15 nov. 2018 par Monsieur Bulles
Forget-Brimont Rosé Brut Le grand-père de Michel Forget, qui représente aujourd'hui la sixième génération de cette famille vigneronne, décida dans les années 1920 de garder son raisin pour élaborer ses propres champagnes, au lieu de le vendre aux grandes maisons. Une décision heureuse puisque près d'un siècle plus tard, les 18 hectares de vignes situés sur la Montagne de Reims, permettent d'offrir une gamme complète de champagnes, dont cette cuvée Rosé Brut qui est devenue la plus populaire dans la belle province... Une question de tarif, pensez-vous ? Plutôt une question de saveurs puisqu'il y a une vingtaine de champagnes moins dispendieux à la SAQ. Alors, gâtez-vous au moins une fois pour le 31. Achetez du champagne ! Achetez du Forget.
Lieu : 11, route de Louvois 51500 Craon de Ludes 
Téléphone : 03 26 61 11 58   

Commentaire de la cuvée Brut Rosé Premier Cru: 

Les trois cépages classiques de la Champagne sont ici assemblés, le pinot noir et le pinot meunier dominant le chardonnay. 

Expressif au nez, on décèle la vinosité qui transporte des arômes de mandarines, de mûres et de noyaux de cerises. Le fruité est frais, davantage marqué par les caractéristiques des raisins, plutôt que celles du vin de réserve, même si une petite pointe fumée se laisse saisir après quelques minutes dans le verre. 

L'effervescence est vive, les bulles se détachent rapidement, forment un volume aérien en bouche. Ce vin, à la fois tendre et pointu, est impeccable à l'apéritif avec des canapés variés ou à minuit sonnant, ce 31 décembre, lorsque vous ferez sauter le bouchon en présentant quelques macarons multicolores. 

Un champagne démonstratif et accessible... comme les Québécois qui en ont fait leur rosé préféré de la Marne !
Goulot Forget Brimont
16/20 dans le Guide Revel / 54,50 $

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5 nov. 2018 par Monsieur Bulles
Marquis de Gilbourg brut 14 millions de bouteilles de crémant de Loire sont produites chaque année, issues de 1700 hectares autorisés, plantés de chenin, de sauvignon, de chardonnay, des cabernets, du grolleau et du pineau d'aunis. 320 producteurs se consacrent à l'élaboration de ces fines bulles, selon la méthode traditionnelle. Situé à Bellevigne-en-Layon, en Anjou, le château du Fresne est ouvert au public et offre des dégustations quotidiennes des appellations locales. Si vous visitez la région, ne manquez surtout pas le Parc oriental de Maulévrier. C'est le plus vaste jardin Japonais d'Europe qui, traversé par la rivière Moine, offre le plus bel équilibre paysager local, entre l'eau et la nature aménagée par l'homme.
Commentaire de dégustation du Château Du Fresne - Marquis de Gilbourg - Crémant de Loire - Brut :
 
Le nez est expressif, il rappelle la poire chaude, puis les macarons au miel après aération. Plus tendu que riche en bouche, l'acidité du chenin blanc semble pourtant laisser la place à la suavité du chardonnay. C'est ce qui apporte l'équilibre à ce vin.

Le dosage est réussi, il soutient le fruité blanc sans le gommer. L'effervescence est soignée, les bulles sont fines et perdurantes. 
On peut facilement découvrir ce crémant de Loire sur un feuilleté aux fruits de mer, un fromage assez gras ou un poisson à chair blanche, plus fin que iodé.

Accessible au porte-monnaie, il est aussi à essayer seul, en apéritif, avec quelques chips, tout aussi abordables. Contre étiquette Loire
Code SAQ : 13032571 / 22,35 $

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2 nov. 2018 par Monsieur Bulles
Bollinger 2007 L'année 2007 en Champagne a été complexe, c'est-à-dire que chaque saison s'est comportée de façon inattendue pour la viticulture : l'hiver fut doux, entraînant le démarrage précoce de la végétation. Avril fut confortable et chaud. Mai fut délicat au point de ralentir la floraison selon l'exposition des parcelles. Juin et juillet furent doux et classiques, mais août pluvieux et froid, freina la maturation des raisins. Le soleil s'extirpa à la fin du mois, toutefois accompagné d'un vent froid et sec. Bref, la récolte dut être précoce - parmi les plus précoces en 100 ans en Champagne ! -, mais saine et de bonne qualité. 10 ans plus tard, cette Grande Année 2007 résume par ses saveurs et son comportement ce cycle végétatif marginal !
Commentaire de La Grande Année 2007 de Bollinger :

