19 déc. 2018 par Monsieur Bulles
L'excellence de Dopff Passée sous le contrôle de Pfaffenheim en 1997, la maison Dopff & Irion est née de l'association de René Dopff et de Madame Irion, veuve. Avec 32 hectares en propriété, 10 % de la production est consacrée à l'effervescence. le Crémant d'Alsace représente 25% de l'ensemble des AOC viticoles alsaciennes. Il peut être élaborer à partir du pinot blanc, du riesling, du pinot gris, du chardonnay et du pinot noir.


Commentaire de dégustation de l'Exception 2011 de Dopff & Irion - Crémant d'Alsace - Brut :


Très pinot gris au nez comme en bouche, c'est à dire très salade de fruits blancs à base poires, de pommes et... de raisin blanc ! 
Le dosage est appuyé, il sert ce fruité qui, entremêlé aux notes du long temps sur lattes, soit un caractère mielleux, donne une sensation de volume et de longueur en bouche assez appréciable. Plus longiligne que massif dans la charpente, ce vin termine sa course sur quelques notes d'agrumes en finale de dégustation.

Des canapés à base de mousse de foie de volaille seront bien accompagnés à l'apéritif, toutefois, les amateurs de bulles au dessert, l'apprécieront sur une tarte meringue citron.conre étiquette dopff
26 $ / Code SAQ : 13676131

Haut de page

18 déc. 2018 par Monsieur Bulles
Vin de Constance 2012 C'est un vin mythique, curieusement peu connu du grand public. Un vin blanc liquoreux élaboré au bout du monde, au bout de l'Afrique, et ce, depuis 3 siècles. Vendu dans un flacon qui rappelle ceux d'alors, le vin doré qu'il renferme a inspiré les plus grands auteurs. Et même s'il est élaboré avec l'un des cépages les plus anciens du monde qu'on retrouve sur maintes appellations, un cépage qui offre le meilleur comme le pire, c'est au Cap que le muscat exprime sa quintessence. Bienvenue dans l'univers du soyeux et de l'édulcoré...
Le domaine Klein Constantia est parmi les pionniers en matière de viticulture sud-africaine puisque la création de la propriété agricole par Simon Van der Stel remonte à la fin des années 1680.
 
Nommé gouverneur de la province du Cap en 1685 par la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales, alors maîtresse des lieux, on ne prête souvent à cet homme qu'un rôle politique, mais ce protestant qui mît les pieds pour la première fois en Afrique du Sud en 1679, était un vrai vigneron puisqu'il avait entamé des travaux viticoles chez lui, sur son propre domaine en Hollande, à Muiderbergh !
 
Le "vin brûlé", le Brande Vjin qui deviendra le Brandy est alors une spécialité des Provinces-Unies (Hollande) et Van der Stel fît quelques aller-retours entre les deux continents avant de s'installer définitivement en 1685 au Cap et d'y construire un domaine agricole grâce aux 763 hectares que la compagnie lui a légué.

Comme la plupart des grandes propriétés aristocrates de l'époque, la vigne n'est pas la seule économie. Ce sont des fermes polyculturelles qui s'érigent, car il y a un pays à construire. Le domaine qui sortira son premier vin en 1692, prît donc le nom de Constantia. 

Plusieurs thèses existent sur l'origine de ce nom : 
l'épouse du gouverneur Van der Stel s'appelait Constance; le navire qui achemina la fille du premier intendant de la Compagnie Rijckloff Van Goen qui soutînt le projet d'obtention de terres au Cap à Van der Stel, s'appelait Constantia; enfin, Constantia est le terme latin signifiant persévérance. Il a pu inspirer le pieux protestant qu'était Van der Stel qui meurt en 1712. 

Deux ans après son décès, le domaine est vendu aux enchères et divisé en trois secteurs : le terrain où était la demeure de la famille Van der Stel est racheté par le Capitaine suédois Oloff Bergh qui nomme la zone Groot Constantia, et un certain Pierter de Meijer rachète les secteurs de Klein Constantia (Hoop Op Constantia en 1783) et Bergvliet (divisé en deux secteurs en 1783, Buitenverwachting et Nova). 
Chaque domaine restera viticole tout en étant administré différemment, selon les archives laissées par les héritiers qui se succèdent pendant 50 ans. Les écrits mentionnent que la production de vin de Groot Constantia était globalement meilleure que celle de Klein Constantia au 18ème siècle.

Alors que Groot Constantia est progressivement laissé à l'abandon, il est repris en 1778, par Hendrick Cloete, un notable de Stellenbosch qui, grâce à ses descendants, va véritablement élever le domaine au rang de propriété viticole incontournable pendant le 19ème siècle. Cependant, dès 1860, l'oïdium, puis le phylloxéra rongent les terres agricoles du Cap, emportant la plupart des vignes. Dévastée, Groot Constantia devient une exploitation du gouvernement sud-africain en 1885, qui la rachète pour une bouchée de pain. 
Le domaine est transformé en institut agricole. Malgré quelques tentatives viticoles grâce aux boutures américaines, la production périclite. Mal administré, donc inefficace, il survit au gré des différents gouvernements d'une Afrique du Sud écartée des grands échanges commerciaux en raison de sa politique intérieure. Groot Constatia et Hoop Op Constantia sont finalement déclarés Monument National en 1984, l'intérêt muséal passant avant la volonté viticole. 

Une époque où les vins sont sirupeux.

Emblème d'une période où les vins étaient généralement sucrés, celui du Cap avait conquis les tables princières d'Europe. Le fait qu'il vienne du bout du monde a forgé l'engouement et le mystère. Pratiquement toutes les caves des cours royales et impériales du vieux continent au 18ème siècle et 19ème siècle possédaient de petits flacons noirâtres renfermant la liqueur. On ne compte plus les références littéraires d'auteurs classiques, dont certains d'ailleurs n'en avaient jamais bu; et Napoléon 1er a même réussi à en obtenir, lors de son exil sur l'île de Sainte-Hélène. Bref, avec le vin de Madère, le vin de Constance était alors le plus recherché.

