13 déc. 2018 par Monsieur Bulles
En dégustation... Crédit photo Pierre Tison Qui dit champagne, dit grande maison ou marque; avec le marketing qui va autour. C'est d'ailleurs ce marketing qui fait augmenter la facture. Le champagne sera bon, certes. Toutefois, on payera pour l'étiquette, la silhouette du flacon ou la renommée médiatisée qui impressionnera les invités. L'univers du champagne, bien plus que n'importe quel autre vin, est ainsi construit : on nous vend un art de vivre à travers l'art de boire des bulles. Et c'est tant mieux, car après tout, la vie serait bien triste... Ne pensez pas pourtant que toutes les marques sont forcément onéreuses. Certaines le sont moins que d'autres et la qualité peut être au rendez-vous. Pour moins de 50 $ la bouteille, suivez le guide!
LES BLANCS:

Émile Leclère - Réserve Brut - 38,50 $
15/20

Très pinot meunier dans les arômes, c'est à dire orienté vers la pomme jaune, le raisin blanc très mûr et toujours cette petite touche épicée qui rappelle les biscuits Belges Speculoos, ce champagne séduit par son tarif - le plus bas en SAQ -  et son dosage sensible en finale de dégustation qui soutient le fruité général sans le gommer. L'effervescence de la Marne on ne peut plus accessible !

GH MARTEL - Victoire - Brut - 39 $
15/20

Nom de cuvée ou marque déposée selon les marchés, ce vin très attrayant par son prix offre quelques accents biscuités traditionnels au sein d'une effervescence aérienne et persistante. Peu complexe mais bien construit, il démocratise l'apéritif au champagne. Son entrée sur le marché du Québec a été un succès.

TRIBAUT SCHLOESSER - Blanc de Chardonnay - Brut - 39,75 $ 
16/20 

Vif et expressif, minéral, orienté sur les fruits blancs acidulés tels que la pomme, la poire ou le citron, puis sur la pâte feuilletée, ce champagne se fait charnel grâce à son effervescence tournoyante et riche, bien conduite, même si l'onctuosité finale apparaît fuyante et met en exergue un caractère pointu. Idéalement, laissez ce vin s'aérer dans le verre ; il développera son caractère pâtissier pour mieux vous séduire. 
L'apéritif au champagne ou l'accord attrayant avec des huîtres assez iodées ou un carpaccio de pétoncles dont le citron « goûtellé » sera le bienvenu pour mieux arrondir les bulles marnaises. 

MONTAUDON - Brut - 41,25 $
15/20

Une cuvée polyvalente pour les amateurs de champagne plus vineux que tendu, servie néanmoins à l'attaque par une minéralité crayeuse. Le dosage sensible suscite des accents mielleux, voire épicés, appuyés par une effervescence veloutée. Bien construit, sans complexe, ce champagne transporte en finale un léger rancio lui conférant un certain charme. 

LOUIS NOUVELOT - Cuvée Saphir - Brut - 41,75 $
15/20

L'acidité des agrumes domine le fruité jaune quelque peu biscuité. Les bulles virevoltent en bouche dans une texture plus aérienne que riche, malgré un dosage sensible en finale de dégustation. À ce prix, on ne peut pas avoir davantage de complexité; c'est un champagne qui joue la carte de la fraîcheur et de la simplicité,  assez vif pour supporter le jus de citron sur les canapés de saumon de fin d'année. 

G. GRUET & Fils - Blanc de Blancs - Brut - 41,75 $
15/20 

Du chardonnay qui charme sous l'effet d'une patine pâtissière estompant quelque peu la minéralité sans pour autant perdre de sa fraîcheur grâce à quelques notes de tilleul-menthe en finale de dégustation. Un champagne séducteur, accessible et savoureux. 

CHANOINE - Grande Réserve - Brut - 42,75 $
15/20

Structuré et ferme, très « champagne » dans le style olfactif et gustatif grâce à un crescendo aromatique typé, mais discret (foin, fenouil, agrumes, poivre blanc, nougatine, brioche), ce vin présente une effervescence travaillée, à la fois vaporeuse et savoureuse, qui perdure le temps nécessaire d'un apéritif gourmand où les canapés lui tiendront tête. 

GARDET - Premier Cru - Brut - 44 $
15/20

Voici un blanc de noirs composé de deux tiers de pinot noir et d'un tiers de pinot meunier qui promet une grande fraîcheur de fruit au nez comme en bouche. Le crescendo aromatique va de la pomme bien mûre à la mandarine en passant par quelques accents de réglisse, faisant place, après quelques minutes d'aération dans le verre, à des notes légères de toasts blonds. Les bulles de calibre moyen assurent une effervescence tournoyante et s'avèrent juste assez perdurantes pour un apéritif gourmand. Un champagne au contour classique, plus élégant qu'étoffé, qui, pour avoir fait le test, gagne en expression pour peu qu'on le laisse en cave trois ou quatre années, et ce, bien que ce ne soit pas un millésimé.