Les notes d'amandes fraîches sont assez nettes au nez, elles dominent celles de fruits jaunes, tantôt confits (citron), tantôt exotiques (mangue). 
On s'attend à déguster alors un vin davantage axé sur le fruit que sur le terroir, pourtant le caractère crayeux se laisse capter en bouche. 
Il enveloppe une texture riche, conduite par des perles bien nouées qui confirment la signature de la maison. Les amers sont également présents, ils apportent la tenue à un ensemble encore jeune, quoique plus adolescent que minot : maladroit dans le comportement, mais assurément plein d'avenir.
Il a 11 ans; c'est selon moi, sa première phase de dormance. Il en subira d'autres, toutefois moins que d'autres millésimes plus endurants. 
C'est donc une bonne nouvelle pour les impatients, car si vous aimez le style Bollinger, ce 2007 vous accueille aujourd'hui avec la même générosité qu'habituellement...

La maison Bollinger ouvrira les dégustations de Montréal Passion Vin 2017 au mois de novembre prochain.

Bollinger caisse
Code SAQ : 00145169 / 171,75 $ / 18/20 selon le barème du guide Revel

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25 oct. 2018 par Monsieur Bulles
Marchesine Extra Brut Comme avec le champagne, les tarifs du Franciacorta semble décliner depuis quelque temps, au Québec... Appellation Lombarde qui nous a habitués à une gamme de tarifs élevés, elle a toutefois la particularité de rarement décevoir le consommateur. Le Marchesine confirme ce fait en proposant ici un blanc à peine dosé, impeccable pour l'apéritif du samedi soir !


Commentaire du Le Marchesine - Extra-Brut :


Tout est discret dans les arômes, les notes de fleurs, puis celles d'amandes à l'aération, enfin celles de mie de pain; et cette perception au nez se confirme en bouche où la délicatesse l'emporte sur la vivacité. 
Une qualité rare pour un Extra-Brut où, en général, la vivacité, presque agressive, attaque rapidement les papilles et couvre les saveurs. 
Ce franciacorta s'affirme donc dans l'élégance et la subtilité des parfums, sans pour autant perdre de fraîcheur. 
Il pourra accompagner des canapés apéritifs à base de crustacés, de carpaccio de poissons ou de simples légumes à croquer, accompagnés d'une "trempette" crémeuse.Contre Étiquette
31,75 $ / Code SAQ : 13593319 / Chardonnay, pinot blanc et pinot noir

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21 oct. 2018 par Monsieur Bulles
A. Pirou / Crémant du Jura Parmi les marques déposées de la famille Maire, emblématique de l'univers viticole jurassien, Auguste Pirou en est une qui offre un beau rapport qualité prix, comme on dit... Au Québec, c'est le crémant que nous pouvons apprécier. Qui dit crémant, dit seconde fermentation en bouteille, dit effervescence perdurante et arômes variés. À vous de les découvrir !






Commentaire du Crémant du Jura Auguste Pirou - Brut :


Plus fruité que grillé dans les saveurs, ce mousseux se démarque surtout par une puissance qui rappelle l'eau-de-vie de mirabelle, même si les classiques notes de pommes bien mûres ne se font pas oublier. 
Les bulles sont fines et perdurantes, elles tournent dans une texture plus aérienne que riche, ce qui place ce crémant du Jura parmi les bouteilles apéritives abordables et faciles à boire.CE de A. Pirou
Code SAQ : 13032941 / 21,05 $

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19 oct. 2018 par Monsieur Bulles
Brut Réserve - Charles Heidsieck Trop longtemps occultée par la grande soeur Piper, la maison Charles Heidsieck renaît... La vie de Charles Heidsieck fut si pittoresque qu'elle fut portée au cinéma, incarnée par Hugh Grant ! Issu d'une famille allemande installée en Champagne depuis plusieurs décennies, il fonde sa maison en 1851 avec son beau-frère Ernest Henriot. Élégant, éduqué et ambitieux, il a su conquérir le marché de la jeune Amérique d'alors, puis celui de l'Europe de l'Est. Aujourd'hui propriété du groupe EPI, l'élaboration des vins a été confiée au chef de cave Cyril Brun en 2015 qui perpétue un style unique, illustré par des vins intenses et profonds.
Les amateurs d'histoire en sauront plus en cliquant sur ce lien.

