10 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Attitude de Fita Azul La lutte est sévère sur le marché des mousseux en dessous de 14 $ en SAQ où une trentaine de produits sont proposés. Le petit nouveau de la catégorie est portugais, il est élaboré en méthode traditionnelle par la société Vinhos Borgès. Alors que le chardonnay et les pinots font les beaux jours de la plupart des élaborateurs de mousseux dans le monde qui les emploient tout ou partie, la cuvée Attitude de Fita Azul ne présente que des cépages locaux, soient le gouveio (30 %), la malvoisie (30 %), l'arinto (20 %) et le codega (20 %). Est-ce judicieux ?
À-priori et en raison de la nature de ces cépages plus acidulés que consistants, je me suis dit que le mousseux qu'ils engendraient, serait plutôt léger... 
Sauf qu'en matière de vins effervescents, l'effet du temps en cave (le temps sur lattes comme on dit) est tellement important qu'il peut apporter de la matière et des saveurs à une base initialement délicate. 
L'article sur l'autolyse, écrit il y a un an, explique ce fait. 
Et c'est bien le cas ici. Ce sont les mois sur lattes qui ont signé ce vin.
On perçoit des arômes biscuités, assez subtils, se laissant saisir en finale de dégustation, après les inévitables notes d'agrumes jaunes qui habillent une texture ronde, créée par des bulles menues et perdurantes. 
Bref, on garde le souvenir heureux d'une belle fraîcheur pour un mousseux d'apéritif accessible qui se positionne facilement, en SAQ, dans le top 5 de la catégorie que j'ai mentionnée.Contre-étiquette Fita Azul
13,45 $ / Code SAQ : 13640277

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5 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Brut 2013 de Ca del'Bosco Depuis une quinzaine d'années, la maison Ca'del Bosco a entamé un programme de perfectibilité du tri des raisins lorsqu'ils arrivent en cuverie, qui s'illustre par un nettoyage des baies dans des bassins d'eau, avant un séchage technologique particulièrement poussé. Ce degré d'excellence est couronné lors de la phase de dégorgement qui se passe dans une enceinte complètement dépourvue d'oxygène. Le résultat ? Toutes les cuvées présentent une pureté de comportement qui signe un style, tout en gardant la signature d'un millésime lorsqu'il est déclaré. À ce titre, le 2013 est exemplaire.
Commentaire du Brut 2013 de Ca'del Bosco :

2013 en Lombardie a été un millésime compliqué en raison d'un printemps assez pluvieux qui a surtout contrarié la floraison des cépages rouges. Plus clémente, voire chaude, la fin de l'été a rééquilibré la dynamique du cycle végétatif pour offrir des raisins sains lors des vendanges, si le tri était judicieux... Et de ce dernier paramètre, Ca'del Bosco est devenu le spécialiste presque obsessif.

On retrouve ainsi dans cette cuvée le caractère à la fois délicat et profond des vins Ca'del Bosco. 
Le nez est expressif, orienté vers les fruits jaunes (pommes, abricots, mirabelles) avec une petite touche qui rappelle les biscuits au sucre roux et au gingembre.
L'effervescence déconcerte à la première attaque, car elle dégage très peu de gaz, mais les bulles abondent et foisonnent telle une cuvée Satèn (qu'elle n'est pas), de façon légères et enveloppantes. On s'attend à ce qu'elles disparaissent rapidement dans le verre, et pourtant, un quart d'heure plus tard, elles sont toujours aussi vivantes. 
Le volume est aérien, les cépages blancs prennent le dessus sur le pinot noir dans le comportement, mais ces derniers le reprennent dans les arômes finaux : les amers distribuent les habituelles notes de malt, voire de peau de noix qui donnent une tenue en bouche.
C'est un grand mousseux, comparable à ceux de la Marne, parce qu'il a été lancé à point sur le marché, pour qu'il soit consommé à temps. On a respecté les caractéristiques du millésime pour mettre en avant ses qualités et occulter ses défauts. Et c'est bien là le talent de Ca'del Bosco : savoir employer la technologie avancée en cuverie tout en conservant la signature de la nature.
À la fois savoureux et tendu, ce franciacorta 2013 est un vin maîtrisé qui saura ravir les convives avec une entrée de mousse de saumon à l'aneth, un carpaccio de pétoncles au basilic citronné ou un tian de crevettes avec courgettes, par exemple...
74 $ / Code SAQ : 13617691

