16 août 2018 par Monsieur Bulles
Masi Modello Dans le grand bain du Prosecco qui a dépassé le demi milliard de bouteilles vendues annuellement dans le monde, il y a encore quelques artisans, mais il y a aussi de gros joueurs essentiellement connus pour leurs vins secs. L'incontournable maison vénitienne Masi se devait d'avoir son Prosecco et c'est avec sa série Modello qu'elle est à présent sur le marché des bulles à la mode. Les vins effervescents des grandes marques sont souvent plus édulcorés que ceux des vignerons récoltants. Elles détiennent des marchés plus vastes dont le sucre est souvent l'attraction commune première. Et qui dit volume, dit forcément tarif compétitif. Est-ce le cas des saveurs ?
Commentaire du Prosecco DOC Modello de Masi :

Plus sec que bien d'autres proseccos (et plus pâle aussi), je dois reconnaître que je m'attendais à un effervescent davantage axé sur un fruité blanc surmûri qu'un fruité blanc frais. 

Non dégusté à l'aveugle, j'étais conditionné par la marque, par l'étiquette... 
J'attendais des bulles banales, j'ai dégusté un Prosecco sérieux.

Les fleurs sont bien là, les notes de poires se laissent saisir, on devine un peu de miel, bref, on déguste un Prosecco typique, simple et bien fait, avec toutefois ce petit plus qui n'est pas du sucre justement, mais une pointe de minéralité finale qui tranche et qui fait du bien.

Ce Modello effervescent est un apéritif évident qu'on pourra aussi découvrir en spritz, en bellini ou toute sorte de cocktails qui fleurissent désormais... si vous avez la dent sucrée.


Contre étiquette Modello
16,95 $ / Code SAQ : 13572729

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3 août 2018 par Monsieur Bulles
Cuvée Manuel Raventos I Blanc Trop de champagnes et de mousseux sont commercialisés trop tôt. Certes, les élaborateurs respectent le cahier des charges de leur appellation en lançant les vins après le temps sur lattes prescrit; ce temps étant souvent prolongé de quelques mois, parfois doublé, voire triplé. Pourtant, beaucoup de mousseux sont encore grossiers et incisifs lorsqu'on les consomme. Ils se distingueront au niveau aromatique, selon les cépages employés, mais tous auront le même comportement sans profondeur, sans longueur, sans personnalité, simplement parce que la priorité est dans la gestion de leur stock et de leur commercialisation. Parfois, on tombe sur une pépite parce qu'elle est commercialisée au bon moment. Et l'on découvre que c'est encore l'oeuvre des Raventos!
Commentaire de dégustation de la cuvée Manuel Raventos Negra 2010  Raventos I Blanc : 

Le nez est particulièrement expressif, ce qui est tout à fait normal puisque ce vin a 8 ans et qu'il a séjourné sur lattes pendant au moins 6 années. 
Il a donc le comportement et les saveurs des grands vins effervescents sur lesquels l'effet du temps est imparable. 
Un précédent article explique ce fait.
Il a donc les notes qu'on perçoit traditionnellement dans les champagnes qui ont séjourné longtemps en cave; ici, ces notes rappellent le beurre, les viennoiseries, la frangipane et les noix. L'ensemble se présentant dans la subtilité, la nuance, la suggestion. On a pourtant une impression de force tranquille, d'une vinosité qui s'impose avec grâce, car l'énergie s'exprime intensément dans la durée, davantage que dans la puissance. 
Dès la première gorgée, on se dit : "Ah oui. En effet..." 
On déguste un vin d'exception qui entre sans doute parmi les dix meilleurs effervescents dans le monde, au moment de leur commercialisation.
On ne peut qu'être conquis, presque soumis. Je vous invite donc à la soumission Raventos. 
Elle ne fait pas mal, loin de là, croyez-moi.
Étiquette Manuel raventos
80 $ / Code SAQ : 12936455 / millésime 2008 et millésime 2010