AR. LENOBLE - Intense - Brut - 44,75 $
16/20

Une cuvée bien nommée, car en effet, l'intensité est nette ! Je parlerais même d'énergie puisqu'à travers les trois cépages classiques assemblés, tout apparaît blanc et fougueux, sans rien d'agressif : anis, poires, pommes et agrumes s'échelonnent au sein d'une effervescence frémissante et longue en bouche où transparaîtrait presque en finale, si on laisse son verre respirer quelques minutes, des accents d'acacia, peut-être issus de vins de réserve ayant séjourné en futaille. 
En un mot : délicieux. Ce champagne est le dernier arrivé au Québec, précipitez vous, c'est une pépite créée par une petite maison qui monte, qui monte, qui monte...

BEAUMONT DES CRAYÈRES - Brut Réserve - 46 $
15/20

Peu complexe, bien qu'équilibrée de l'attaque à la finale, le bouquet de cette cuvée rappelle d'abord les pommes jaunes bien mûres, puis la pâte à tarte après quelques minutes dans le verre. L'effervescence a été bien conduite, l'impression en bouche est veloutée et longue. Un champagne abordable et toujours fiable.

SOURDET-DIOT - Cuvée de Réserve - Brut - 46 $
15/20

Vineux, plein et parfumé, ce champagne où le pinot meunier domine, offre des accents beurrés, soutenus par un dosage sensible qui accentue une chair consistante, due aussi à une effervescence riche et bien conduite. Efficace lors des apéritifs gourmands. 

VADIN PLATEAU - Renaissance - Premier cru - Extra-Brut - 46,75 $
16/20

Du pinot meunier à l'état brut si je puis dire, ici à peine dosé, donc extra-brut !! À la fois fougueux et plein dans le comportement, salin et parfumé dans les arômes, ce champagne où la pureté conduit toute la dégustation plaît ou déplaît à la première gorgée. Il est en tous cas à découvrir lorsqu'on est mordu des bulles de la Marne. À l'apéritif ou sur un fromage de chèvre crayeux, il fera parler vos invités !

BERNARD RÉMY - Carte Blanche - Brut - 46,75 $
15/20

Ce pourrait être une carte blanche "de Noirs" car les pinots sont insistants et s'expriment au travers d'un fruité de petites baies rouges, voire de noyaux de fruits, après quelques notes de tisanes au premier nez. Plus original que d'autres champagnes au même tarif grâce à cette vinosité, il saura facilement passer à table sur une entrée feuilletée. Un champagne riche et parfumé au profil populaire.

PAUL GOERG - Blanc de Blancs - Brut - 46,75 $
15/20

Tout est discret, les arômes de fenouil, de tarte au sucre et de brioche, de même que le comportement du vin en bouche, à la fois léger et tapissant. Les bulles, fines et liées, forment une texture ronde, et pourtant, le comportement du vin reste droit, frais, légèrement fuyant en finale de dégustation. Un bon champagne d'apéritif où la fraicheur l'emporte sur la complexité.

LOUIS NICAISE - Premier Crut - Brut Millésimé 2010 - 46,75 $
16/20

L'effet millésime, c'est à dire du temps passé sur lattes, comparativement au BSA (brut sans année) de la sélection, a son importance ici : les arômes sont ouverts et pâtissiers, même si l'élégance l'emporte sur l'expression appuyée. Je m'attendais donc à davantage de complexité et c'est plutôt la jeunesse du vin qui s'exprime encore : les notes pâtissières sont plus fruitées que beurrées. Ce vin a un bel avenir dans votre cave si vous êtes patient. La texture est dans tous les cas savoureuse aujourd'hui, découvrez-la avec une entrée chaude de vol-au-vent par exemple, ou en sortie de repas avec un fromage à point. 
À ce prix, ce champagne est une aubaine.

DRIANT-VALENTIN - Brut Premier Cru - 47 $
15/20

Le nez est légèrement axé sur des notes de torréfaction à l'aération, toutefois le fruité jaune confit domine et rappelle certaines pâtisseries feuilletées à base de fruits à noyau. L'effervescence est soignée, quoiqu'aérienne plutôt que dense, c'est donc elle qui apporte la fraîcheur nécessaire à l'ensemble. Le dosage est désiré - sans doute autour de 10 grammes - il confirme le caractère gourmand, impeccable pour séduire vos hôtes à table avec un poisson à chair grasse qu'une crème à l'estragon pourra accompagner.

MARIE-HANZE - Alliance Brut - 47,75 $
15/20

Une cuvée au parfum de pomme Granny Smith qu'on laissera s'aérer quelques minutes pour l'amener à se faire plus traditionnel dans les parfums, c'est-à-dire plus floral, puis plus brioché. 
L'effervescence abonde avec des bulles de calibre moyen et endurantes qui procurent le plaisir simple d'un champagne à découvrir à l'apéritif. 