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31 août 2018 par Monsieur Bulles
Exton Park Rosé Dans un précédent article où je présentais le vignoble anglais en matière de vin effervescent, je pointais la SAQ afin qu'elle propose au moins une marque britannique sur ses tablettes, car seule une agence spécialisée dans les bulles au Québec le faisait en importation privée. Depuis une trentaine d'années, l'Angleterre viticole - comme le Québec - a vu ses domaines multiplier l'élaboration de mousseux dont je mentionnais la plupart des cuvées dans mon premier ouvrage en 2007. Situé dans le Hampshire's National Park, Exton Park avait à peine 4 ans d'existence, ses premiers vins allaient être commercialisés. S'il fait partie des derniers domaines érigés, la qualité des mousseux n'a pas attendue le nombre des années pour se faire remarquer. Leur Rosé de Noirs en témoigne...
Commentaire du Rosé Brut de Exton Park :

Je l'ai appelé Rosé de Noirs puisqu'il s'agit d'un assemblage de pinot noir et de pinot meunier qui, d'ailleurs, fleure discrètement les noyaux de cerises comme souvent avec ces cépages, lorsque plantés sur le sous-sol kimmeridgien anglais...

Certes assez dispendieux - "pour un vin anglais", comme je l'entends souvent - il faut savoir que la moyenne tarifaire des mousseux anglais en Angleterre est de... 35 livres ! Soit 60 $ la bouteille ! Ce mousseux rosé est plus cher à Londres qu'au Québec ! Bref, essayez-le, il vaut le coup et le coût ! 

Les arômes de fleurs et d'agrumes roses parlent davantage en bouche que ceux de noyaux, ils se laissent couvrir par un soupçon de notes épicées, perceptibles en finale. 

Plus tranchant que consistant, plus fruité que complexe, c'est un bon rosé Brut, élégant et solide dont l'effervescence aérienne étonnera et saura combler les attentes de vos invités à l'apéritif.Contre étiquette Exton
Code SAQ : 13598793 / 46,25 $

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23 août 2018 par Monsieur Bulles
En visite sur l'île d'Orléans Gaëtan Demers, propriétaire de la Seigneurie de Liret sur l'île d'Orléans au Québec présente ses toiles isolantes qui aident à la survie des vignes au cours de l'hiver.


L'article récent où j'ai présenté les deux vins effervescents de La Seigneurie de Liret a suscité de nombreux commentaires et quelques questions au sujet de leur qualité, notamment celui à base des trois cépages classiques champenois...

Issu du millésime 2014, soit le premier lancé par le domaine, les deux mousseux sont en effet de belle qualité.
Et la qualité immédiatement récoltée dans le milieu du vin, apparaît souvent suspecte...

Le travail et les compétences de l'oeologue-conseil Richard Bastien contribue grandement à ce succès, toutefois, il bénéficie de raisins dont le cycle végétatif annuel est soutenu au cours de l'hiver par une couverture particulière, présentée ici, dans la vidéo, par l'entrepreneur qui l'a créée.

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17 août 2018 par Monsieur Bulles
Domaine de Fourn - Blanquette de Limoux Elle fait partie des incontournables de l'appellation aux 3 bulles : Blanquette méthode ancestrale, Blanquette méthode traditionnelle et crémant de Limoux. Le Mauzac est pour cette cuvée disponible au Québec le principal cépage; le duvet blanchâtre de ses feuilles est à l'origine de son nom local "blanquette", depuis plus de 5 siècles employé. Bulles accessibles et toujours fiables, profitez-en pour mettre des bouteilles de côté pour les "apéro-terrasse" de cette fin d'été !
Commentaire de la Blanquette de Limoux - Domaine de Fourn :

Le nez est charmeur, d'abord orienté sur des arômes de poires, puis sur ceux plus classiques de pommes et d'anis. Ce sont ces derniers qu'on retrouve dès l'attaque en bouche au sein d'une effervescence fine et légère, voire caressante, si on laisse son verre respirer quelques minutes. 