Par chance, les archives sont assez précises en ce qui concerne ce vin. On peut remonter aux années 1720 pour connaître son parcours qui débute grâce à Johannes Colijn, son premier élaborateur à Hoop op Constantia, dont le chai a été préservé, mais qui a été abandonné et transformé en entrepôt. 

Rien ne précise que seul le muscat était alors employé. Le chenin et le pontac (cépage teinturier qui proviendrait de la Loire) devaient lui être assemblés puisque ces trois cépages étaient alors les plus vigoureux et les plus résistants localement. Le pontac sera vite abandonné.

Deux versions étaient d'ailleurs élaborées selon Boela Gerber, oenologue de Groot Constantia depuis 2001. La première non mutée pour la consommation locale et la seconde mutée, pour les marchés à l'export; thèse on ne peut plus logique puisque jusqu'au milieu du 19ème siècle, on ajoutait fréquemment de l'alcool dans la plupart des vins qui prenaient le bateau, quelles que soient leurs destinations.

Comme la plupart des pays viticoles, l'Afrique du Sud a été touchée par le phylloxéra, toutefois et contrairement à ce qui a été longtemps véhiculé (le fait que la production de vin de Constance a été freinée, puis arrêtée à cause du puceron), Boela Gerber affirme qu'on a poursuivi une mince production avec du muscat de Frontignan puisqu'on a retrouvé des flacons des années 1920. Les conflits et les crises économiques de la première moitié du 20ème siècle qui ont sérieusement freiné la production du vin, ont incité les archivistes à fouiller le passé du domaine, révélant qu'aucune production du célèbre nectar n'a existé pendant 40 ans. 

C'est à partir des années 1980, grâce au rachat de la propriété par Duggie Jooste que le Vin de Constance entame une renaissance. En travaillant avec le professeur Chris Orffer de la Stellenbosch University et en replantant du muscat de Frontignan, le vin de Constance réapparaît sur les marchés, notamment avec un 1986 non botrytisé.

Toutefois, des choix hasardeux de cépages en raison sans doute de l'établissement d'une seule pépinière en Afrique du Sud, contrôlée par l'état, ne vont pas aider le rétablissement d'une identité réelle pour le vin de Constance. Le système politique du pays entraînant de plus, des restrictions commerciales à l'échelle internationale, ce dernier reste absent des marchés. Et curieusement, c'est sans doute en cette fin de 20ème siècle que le vin de Constance s'érige en mythe...  
Comme on ne le voit pas et comme on ne le boit pas, il est convoité.

25 000 bouteilles savoureuses plus tard...

C'est finalement depuis 2011, année de rachat de la marque par Zdenek Bakala et Charles Harman, deux financiers de BXR Group qu'un sérieux plan d'affaires a été initié. On y trouve des actionnaires bien connus dans l'univers du vin bordelais, comme Hubert de Boüard de Laforest et Bruno Prats qui, avec Matthew Day, l'oenologue, et Hans Astrom administrent aujourd'hui le domaine. 

Klein Constantia produit en moyenne 25.000 bouteilles du prestigieux vin de Constance. Le mythe est désormais plus accessible... même au Québec !

Commentaire du Vin de Constance 2014 - sucre: 160 gr / L (dégusté en décembre 2018) :

Des arômes de garrigue (typique dans la jeunesse de ce vin quels que soient les millésimes), de raisins secs, de grappa, puis de cire à l'aération sont très nets au nez alors que dès l'attaque en bouche, la concentration s'installe davantage. 
Certes floral, on pense surtout à une marmelade d'oranges et de pamplemousses dans les saveurs qui parcourent la texture grasse et curieusement, pas si longue que cela. Bref, c'est un poupon !!  
Il n'a pas encore la complexité aromatique qu'il gagnera avec le temps, mais le comportement et surtout, la fine acidité qui enveloppe le fruité confit, prédispose ce vin à une garde avantageuse...
En matière d'harmonie culinaire, le foie gras, la crème brûlée ou le fondant au chocolat noir sont des classiques toujours appréciés avec un tel nectar, bu en jeunesse. 
Les fromages à pâtes persillées sont également d'heureux compagnons. Et si vous avez la dent sucrée, le Vin de Constance est un dessert en lui-même... 
Klein Constantia Vin de Constance 2014
Code SAQ : 10999655 / 75,25 $ en SAQ

Haut de page

13 déc. 2018 par Monsieur Bulles
En dégustation... Crédit photo Pierre Tison Qui dit champagne, dit grande maison ou marque; avec le marketing qui va autour. C'est d'ailleurs ce marketing qui fait augmenter la facture. Le champagne sera bon, certes. Toutefois, on payera pour l'étiquette, la silhouette du flacon ou la renommée médiatisée qui impressionnera les invités. L'univers du champagne, bien plus que n'importe quel autre vin, est ainsi construit : on nous vend un art de vivre à travers l'art de boire des bulles. Et c'est tant mieux, car après tout, la vie serait bien triste... Ne pensez pas pourtant que toutes les marques sont forcément onéreuses. Certaines le sont moins que d'autres et la qualité peut être au rendez-vous. Pour moins de 50 $ la bouteille, suivez le guide!
LES BLANCS:

Émile Leclère - Réserve Brut - 38,50 $
15/20

Très pinot meunier dans les arômes, c'est à dire orienté vers la pomme jaune, le raisin blanc très mûr et toujours cette petite touche épicée qui rappelle les biscuits Belges Speculoos, ce champagne séduit par son tarif - le plus bas en SAQ -  et son dosage sensible en finale de dégustation qui soutient le fruité général sans le gommer. L'effervescence de la Marne on ne peut plus accessible !