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24 jui. 2018 par Monsieur Bulles
Blanc et rosé de La seigneurie de Liret Jeune, La Seigneurie de Liret sur l'île d'Orléans au Québec profite du travail de deux décennies que les autres domaines viticoles locaux avaient entamé au niveau des vinifications pour vins effervescents. En somme, les écueils ont été évités : on a osé la vinifiera sans délaisser les hybrides, on a évité des acidités aigües, on s'est montré patient en laissant le vin presque 3 années sur lattes et on a dosé sans excès. La famille Demers n'est vigneronne que depuis 8 ans à peine et elle vient de lancer 2 mousseux qui, déjà, séduisent par leur qualité. Les voici présentés.
Mousse des vents - Brut Rosé - 29 $ au domaine et en épiceries fines

"Mousse des vents" est un mousseux rosé élaboré selon la méthode traditionnelle. Trois cépages du Québec sont assemblés : on y reconnaît les notes de miel du cépage frontenac blanc et le fruité jaune exotique, voire cuit, du vidal. Le baco noir est employé ici pour donner de la couleur. 
Digne d'être présenté dans des concours internationaux, ne serait-ce que pour y présenter un style Québécois aussi typé que soigné dans les saveurs, ce rosé effervescent joue davantage la carte de l'élégance que celle de l'affirmation. Les arômes de fraises sont légers, mais nets, et la fine amertume qui pointe en finale apporte une certaine mâche bienvenue.
Bref, pour un premier coup (millésime 2014), c'est une réussite et j'ai bien hâte de déguster les prochains lots puisque seul le temps est juge de la qualité chronique.

Nuage effervescent - Brut - 37 $ au domaine et en épiceries fines :

Européenne dans le style, la cuvée "Nuage effervescent" est un mousseux qu'on peut comparer à un crémant de Bourgogne, outre le tarif un tantinet excessif pour une cuvée qui doit prendre sa place sur le marché de plus en plus riche en bulles, et en bulles locales !
Reste un vin étonnamment savoureux qui présente les trois cépages champenois classiques, bien assemblés et surtout suffisamment élevés pour qu'on y perçoivent un caractère plus biscuité que fruité en bouche, ce qui n'est pas fréquent comparativement aux autres effervescents de la province. 
L'acidité rappelle celle du zeste de citron, elle apporte de la fraîcheur mordante qui, conjuguée à la vinosité construite par le temps sur lattes, procure beaucoup de plaisir en dégustation. 
Est-il dû aux cépages employés, est-il dû aux étapes de la vinification ? Là encore, le temps nous apportera de nouvelles pistes sur la durabilité du plaisir...
Ce Nuage Effervescent entre, en tous cas, cet été au Québec, parmi les meilleurs mousseux blanc de la province, voire du Canada.

Brut Blanc Nuage effervescent

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12 jui. 2018 par Monsieur Bulles
B. Bridge 2004, B.Cusiné 2009, Croser 2005, Mumm R. Lalou 1999 Le champagne a la particularité d'être construit par le temps et c'est ce dernier qui lui donne ses saveurs particulières de toasts, de biscuits ou de pâtisseries. Le cahier des charges de l'appellation oblige le respect de paramètres qui créent l'identité marquée du champagne. Sauf exception (comme le Franciacorta), le cahier des charges d'autres appellations de bulles dans le monde est souvent plus souple, entraînant une personnalité moins prononcée au niveau du vin. Alors pourquoi le temps permet-il ce rapprochement identitaire ?
Les fameuses notes de pains beurrés, de croissants ou de toasts blonds, bref, tous ces parfums qui nous rappellent ceux d'une boulangerie ou d'une pâtisserie, sont créés au cours de l'élaboration du champagne par l'étape qu'on appelle autolyse, déjà expliquée ici, dans un précédent billet. 

Il est amusant de constater que ce sont les levures qui sont l'origine et le point commun entre une création pâtissière et la création naturelle des arômes qui se développent dans le vin !

Il est encore plus singulier de constater que si vous laisser une pâtisserie beurrée, sécher sur le comptoir ou ramollir dans un sachet, les sucres et le beurre qui la parfument, seront davantage marqués.
 