N'y cherchez pas des accents pâtissiers marqués, ces bulles expriment plutôt la fraîcheur et l'énergie, idéales pour débuter une soirée avec quelques dés de fromage ou les habituelles chips !
16,90 $ / 16/20 selon le barème du Guide Revel

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16 août 2018 par Monsieur Bulles
Masi Modello Dans le grand bain du Prosecco qui a dépassé le demi milliard de bouteilles vendues annuellement dans le monde, il y a encore quelques artisans, mais il y a aussi de gros joueurs essentiellement connus pour leurs vins secs. L'incontournable maison vénitienne Masi se devait d'avoir son Prosecco et c'est avec sa série Modello qu'elle est à présent sur le marché des bulles à la mode. Les vins effervescents des grandes marques sont souvent plus édulcorés que ceux des vignerons récoltants. Elles détiennent des marchés plus vastes dont le sucre est souvent l'attraction commune première. Et qui dit volume, dit forcément tarif compétitif. Est-ce le cas des saveurs ?
Commentaire du Prosecco DOC Modello de Masi :

Plus sec que bien d'autres proseccos (et plus pâle aussi), je dois reconnaître que je m'attendais à un effervescent davantage axé sur un fruité blanc surmûri qu'un fruité blanc frais. 

Non dégusté à l'aveugle, j'étais conditionné par la marque, par l'étiquette... 
J'attendais des bulles banales, j'ai dégusté un Prosecco sérieux.

Les fleurs sont bien là, les notes de poires se laissent saisir, on devine un peu de miel, bref, on déguste un Prosecco typique, simple et bien fait, avec toutefois ce petit plus qui n'est pas du sucre justement, mais une pointe de minéralité finale qui tranche et qui fait du bien.

Ce Modello effervescent est un apéritif évident qu'on pourra aussi découvrir en spritz, en bellini ou toute sorte de cocktails qui fleurissent désormais... si vous avez la dent sucrée.


Contre étiquette Modello
16,95 $ / Code SAQ : 13572729

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3 août 2018 par Monsieur Bulles
Cuvée Manuel Raventos I Blanc Trop de champagnes et de mousseux sont commercialisés trop tôt. Certes, les élaborateurs respectent le cahier des charges de leur appellation en lançant les vins après le temps sur lattes prescrit; ce temps étant souvent prolongé de quelques mois, parfois doublé, voire triplé. Pourtant, beaucoup de mousseux sont encore grossiers et incisifs lorsqu'on les consomme. Ils se distingueront au niveau aromatique, selon les cépages employés, mais tous auront le même comportement sans profondeur, sans longueur, sans personnalité, simplement parce que la priorité est dans la gestion de leur stock et de leur commercialisation. Parfois, on tombe sur une pépite parce qu'elle est commercialisée au bon moment. Et l'on découvre que c'est encore l'oeuvre des Raventos!
Commentaire de dégustation de la cuvée Manuel Raventos Negra 2010  Raventos I Blanc : 

Le nez est particulièrement expressif, ce qui est tout à fait normal puisque ce vin a 8 ans et qu'il a séjourné sur lattes pendant au moins 6 années. 
Il a donc le comportement et les saveurs des grands vins effervescents sur lesquels l'effet du temps est imparable. 
Un précédent article explique ce fait.
Il a donc les notes qu'on perçoit traditionnellement dans les champagnes qui ont séjourné longtemps en cave; ici, ces notes rappellent le beurre, les viennoiseries, la frangipane et les noix. L'ensemble se présentant dans la subtilité, la nuance, la suggestion. On a pourtant une impression de force tranquille, d'une vinosité qui s'impose avec grâce, car l'énergie s'exprime intensément dans la durée, davantage que dans la puissance. 
Dès la première gorgée, on se dit : "Ah oui. En effet..." 
On déguste un vin d'exception qui entre sans doute parmi les dix meilleurs effervescents dans le monde, au moment de leur commercialisation.
On ne peut qu'être conquis, presque soumis. Je vous invite donc à la soumission Raventos. 
Elle ne fait pas mal, loin de là, croyez-moi.
Étiquette Manuel raventos
80 $ / Code SAQ : 12936455 / millésime 2008 et millésime 2010

