6 juin 2017 par Monsieur Bulles
Découvrez l'origine du nom Prosecco, quelle est la zone autorisée à élaborer du Prosecco DOC et quelles sont les villes viticultrices de cette zone ?

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5 juin 2017 par Monsieur Bulles
Dans le cadre d'une campagne de promotion de la DOC Prosecco au Québec du 12 au 16 juin prochain, je vous invite à visionner une série de capsules vidéo de moins d'une minute sur différents sujets qui touchent cette appellation Vénitienne. Et pour commencer, voici quelques chiffres sur cette dernière, exceptionnellement populaire depuis 10 ans.

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23 mai 2017 par Monsieur Bulles
NF 375ème anniversaire de Mtl Les collectionneurs d'étiquettes vont être heureux : la cuvée spéciale 375ème anniversaire de Montréal présente la silhouette étirée de l'île avec ses monuments emblématiques. Oui, mais le vin ? Est-il aussi attirant ? A t-on autant de plaisir à le déguster que nous en avons avec les multiples activités ludiques offertes par la ville, cette année ? Et bien oui ! Et je dirais même qu'il en impose, comme tous les évènements Montréalais !


Commentaire de la cuvée Édition Limitée - Grande Réserve Brut - 375ème anniversaire de Montréal par Nicolas Feuillatte :


Expressive au nez (pain de mie, céréales du matin, fruits jaunes), cette cuvée présente une structure plus solide que tranchante en bouche, notamment illustrée par un volume effervescent onctueux et long. 
Particulièrement boulangère dans les saveurs, elle n'en garde pas moins une certaine fraîcheur saline qui lui permet d'être dégustée, avant de passer à table, avec quelques huîtres gratinées, quelques légumes frits en tempura ou plus simplement, des chips au cheddar.
Joyeux anniversaire Montréal !!NL édition limitée
54,75 $ - Code SAQ : 13210517

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17 mai 2017 par Monsieur Bulles
Vida al camp rosé Brut À l'occasion de l'arrivée sur le marché du Québec des homards estivaux, voici 6 flacons pétulants - pour toutes les bourses - qui s'harmoniseront adéquatement au crustacé décapode, selon la recette préconisée. Départ imminent pour l'Espagne, la Grèce, les États-Unis d'Amérique ou la France !



Crémant de Loire - Pureté de silex - France - 19,50 $ - Code SAQ :  12486108


Ce crémant porte bien son nom, car tout est épuré : le nez discret qui nous oriente vers la poire et quelques notes iodées, l'attaque et le volume en bouche, plus aériens que consistants, et la finale, juste assez tranchante pour soutenir un filet de citron sur quelques morceaux de homard servis en canapé, car ces bulles sont agréablement apéritives.

Cava - La Vida al Camp - Brut Rosé 2013 - Espagne - 23,50 $ - Code SAQ :  13090666

Le trépat, un cépage noir local apporte ici la petite touche vineuse qui soutient le fruité rouge de ce cava rosé, expressif et volumineux en bouche. Équilibré de l'attaque à la finale, il est simple et abordable, ce qui permet de dépenser pour le homard qu'on pourra griller en phase finale de cuisson pour mieux l'apprécier avec ces bulles catalanes.

Domaine Tselepos - Amalia Brut - Grèce - 25,40 $ - Code SAQ : 11901103

La Grèce viticole est à la mode au Québec et ses bulles valident cette dernière. Celles du domaine Tselepos sont dans un premier temps originales, car élaborées à partir d'un cépage local, le moschofilero, qui apporte une touche florale très nette. La méthode traditionnelle employée offre des bulles menues au sein d'une chair aérienne qui file vers une belle fraîcheur finale, même si quelques  accents de miel se laissent capter.  C'est justement grâce à eux qu'on pourra tenter une recette particulière de sauce avec le homard: une laque à base de sauce soja, de sirop d'érable et de graines de sésame. Essayez, c'est magnifique.

Chandon - Brut Rosé - USA - 32,35 $ - Code SAQ : 11565007

La Californie et sa température généralement clémente sont ici bien identifiées : le nez est expressif, à la fois fruité et épicé, on déguste une agréable vinosité, juste assez ferme à l'attaque pour rappeler la couleur du produit, l'effervescence l'habillant de délicatesse. 
C'est un rosé Brut qui a de la mâche et qu'on pourra oser avec du homard grillé ou cuisiné de façon plus sophistiquée avec tomates et épices relevées.