LALLIER - Grande Réserve - Grand Cru - Brut - 48 $
16/20

Nez d'abord anisé, un peu citrique, puis axé sur les fruits rouges et légèrement brioché à l'aération, voilà un champagne à l'effervescence un peu fugace, toutefois riche et crémeuse grâce à des bulles menues et nouées. La fraîcheur est apportée par une acidité qui rappelle celle des petits fruits rouges, décelés à l'analyse olfactive, tandis qu'une petite pointe amère en finale nous offre un caractère mordant. Un bon champagne, particulièrement abordable pour un Grand Cru. 
  
NICOLAS FEUILLATTE - Brut - Réserve - 48,50 $
15/20

Frais, printanier au nez (fleurs, fraises, abricots), gourmand et pâtissier en bouche (pain au lait), la finesse des bulles apporte une distinction au comportement de ce champagne, peu sophistiqué mais droit, sans défaut et sans complexe : le champagne polyvalent par excellence. 
Le contenu de la même bouteille dégusté quatre jours tard, légèrement décarboxilé, se montrait porté sur les fruits secs (abricot et raisin) ; les bulles étaient logiquement effacées, mais le charme n'en agissait pas moins, la texture se faisant suave, et les parfums, plus profonds. Tentez l'expérience (comme avec d'autres champagnes d'ailleurs) ! 

JACQUART - Mosaïque - Brut - 49 $
15/20

Habituellement porté sur la minéralité et axé sur des arômes d'agrumes, le champagne BSA de Jacquart apparaît désormais plus beurré, pâtissier et charmeur. C'est un vin droit, net et très agréable au dosage aussi perceptible que populaire, tout indiqué pour des cocktails gourmands. 

HENRI BILLIOT - Brut - 49,25 $
15/20

Un champagne particulièrement fruité, intense au nez comme en bouche, qui entremêle des arômes de fruits à noyaux (cerises, prunes, abricots). Malgré des bulles au calibre moyen, l'effervescence est riche et la texture, compacte et imprégnante, ce qu'elle doit non pas à la liqueur savamment dosée, mais bien au pinot noir local - qui domine l'assemblage - ainsi qu'aux vins de réserve qui offrent puissance et matière. Un vin généreux digne d'une belle entrée. 

NICOLAS MAILLART - Platine - Brut - 49,50 $
15/20
Le commentaire est ici
  
HENRI ABÉLÉ - Brut - 49,75 $
16/20

Nez expressif et biscuité, où pointe un léger rancio de maturité très charmeur. Attaque tendre, un peu dosée, et bulles de calibre moyen, toutefois abondantes et nouées, créant une savoureuse effervescence. Plus complexe et travaillée qu'il y a quelques année, cette cuvée est d'une grande transparence au niveau aromatique (fruits jaunes, toasts blonds, sablé breton). Plutôt méconnu du grand public, Henri Abélé signe ici un champagne de marque à l'architecture solide qui figure parmi les meilleurs en SAQ, surtout à ce prix ! 

BARON-FUENTÉ - Esprit - Brut - 49,75 $
15/20

Un vin expressif dont les arômes sont blonds au nez comme en bouche (fleurs, agrumes, malt, pain au lait, toast). Son effervescence est soignée, les bulles étant de calibre moyen dans un comportement noué qui procure une texture satinée. Après quelques minutes dans le verre, le vin dévoile sa complexité et ses parfums se font plus profonds, dévoilant de jolies notes de rancio (noix, zestes confits) caressantes et longues en bouche. Un très bon champagne qu'on pourra découvrir à table sur un poisson grillé. 

VINCENT COUCHE - Millésime 2007 - Brut - 50,25 $
16/20

Plus boulanger que pâtissier dans les arômes, plus confit qu'acidulé également au niveau du fruité jaune qu'il dégage, ce champagne est le seul millésimé en SAQ à ce tarif ! Une grande fraîcheur se dégage, mêlée à la profondeur de son âge, ce qui offre un ensemble aujourd'hui mature, prêt à boire. L'apéritif peut être gourmand avec quelques gougères et si vous le présentez à table, tentez une escalope de veau panée.

DRAPPIER - Carte d'or - Brut - 50,50 $
16/20
   
Costaud, structuré, mûr et d'une pureté de fruits rouges exemplaire, ce champagne est très éclatant au nez et procure des sensations similaires en bouche. Chaleureux et satiné, épicé même, il s'affirme dans sa chair vineuse et enveloppante grâce à un dosage quelque peu sensible (sans doute autour de 9 g/l), mais équilibré grâce à la fraîcheur finale. Une cuvée incroyablement abordable pour autant de qualité et d'authenticité. Un must dans votre cave.