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24 jui. 2018 par Monsieur Bulles
Blanc et rosé de La seigneurie de Liret Jeune, La Seigneurie de Liret sur l'île d'Orléans au Québec profite du travail de deux décennies que les autres domaines viticoles locaux avaient entamé au niveau des vinifications pour vins effervescents. En somme, les écueils ont été évités : on a osé la vinifiera sans délaisser les hybrides, on a évité des acidités aigües, on s'est montré patient en laissant le vin presque 3 années sur lattes et on a dosé sans excès. La famille Demers n'est vigneronne que depuis 8 ans à peine et elle vient de lancer 2 mousseux qui, déjà, séduisent par leur qualité. Les voici présentés.
Mousse des vents - Brut Rosé - 29 $ au domaine et en épiceries fines

"Mousse des vents" est un mousseux rosé élaboré selon la méthode traditionnelle. Trois cépages du Québec sont assemblés : on y reconnaît les notes de miel du cépage frontenac blanc et le fruité jaune exotique, voire cuit, du vidal. Le baco noir est employé ici pour donner de la couleur. 
Digne d'être présenté dans des concours internationaux, ne serait-ce que pour y présenter un style Québécois aussi typé que soigné dans les saveurs, ce rosé effervescent joue davantage la carte de l'élégance que celle de l'affirmation. Les arômes de fraises sont légers, mais nets, et la fine amertume qui pointe en finale apporte une certaine mâche bienvenue.
Bref, pour un premier coup (millésime 2014), c'est une réussite et j'ai bien hâte de déguster les prochains lots puisque seul le temps est juge de la qualité chronique.

Nuage effervescent - Brut - 37 $ au domaine et en épiceries fines :

Européenne dans le style, la cuvée "Nuage effervescent" est un mousseux qu'on peut comparer à un crémant de Bourgogne, outre le tarif un tantinet excessif pour une cuvée qui doit prendre sa place sur le marché de plus en plus riche en bulles, et en bulles locales !
Reste un vin étonnamment savoureux qui présente les trois cépages champenois classiques, bien assemblés et surtout suffisamment élevés pour qu'on y perçoivent un caractère plus biscuité que fruité en bouche, ce qui n'est pas fréquent comparativement aux autres effervescents de la province. 
L'acidité rappelle celle du zeste de citron, elle apporte de la fraîcheur mordante qui, conjuguée à la vinosité construite par le temps sur lattes, procure beaucoup de plaisir en dégustation. 
Est-il dû aux cépages employés, est-il dû aux étapes de la vinification ? Là encore, le temps nous apportera de nouvelles pistes sur la durabilité du plaisir...
Ce Nuage Effervescent entre, en tous cas, cet été au Québec, parmi les meilleurs mousseux blanc de la province, voire du Canada.

Brut Blanc Nuage effervescent

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12 jui. 2018 par Monsieur Bulles
B. Bridge 2004, B.Cusiné 2009, Croser 2005, Mumm R. Lalou 1999 Le champagne a la particularité d'être construit par le temps et c'est ce dernier qui lui donne ses saveurs particulières de toasts, de biscuits ou de pâtisseries. Le cahier des charges de l'appellation oblige le respect de paramètres qui créent l'identité marquée du champagne. Sauf exception (comme le Franciacorta), le cahier des charges d'autres appellations de bulles dans le monde est souvent plus souple, entraînant une personnalité moins prononcée au niveau du vin. Alors pourquoi le temps permet-il ce rapprochement identitaire ?
Les fameuses notes de pains beurrés, de croissants ou de toasts blonds, bref, tous ces parfums qui nous rappellent ceux d'une boulangerie ou d'une pâtisserie, sont créés au cours de l'élaboration du champagne par l'étape qu'on appelle autolyse, déjà expliquée ici, dans un précédent billet. 