Champagne Pierre Gimonnet - Premier Cru - Brut - Blanc de Blancs - 61 $ - Code SAQ : 11553209

Élégante et discrète dans ses flaveurs comme dans son effervescence, on passe de notes de fenouil à celles de fruits blancs (poire et pommes), tout en percevant de légers accents pâtissiers. 
Les bulles sont de calibre moyen, un peu fugaces, elles signent un bon champagne où le chardonnay s'exprime davantage par le fruit que par l'intensité minérale. 
C'est ici le homard qui redonne un caractère vivifiant au vin: si vous prenez une gorgée de ce champagne juste après en avoir dégusté un morceau, les bulles s'étirent, la texture se densifie, l'effet salin s'exprime simplement. On savoure...

Champagne Louis Roederer - Cristal 2009 - Brut - 295,25 $ - code SAQ : 00268755 

Si le homard est l'hôte à table d'un anniversaire ou d'un moment mémorable à fêter, ce champagne certes dispendieux, sera, je vous l'assure, son compagnon remarqué... 
Plus assis et plus solaire que les précédents millésimes déclarés, ce 2009 joue dès l'attaque en bouche la carte de la séduction et de la plénitude grâce à de légères notes de speculoos, de fleurs d'orangers, voire de pommes chaudes qui couronnent un ensemble encore très frais et cristallin, presque salin. 
Ce champagne est donc encore jeune et son endurance devrait filer facilement jusque 2024. 
L'onctuosité de son effervescence complètera la chair du homard et puisque son adolescence aromatique est quelque peu moyen-orientale, je préconise un peu de curcuma et de poivre rose dans le beurre blanc qui nappera le crustacé.Cristal et homard

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9 mai 2017 par Monsieur Bulles
Crémant de Loire Ackerman Cette maison a fêté son bicentenaire en 2011. Son créateur, Jean-Baptiste Ackerman a été le précurseur du vin effervescent à Saumur. Alors qu'il a construit son talent de négociant en vin, en alimentant les maisons de négoce champenoises, ce sont ces dernières qui attaqueront en justice, pendant 10 ans, sa marque une fois créée !




Jean-Baptiste Ackerman est né en 1790 à Bruxelles et c'est sous le règne de Napoléon 1er qu'il décide, à 21 ans, de s'installer à Saumur dans la Loire.  

On est en 1811, le champagne marnais étant en pleine expansion, cette année de la comète va ouvrir de nouvelles perspectives. Le jeune homme d'affaire qui a fait la promotion et quelques démarches de négoce pour des maisons de Champagne, a l'ambition de faire des bulles, propres à sa nouvelle région.    

Il s'associe à Jean-Pierre Laurance et ensemble, font du négoce de raisins et de vins qu'ils revendent aux... Champenois !! 
Autre temps, autres moeurs commerciales, les appellations n'existent pas encore, les vins circulent librement.
En 1829, Il épouse Émilie Laurance, la fille de son associé qui a 15 ans de moins que lui. 
Ses recherches pour élaborer les meilleures bulles en bouteilles le conduisent à perdre sa fortune, celle de sa femme et à mettre en faillite la maison Ackerman-Laurance en 1837.   

Cependant, la chance souriant aux audacieux, il obtient une médaille d'or à l'Exposition Industrielle d'Angers pour le « vin à mousse » millésime 1836 et une autre à l'Exposition Universelle de Paris pour le « vin à bulles ».   

Les commandes reviennent, il emprunte pour réinvestir et lancer sa marque.   

La Champagne restant le modèle en matière d'élaboration et d'élevage des vins sous terre, il achète en 1840 des caves troglodytes à Saint Hilaire-Saint Florent, village qui devient le berceau de la Maison ACKERMAN.   

Visionnaire, il sait que le succès du négoce passe par le transport. C'est ainsi qu'il devient de 1845 à 1851 l'un des financiers du chantier de la ligne de chemin de fer Paris-Saumur.   

Comme les maisons de Champagne, il embauche et forme des ouvriers, dépose au Tribunal de Commerce de nombreuses marques (Cuvée Royal, déclinée en Dry ou en Brut) pour enfin connaître un succès estimable sous le règne de Napoléon III.   