GH MARTEL - Victoire - Brut - 39 $
15/20

Nom de cuvée ou marque déposée selon les marchés, ce vin très attrayant par son prix offre quelques accents biscuités traditionnels au sein d'une effervescence aérienne et persistante. Peu complexe mais bien construit, il démocratise l'apéritif au champagne. Son entrée sur le marché du Québec a été un succès.

TRIBAUT SCHLOESSER - Blanc de Chardonnay - Brut - 39,75 $ 
16/20 

Vif et expressif, minéral, orienté sur les fruits blancs acidulés tels que la pomme, la poire ou le citron, puis sur la pâte feuilletée, ce champagne se fait charnel grâce à son effervescence tournoyante et riche, bien conduite, même si l'onctuosité finale apparaît fuyante et met en exergue un caractère pointu. Idéalement, laissez ce vin s'aérer dans le verre ; il développera son caractère pâtissier pour mieux vous séduire. 
L'apéritif au champagne ou l'accord attrayant avec des huîtres assez iodées ou un carpaccio de pétoncles dont le citron « goûtellé » sera le bienvenu pour mieux arrondir les bulles marnaises. 

MONTAUDON - Brut - 41,25 $
15/20

Une cuvée polyvalente pour les amateurs de champagne plus vineux que tendu, servie néanmoins à l'attaque par une minéralité crayeuse. Le dosage sensible suscite des accents mielleux, voire épicés, appuyés par une effervescence veloutée. Bien construit, sans complexe, ce champagne transporte en finale un léger rancio lui conférant un certain charme. 

LOUIS NOUVELOT - Cuvée Saphir - Brut - 41,75 $
15/20

L'acidité des agrumes domine le fruité jaune quelque peu biscuité. Les bulles virevoltent en bouche dans une texture plus aérienne que riche, malgré un dosage sensible en finale de dégustation. À ce prix, on ne peut pas avoir davantage de complexité; c'est un champagne qui joue la carte de la fraîcheur et de la simplicité,  assez vif pour supporter le jus de citron sur les canapés de saumon de fin d'année. 

G. GRUET & Fils - Blanc de Blancs - Brut - 41,75 $
15/20 

Du chardonnay qui charme sous l'effet d'une patine pâtissière estompant quelque peu la minéralité sans pour autant perdre de sa fraîcheur grâce à quelques notes de tilleul-menthe en finale de dégustation. Un champagne séducteur, accessible et savoureux. 

CHANOINE - Grande Réserve - Brut - 42,75 $
15/20

Structuré et ferme, très « champagne » dans le style olfactif et gustatif grâce à un crescendo aromatique typé, mais discret (foin, fenouil, agrumes, poivre blanc, nougatine, brioche), ce vin présente une effervescence travaillée, à la fois vaporeuse et savoureuse, qui perdure le temps nécessaire d'un apéritif gourmand où les canapés lui tiendront tête. 

GARDET - Premier Cru - Brut - 44 $
15/20

Voici un blanc de noirs composé de deux tiers de pinot noir et d'un tiers de pinot meunier qui promet une grande fraîcheur de fruit au nez comme en bouche. Le crescendo aromatique va de la pomme bien mûre à la mandarine en passant par quelques accents de réglisse, faisant place, après quelques minutes d'aération dans le verre, à des notes légères de toasts blonds. Les bulles de calibre moyen assurent une effervescence tournoyante et s'avèrent juste assez perdurantes pour un apéritif gourmand. Un champagne au contour classique, plus élégant qu'étoffé, qui, pour avoir fait le test, gagne en expression pour peu qu'on le laisse en cave trois ou quatre années, et ce, bien que ce ne soit pas un millésimé.

AR. LENOBLE - Intense - Brut - 44,75 $
16/20

Une cuvée bien nommée, car en effet, l'intensité est nette ! Je parlerais même d'énergie puisqu'à travers les trois cépages classiques assemblés, tout apparaît blanc et fougueux, sans rien d'agressif : anis, poires, pommes et agrumes s'échelonnent au sein d'une effervescence frémissante et longue en bouche où transparaîtrait presque en finale, si on laisse son verre respirer quelques minutes, des accents d'acacia, peut-être issus de vins de réserve ayant séjourné en futaille. 
En un mot : délicieux. Ce champagne est le dernier arrivé au Québec, précipitez vous, c'est une pépite créée par une petite maison qui monte, qui monte, qui monte...

BEAUMONT DES CRAYÈRES - Brut Réserve - 46 $
15/20

Peu complexe, bien qu'équilibrée de l'attaque à la finale, le bouquet de cette cuvée rappelle d'abord les pommes jaunes bien mûres, puis la pâte à tarte après quelques minutes dans le verre. L'effervescence a été bien conduite, l'impression en bouche est veloutée et longue. Un champagne abordable et toujours fiable.

SOURDET-DIOT - Cuvée de Réserve - Brut - 46 $
15/20

Vineux, plein et parfumé, ce champagne où le pinot meunier domine, offre des accents beurrés, soutenus par un dosage sensible qui accentue une chair consistante, due aussi à une effervescence riche et bien conduite. Efficace lors des apéritifs gourmands. 

VADIN PLATEAU - Renaissance - Premier cru - Extra-Brut - 46,75 $
16/20

Du pinot meunier à l'état brut si je puis dire, ici à peine dosé, donc extra-brut !! À la fois fougueux et plein dans le comportement, salin et parfumé dans les arômes, ce champagne où la pureté conduit toute la dégustation plaît ou déplaît à la première gorgée. Il est en tous cas à découvrir lorsqu'on est mordu des bulles de la Marne. À l'apéritif ou sur un fromage de chèvre crayeux, il fera parler vos invités !