Il est amusant de constater que ce sont les levures qui sont l'origine et le point commun entre une création pâtissière et la création naturelle des arômes qui se développent dans le vin !

Il est encore plus singulier de constater que si vous laisser une pâtisserie beurrée, sécher sur le comptoir ou ramollir dans un sachet, les sucres et le beurre qui la parfument, seront davantage marqués.
 
Un rancio aromatique d'évolution s'amorce exactement comme pour un vin qu'on aura laisser vieillir en cave; la différence entre le solide et le liquide est que pour le premier, la pourriture gagne et finit par occulter ce rancio à cause de l'oxygène, tandis que pour le liquide, l'alcool et sa protection dans un contenant permettent de le conserver.
Ainsi, lorsqu'on déguste et compare de vieux champagnes avec de vieux crémants, de vieux cavas, de vieux franciacortas ou d'autres mousseux âgés de qualité, on se rend compte que la palette aromatique est toujours tertiaire (empyreume, torréfaction, pâtisserie, etc) et subtile : c'est le temps qui imprègne ces vins de ses saveurs pour en faire des cousins, voire des frères, à la ressemblance souvent édifiante.
    
Faites l'expérience chez vous, en comparant un champagne avec une appellation de vin effervescent dont le temps sur lattes aura été conséquent (au moins 36 mois) ou que vous aurez conservé plus de 5 années dans votre cellier, après son achat : leur goût et leur comportement ne seront pas si éloignés que cela.

Et si vous avez la chance de faire la même expérience avec des bulles qui ont plus de 15 ans, vous ne saurez pas identifier le champagne du franciacorta, du cava ou du crémant.

Le temps les aura, tous, définitivement paré du même habit... Mais l'homme moderne étant impatient, rare est celui qui a goûté à cette expérience.

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11 jui. 2018 par Monsieur Bulles
Carafe à eau, verres et champagne Mon opinion sur le passage en carafe d'un champagne ou d'un mousseux est plutôt catégorique : c'est un geste purement esthétique et inutile au regard de la nature seule du produit. Tout d'abord, le verbe « carafer » n'existe pas; du moins, pas encore. Le terme « carafe » vient de l'italien caraffa, qui lui-même viendrait d'un dialecte arabe dans lequel garafa signifiait « verser à la louche ». On passe en carafe pour aérer le vin et l'on décante un vin lorsqu'on veut éliminer les sédiments qu'il peut contenir.

Je ne vois pas l'intérêt de verser du champagne dans une carafe, d'autant moins lorsqu'on me tend l'argument que cela permet de l'aérer, de le rendre moins gazeux et plus digeste ! 

Les chefs de cave mettent quinze mois à trois ans (bien plus pour certaines cuvées) à élaborer leur vin afin que des bulles naissent naturellement dans le vin. Si un consommateur désire une carafe pour atténuer le gaz, retirer des bulles ou mieux digérer, qu'il boive un vin tranquille, il aura davantage de plaisir ! 
Et si la carafe est un argument visant à réduire la sucrosité des cuvées demi-sec à doux, offrez-vous plutôt un vin blanc moelleux !

La carafe est, selon moi, un argument de vente et de marketing créé par les responsables commerciaux des marques - qui la conseillent -, et je ne pense pas que les chefs de cave de ces marques appuient cette démarche, car elle est méprisante envers leur travail. 

Au demeurant, si un vin présente effectivement une effervescence peu soignée et excessive, la carafe peut être une option, même si je pense que le seul fait d'attendre cinq minutes, une fois le vin versé dans le verre, sera aussi efficace que l'oxygénation de l'esthétique carafe. 

Opinion également valable pour les champagnes âgés qu'on veut aérer : un verre bien adapté se révèle le contenant le plus sûr.

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