Il cède la maison à son fils Louis-Ferdinand en 1866, année de son décès. 

Celui-ci développe les marchés européens et comme son père, investit dans la construction du tramway de Saumur.   

La marque Ackerman devient dès lors l'incontournable mousseux ligérien au point de faire de l'ombre aux bulles champenoises.   

La « guerre du champagne » ponctue cette seconde moitié du XIXème siècle, quelques procès se succèdent, ils déboucheront finalement à la lente construction, et en Champagne, et dans la Loire, des premiers organismes de défense des appellations.   
            
Commentaire du Crémant de Loire - Brut - Ackerman - France :

Dégustée à l'aveugle comme on dit, parmi une dizaine de bulles Ligériennes, donc de même catégorie, j'ai apprécié ce crémant parce qu'il m'a surpris pour... son dosage marqué !
Il est forcément sortis du lot entre deux Brut plus secs, plus rigides, et ce qui aurait pu me déconcerter, m'a finalement séduit, car les notes de biscuit spéculoos et de citron confit qu'ils transporte, parcourent toute la dégustation. 
Certes, je mets en doute ici le dosage de 5 grammes, annoncé dans la fiche technique du produit, mais qu'importe... 
Le plaisir est au rendez-vous, c'est là l'essentiel, surtout si vous accompagnez ces bulles avec quelques canapés de mousse de foie de volaille ou de crevettes grillées. 
Bouchon Ackerman
Code SAQ : 13188891 / 20,40 $

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3 mai 2017 par Monsieur Bulles
Cellier Bollinger Si "La Grande Année" élaborée en rosé existe depuis 3 décennies, la maison agéenne élabore un rosé multi-millésimé depuis seulement 2008. Or, lorsque cette cuvée a été lancée, je n'ai pas retrouvé le style étoffé et dense de la maison. C'était certes un excellent champagne rosé, cependant, il ne rimait pas avec Bollinger. Au cours d'une tournée champenoise récente, j'ai pu déguster de nouveau ce champagne...



Bollinger - Brut Rosé :


Voici le commentaire que je donnais en 2015 :  

Alors qu'on s'attendrait à un rosé très expressif, à la vinosité marquée comme le Special Cuvée, on découvre un champagne qui joue sur l'élégance et la pureté du fruité. Axé sur des arômes de cerises et de fraises des bois, au nez comme en bouche, on déguste une effervescence pleine et onctueuse qui transporte tout de même une certaine puissance, plus typique de la maison. 
Un champagne rosé au caractère élégant et soigné qui complétera facilement, par exemple, une entrée de carpaccio de homard avec un filet de balsamique à l'orange. 

Voici le commentaire que je fais aujourd'hui :

Le nez est frais et expressif, axé sur les fruits rouges et les zestes d'agrumes. Un joli et léger rancio d'évolution se laisse capter après plusieurs minutes d'aération. On le retrouve dès l'attaque en bouche au sein d'une texture crémeuse, à l'enveloppe un tantinet amère, qui ne perdure pas en finale.
Quelques notes de fruits rouges cuits et de toast blond complètent la dégustation. La vinosité blonde est subtilement habillée de notes de groseilles, mais ce sont les saveurs du temps qui passe, qui les complètent en apportant une certaine plénitude.
Il est construit pour la table, même si l'apéritif à ses côtés se montrera fort séduisant. C'est une force tranquille et savoureuse, désormais fidèle au style de la maison, qu'on peut déguster dès son achat, pour mieux attendre les cuvées millésimées de cette dernière.

Composition :
 
Assemblage de 62% de Pinot Noir, 24% de Chardonnay et 14% de Pinot Meunier issus des terroirs d'Ay, Verzenay, Louvois, Mesnil sur Oger et Cuis. Vin rouge provenant d'Aÿ et Verzenay.
Accueil Bollinger
16/20 selon le barème du Guide Revel / Code 10955741 au Québec / 99,25 $ / Représenté par Sélections Oeno / Autour de 45 euros en Europe

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27 avril 2017 par Monsieur Bulles
Nival Le domaine de Nival est parmi les derniers nés dans le petit monde viticulturel (j'aime ce néologisme) du Québec. Son petit côté Suisse dans le choix des cépages travaillés lui promet un avenir heureux. Les blancs et les rouges tranquilles sont soignés, rien n'est excessif dans leur élaboration. On n'abuse ni de l'extraction, ni de la chaptalisation, ni de l'élevage sous bois. Et pour commencer dans la bulle, on a "vidalisé en mode monacal".