BERNARD RÉMY - Carte Blanche - Brut - 46,75 $
15/20

Ce pourrait être une carte blanche "de Noirs" car les pinots sont insistants et s'expriment au travers d'un fruité de petites baies rouges, voire de noyaux de fruits, après quelques notes de tisanes au premier nez. Plus original que d'autres champagnes au même tarif grâce à cette vinosité, il saura facilement passer à table sur une entrée feuilletée. Un champagne riche et parfumé au profil populaire.

PAUL GOERG - Blanc de Blancs - Brut - 46,75 $
15/20

Tout est discret, les arômes de fenouil, de tarte au sucre et de brioche, de même que le comportement du vin en bouche, à la fois léger et tapissant. Les bulles, fines et liées, forment une texture ronde, et pourtant, le comportement du vin reste droit, frais, légèrement fuyant en finale de dégustation. Un bon champagne d'apéritif où la fraicheur l'emporte sur la complexité.

LOUIS NICAISE - Premier Crut - Brut Millésimé 2010 - 46,75 $
16/20

L'effet millésime, c'est à dire du temps passé sur lattes, comparativement au BSA (brut sans année) de la sélection, a son importance ici : les arômes sont ouverts et pâtissiers, même si l'élégance l'emporte sur l'expression appuyée. Je m'attendais donc à davantage de complexité et c'est plutôt la jeunesse du vin qui s'exprime encore : les notes pâtissières sont plus fruitées que beurrées. Ce vin a un bel avenir dans votre cave si vous êtes patient. La texture est dans tous les cas savoureuse aujourd'hui, découvrez-la avec une entrée chaude de vol-au-vent par exemple, ou en sortie de repas avec un fromage à point. 
À ce prix, ce champagne est une aubaine.

DRIANT-VALENTIN - Brut Premier Cru - 47 $
15/20

Le nez est légèrement axé sur des notes de torréfaction à l'aération, toutefois le fruité jaune confit domine et rappelle certaines pâtisseries feuilletées à base de fruits à noyau. L'effervescence est soignée, quoiqu'aérienne plutôt que dense, c'est donc elle qui apporte la fraîcheur nécessaire à l'ensemble. Le dosage est désiré - sans doute autour de 10 grammes - il confirme le caractère gourmand, impeccable pour séduire vos hôtes à table avec un poisson à chair grasse qu'une crème à l'estragon pourra accompagner.

MARIE-HANZE - Alliance Brut - 47,75 $
15/20

Une cuvée au parfum de pomme Granny Smith qu'on laissera s'aérer quelques minutes pour l'amener à se faire plus traditionnel dans les parfums, c'est-à-dire plus floral, puis plus brioché. 
L'effervescence abonde avec des bulles de calibre moyen et endurantes qui procurent le plaisir simple d'un champagne à découvrir à l'apéritif. 

LALLIER - Grande Réserve - Grand Cru - Brut - 48 $
16/20

Nez d'abord anisé, un peu citrique, puis axé sur les fruits rouges et légèrement brioché à l'aération, voilà un champagne à l'effervescence un peu fugace, toutefois riche et crémeuse grâce à des bulles menues et nouées. La fraîcheur est apportée par une acidité qui rappelle celle des petits fruits rouges, décelés à l'analyse olfactive, tandis qu'une petite pointe amère en finale nous offre un caractère mordant. Un bon champagne, particulièrement abordable pour un Grand Cru. 
  
NICOLAS FEUILLATTE - Brut - Réserve - 48,50 $
15/20

Frais, printanier au nez (fleurs, fraises, abricots), gourmand et pâtissier en bouche (pain au lait), la finesse des bulles apporte une distinction au comportement de ce champagne, peu sophistiqué mais droit, sans défaut et sans complexe : le champagne polyvalent par excellence. 
Le contenu de la même bouteille dégusté quatre jours tard, légèrement décarboxilé, se montrait porté sur les fruits secs (abricot et raisin) ; les bulles étaient logiquement effacées, mais le charme n'en agissait pas moins, la texture se faisant suave, et les parfums, plus profonds. Tentez l'expérience (comme avec d'autres champagnes d'ailleurs) ! 

JACQUART - Mosaïque - Brut - 49 $
15/20

Habituellement porté sur la minéralité et axé sur des arômes d'agrumes, le champagne BSA de Jacquart apparaît désormais plus beurré, pâtissier et charmeur. C'est un vin droit, net et très agréable au dosage aussi perceptible que populaire, tout indiqué pour des cocktails gourmands. 

HENRI BILLIOT - Brut - 49,25 $
15/20

Un champagne particulièrement fruité, intense au nez comme en bouche, qui entremêle des arômes de fruits à noyaux (cerises, prunes, abricots). Malgré des bulles au calibre moyen, l'effervescence est riche et la texture, compacte et imprégnante, ce qu'elle doit non pas à la liqueur savamment dosée, mais bien au pinot noir local - qui domine l'assemblage - ainsi qu'aux vins de réserve qui offrent puissance et matière. Un vin généreux digne d'une belle entrée. 

NICOLAS MAILLART - Platine - Brut - 49,50 $
15/20
Le commentaire est ici
  
HENRI ABÉLÉ - Brut - 49,75 $
16/20

Nez expressif et biscuité, où pointe un léger rancio de maturité très charmeur. Attaque tendre, un peu dosée, et bulles de calibre moyen, toutefois abondantes et nouées, créant une savoureuse effervescence. Plus complexe et travaillée qu'il y a quelques année, cette cuvée est d'une grande transparence au niveau aromatique (fruits jaunes, toasts blonds, sablé breton). Plutôt méconnu du grand public, Henri Abélé signe ici un champagne de marque à l'architecture solide qui figure parmi les meilleurs en SAQ, surtout à ce prix ! 