12, allée du Vignoble  51100 Reims 
03 26 84 43 00 

Commentaire de la Cuvée Brut Réserve 

Délicatement parfumé au premier nez, le crescendo aromatique se montre plus appuyé après quelques minutes dans le verre; on perçoit d'abord des biscuits sablés, des pêches chaudes, puis l'ananas grillé et enfin des toasts blonds. 
Plus grillé, presque épicé, il se montre plein, gras, pénétrant en bouche grâce à une effervescence crémeuse et longue. On y retrouve les saveurs initiales qui s'agitent sur les papilles, qui donnent envie d'en reprendre.
C'est un champagne expressif et charpenté, un champagne de gourmand à la vinosité marquée qui peut s'apprécier facilement à table sur un plat où les champignons poêlés seront les bienvenus. 
Une cuvée qui entre parmi les meilleurs « Brut Sans Année » des grandes maisons.  crayère
67,50 $ au Québec / Code SAQ : 13677272

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11 oct. 2018 par Monsieur Bulles
verres à champagne Influencées par les tendances de certaines époques et les progrès de moulage du verre, les sociétés ont employé toutes les sortes de verres à pieds, depuis la coupe évasée jusqu'à la flûte étroite en passant par le simple ballon. La fameuse coupe « de nos grand-mères » permettait grâce à sa forme d'aérer le vin effervescent, de le rendre moins pétillant. On ne pouvait y apprécier le train de bulles et très souvent, le vin débordait au moment du service ou dans la jubilation de l'événement. La coupe a été populaire du fait que son moulage était facile pour les premières entreprises de cristallerie. Elle est de plus en plus rare dans les boutiques spécialisées.
La flûte est encore très appréciée et reste la plus populaire parce qu'elle offre au dégustateur le spectacle du train de bulles qui monte à la surface. Sa forme allongée et étroite se distinguant forcément des autres verres, tout le monde sait qu'on déguste un champagne ou un mousseux dès qu'on l'aperçoit. Toutefois, elle n'est pas la plus efficace pour apprécier le vin, car son gobelet étroit emprisonne les arômes et accentue l'effet gazeux. 

Les flûtes ont été créées à la fin du 18ème siècle, à l'époque où le vin de champagne ne pétillait pas de façon systématique. 
Devenues classiques dans le service en brasserie un siècle plus tard, les maîtres d'hôtel dépolissaient le fond intérieur de la flûte par une croix gravée afin d'exacerber l'effervescence, puisqu'au contact d'une surface rugueuse, le gaz carbonique naît plus facilement. Encore aujourd'hui, certaines flûtes présentent cette astuce discrète.
Je rappelle par ailleurs que jusque dans les années 1850 - soit 150 années environ après la création "officielle" du champagne - seulement 20 % de la production du vin élaboré en Champagne était vraiment effervescente !  Les maisons perdaient encore jusqu'à 50 % de leur production parce que les bouteilles explosaient en cave.

Partant du principe que champagnes et mousseux sont avant tout des vins blancs (ou rosés) transformés en vins effervescents, je considère qu'un verre à vin blanc classique est la forme la plus adéquate pour les apprécier au mieux, si l'on ne veut pas multiplier les variétés de verres dans son vaisselier. 
Depuis plusieurs années, les flûtes sont d'ailleurs de plus en plus bombées et leur silhouette ressemble à celle de verres traditionnels, plus allongés. 
On les appelle verre Tulipe. 

Le marché étant riche de marques offrant jusqu'à dix formes pour une seule catégorie de vin, c'est au final une question d'esthétique une fois le choix de l'efficacité établie et le budget permis.