Commentaire de la cuvée Ces petits imprévus 2016 - Méthode ancestrale :

100 % vidal élaboré en méthode ancestrale (Pet Nat) qui fleure bon la pomme et le miel au sein d'une texture juste assez caressante, juste assez effervescente (sans doute autour de 2 atmosphères) pour le prendre le temps d'un apéritif avec quelques dés de cheddar. 
Bref, la méthode est ici maîtrisée et l'on n'a pas cherché à corriger les notes de ferments par un sucre excessif, le vin reste frais et son faible degrés d'alcool permet un second verre !! Bravo aux vignerons.Contre-étiquette
Représenté par l'agence Boires au Québec / 22 $

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21 avril 2017 par Monsieur Bulles
PMG de Julien Fouet Un pétillant naturel, un "Pet Nat" comme on dit désormais, est en fait un vin effervescent issu de la méthode ancestrale; c'est à dire la méthode la plus ancienne pour élaborer des bulles viniques dans un flacon. Donc, rien de bien nouveau. Sauf que depuis une très courte décennie, 2 vins sont devenus à la mode au sein d'une minorité sommelière, plus suffisante qu'attrayante : le Pet Nat et le Vin Orange. Ce dernier pouvant être aussi élaboré comme le premier. Et j'en ai ras-le-bol ! Ras-le-bol d'entendre des inepties au sujet du Pet Nat parce qu'il n'y a pas un seul salon des vins, ni un seul bar à vins qui ne présente pas actuellement un Pet Nat sans le hisser au firmament de la qualité vinique en matière de bulles !
80 % des Pet Nat que j'ai dégustés depuis un an étaient tout simplement de mauvais vins, des vins qui n'apportaient ni plaisir, ni intérêt, sinon celui d'y déceler des arômes désagréables ou inappropriés. Inappropriés à ce qu'on est en droit d'attendre d'un vin, quel qu'il soit.

J'ai même dû répondre à un sommelier - c'est à dire que mon agacement, mêlé sans doute de prétention, m'a poussé à lui affirmer - que si vraiment, il trouvait si excellent le Pet Nat qu'il m'avait servi, c'est qu'il n'avait jamais dû déguster un bon vin effervescent de sa vie, qu'il soit élaboré en méthode traditionnelle, charmat ou ancestrale !

Mais d'où vient cette subite lubie du Pet Nat ?

Alors que la contagion des Extra-Brut se poursuit, la snobmellerie nous inflige à présent le Pet Nat !

Je m'adresse donc ici à celles et ceux qui sont diplômés en sommellerie, qui exercent en restauration ou en agences de représentation de vins. Et même si j'en entends certains crier à la ringardise face à ce ras-le-bol (qui n'est pas que le mien), une question me brûle : 

vous ennuyez-vous vraiment dans votre profession ? Trouvez-vous vraiment qu'il y a un tel manque de diversité sur la planète-vin qu'il faille vanter un vin blanc, souvent trouble, aux perles carboniques fugaces et au fruité collant ou occulté par des notes de levures ?

Je ne peux pas y croire. C'est de l'hypocrisie. Ou de l'incompétence.

D'ailleurs, en interrogeant les vignerons qui élaborent ces Pet Nat, aucun d'entre eux ne se prend au sérieux. 
Aucun d'entre eux n'érige son Pet Nat au sommet de sa gamme. 
Ils le conçoivent simplement. 
C'est à dire dans l'amusement, dans un plaisir presque égoïste qu'ils reconnaissent. D'abord pour eux-même et leur entourage. Ensuite pour quelques acheteurs éclairés par eux, sans fanfaronnerie... 
Leur Pet Nat est un jeu, parfois superficiel et souvent éphémère, puisqu'ils ne le répètent pas d'ailleurs, à chaque millésime. Et le faible nombre de bouteilles élaborées indique justement leur humilité. 

