Corona blocus, journal d'un citoyen cloisonné chez lui / partie 5

20 mars 2020 par Monsieur Bulles
pb de heitlinger Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
19 mars 2020 :
 
Quatrième jour de confinement réel, et relativement suivi par l'occident, avec une impression que cela fait des semaines qu'on est enfermé chez nous. 

Dans cette époque de consommation kleenex, de comportement compulsif et de digestion rapide, réapprendre la patience ne peut faire que du bien. 

Ce matin j'entendais les oiseaux ! 
Pour toi qui habites la campagne, c'est normal. 
Pour moi, rat de ville, ce n'est pas banal. 
Je relis La Fontaine, relativise le chaos. 
Je t'envie toi, rat des champs, plus jovial.
 
Fallait bien que ça arrive. 
Les fachos ont trouvé l'argument pour revoir le droit à l'avortement. 
La peur, comme toujours. 
La famille est un cadeau selon Derek Sloan. 
Bien entendu, tu as raison Derek. 
Il est où le rapport avec la Covid-19 ? 
Elle prend des vies pour nous enseigner que les femmes sont des criminelles lorsqu'elles avortent ? 
Encore un raisonnement bien tordu, fait d'amalgames et de prétéritions. 
Les lâches se lâchent en période de désolation. 
Faisons front. Envers le virus comme envers les cons.   

Aujourd'hui, Arruda rime avec pastei de nata

Le vin du jour est Allemand :

Issu du grand cru Eichelberg marno-calcaire, déjà reconnu au 12ème siècle par les moines cisterciens qui faisaient le plaisir des cours princières rhénanes avec leurs vins, le pinot blanc qui compose aujourd'hui celui-ci, a été élaboré par Claus Burmeister.
Tous ses vins, qu'il soit blanc, rosé, rouge ou effervescent, ont la particularité surprenante de proposer un fruité très mûr, presque confit, dont les arômes ressortent presque exotiques au nez. Pourtant, dès qu'on les a en bouche, même les rouges, c'est leur vivacité qui claque.

Le pinot blanc 2016 du cru Eichelberg ne déroge pas à cette règle. Il étonne agréablement par ses notes d'ananas, presque chaud, à l'analyse olfactive; puis dès l'attaque en bouche, on est saisi par l'acidité du même fruit.
La chair est grasse, l'enveloppe finement percutante, donc rafraichissante, et la finale se prolonge sur des accents de fruits blancs en salade.
50 $ certes. 

Le vin blanc idéal avec un poisson à chair grasse. 
Quelle que soit votre recette !virus5
Pinot blanc Eichelberg 2016 (Bio) de Weingut Heitlinger - Allemagne / 50 $ / Code SAQ 14212696 / Agence Bénédictus au Québec
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