BOURDAIRE-GALLOIS - Brut - 50,50 $
16/20
Le commentaire est ici

LES ROSÉS :

GH MARTEL - Victoire - Rosé Brut - 45,75 $

15/20 

Sur les fleurs (rose, pivoine) et le fruité rouge soutenu (griottes, framboises) qui accompagnent une effervescence onctueuse, ce champagne joue davantage la carte de la fraîcheur que du rancio d'évolution, et ce, même si sa couleur est ambrée. De fines notes de noyaux de cerises pointent en finale de dégustation. On passe à table, et s'il y a du faisan aux raisins de Corinthe au menu, ça tombe on ne peut mieux. 

LOUIS NICAISE - Brut Rosé - 46,50 $
15/20

Le pinot noir domine l'assemblage, c'est peut-être lui qui apporte la touche aromatique originale de grenade, tant dans les saveurs que dans l'acidité qui enveloppe une texture dense, bien construite. Bel équilibre donc entre la structure et la fraîcheur pour ce champagne rosé qui comblera vos invités à l'apéritif avec quelques dés de cheddar fort.


TRIBAUT SCHLOESSER - Brut Rosé - 49,25 $
15/20

Nez discret de groseilles et de pamplemousses roses dont on retrouve les saveurs en bouche dans une effervescence plus aérienne que nourrissante, même si le dosage apparaît appuyé en finale. Aucun rancio, donc peu complexe, davantage axé vers l'apéritif. Un rosé qui apparaît nécessaire commercialement parlant, mais qui ne se distingue pas dans la gamme de la maison. Classique et abordable.

CHANOINE - Brut Rosé - 49,25 $
15/20

Toujours expressif et charmeur au nez grâce à des notes de fruits confits (écorces d'oranges), d'abricot et de nougat, ce champagne aux bulles légères, quoique persistantes, s'exprime par sa puissance et son dosage sensible. Tapissant donc, et un peu abrupt en finale, il fera très bon ménage avec une entrée chaude à base de crevettes.

LALLIER - Grande Réserve - Rosé Brut - 49,75 $
16/20

Très subtilement toasté avec quelques notes de mandarines confites à l'aération, ce champagne rosé charme au nez et confirme son jeu de séduction en bouche grâce à une belle enveloppe croquante qui entoure une effervescence à la fois fougueuse et compacte.
Tantôt sur des arômes discrets de fruits rouges, tantôt sur ceux d'agrumes confits, il offre une texture crémeuse qui soutiendra facilement un met de belle ampleur. Dans cette gamme de prix de champagnes rosés, il est sur le podium !
On passe à table donc ? Gâtez-vous en le dégustant avec du homard.

DUVAL-LEROY - Rosé - Brut - 50 $
16/20

Expressif au premier nez, on perçoit dans ce rosé des notes très franches de zestes d'oranges, puis de grains de café. Ce champagne se veut également démonstratif en bouche, dès l'attaque, avec un fruité rouge très mûr qui précède un caractère subtilement amer, autour d'un fin rancio d'évolution. Nous avons là un rosé qui a de la mâche, qui a du goût ; il ne s'agit pas d'un blanc coloré, mais bien d'un vin à la vinosité marquée qui conserve néanmoins l'élégance d'un champagne. Une très agréable surprise qui peut facilement accompagner une volaille à table.

Alignement de bouteilles de champagnes
Tous ces champagnes sont présentés dans le livre "Champagnes, guide et révélations" paru chez Isabelle Quentin Éditeur

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7 déc. 2018 par Monsieur Bulles
Orpale 2002 Peu médiatisée, cette marque appartient à la cave coopérative Union Champagne, laquelle regroupe 13 coopératives (1250 hectares) qui offrent aussi leurs vins et leurs services à d'autres marques en Champagne. De Saint Gall présente des cuvées aussi abordables que remarquables. Située dans la Côte des Blancs, elle privilégie le chardonnay dans l'élaboration des vins de sa gamme. Absente du Québec depuis 2010, j'ai insisté auprès de certaines agences au Québec pour la voir revenir... C'est avec sa cuvée de prestige millésimée Orpale que j'ai été considéré.
Dans un article récent où je défendais la cause, souvent négligée, des coopératives, j'ai mentionné le millésime 1996 de la maison De Saint Gall qui s'était distingué dans une dégustation comparative de prestige.
Je pense sincèrement que si je glissais le millésime 2002 de la cuvée Orpale dans le même genre de banc d'essai, l'effet serait identique.