Un rancio aromatique d'évolution s'amorce exactement comme pour un vin qu'on aura laisser vieillir en cave; la différence entre le solide et le liquide est que pour le premier, la pourriture gagne et finit par occulter ce rancio à cause de l'oxygène, tandis que pour le liquide, l'alcool et sa protection dans un contenant permettent de le conserver.
Ainsi, lorsqu'on déguste et compare de vieux champagnes avec de vieux crémants, de vieux cavas, de vieux franciacortas ou d'autres mousseux âgés de qualité, on se rend compte que la palette aromatique est toujours tertiaire (empyreume, torréfaction, pâtisserie, etc) et subtile : c'est le temps qui imprègne ces vins de ses saveurs pour en faire des cousins, voire des frères, à la ressemblance souvent édifiante.
    
Faites l'expérience chez vous, en comparant un champagne avec une appellation de vin effervescent dont le temps sur lattes aura été conséquent (au moins 36 mois) ou que vous aurez conservé plus de 5 années dans votre cellier, après son achat : leur goût et leur comportement ne seront pas si éloignés que cela.

Et si vous avez la chance de faire la même expérience avec des bulles qui ont plus de 15 ans, vous ne saurez pas identifier le champagne du franciacorta, du cava ou du crémant.

Le temps les aura, tous, définitivement paré du même habit... Mais l'homme moderne étant impatient, rare est celui qui a goûté à cette expérience.

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11 jui. 2018 par Monsieur Bulles
Carafe à eau, verres et champagne Mon opinion sur le passage en carafe d'un champagne ou d'un mousseux est plutôt catégorique : c'est un geste purement esthétique et inutile au regard de la nature seule du produit. Tout d'abord, le verbe « carafer » n'existe pas; du moins, pas encore. Le terme « carafe » vient de l'italien caraffa, qui lui-même viendrait d'un dialecte arabe dans lequel garafa signifiait « verser à la louche ». On passe en carafe pour aérer le vin et l'on décante un vin lorsqu'on veut éliminer les sédiments qu'il peut contenir.

Je ne vois pas l'intérêt de verser du champagne dans une carafe, d'autant moins lorsqu'on me tend l'argument que cela permet de l'aérer, de le rendre moins gazeux et plus digeste ! 

Les chefs de cave mettent quinze mois à trois ans (bien plus pour certaines cuvées) à élaborer leur vin afin que des bulles naissent naturellement dans le vin. Si un consommateur désire une carafe pour atténuer le gaz, retirer des bulles ou mieux digérer, qu'il boive un vin tranquille, il aura davantage de plaisir ! 
Et si la carafe est un argument visant à réduire la sucrosité des cuvées demi-sec à doux, offrez-vous plutôt un vin blanc moelleux !

La carafe est, selon moi, un argument de vente et de marketing créé par les responsables commerciaux des marques - qui la conseillent -, et je ne pense pas que les chefs de cave de ces marques appuient cette démarche, car elle est méprisante envers leur travail. 

Au demeurant, si un vin présente effectivement une effervescence peu soignée et excessive, la carafe peut être une option, même si je pense que le seul fait d'attendre cinq minutes, une fois le vin versé dans le verre, sera aussi efficace que l'oxygénation de l'esthétique carafe. 

Opinion également valable pour les champagnes âgés qu'on veut aérer : un verre bien adapté se révèle le contenant le plus sûr.

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3 jui. 2018 par Monsieur Bulles
Taillefer-Lafon Cidre Je ne reviens pas sur l'engouement des vins mousseux chez les vignerons du Québec, il est bien là et la production de bulles locales qui a triplé en une décennie le démontre. Le château Taillefer-Lafon est l'un des acteurs majeurs de la province et depuis 15 ans, sa production s'est diversifiée, qu'elle soit à base de pommes ou de raisins. Les produits ne sont pas disponibles à la SAQ, on peut les découvrir sur place et jouir du domaine, aussi saisissant que ses étiquettes de vins effervescents.
Il y a 5 ans déjà, je mentionnais dans un article, la bonne tenue du Rosé Brut de ce domaine. Il y a 5 ans également, je déplorais le choix sur l'étiquette de la mention Méthode Champenoise pour signifier la seconde fermentation en bouteille, employée dans l'élaboration de ce vin.
Forcément, je réitère ici mon propos en étant davantage désabusé sur la façon de valoriser le vin pétillant puisque le même domaine offre un cidre pétillant, au demeurant excellent, qui affiche lui, la légitime et sincère mention Méthode Traditionnelle pour signifier également la seconde fermentation en bouteille, employée dans l'élaboration...
Donc, quand Taillefer-Lafon fait du cidre, c'est en méthode traditionnelle et quand Taillefer-Lafon fait du vin, c'est en méthode champenoise !
Je comprends d'autant moins cette obstination d'abus que les propriétaires du domaine s'enorgueillissent d'être les premiers au Québec à pouvoir afficher le terme Château en se comparant aux grandes exploitations européennes. 
Quitte à flirter avec les références viniques et à viser les sommets de la respectabilité, pourquoi ne pas le faire sans cynisme ?. 
Deux poids, deux mesures...