Au Québec, vous trouverez les marques conseillées ci-dessous, avec un bon service, dans les boutiques spécialisées tel que Vin & Passion, Vinum Design ou AlambikaVerres Revel
Riedel, Spiegelau, Lehmann, Stölzle, Schott Zwiesel, Eisch ou Veritas offrent le meilleur choix de verres

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9 oct. 2018 par Monsieur Bulles
Fleury La famille Fleury est installée depuis plus d'un siècle dans la Côte des Bar, région viticole autrefois méprisée par les nordistes champenois, aujourd'hui convoitée pour la maturité régulière de ses raisins. Les 25 hectares de la famille Fleury ont été très tôt convertis en biodynamie, désormais gérés par Morgane et Jean-Sébastien Fleury, les enfants de Jean-Pierre Fleury. La cuvée Fleur de l'Europe est en quelque sorte la signature du style de la maison : droit et énergique.
Lieu : 43 grande rue, 10250 Courteron  / Téléphone : 03 25 38 20 28

Commentaire de la cuvée Brut Nature de Fleury :

Nez expressif et peu banal, de pêches, de fruits jaunes très mûrs (citron), puis de silex à l'aération qu'on retrouve en bouche dans l'enveloppe d'un volume plus aérien que compact. 
Sec dans le comportement sans être mordant, ce champagne surprend surtout par une richesse de fruité très intense, sans doute apporté par l'effet climatique du sud champenois. 
Impeccable dans une initiation aux Extra-Brut matures ou pour se réconcilier avec cette catégorie, souvent agressive, où le pire côtoie le meilleur.étiquette Fleury
66 $ /code SAQ 12669641

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20 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Bouteilles sur pointes La bouteille de champagne a la particularité de ne pas être seulement un contenant, mais un outil de travail. Elle a été conçue pour résister à la surpression, au stockage et à la manipulation. Si les premières bouteilles qui accueillent du vin blanc champenois dans le but de le faire pétiller, sont les mêmes flacons que les vins tranquilles d'alors, ce sont justement les effets de l'effervescence qui engendrent la recherche de ce qui deviendra LA bouteille de champagne.
C'est à partir de 1730 qu'une véritable industrie de cristallerie voit le jour en Champagne dans le but d'aider le négoce à embouteiller son vin à la pétillance embryonnaire.
Les Anglais ont un siècle d'avance, ils embouteillent le vin de leurs comptoirs commerciaux portugais et méditerranéens qui arrivent en tonneaux, à Londres ou dans les ports de la Manche, depuis 1630. 
Les bouteilles sont alors des instruments de service, davantage que des contenants de transport. L'effervescence qui apparaît naturellement dans les flacons et que l'Aristocratie britannique désirent conserver vers 1660, puis guider au début du XVIIème siècle, ouvre la voie aux recherches sur la fonte du verre et des opercules adaptés pour conserver au mieux cette première.

En France, dès les années 1740, l'Académie royale des Sciences organise des concours dans le but de parfaire le moulage et la solidité des bouteilles, même si cette dernière a déjà été, en partie, réglée par les Anglais, grâce à l'emploi du manganèse.
Les archives de certaines grandes maisons de Champagne qui n'ont pas brûlé dans des incendies ou qui n'ont pas disparu lors des conflits franco-germaniques nous apprennent que jusqu'au Premier Empire, plus de 50 % des bouteilles éclatait durant les phases fermentaires.

L'industrie verrière met un point d'honneur dans la recherche des bouteilles champenoises, particulièrement différentes des bouteilles traditionnelles : le ventre se gonfle, car la piqûre, plus prononcée, forme un culot concave épais, qui doit résister à la surpression du gaz dont on ne maîtrisera tout à fait l'atmosphère qu'à la fin du XIXème siècle. La piqûre pouvait monter jusqu'à la moitié de la bouteille.
L'impact sur le coût brut d'une bouteille vide est réel. La Bordelaise vaut 15 fr, tandis que la Champenoise peut grimper à 30 fr. 