Commentaire de la cuvée Orpale 2002 de De Saint Gall :

Le nez est particulièrement expressif, il rappelle un macaron au café, puis une galette des rois où la frangipane abonderait... 
En bouche, le vin est torréfié dans le bon sens du terme : pas de notes brulées, seulement le souvenir d'arômes de café au lait, voire de yaourt au café.  
Les bulles sont menues et toujours nerveuses, la texture est dense, on est en présence d'un très grand champagne qui rappelle certains vins blancs de Beaune d'une quinzaine d'années.
La finale aromatique qui offre des notes de tiramisu avec une pointe d'amertume de zestes d'oranges concrétise le jeu de séduction. En apéritif pour ouvrir une soirée particulière ou à table avec un met aussi somptueux, ce vin marquera la mémoire de vos invités.
Il est, jusqu'à cette semaine, le meilleur champagne disponible en SAQ que j'ai dégusté en 2018. Une bouteille de luxe... abordable.
Étiquette Orpale 2001
En vente en ligne au Québec : cliquez sur le lien ci-dessous. / Code SAQ : 10839686 / 145,75 $

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5 déc. 2018 par Monsieur Bulles
GR De Telmont Depuis quinze ans, Bertrand Lhopital préside cette maison familiale qui s'est construite à Damery en 1912. Peu connue du grand public en raison de l'absence des cuvées sur les marchés de grande distribution, la marque J. De Telmont se classe pourtant parmi les 20 premières maisons de Champagne. Disposant de 30 hectares de vignes en propriété, elle est très appréciée des connaisseurs qui achètent en vente directe, la gamme est toujours de très belle qualité grâce au savoir-faire de l'oenologue Sylvie Collas.

Lieu :  1, avenue de Champagne   BP 17   51480 Damery 
Téléphone : 03 26 58 40 33

Commentaire de dégustation de la cuvée Grande Réserve Brut :

Les 3 cépages classiques de la Champagne composent ce champagne à la vinosité bien établie : un caractère malté au niveau aromatique parcourt toute la dégustation.
Les bulles complètent la typicité très champenoise de l'ensemble, elles abondent et dansent en bouche, tout en apportant la fraîcheur attendue qui s'illustre en finale par une pointe d'agrumes confits.
C'est un champagne de belle tenue, garant de plaisir et de saveurs biscuitées qui pourra facilement passer à table avec une volaille brune de votre composition. 
Quant à l'apéritif, il sera de grande classe si on présente cette Grande Réserve avec les traditionnels canapés de foie gras.

Commentaire de dégustation de la cuvée Brut Nature - LD - Blanc de Blancs : 

LD pour léger dosage d'un champagne qui fleure bon l'argile mouillée, les céréales du matin et le malt, des accents originaux qu'on retrouve toujours dans les vins de cette maison. 
Le fruité en bouche est jaune, il rappelle les ananas, la minéralité est discrète, finalement gommée par une onctueuse effervescence. 
Un chardonnay aussi savoureux qu'original qu'on pourra essayer, à table, avec des ris de veau grillés. 

Commentaire de dégustation de la cuvée Grand Rosé - Brut :
 
Axé d'abord sur des notes de fruits secs (amandes, abricots), il présente ensuite des arômes d'agrumes très mûrs (pamplemousse rose, orange sanguine) qu'on retrouve en bouche, au coeur d'une effervescence plutôt légère et vaporeuse, mais fine, heureusement soutenue en finale par une certaine mâche, une vinosité où pointent de légères notes de kirsch très agréables quand on aime les rosés de caractère. À découvrir absolument.Rosé et LD
79 $ pour la Grande Réserve et le Grand Rosé Brut, 89 $ pour le Léger Dosage en importation privée au Québec auprès de l'agence Vinipassion Importations Inc / 514 830 2333

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30 nov. 2018 par Monsieur Bulles
bouchon stoppeur Je suis sûr que cela vous est déjà arrivé : prendre un verre de champagne* de la bouteille ouverte la veille, qu'on n'avait pas finie, et le trouver meilleur ! En fait de meilleur, on le trouve moins agressif, moins fougueux et surtout, plus aromatique, plus savoureux. Est-ce bien normal ?





Meilleur, je ne sais pas. 
Car c'est une question de goût.
Plus enjôleur par contre, certainement...

Les expériences en laboratoire démontrent que les vins mousseux, issus de la méthode traditionnelle, présentent une surpression de gaz de 4,2 à 5,5 atmosphères au moment de l'ouverture de la bouteille. 

Si j'exclus les cuvées particulières, de prestige ou anciennes, la plupart des champagnes*, versés et dégustés dans les minutes qui suivent leur ouverture, présentent une effervescence fougueuse, voire grossière, qui pourra être perçue comme désagréable. 
De plus, les arômes qui accompagnent ce caractère tonique des bulles sont souvent associés à l'acidité de fruits et à une fraîcheur agressive qui déroutent le consommateur.

En fait, champagnes et mousseux qui ont fait moins de 20 mois sur lattes présentent souvent ce comportement et ces arômes adolescents.

L'autolyse seule, est l'étape qui construit un comportement raisonnable de l'effervescence, entremêlant une complexité aromatique typique (voir le lien sur l'autolyse).

Donc en laissant votre bouteille pendant 24 h au frais, après en avoir soutiré seulement deux verres (il faut idéalement qu'il y ait davantage de vin que d'oxygène  à l'intérieur du flacon), puis en la bouchant avec ce qu'on appelle un bouchon stoppeur, vous dégusterez logiquement, le lendemain, des bulles plus menues, au comportement plus sage qui accompagnent des arômes plus expressifs, plus faciles à reconnaître, avec parfois une sensation beurrée ou toastée (notes oxydatives).