La notion de terroir commençant aussi par la notion de respect des appellations et de leurs règlements, le Québec viticole sera internationalement crédible le jour où tous ses représentants s'entendront de façon démocratique au sujet d'une éthique de travail et d'image à tenir. 
En 2018, le Québec viticole n'est donc toujours pas crédible, même si de plus en plus de produits sont bons, comme le mousseux blanc du Château Taillefer-Lafon.

Commentaire de la cuvée Brut (blanc) :

Comme la plupart des mousseux du Québec, ce sont des arômes de pommes brunes (vidal) qui dominent nettement ceux de musc, de lavande aussi, après un certain temps dans le verre (vandal-cliche). 
L'effervescence est réussie, les bulles sont menues et perdurantes, elles construisent une agréable chair qui tourne en bouche; la sensation est agréable. 
Si l'attaque apparaît quelque peu sucrée, une légère amertume vient contrer celle-ci en cours de dégustation et la finale se montre fraîche, sans lourdeur. 
Le dosage semble avoir été baissé comparativement aux précédentes cuvées testées. Si tel est le cas, il est réussi. 
Ce Brut ne présente par contre aucune saveur du temps sur lattes, aucune note biscuitée ou beurrée; la complexité aromatique est absente, elle cède la place aux notes fruitées des vins blancs qu'on boit jeune, sitôt leur commercialisation. 

C'est donc un bon mousseux dans une gamme de prix intéressante sur le marché des bulles locales.Taillefer-Lafon Brut Blanc

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28 juin 2018 par Monsieur Bulles
Facchin Extra Dry et Brut La SAQ propose 2 proseccos de la maison Facchin, une occasion de comparer un Brut et un Extra-Dry du même millésime et de la même maison. Cette dernière offre d'ailleurs des vins tranquilles et effervescents qui se démarquent nettement des autres vins de la même appellation : plus de tenue, plus de netteté, bref, plus d'authenticité. Dégusté à l'aveugle parmi une cinquantaine de proseccos, le Brut est sorti premier !
Commentaire du Brut de Facchin (étiquette noire) :

Discret au premier nez, on distingue quelques notes de salade de fruits blancs, plus expressives dès que le vin est en bouche. 
La catégorie Brut se distingue ici grâce au caractère délicatement amer qui rappellerait la peau d'amandes, comme celui qu'on peut également percevoir dans certains mousseux issus de seconde fermentation en bouteille. 
Ce vin pourrait presque passer pour un crémant à l'effervescence atténuée; les perles créées par celle-ci sont particulièrement menues, elle perdurent dans une longue finale fraîche et citronnée. 
Un prosecco qui allie personnalité et élégance et qui, surtout, a ce petit plus qui le fait sortir du classicisme souvent monotone de l'appellation.
 
Commentaire du Extra-Dry de Facchin (étiquette ivoire) :

À peine 4 grammes de sucre de différence avec la cuvée Brut et pourtant, il se fait remarquer dans la nuance, la douceur... Au point de se demander pourquoi le producteur n'a pas insisté davantage sur le dosage pour obtenir une cuvée vraiment différente. 
Mais, c'est bien là qu'est la précision : dans la subtilité.

En effet, on reproche souvent au prosecco d'être un vin effervescent trop marqué par le sucre au risque d'être rapidement indigeste, d'autant plus que la catégorie Extra-Dry (12 g à 17 g de sucre) est la plus importante sur l'appellation. Un bref rappel des catégories est ici présenté.