BARON-FUENTÉ - Esprit - Brut - 49,75 $
15/20

Un vin expressif dont les arômes sont blonds au nez comme en bouche (fleurs, agrumes, malt, pain au lait, toast). Son effervescence est soignée, les bulles étant de calibre moyen dans un comportement noué qui procure une texture satinée. Après quelques minutes dans le verre, le vin dévoile sa complexité et ses parfums se font plus profonds, dévoilant de jolies notes de rancio (noix, zestes confits) caressantes et longues en bouche. Un très bon champagne qu'on pourra découvrir à table sur un poisson grillé. 

VINCENT COUCHE - Millésime 2007 - Brut - 50,25 $
16/20

Plus boulanger que pâtissier dans les arômes, plus confit qu'acidulé également au niveau du fruité jaune qu'il dégage, ce champagne est le seul millésimé en SAQ à ce tarif ! Une grande fraîcheur se dégage, mêlée à la profondeur de son âge, ce qui offre un ensemble aujourd'hui mature, prêt à boire. L'apéritif peut être gourmand avec quelques gougères et si vous le présentez à table, tentez une escalope de veau panée.

DRAPPIER - Carte d'or - Brut - 50,50 $
16/20
   
Costaud, structuré, mûr et d'une pureté de fruits rouges exemplaire, ce champagne est très éclatant au nez et procure des sensations similaires en bouche. Chaleureux et satiné, épicé même, il s'affirme dans sa chair vineuse et enveloppante grâce à un dosage quelque peu sensible (sans doute autour de 9 g/l), mais équilibré grâce à la fraîcheur finale. Une cuvée incroyablement abordable pour autant de qualité et d'authenticité. Un must dans votre cave.

BOURDAIRE-GALLOIS - Brut - 50,50 $
16/20
Le commentaire est ici

LES ROSÉS :

GH MARTEL - Victoire - Rosé Brut - 45,75 $

15/20 

Sur les fleurs (rose, pivoine) et le fruité rouge soutenu (griottes, framboises) qui accompagnent une effervescence onctueuse, ce champagne joue davantage la carte de la fraîcheur que du rancio d'évolution, et ce, même si sa couleur est ambrée. De fines notes de noyaux de cerises pointent en finale de dégustation. On passe à table, et s'il y a du faisan aux raisins de Corinthe au menu, ça tombe on ne peut mieux. 

LOUIS NICAISE - Brut Rosé - 46,50 $
15/20

Le pinot noir domine l'assemblage, c'est peut-être lui qui apporte la touche aromatique originale de grenade, tant dans les saveurs que dans l'acidité qui enveloppe une texture dense, bien construite. Bel équilibre donc entre la structure et la fraîcheur pour ce champagne rosé qui comblera vos invités à l'apéritif avec quelques dés de cheddar fort.


TRIBAUT SCHLOESSER - Brut Rosé - 49,25 $
15/20

Nez discret de groseilles et de pamplemousses roses dont on retrouve les saveurs en bouche dans une effervescence plus aérienne que nourrissante, même si le dosage apparaît appuyé en finale. Aucun rancio, donc peu complexe, davantage axé vers l'apéritif. Un rosé qui apparaît nécessaire commercialement parlant, mais qui ne se distingue pas dans la gamme de la maison. Classique et abordable.

CHANOINE - Brut Rosé - 49,25 $
15/20

Toujours expressif et charmeur au nez grâce à des notes de fruits confits (écorces d'oranges), d'abricot et de nougat, ce champagne aux bulles légères, quoique persistantes, s'exprime par sa puissance et son dosage sensible. Tapissant donc, et un peu abrupt en finale, il fera très bon ménage avec une entrée chaude à base de crevettes.

LALLIER - Grande Réserve - Rosé Brut - 49,75 $
16/20

Très subtilement toasté avec quelques notes de mandarines confites à l'aération, ce champagne rosé charme au nez et confirme son jeu de séduction en bouche grâce à une belle enveloppe croquante qui entoure une effervescence à la fois fougueuse et compacte.
Tantôt sur des arômes discrets de fruits rouges, tantôt sur ceux d'agrumes confits, il offre une texture crémeuse qui soutiendra facilement un met de belle ampleur. Dans cette gamme de prix de champagnes rosés, il est sur le podium !
On passe à table donc ? Gâtez-vous en le dégustant avec du homard.

DUVAL-LEROY - Rosé - Brut - 50 $
16/20

Expressif au premier nez, on perçoit dans ce rosé des notes très franches de zestes d'oranges, puis de grains de café. Ce champagne se veut également démonstratif en bouche, dès l'attaque, avec un fruité rouge très mûr qui précède un caractère subtilement amer, autour d'un fin rancio d'évolution. Nous avons là un rosé qui a de la mâche, qui a du goût ; il ne s'agit pas d'un blanc coloré, mais bien d'un vin à la vinosité marquée qui conserve néanmoins l'élégance d'un champagne. Une très agréable surprise qui peut facilement accompagner une volaille à table.

Alignement de bouteilles de champagnes
Tous ces champagnes sont présentés dans le livre "Champagnes, guide et révélations" paru chez Isabelle Quentin Éditeur

Haut de page

11 déc. 2018 par Monsieur Bulles
B de N par LaCheteau Marque appartenant depuis 2005 au groupe Grands Chais de France - qui fêtera son 40ème anniversaire en 2019 -, LaCheteau dispose des raisins d'une centaine de propriétés du Val de Loire. L'appellation Crémant de Loire jouit, elle, de 1700 hectares de vignes où la plupart des cépages blancs et rouges ligériens sont autorisés. Pour ces fines bulles angevines, le cabernet franc règne en monarque absolu...