Moins vif, plus pondéré, votre champagne* aura gagné en sagesse, une sagesse qu'on découvre dans les vins effervescents dont ont a étalé les étapes de création.
Les cuvées rares ou de prestige en sont issues, tandis que les cuvées d'entrée de gamme qui forment 85 % de la production, naissent plus rapidement. 

Les laisser ainsi respirer avec cette astuce de 24 h offre parfois d'agréables surprises.
Attention toutefois, je n'écris pas que votre champagne* sera meilleur - puisqu'il s'agit d'une question de goût - mais il sera plus engageant...4 types de bouchons stoppeurs
*Champagne est ici employé à titre générique. Le sujet de l'article intègre tous les autres vins effervescents.

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29 nov. 2018 par Monsieur Bulles
Bourdaire-Gallois - Brut Presque 5 hectares plantés où domine le pinot meunier sur une surface totale de 8 hectares exploitée depuis les années 1950, décennie où le grand-père de David Bourdaire fonda avec des collègues vignerons la coopérative de Pouillon. 40 ans plus tard, après avoir suivi un BTS en viticulture et oenologie au lycée viticole de la Champagne à Avize, son petit-fis monte l'entreprise Bourdaire-Gallois en louant quelques vignes sur d'autres communes qui intègrent celles du patrimoine familial. Véritable passionné de sa terre du Massif de St Thierry, David Bourdaire sépare toutes ses récoltes en fonction des cépages, des crus et des porte-greffes. La SAQ vient de réapprovisionner ses tablettes; une preuve que ce champagne plaît aux Québécois !
Lieu : 28, rue Haute 51220 Pouillon     
Téléphone : 03 26 03 02 42   


Commentaire de la cuvée Tradition - Brut :
    
Un pinot meunier beaucoup plus expressif en bouche qu'au nez qui rappelle les flaveurs de poires confites et de tartelettes aux abricots, juste après quelques notes de levures. 
De catégorie Brut, il n'est pourtant pas dosé (1gr naturel); les saveurs en bouche démontrent la belle maîtrise de la vinification : la texture est veloutée, voire grasse, les bulles sont nouées, l'ensemble se montre davantage sur des accents fruités que toastés, tout est frais et croquant.
Et la petite touche saline qui titille les papilles en finale de dégustation ne saura que mieux accompagner quelques huîtres, un carpaccio de pétoncles au citron ou plus simplement, quelques chips (même au vinaigre !!).
David Bourdaire-Gallois
50,25 $ en SAQ - 16/20 selon le barème du Guide Revel

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15 nov. 2018 par Monsieur Bulles
Forget-Brimont Rosé Brut Le grand-père de Michel Forget, qui représente aujourd'hui la sixième génération de cette famille vigneronne, décida dans les années 1920 de garder son raisin pour élaborer ses propres champagnes, au lieu de le vendre aux grandes maisons. Une décision heureuse puisque près d'un siècle plus tard, les 18 hectares de vignes situés sur la Montagne de Reims, permettent d'offrir une gamme complète de champagnes, dont cette cuvée Rosé Brut qui est devenue la plus populaire dans la belle province... Une question de tarif, pensez-vous ? Plutôt une question de saveurs puisqu'il y a une vingtaine de champagnes moins dispendieux à la SAQ. Alors, gâtez-vous au moins une fois pour le 31. Achetez du champagne ! Achetez du Forget.
Lieu : 11, route de Louvois 51500 Craon de Ludes 
Téléphone : 03 26 61 11 58   

Commentaire de la cuvée Brut Rosé Premier Cru: 

Les trois cépages classiques de la Champagne sont ici assemblés, le pinot noir et le pinot meunier dominant le chardonnay. 

Expressif au nez, on décèle la vinosité qui transporte des arômes de mandarines, de mûres et de noyaux de cerises. Le fruité est frais, davantage marqué par les caractéristiques des raisins, plutôt que celles du vin de réserve, même si une petite pointe fumée se laisse saisir après quelques minutes dans le verre. 

L'effervescence est vive, les bulles se détachent rapidement, forment un volume aérien en bouche. Ce vin, à la fois tendre et pointu, est impeccable à l'apéritif avec des canapés variés ou à minuit sonnant, ce 31 décembre, lorsque vous ferez sauter le bouchon en présentant quelques macarons multicolores. 