N'est-ce donc pas cette dernière qui devrait être véhiculée, plutôt que les commentaires bavards que j'entends dans les dégustations où se loge un Pet Nat, voire dans la vente insistante en restaurant auprès du client naïf, étourdi par trois mots savants du sommelier.

Qu'on ne se méprenne pas. 
Je ne rejette pas les Pet Nat. 
Il y en a d'excellents. Encore faut-il les positionner à leur place sur l'échiquier des vins de ce monde. Un Pet Nat n'est, après tout, qu'un embryon de vin qui poursuit sa gestation en bouteille grâce au sucre et aux levures retenues. Il se fait tout seul, il devient vin pétillant par lui-même; sans trop d'interventions du vigneron.

C'est peut-être pour cela qu'au moins 2/3 d'entre eux sont de mauvais vins, car curieusement, la méthode ancestrale est particulièrement difficile à contrôler, encore aujourd'hui. Parlez-en aux Limouxins qui lui ont donnée quelques lettres de noblesse...

Observez la réaction du consommateur courant après qu'il ait testé pour la première fois un Pet Nat. Elle est toujours consternante. "Vous êtes sûr que ce vin n'a pas un défaut ?" est la remarque qui suit deux fois sur trois, s'il n'est pas intimidé - au point de rester coi -  par la présentation promotionnelle du sommelier.

Pourquoi suis-je aussi agacé, de plus ?

Pour leurs prix ! Pour les tarifs affichés des Pet Nat ! Toujours plus élevés que ceux du vin "déposé" de l'appellation d'où il est issu. Donc illogique.

J'en ai assez parce c'est à cause de ces attitudes et de ces pratiques que la sommellerie a cette image tenace de fatuité auprès des consommateurs, où que l'on soit dans le monde. 
Une minorité l'exerce encore trop souvent le menton relevé et la langue pendue. Et depuis peu, elle pousse les Pet Nat qui finalement, sont comme les bananes d'aujourd'hui : vendues vertes avec une durée de vie sur le comptoir de 48 heures.

Il y en a malgré tout de très bons, comme celui-ci, dégusté dernièrement. Un Pet Nat qui réconcilie !

Cuvée PMG - Dénomination "Pour Ma Gueule" de Julien Fouet -  Méthode ancestrale - VMQS - Loire - France - 22 $ - Représenté au Québec en importation privée par l'agence Bénédictus.

Un chenin blanc aux bulles menues et persistantes qui habillent une texture suave à l'enveloppe juste assez mordante pour rappeler le cépage (pamplemousse, silex) et rafraîchir les papilles sans qu'aucune note de fermentation ne viennent les déranger. Le vin n'est absolument pas sucré, je le préconise donc à l'apéritif avec quelques huîtres ou avec un fromage assez crayeux.
Contre-Étiquette de PMG

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14 avril 2017 par Monsieur Bulles
Bourdaire-Gallois - Brut Presque 5 hectares plantés où domine le pinot meunier sur une surface totale de 8 hectares exploitée depuis les années 1950, décennie où le grand-père de David Bourdaire fonda avec des collègues vignerons la coopérative de Pouillon. 40 ans plus tard, après avoir suivi un BTS en viticulture et oenologie au lycée viticole de la Champagne à Avize, son petit-fis monte l'entreprise Bourdaire-Gallois en louant quelques vignes sur d'autres communes qui intègrent celles du patrimoine familial. Véritable passionné de sa terre du Massif de St Thierry, David Bourdaire sépare toutes ses récoltes en fonction des cépages, des crus et des porte-greffes.
Lieu : 28, rue Haute 51220 Pouillon     

Téléphone : 03 26 03 02 42   

Commentaire de la cuvée Tradition - Brut :
    
Un pinot meunier beaucoup plus expressif en bouche qu'au nez qui rappelle les flaveurs de poires confites et de tartelettes aux abricots, juste après quelques notes de levures. La texture est veloutée, voire grasse, les bulles sont nouées, l'ensemble se montre davantage sur des accents fruités que toastés, tout est frais et croquant. 
Un bon champagne construit pour l'apéritif avec, par exemple, des crevettes tempura.