Commentaire de dégustation du Blanc de Noirs Brut de LaCheteau :


De curieuses, mais charmantes notes de tabac blond se laissent capter au premier nez, pour laisser la place à un caractère herbacé, puis s'orienter rapidement vers des accents d'agrumes, plus classiques, après une longue aération. 
Ce sont ceux-là - ces arômes de fruits blancs - qu'on retrouve en bouche au sein d'une chair à la fois caressante et aérienne, bien menée par l'effervescence maitrisée d'une appellation aujourd'hui populaire et accessible.
Le dosage est sensible, il soutient le fruité sans le gommer, c'est bien là l'essentiel pour un apéritif qui, à 20 $, ne ruinera personne et satisfera tout le monde !Contre-étiquette LaCheteau
Code SAQ : 13603556 / 19,95 $

Haut de page

7 déc. 2018 par Monsieur Bulles
Orpale 2002 Peu médiatisée, cette marque appartient à la cave coopérative Union Champagne, laquelle regroupe 13 coopératives (1250 hectares) qui offrent aussi leurs vins et leurs services à d'autres marques en Champagne. De Saint Gall présente des cuvées aussi abordables que remarquables. Située dans la Côte des Blancs, elle privilégie le chardonnay dans l'élaboration des vins de sa gamme. Absente du Québec depuis 2010, j'ai insisté auprès de certaines agences au Québec pour la voir revenir... C'est avec sa cuvée de prestige millésimée Orpale que j'ai été considéré.
Dans un article récent où je défendais la cause, souvent négligée, des coopératives, j'ai mentionné le millésime 1996 de la maison De Saint Gall qui s'était distingué dans une dégustation comparative de prestige.
Je pense sincèrement que si je glissais le millésime 2002 de la cuvée Orpale dans le même genre de banc d'essai, l'effet serait identique.

Commentaire de la cuvée Orpale 2002 de De Saint Gall :

Le nez est particulièrement expressif, il rappelle un macaron au café, puis une galette des rois où la frangipane abonderait... 
En bouche, le vin est torréfié dans le bon sens du terme : pas de notes brulées, seulement le souvenir d'arômes de café au lait, voire de yaourt au café.  
Les bulles sont menues et toujours nerveuses, la texture est dense, on est en présence d'un très grand champagne qui rappelle certains vins blancs de Beaune d'une quinzaine d'années.
La finale aromatique qui offre des notes de tiramisu avec une pointe d'amertume de zestes d'oranges concrétise le jeu de séduction. En apéritif pour ouvrir une soirée particulière ou à table avec un met aussi somptueux, ce vin marquera la mémoire de vos invités.
Il est, jusqu'à cette semaine, le meilleur champagne disponible en SAQ que j'ai dégusté en 2018. Une bouteille de luxe... abordable.
Étiquette Orpale 2001
En vente en ligne au Québec : cliquez sur le lien ci-dessous. / Code SAQ : 10839686 / 145,75 $

Haut de page

6 déc. 2018 par Monsieur Bulles
Vignoble sous la neige de janvier au Québec En 2012, chaque édition du magazine Vins & Vignobles proposait un article sur une région viticole du Québec, suite à une tournée que j'avais entreprise l'année précédente dans toute la province, pour mieux prendre le pouls d'une profession, alors encore perçue comme marginale chez nous, celle de vigneron. À l'époque, les vignerons venaient d'obtenir du ministre de la MAPAQ une contribution financière pour soutenir la certification Vin du Québec qui venait d'être lancée. 7 ans plus tard, une IGP Québec vient de voir le jour, une preuve que le travail colossal qui a été entrepris il y a 35 ans par quelques fous, n'était finalement pas si utopique.
Certains chiffres démontrent que les précurseurs comme le vignoble des côtes d'ardoise, le vignoble de l'orpailleur, le vignoble du marathonien ou celui du cep d'argent ont eu raison de s'obstiner, non pas en luttant contre le climat, mais en l'accompagnant et en l'écoutant pour mieux servir leurs vignes. 

Presque 130 vignobles produisent 2,2 millions de bouteilles grâce à 700 hectares plantés, et surtout, il y a eu 30 % d'augmentation des ventes de vins québécois en 3 ans ! 
Certes, me direz-vous, c'est facile, puisque la SAQ ne vendait pas de vins locaux il y a 10 ans. 
En effet. 

Sauf que si la qualité n'était pas là, le consommateur québécois les aurait rapidement délaissés pour revenir au choix des 18 000 autres vins proposés par le monopole ! Ce dernier a galvanisé la profession, car en ouvrant ses portes au vin du Québec, il a envoyé un message clair : soyez vigilant, augmentez votre production si vous le pouvez, faites de meilleurs vins et surtout, qu'ils soient constants en qualité, car vous êtes aujourd'hui confrontés au marché mondial et le juge ne sera pas le distributeur, mais le consommateur. 
On a alors vu des vignerons approcher des agronomes, s'entourer d'oenologues et se mettre au marketing afin que leurs vins et leurs vignobles aient une visibilité. L'oenotourisme québécois est ainsi né : les structures d'accueil sont solides, du personnel est engagé, une vraie restauration est offerte, une publicité est mise en place. On parle régulièrement du vin québécois dans les médias depuis une décennie. 
D'autres signes majeurs démontrent que le Québec est désormais un vrai pays viticole. Alors qu'il y a seulement 15 ans, on discutait toujours au sujet des cépages à planter, à garder, à arracher, à cloner ou à écarter, six d'entre eux sont aujourd'hui définitivement établis puisqu'ils composent 80 % de la production. 

