquantaine de proseccos, le Brut est sorti premier !
Commentaire du Brut de Facchin (étiquette noire) :

Discret au premier nez, on distingue quelques notes de salade de fruits blancs, plus expressives dès que le vin est en bouche. 
La catégorie Brut se distingue ici grâce au caractère délicatement amer qui rappellerait la peau d'amandes, comme celui qu'on peut également percevoir dans certains mousseux issus de seconde fermentation en bouteille. 
Ce vin pourrait presque passer pour un crémant à l'effervescence atténuée; les perles créées par celle-ci sont particulièrement menues, elle perdurent dans une longue finale fraîche et citronnée. 
Un prosecco qui allie personnalité et élégance et qui, surtout, a ce petit plus qui le fait sortir du classicisme souvent monotone de l'appellation.
 
Commentaire du Extra-Dry de Facchin (étiquette ivoire) :

À peine 4 grammes de sucre de différence avec la cuvée Brut et pourtant, il se fait remarquer dans la nuance, la douceur... Au point de se demander pourquoi le producteur n'a pas insisté davantage sur le dosage pour obtenir une cuvée vraiment différente. 
Mais, c'est bien là qu'est la précision : dans la subtilité.

En effet, on reproche souvent au prosecco d'être un vin effervescent trop marqué par le sucre au risque d'être rapidement indigeste, d'autant plus que la catégorie Extra-Dry (12 g à 17 g de sucre) est la plus importante sur l'appellation. Un bref rappel des catégories est ici présenté.

Il faut donc savoir proposer de la variété parmi les catégories de proseccos, sans tomber dans l'excès. La famille Facchin le sait et le fait.
Cet Extra-Dry propose en fait les mêmes saveurs que le brut, sans que le fruité jaune ne soit surdosé, car c'est plutôt dans la rondeur de l'effervescence et de son comportement que la différence est palpable. 
Les bulles sont aussi menues, toutefois, elles s'accrochent davantage pour nous laisser sur une finale savoureuse qu'une fine acidité vient soutenir. Un prosecco extra-dry précis et soigné.

*Cette réflexion n'engage que mes papilles.
Brut à 19,45 $ en SAQ, Code : 13570993 / Extra-Dry à 19,20 $ en SAQ, Code : 13570977

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15 juin 2018 par Monsieur Bulles
Santa Margherita Le pinot gris de ce domaine vénitien est un incontournable au Québec depuis des lustres. Toutefois, il élabore aussi des bulles depuis une cinquantaine d'années, d'abord en Vino Spumante, puis sous l'appellation Prosecco DOC, désormais sous l'appellation Valdobbiadene DOCG. Je vous le présente ici, très simplement, comme son prix ! !




Commentaire du Santa Margherita Valdobbiadene Prosecco Superiore DOCG - Italie :


Léger, suave, délicatement parfumé (meringue, amandes, agrumes), les bulles caressent les papilles et forment la sensation crémeuse attendue. 
La fine amertume propre au glera - le cépage de l'appellation - enveloppe un beau volume qui se forme progessivement en bouche. 
Rien de complexe, rien de trop sucré, la finale est courte et fraîche, plus fruitée qu'incisive, donc réussie !
Rien à redire non plus pour le prix. 
Des bulles efficaces à souhait !
Étiquette Santa Margherita
Code SAQ 12509154 / 18,70 $

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14 juin 2018 par Monsieur Bulles
Ciao ! Sangria d'Italie On s'entend, il n'y a rien de meilleur qu'une sangria maison avec les alcools et les fruits qu'on désire y mettre... Mais il peut être pratique d'avoir une base de vin effervescent en dose individuelle. Voici donc un verre à 2,60 $ de merlot et de sangiovese assez sucré, mais peu chargé en alcool, que vous compléterez à votre façon. Légère vinosité et fruité rouge sont au rendez-vous, c'est l'essentiel. Le genre de canettes à avoir à sa disposition dans le frigo, surtout quand les ados de la maison (de 18 ans et +, bien sûr) débarquent en gang...

10,40 $ le lot / Ciao Sangria / 4 X 200 ml / Code SAQ : 13586397

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13 juin 2018 par Monsieur Bulles
La Marchesine Rosé 2013 Le Marchesine est un jeune domaine et pourtant, il est plus âgé que l'appellation qu'il représente. Créé par Giovanni Biatta en 1985, il faudra attendre 1995 pour que les effervescents de la maison se présentent sous l'étiquette Franciacorta. La cinquantaine d'hectares permet aujourd'hui de proposer une vaste gamme de vins tranquilles et effervescents. La SAQ offre enfin les bulles de Le Marchesine, une occasion de découvrir un rosé original de Lombardie.


Commentaire du Franciacorta Rosé Brut 2013 Le Marchesine :


Le premier nez est discret et malgré une aération agitée, le vin ne s'offre pas facilement. On décèle quelques notes florales de rose, puis un accent fumé qui déconcerte.
Par contre, dès l'attaque en bouche, on est surpris par autant d'expression de pinot noir. Le fruité rappelle les agrumes très mûrs, les notes d'eau-de-vie de cerise, de pamplemousse confit, puis de poivre rose en finale sont très nets et précis.