Les négociants réclament des bouteilles lourdes, car le poids les rassure, mais les dégâts sont pires dans les caves, lors des explosions. Les archives rapportent fréquemment des décès chez les ouvriers cavistes, malgré la protection de leur tablier et de leur masque de cuir.

Sous le Consulat sont décrétées de nouvelles normes qui déclassent les anciennes bouteilles, mais lorsque le négoce tombe sur un lot de bouteilles qui lui convient, il réitère la même commande au fournisseur verrier, même si elle ne respecte pas le nouveau cahier des charges qui continue d'évoluer jusque 1808 où l'état instaure deux volumes théoriques : le litre et le demi-litre. 

Les bouteilles portent alors un sceau sur leurs épaules qui indique ce volume. Cependant, lorsqu'on analyse aujourd'hui ces bouteilles anciennes, on s'aperçoit que celles d'un litre avaient une capacité qui oscillait de 91 cl à 96 cl, selon les fournisseurs; et celles d'un demi-litre oscillaient de 42 cl à 58 cl. L'épaisseur et la régularité des parois étaient le facteur de précision volumique, elles ne seront véritablement maîtrisées qu'à la fin du XIXème siècle. La silhouette s'allongera, entraînant d'abord une déformation des cols qui se courberont pour finalement obtenir la bouteille qu'on connaît aujourd'hui, tristement appelée syndicale (l'adjectif est aujourd'hui repris au gré des interprofessions viticoles)... De 1800 à 1950, le poids variera de 800 gr à 1 200 gr la bouteille et le volume évoluera de 93 cl (pinte de Paris de 1735) à 75 cl.

Pendant deux siècles, en fait, les cristalleries expérimenteront toutes les sortes de formats, de silhouettes et de poids dans le seul but d'aider le commerce des vins. De la piqûre cruciforme jusqu'à la bague à trois lèvres, de l'apparence d'oignon à celle de l'aubergine, de la couleur noire opaque à la couleur feuille morte translucide, la bouteille de champagne va surtout évoluer au gré de deux facteurs : l'entreposage et la sécurité. 
Tandis que la bouteille à vin tranquille va évoluer - plus rapidement - au gré de deux autres facteurs : le transport et la manipulation.

Enfin, c'est sous le Second Empire qu'apparaissent les formats inusités, aujourd'hui devenus classiques. Le Magnum voit le jour en 1859 à Folembray dans l'Aisne et le Double-Magnum (qu'on appellera plus tard Jéroboam) en 1890. Le quadruple magnum (Mathusalem) est lancé en 1900.

Bouteille 1680

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10 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Attitude de Fita Azul La lutte est sévère sur le marché des mousseux en dessous de 14 $ en SAQ où une trentaine de produits sont proposés. Le petit nouveau de la catégorie est portugais, il est élaboré en méthode traditionnelle par la société Vinhos Borgès. Alors que le chardonnay et les pinots font les beaux jours de la plupart des élaborateurs de mousseux dans le monde qui les emploient tout ou partie, la cuvée Attitude de Fita Azul ne présente que des cépages locaux, soient le gouveio (30 %), la malvoisie (30 %), l'arinto (20 %) et le codega (20 %). Est-ce judicieux ?
À-priori et en raison de la nature de ces cépages plus acidulés que consistants, je me suis dit que le mousseux qu'ils engendraient, serait plutôt léger... 
Sauf qu'en matière de vins effervescents, l'effet du temps en cave (le temps sur lattes comme on dit) est tellement important qu'il peut apporter de la matière et des saveurs à une base initialement délicate. 
L'article sur l'autolyse, écrit il y a un an, explique ce fait. 
Et c'est bien le cas ici. Ce sont les mois sur lattes qui ont signé ce vin.
On perçoit des arômes biscuités, assez subtils, se laissant saisir en finale de dégustation, après les inévitables notes d'agrumes jaunes qui habillent une texture ronde, créée par des bulles menues et perdurantes. 
Bref, on garde le souvenir heureux d'une belle fraîcheur pour un mousseux d'apéritif accessible qui se positionne facilement, en SAQ, dans le top 5 de la catégorie que j'ai mentionnée.Contre-étiquette Fita Azul
13,45 $ / Code SAQ : 13640277

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