Vidal, seyval, frontenac, vandal-cliche, marquette et maréchal Foch côtoient les marginaux muscat de swenson, adalmiina, skandia ou baltica, prometteurs dit-on, qui donnent de bons résultats selon les vignerons; une autre preuve de la créativité locale. 

Si certains domaines ont du mal à écouler leur production qui, parfois, remontent à trois, voire quatre années de vendanges, certains naissent avec force investissement, évitant les écueils agronomiques de leurs aînés, utilisant facilement les réseaux sociaux, visant une clientèle plus jeune, plus ouverte aussi, et profitant de l'engouement actuel pour les produits locaux. 
Le domaine Beauchemin, Domaine du Nival, Pinard et Filles, vignoble Camy, vignoble La Cantina, vignoble du Ruisseau, vignoble d'Oka ou La seigneurie de Liret n'ont pas 10 ans d'existence alors que leurs produits se trouvent déjà sur les tables préférées de la province ! 

Un autre signe ? 
Pinot noir, Pinot meunier, Gamay, Cabernet franc, Dornfelder, Chardonnay, Riesling et Savagnin sont presque courants dans le vignoble. Les débats acrimonieux entre vignerons, dans les années 2000, au sujet de leur emploi, ont laissé place aux discussions constructives. Seul, assemblés entre eux ou avec des hybrides, ils donnent des vins intéressants qu'on ne compare plus à ceux des pays viticoles dont ils sont les ambassadeurs, mais qu'on déguste simplement, avec l'attrait de la découverte, de l'expérience, du test qu'on reconduira; ou non. Tout simplement. 

Enfin, il y a les bulles ! 
Manne internationale, elles ont également piqué nos anciens et jeunes vignerons. Qu'elles soient issues de méthode ancestrale (Pet Nat), de méthode Charmat ou de méthode traditionnelle, qui ne propose pas un vin effervescent aujourd'hui dans le vignoble québécois ? 
Qu'ils en fassent 200 ou 5000 bouteilles, j'ai remarqué une chose : à chaque fois que j'ai visité des vignerons dernièrement, on m'a toujours proposé de goûter au mousseux de la maison, même lorsqu'il n'était pas officiellement établi ! 
Et ce n'est pas parce qu'on attendait Monsieur Bulles, non. 
C'est bien parce que le vignoble du Québec a enfin compris que le vin effervescent est sans doute la catégorie la plus fiable à élaborer, car le résultat est immédiatement positif. Certes long à élaborer, toutefois, instantanément bon à la commercialisation. 

J'ai écrit il y a 15 ans « que de ne pas élaborer de mousseux au Québec serait une erreur professionnelle ». 
Je persiste et prétend aujourd'hui que de ne pas élaborer un bon mousseux au Québec est une faute professionnelle. 
La connaissance actuelle de ce qui fait le vignoble québécois pousse inexorablement au vin effervescent. Et comme les bulles servent à célébrer, je célèbre ici la nouvelle génération de vignerons qui se met actuellement en place au Québec. 
Qu'elle soit issue des parents qui ont défriché la terre pour elle dans les années 1990 ou qu'elle soit novice, uniquement motivée par le goût du produit authentique bien fait, cette génération a la foi en une signature québécoise du vin qui signe un avenir prometteur. 
C'est là l'essentiel.   Vidal du Québec

Haut de page

5 déc. 2018 par Monsieur Bulles
GR De Telmont Depuis quinze ans, Bertrand Lhopital préside cette maison familiale qui s'est construite à Damery en 1912. Peu connue du grand public en raison de l'absence des cuvées sur les marchés de grande distribution, la marque J. De Telmont se classe pourtant parmi les 20 premières maisons de Champagne. Disposant de 30 hectares de vignes en propriété, elle est très appréciée des connaisseurs qui achètent en vente directe, la gamme est toujours de très belle qualité grâce au savoir-faire de l'oenologue Sylvie Collas.

Lieu :  1, avenue de Champagne   BP 17   51480 Damery 
Téléphone : 03 26 58 40 33

Commentaire de dégustation de la cuvée Grande Réserve Brut :

Les 3 cépages classiques de la Champagne composent ce champagne à la vinosité bien établie : un caractère malté au niveau aromatique parcourt toute la dégustation.
Les bulles complètent la typicité très champenoise de l'ensemble, elles abondent et dansent en bouche, tout en apportant la fraîcheur attendue qui s'illustre en finale par une pointe d'agrumes confits.
C'est un champagne de belle tenue, garant de plaisir et de saveurs biscuitées qui pourra facilement passer à table avec une volaille brune de votre composition. 
Quant à l'apéritif, il sera de grande classe si on présente cette Grande Réserve avec les traditionnels canapés de foie gras.

Commentaire de dégustation de la cuvée Brut Nature - LD - Blanc de Blancs : 

LD pour léger dosage d'un champagne qui fleure bon l'argile mouillée, les céréales du matin et le malt, des accents originaux qu'on retrouve toujours dans les vins de cette maison. 
Le fruité en bouche est jaune, il rappelle les ananas, la minéralité est discrète, finalement gommée par une onctueuse effervescence. 
Un chardonnay aussi savoureux qu'original qu'on pourra essayer, à table, avec des ris de veau grillés. 