Un champagne démonstratif et accessible... comme les Québécois qui en ont fait leur rosé préféré de la Marne !
Goulot Forget Brimont
16/20 dans le Guide Revel / 54,50 $

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2 nov. 2018 par Monsieur Bulles
Bollinger 2007 L'année 2007 en Champagne a été complexe, c'est-à-dire que chaque saison s'est comportée de façon inattendue pour la viticulture : l'hiver fut doux, entraînant le démarrage précoce de la végétation. Avril fut confortable et chaud. Mai fut délicat au point de ralentir la floraison selon l'exposition des parcelles. Juin et juillet furent doux et classiques, mais août pluvieux et froid, freina la maturation des raisins. Le soleil s'extirpa à la fin du mois, toutefois accompagné d'un vent froid et sec. Bref, la récolte dut être précoce - parmi les plus précoces en 100 ans en Champagne ! -, mais saine et de bonne qualité. 10 ans plus tard, cette Grande Année 2007 résume par ses saveurs et son comportement ce cycle végétatif marginal !
Commentaire de La Grande Année 2007 de Bollinger :

Les notes d'amandes fraîches sont assez nettes au nez, elles dominent celles de fruits jaunes, tantôt confits (citron), tantôt exotiques (mangue). 
On s'attend à déguster alors un vin davantage axé sur le fruit que sur le terroir, pourtant le caractère crayeux se laisse capter en bouche. 
Il enveloppe une texture riche, conduite par des perles bien nouées qui confirment la signature de la maison. Les amers sont également présents, ils apportent la tenue à un ensemble encore jeune, quoique plus adolescent que minot : maladroit dans le comportement, mais assurément plein d'avenir.
Il a 11 ans; c'est selon moi, sa première phase de dormance. Il en subira d'autres, toutefois moins que d'autres millésimes plus endurants. 
C'est donc une bonne nouvelle pour les impatients, car si vous aimez le style Bollinger, ce 2007 vous accueille aujourd'hui avec la même générosité qu'habituellement...

La maison Bollinger ouvrira les dégustations de Montréal Passion Vin 2017 au mois de novembre prochain.

Bollinger caisse
Code SAQ : 00145169 / 171,75 $ / 18/20 selon le barème du guide Revel

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19 oct. 2018 par Monsieur Bulles
Brut Réserve - Charles Heidsieck Trop longtemps occultée par la grande soeur Piper, la maison Charles Heidsieck renaît... La vie de Charles Heidsieck fut si pittoresque qu'elle fut portée au cinéma, incarnée par Hugh Grant ! Issu d'une famille allemande installée en Champagne depuis plusieurs décennies, il fonde sa maison en 1851 avec son beau-frère Ernest Henriot. Élégant, éduqué et ambitieux, il a su conquérir le marché de la jeune Amérique d'alors, puis celui de l'Europe de l'Est. Aujourd'hui propriété du groupe EPI, l'élaboration des vins a été confiée au chef de cave Cyril Brun en 2015 qui perpétue un style unique, illustré par des vins intenses et profonds.
Les amateurs d'histoire en sauront plus en cliquant sur ce lien.

12, allée du Vignoble  51100 Reims 
03 26 84 43 00 

Commentaire de la Cuvée Brut Réserve 

Délicatement parfumé au premier nez, le crescendo aromatique se montre plus appuyé après quelques minutes dans le verre; on perçoit d'abord des biscuits sablés, des pêches chaudes, puis l'ananas grillé et enfin des toasts blonds. 
Plus grillé, presque épicé, il se montre plein, gras, pénétrant en bouche grâce à une effervescence crémeuse et longue. On y retrouve les saveurs initiales qui s'agitent sur les papilles, qui donnent envie d'en reprendre.
C'est un champagne expressif et charpenté, un champagne de gourmand à la vinosité marquée qui peut s'apprécier facilement à table sur un plat où les champignons poêlés seront les bienvenus. 
Une cuvée qui entre parmi les meilleurs « Brut Sans Année » des grandes maisons.  crayère
67,50 $ au Québec / Code SAQ : 13677272

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9 oct. 2018 par Monsieur Bulles
Fleury La famille Fleury est installée depuis plus d'un siècle dans la Côte des Bar, région viticole autrefois méprisée par les nordistes champenois, aujourd'hui convoitée pour la maturité régulière de ses raisins. Les 25 hectares de la famille Fleury ont été très tôt convertis en biodynamie, désormais gérés par Morgane et Jean-Sébastien Fleury, les enfants de Jean-Pierre Fleury. La cuvée Fleur de l'Europe est en quelque sorte la signature du style de la maison : droit et énergique.
Lieu : 43 grande rue, 10250 Courteron  / Téléphone : 03 25 38 20 28

Commentaire de la cuvée Brut Nature de Fleury :

Nez expressif et peu banal, de pêches, de fruits jaunes très mûrs (citron), puis de silex à l'aération qu'on retrouve en bouche dans l'enveloppe d'un volume plus aérien que compact. 
Sec dans le comportement sans être mordant, ce champagne surprend surtout par une richesse de fruité très intense, sans doute apporté par l'effet climatique du sud champenois. 
Impeccable dans une initiation aux Extra-Brut matures ou pour se réconcilier avec cette catégorie, souvent agressive, où le pire côtoie le meilleur.étiquette Fleury
66 $ /code SAQ 12669641