Il faut donc savoir proposer de la variété parmi les catégories de proseccos, sans tomber dans l'excès. La famille Facchin le sait et le fait.
Cet Extra-Dry propose en fait les mêmes saveurs que le brut, sans que le fruité jaune ne soit surdosé, car c'est plutôt dans la rondeur de l'effervescence et de son comportement que la différence est palpable. 
Les bulles sont aussi menues, toutefois, elles s'accrochent davantage pour nous laisser sur une finale savoureuse qu'une fine acidité vient soutenir. Un prosecco extra-dry précis et soigné.

*Cette réflexion n'engage que mes papilles.
Brut à 19,45 $ en SAQ, Code : 13570993 / Extra-Dry à 19,20 $ en SAQ, Code : 13570977

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15 juin 2018 par Monsieur Bulles
Santa Margherita Le pinot gris de ce domaine vénitien est un incontournable au Québec depuis des lustres. Toutefois, il élabore aussi des bulles depuis une cinquantaine d'années, d'abord en Vino Spumante, puis sous l'appellation Prosecco DOC, désormais sous l'appellation Valdobbiadene DOCG. Je vous le présente ici, très simplement, comme son prix ! !




Commentaire du Santa Margherita Valdobbiadene Prosecco Superiore DOCG - Italie :


Léger, suave, délicatement parfumé (meringue, amandes, agrumes), les bulles caressent les papilles et forment la sensation crémeuse attendue. 
La fine amertume propre au glera - le cépage de l'appellation - enveloppe un beau volume qui se forme progessivement en bouche. 
Rien de complexe, rien de trop sucré, la finale est courte et fraîche, plus fruitée qu'incisive, donc réussie !
Rien à redire non plus pour le prix. 
Des bulles efficaces à souhait !
Étiquette Santa Margherita
Code SAQ 12509154 / 18,70 $

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14 juin 2018 par Monsieur Bulles
Ciao ! Sangria d'Italie On s'entend, il n'y a rien de meilleur qu'une sangria maison avec les alcools et les fruits qu'on désire y mettre... Mais il peut être pratique d'avoir une base de vin effervescent en dose individuelle. Voici donc un verre à 2,60 $ de merlot et de sangiovese assez sucré, mais peu chargé en alcool, que vous compléterez à votre façon. Légère vinosité et fruité rouge sont au rendez-vous, c'est l'essentiel. Le genre de canettes à avoir à sa disposition dans le frigo, surtout quand les ados de la maison (de 18 ans et +, bien sûr) débarquent en gang...

10,40 $ le lot / Ciao Sangria / 4 X 200 ml / Code SAQ : 13586397

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13 juin 2018 par Monsieur Bulles
La Marchesine Rosé 2013 Le Marchesine est un jeune domaine et pourtant, il est plus âgé que l'appellation qu'il représente. Créé par Giovanni Biatta en 1985, il faudra attendre 1995 pour que les effervescents de la maison se présentent sous l'étiquette Franciacorta. La cinquantaine d'hectares permet aujourd'hui de proposer une vaste gamme de vins tranquilles et effervescents. La SAQ offre enfin les bulles de Le Marchesine, une occasion de découvrir un rosé original de Lombardie.


Commentaire du Franciacorta Rosé Brut 2013 Le Marchesine :


Le premier nez est discret et malgré une aération agitée, le vin ne s'offre pas facilement. On décèle quelques notes florales de rose, puis un accent fumé qui déconcerte.
Par contre, dès l'attaque en bouche, on est surpris par autant d'expression de pinot noir. Le fruité rappelle les agrumes très mûrs, les notes d'eau-de-vie de cerise, de pamplemousse confit, puis de poivre rose en finale sont très nets et précis.

L'effervescence est crémeuse, les bulles se comportent donc comme des perles qui s'accrochent aux papilles.
C'est un rosé de Franciacorta plus original, plus déroutant aussi que les rosés de la même appellation; je le préconise en repas ou en apéritif, à condition que ce dernier soit accompagné de canapés consistants.Contre Étiquette La Marchesine
Code SAQ : 13593301 / 38,75 $

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