Commentaire de dégustation de la cuvée Grand Rosé - Brut :
 
Axé d'abord sur des notes de fruits secs (amandes, abricots), il présente ensuite des arômes d'agrumes très mûrs (pamplemousse rose, orange sanguine) qu'on retrouve en bouche, au coeur d'une effervescence plutôt légère et vaporeuse, mais fine, heureusement soutenue en finale par une certaine mâche, une vinosité où pointent de légères notes de kirsch très agréables quand on aime les rosés de caractère. À découvrir absolument.Rosé et LD
79 $ pour la Grande Réserve et le Grand Rosé Brut, 89 $ pour le Léger Dosage en importation privée au Québec auprès de l'agence Vinipassion Importations Inc / 514 830 2333

Haut de page

4 déc. 2018 par Monsieur Bulles
Agostino Extra-Brut L'Argentine est surtout connue pour son malbec alors que seulement 30 % de sa production viticole lui est consacré. Quant aux bulles, pratiquement tous les producteurs de vin du pays en font, mais ce sont les Argentins qui les connaissent puisque 80 % des effervescents sont consommés localement. Au Québec, la SAQ offre un seul mousseux Argentin. Ça vous dit de le connaître ?
Commentaire de la cuvée Extra-Brut d'Agostino :

Comme très souvent en Argentine en ce qui concerne les vins effervescents, l'étiquette affiche la catégorie Extra-Brut, mais il s'agit d'un Brut si l'on se réfère au dosage de la législation européenne...

Le consommateur exigeant qui s'attend donc ici à une attaque mordante en bouche, sera surpris par une présence fruitée, plus marquée que tranchante. 
Reste que la sucrosité est absente, que le dosage est réussi.
Pas d'arômes tertiaires, de notes toastées ou maltées qui auraient pu être apportés par un long élevage sur lattes; on déguste de la fraîcheur et encore de la fraîcheur tout au long de la dégustation. 
Une fraîcheur de fruits blancs (pommes, raisins, citron) au sein de bulles foisonnantes qui engendrent une agréable sensation d'effervescence aérienne.

Simple, efficace et abordable, cet "Extra-Brut" saura convaincre vos invités. 
Avec des huîtres, il les séduira !!
19,95 $ - Code SAQ : 13465093

Haut de page

3 déc. 2018 par Monsieur Bulles
Pata Negra Brut La lutte est sévère dans la catégorie des bulles autour de 15 $ en SAQ. On y trouve plusieurs appellations dont la locomotive de Catalogne, le Cava. Parmi la vingtaine de marques appartenant au groupe Garcia Carrion, Pata Negra est l'une qui offre des cavas particulièrement accessibles. Rien de complexe dans les arômes et le comportement du vin, seulement de la précision et du plaisir facile ! À ce tarif, on peut acheter plusieurs bouteilles en vue des fêtes de décembre à venir...

Commentaire du Cava Pata Negra Brut :


La touche minérale - celle qui rappelle les hydrocarbures - est discrète, mais nette au nez et on l'a retrouve en bouche entourant quelques arômes de fruits blancs. 
L'effervescence est bien construite, les bulles de calibre moyen se détachent facilement, donnant l'impression d'une texture aérienne. 
L'ensemble est simple, frais, efficace; on ne demande pas mieux à ce prix. 
L'apéritif que vous allez offrir aux amis ne vous mettra pas sur la paille !!Contre étiquette PN
14,35 $ / Code SAQ : 13637799

Haut de page

30 nov. 2018 par Monsieur Bulles
bouchon stoppeur Je suis sûr que cela vous est déjà arrivé : prendre un verre de champagne* de la bouteille ouverte la veille, qu'on n'avait pas finie, et le trouver meilleur ! En fait de meilleur, on le trouve moins agressif, moins fougueux et surtout, plus aromatique, plus savoureux. Est-ce bien normal ?





Meilleur, je ne sais pas. 
Car c'est une question de goût.
Plus enjôleur par contre, certainement...

Les expériences en laboratoire démontrent que les vins mousseux, issus de la méthode traditionnelle, présentent une surpression de gaz de 4,2 à 5,5 atmosphères au moment de l'ouverture de la bouteille. 

Si j'exclus les cuvées particulières, de prestige ou anciennes, la plupart des champagnes*, versés et dégustés dans les minutes qui suivent leur ouverture, présentent une effervescence fougueuse, voire grossière, qui pourra être perçue comme désagréable. 
De plus, les arômes qui accompagnent ce caractère tonique des bulles sont souvent associés à l'acidité de fruits et à une fraîcheur agressive qui déroutent le consommateur.

En fait, champagnes et mousseux qui ont fait moins de 20 mois sur lattes présentent souvent ce comportement et ces arômes adolescents.

L'autolyse seule, est l'étape qui construit un comportement raisonnable de l'effervescence, entremêlant une complexité aromatique typique (voir le lien sur l'autolyse).

Donc en laissant votre bouteille pendant 24 h au frais, après en avoir soutiré seulement deux verres (il faut idéalement qu'il y ait davantage de vin que d'oxygène  à l'intérieur du flacon), puis en la bouchant avec ce qu'on appelle un bouchon stoppeur, vous dégusterez logiquement, le lendemain, des bulles plus menues, au comportement plus sage qui accompagnent des arômes plus expressifs, plus faciles à reconnaître, avec parfois une sensation beurrée ou toastée (notes oxydatives).

Moins vif, plus pondéré, votre champagne* aura gagné en sagesse, une sagesse qu'on découvre dans les vins effervescents dont ont a étalé les étapes de création.
Les cuvées rares ou de prestige en sont issues, tandis que les cuvées d'entrée de gamme qui forment 85 % de la production, naissent plus rapidement. 

Les laisser ainsi respirer avec cette astuce de 24 h offre parfois d'agréables surprises.
Attention toutefois, je n'écris pas que votre champagne* sera meilleur - puisqu'il s'agit d'une question de goût - mais il sera plus engageant...4 types de bouchons stoppeurs
*Le sujet de l'article concerne tout autant les autres vins effervescents.

Haut de page

Recherche d'articles
Par mois
Articles sur les champagnes (206)
Articles sur les autres bulles (275)
Les dégustations horizontales (3)
Les dégustations verticales (1)
© 2016 monsieurbulles.com, Guénaël Revel poc communications Annoncez sur MonsieurBulles.com