David Bourdaire-Gallois
57 $ en IP (Agence Pot de vin) - 16/20 selon le barème du Guide Revel

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11 avril 2017 par Monsieur Bulles
Tireuse manuelle en Champagne Le "Oups" dans la notion de dosage qui arrange les producteurs sans perturber le consommateur.
Après la tendance du champagne rosé des années 2000, la décennie 2010 a marqué la création de cuvées dites Extra-Brut, c'est à dire non dosées en liqueur d'expédition ou très faiblement, soit moins de 6 grammes de sucre (notez que lorsqu'un champagne a moins de 3 g de sucre, on pourra utiliser les mentions «brut nature», «pas dosé» ou «dosage zéro».) 

Cette catégorie a longtemps été une niche pour les petites maisons de champagne ou les vignerons indépendants, elle permettait de diversifier leur gamme de cuvées et elle laissait au chef de cave ou au vigneron élaborateur le choix de s'amuser à des expériences oenologiques quand le cycle végétatif d'une année s'était montré favorable et que la récolte avait été bonne. 

Nécessitant un taux élevé de sucre naturel et une acidité adéquate, en somme, une maturité exemplaire des raisins, les rares bons flacons d'Extra Brut provenaient souvent du sud de la Champagne, de la Côte des Bar. La cuvée Brut Nature de la famille Drappier est à ce titre, devenue une référence. Souvent destinées aux connaisseurs et aux "chineurs" de champagne, ces cuvées très pures connaissent actuellement un engouement, un gain de popularité. Il ne faut donc pas s'étonner si, dans la décennie 2010, certaines marques sortent des cuvées Extra Brut à coups - et à coût! - de grand renfort publicitaire.

La réglementation européenne en matière de dosage des vins mousseux et champenois est peut-être - également - un signe de cette nouvelle tendance. 

Discrètement diffusée auprès des vignerons, elle a en effet été changée en 2010  (Journal officiel de l'Union Européenne - Annexe XIV - CE 607-2009 de la Commission du 14 juillet 2009). 
Elle ne touche pas la catégorie Extra-Brut, mais elle re-situe plus clairement et logiquement la hiérarchie. 
Pendant des années, sur les 6 catégories autorisées, quatre se chevauchaient; permettant aux maisons de commercialiser finalement celle dont l'impact culturel était le plus efficace. Désormais, le champagne a 6 catégories promptement définies et pour mieux les expliquer, rien de mieux que de comparer l'avant d'après.

LES CATÉGORIES DE CHAMPAGNES ET LEUR TENEUR EN SUCRE AVANT 2010

CHAMPAGNE EXTRA BRUT entre 0 et 6 g/l
CHAMPAGNE BRUT inférieur à 15 g/l
CHAMPAGNE EXTRA DRY entre 12 et 20 g/l
CHAMPAGNE SEC entre 17 et 35 g/l
CHAMPAGNE DEMI-SEC entre 33 et 50 g/l
CHAMPAGNE DOUX supérieur à 50 g/l

LES CATÉGORIES DE CHAMPAGNES ET LEUR TENEUR EN SUCRE À PARTIR DEPUIS 2010:

CHAMPAGNE EXTRA BRUT entre 0 et 6 g/l
CHAMPAGNE BRUT inférieur à 12 g/l
CHAMPAGNE EXTRA DRY entre 12 et 17 g/l
CHAMPAGNE SEC entre 17 et 32 g/l
CHAMPAGNE DEMI-SEC entre 32 et 50 g/l
CHAMPAGNE DOUX supérieur à 50 g/l

Mais il y a un Oups ! Vous connaissez l'adage, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué... surtout avec l'administration !

On peut lire au 3eme point de l' article 58 de cette annexe XIV à propos de la teneur en sucre : "Sans préjudice des conditions d'utilisation décrites à l'annexe XIV, partie A, la teneur en sucre ne peut être ni supérieure ni inférieure de plus de 3 grammes par litre à l'indication figurant sur l'étiquette du produit."

Ce nouvel alinéa (inexistant dans le précédent règlement) donne donc une variabilité possible de 3g/L.
De façon plus pragmatique, 12 gr+3 gr = 15g/L donc, un champagne ainsi dosé peut toujours porter la mention Brut.
Et par ailleurs, 4 gr +3 gr = 7 gr/L, donc un champagne dit Extra Brut peut être dosé à 7g/L ! 
Une fois encore, le consommateur va facilement s'y retrouver !

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