L'effervescence est crémeuse, les bulles se comportent donc comme des perles qui s'accrochent aux papilles.
C'est un rosé de Franciacorta plus original, plus déroutant aussi que les rosés de la même appellation; je le préconise en repas ou en apéritif, à condition que ce dernier soit accompagné de canapés consistants.Contre Étiquette La Marchesine
Code SAQ : 13593301 / 38,75 $

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30 mai 2018 par Monsieur Bulles
Brut Nature de Sainte Pétronille En dix ans, l'élaboration de vins effervescents au Québec a triplé ! Certains domaines balbutient encore, d'autres présentent des cuvées plus abouties. Il faudra toutefois attendre encore une décennie, selon moi, pour que les bulles du Québec deviennent une vraie valeur ajoutée, voire une référence, dans la gamme de plusieurs vignobles. Les bulles sont l'avenir de la viticulture québécoise, je l'écris depuis 20 ans ! Parmi ces vignobles, celui de Sainte-Pétronille à la pointe Ouest de l'île d'Orléans présente un 100 % Vandal-Cliche qui se démarque par sa tenue et ses parfums.

Commentaire de la cuvée Brut Nature du Vignoble Sainte-Pétronille :

C'est typé. 
C'est typé parce que le cépage employé est le vandal-cliche. Créé à la fin des années 80 par Joseph-O. Vandal et Mario Cliche, les vignerons locaux l'apprécient pour sa résistance au froid, même s'il est assez sensible aux maladies.
Son fruité blanc et ses notes florales (tisane) qui peuvent rappeler ceux du torrontès, voire du muscat, engendrent des vins finalement charmeurs.

C'est le cas ici. 
La fine amertume - nécessaire dans les vins effervescents - qui enveloppe ce fruité subtilement exotique, ne vient pas enrayer les arômes dominants de pommes brunes et de miel de tilleul.
C'est un mousseux bien construit, peu complexe, aux bulles soignées grâce à une seconde fermentation suffisamment longue et maîtrisée.
Si vous le découvrez à table, je préconise une entrée de poisson - peu iodé toutefois - ou un fromage de chèvre dont le caractère lactique marqué, saura compléter sa vivacité.

Bref, vous avez là une occasion d'aller vous promener sur l'île d'Orléans et d'en rapporter un souvenir tout à fait local.
Autour de 28 $ au vignoble

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28 mai 2018 par Monsieur Bulles
Les feux Loto-Qc Le 1er août 2018, sous les feux d'artifice, venez découvrir 5 champagnes sélectionnés par G. Revel sur le Saint-Laurent, à bord du "Petit Navire" ! Animation et dégustation avec foie gras avant d'assister au plus près, au lancement des feux par l'Australie ! Vous serez aux premières loges pour assister aux feux Loto-Québec !

Le petit navire
Renseignements et inscription : grevel@monsieurbulles.com / 120 $ + tx / Départ à 20 h 30 / Durée de la croisière : 2 h / Places très limitées / inscription avant le 1er juillet

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22 mai 2018 par Monsieur Bulles
moncontour brut 2015 L'AOP Vouvray se décline en vin sec, moelleux, liquoreux et effervescent. Ses vignobles bordent le nord-est de Tours et représentent environ 2000 hectares plantés sur des coteaux pierreux d'où émergent des substrats de tuffeau et d'argiles à silex. Localement appelé Pineau de Loire, le cépage Chenin blanc est ici chez lui. C'est grâce aux moines des abbayes qui bordaient autrefois la Loire, notamment celle de Marmoutier érigée sous la direction de Saint Martin, que le vignoble Turon (ou Tourangeau) a acquis rapidement une renommée auprès du clergé et de l'aristocratie régnante. 17 siècles plus tard, ce vignoble est une référence mondiale.
Commentaire de la Cuvée Prédilection 2015 Brut du Château de Moncontour :

Ce vin qui, sur le marché européen, se nomme La Grande Réserve, présente un premier nez d'orge, de pamplemousse, puis de citron. En le laissant se reposer quelques minutes, un soupçon de notes boulangères se laissent capter. 

Les bulles sont fines et éparses, toutefois persistantes, et je note depuis plus de 10 années que je déguste cette cuvée, que son effervescence est particulièrement endurante au point d'être toujours nerveuse lorsqu'on a laissé la moitié d'une bouteille ouverte une nuit sur le comptoir (oui, je sais, il y a des expériences qui apparaissent absurdes, mais il faut de tout pour parfaire son métier).

En  bouche, le vin se fait tendre - le dosage y étant sans doute pour quelque chose -, la fraîcheur perdurant quand même, grâce notamment à un caractère anisé qui parcourt la dégustation. 

Bref, ce Vouvray Brut continue, année après année, de séduire nos palais à moindre frais et l'on pourra le partager à l'apéritif avec quelques crevettes grises, sur une salade de poulet aux avocats en plat principal ou avec un crottin de chèvre lorsque sera venu le temps du fromage. 
Un dessert ? Orientez-vous vers quelque chose à base de meringue.étiquette moncontour
17,60 $ en SAQ / Code SAQ : 00430751

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