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20 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Bouteilles sur pointes La bouteille de champagne a la particularité de ne pas être seulement un contenant, mais un outil de travail. Elle a été conçue pour résister à la surpression, au stockage et à la manipulation. Si les premières bouteilles qui accueillent du vin blanc champenois dans le but de le faire pétiller, sont les mêmes flacons que les vins tranquilles d'alors, ce sont justement les effets de l'effervescence qui engendrent la recherche de ce qui deviendra LA bouteille de champagne.
C'est à partir de 1730 qu'une véritable industrie de cristallerie voit le jour en Champagne dans le but d'aider le négoce à embouteiller son vin à la pétillance embryonnaire.
Les Anglais ont un siècle d'avance, ils embouteillent le vin de leurs comptoirs commerciaux portugais et méditerranéens qui arrivent en tonneaux, à Londres ou dans les ports de la Manche, depuis 1630. 
Les bouteilles sont alors des instruments de service, davantage que des contenants de transport. L'effervescence qui apparaît naturellement dans les flacons et que l'Aristocratie britannique désirent conserver vers 1660, puis guider au début du XVIIème siècle, ouvre la voie aux recherches sur la fonte du verre et des opercules adaptés pour conserver au mieux cette première.

En France, dès les années 1740, l'Académie royale des Sciences organise des concours dans le but de parfaire le moulage et la solidité des bouteilles, même si cette dernière a déjà été, en partie, réglée par les Anglais, grâce à l'emploi du manganèse.
Les archives de certaines grandes maisons de Champagne qui n'ont pas brûlé dans des incendies ou qui n'ont pas disparu lors des conflits franco-germaniques nous apprennent que jusqu'au Premier Empire, plus de 50 % des bouteilles éclatait durant les phases fermentaires.

L'industrie verrière met un point d'honneur dans la recherche des bouteilles champenoises, particulièrement différentes des bouteilles traditionnelles : le ventre se gonfle, car la piqûre, plus prononcée, forme un culot concave épais, qui doit résister à la surpression du gaz dont on ne maîtrisera tout à fait l'atmosphère qu'à la fin du XIXème siècle. La piqûre pouvait monter jusqu'à la moitié de la bouteille.
L'impact sur le coût brut d'une bouteille vide est réel. La Bordelaise vaut 15 fr, tandis que la Champenoise peut grimper à 30 fr. 

Les négociants réclament des bouteilles lourdes, car le poids les rassure, mais les dégâts sont pires dans les caves, lors des explosions. Les archives rapportent fréquemment des décès chez les ouvriers cavistes, malgré la protection de leur tablier et de leur masque de cuir.

Sous le Consulat sont décrétées de nouvelles normes qui déclassent les anciennes bouteilles, mais lorsque le négoce tombe sur un lot de bouteilles qui lui convient, il réitère la même commande au fournisseur verrier, même si elle ne respecte pas le nouveau cahier des charges qui continue d'évoluer jusque 1808 où l'état instaure deux volumes théoriques : le litre et le demi-litre. 

Les bouteilles portent alors un sceau sur leurs épaules qui indique ce volume. Cependant, lorsqu'on analyse aujourd'hui ces bouteilles anciennes, on s'aperçoit que celles d'un litre avaient une capacité qui oscillait de 91 cl à 96 cl, selon les fournisseurs; et celles d'un demi-litre oscillaient de 42 cl à 58 cl. L'épaisseur et la régularité des parois étaient le facteur de précision volumique, elles ne seront véritablement maîtrisées qu'à la fin du XIXème siècle. La silhouette s'allongera, entraînant d'abord une déformation des cols qui se courberont pour finalement obtenir la bouteille qu'on connaît aujourd'hui, tristement appelée syndicale (l'adjectif est aujourd'hui repris au gré des interprofessions viticoles)... De 1800 à 1950, le poids variera de 800 gr à 1 200 gr la bouteille et le volume évoluera de 93 cl (pinte de Paris de 1735) à 75 cl.

Pendant deux siècles, en fait, les cristalleries expérimenteront toutes les sortes de formats, de silhouettes et de poids dans le seul but d'aider le commerce des vins. De la piqûre cruciforme jusqu'à la bague à trois lèvres, de l'apparence d'oignon à celle de l'aubergine, de la couleur noire opaque à la couleur feuille morte translucide, la bouteille de champagne va surtout évoluer au gré de deux facteurs : l'entreposage et la sécurité. 
Tandis que la bouteille à vin tranquille va évoluer - plus rapidement - au gré de deux autres facteurs : le transport et la manipulation.

Enfin, c'est sous le Second Empire qu'apparaissent les formats inusités, aujourd'hui devenus classiques. Le Magnum voit le jour en 1859 à Folembray dans l'Aisne et le Double-Magnum (qu'on appellera plus tard Jéroboam) en 1890. Le quadruple magnum (Mathusalem) est lancé en 1900.

Bouteille 1680

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