17 mai 2017 par Monsieur Bulles
Vida al camp rosé Brut À l'occasion de l'arrivée sur le marché du Québec des homards estivaux, voici 6 flacons pétulants - pour toutes les bourses - qui s'harmoniseront adéquatement au crustacé décapode, selon la recette préconisée. Départ imminent pour l'Espagne, la Grèce, les États-Unis d'Amérique ou la France !



Crémant de Loire - Pureté de silex - France - 19,50 $ - Code SAQ :  12486108


Ce crémant porte bien son nom, car tout est épuré : le nez discret qui nous oriente vers la poire et quelques notes iodées, l'attaque et le volume en bouche, plus aériens que consistants, et la finale, juste assez tranchante pour soutenir un filet de citron sur quelques morceaux de homard servis en canapé, car ces bulles sont agréablement apéritives.

Cava - La Vida al Camp - Brut Rosé 2013 - Espagne - 23,50 $ - Code SAQ :  13090666

Le trépat, un cépage noir local apporte ici la petite touche vineuse qui soutient le fruité rouge de ce cava rosé, expressif et volumineux en bouche. Équilibré de l'attaque à la finale, il est simple et abordable, ce qui permet de dépenser pour le homard qu'on pourra griller en phase finale de cuisson pour mieux l'apprécier avec ces bulles catalanes.

Domaine Tselepos - Amalia Brut - Grèce - 25,40 $ - Code SAQ : 11901103

La Grèce viticole est à la mode au Québec et ses bulles valident cette dernière. Celles du domaine Tselepos sont dans un premier temps originales, car élaborées à partir d'un cépage local, le moschofilero, qui apporte une touche florale très nette. La méthode traditionnelle employée offre des bulles menues au sein d'une chair aérienne qui file vers une belle fraîcheur finale, même si quelques  accents de miel se laissent capter.  C'est justement grâce à eux qu'on pourra tenter une recette particulière de sauce avec le homard: une laque à base de sauce soja, de sirop d'érable et de graines de sésame. Essayez, c'est magnifique.

Chandon - Brut Rosé - USA - 32,35 $ - Code SAQ : 11565007

La Californie et sa température généralement clémente sont ici bien identifiées : le nez est expressif, à la fois fruité et épicé, on déguste une agréable vinosité, juste assez ferme à l'attaque pour rappeler la couleur du produit, l'effervescence l'habillant de délicatesse. 
C'est un rosé Brut qui a de la mâche et qu'on pourra oser avec du homard grillé ou cuisiné de façon plus sophistiquée avec tomates et épices relevées.

Champagne Pierre Gimonnet - Premier Cru - Brut - Blanc de Blancs - 61 $ - Code SAQ : 11553209

Élégante et discrète dans ses flaveurs comme dans son effervescence, on passe de notes de fenouil à celles de fruits blancs (poire et pommes), tout en percevant de légers accents pâtissiers. 
Les bulles sont de calibre moyen, un peu fugaces, elles signent un bon champagne où le chardonnay s'exprime davantage par le fruit que par l'intensité minérale. 
C'est ici le homard qui redonne un caractère vivifiant au vin: si vous prenez une gorgée de ce champagne juste après en avoir dégusté un morceau, les bulles s'étirent, la texture se densifie, l'effet salin s'exprime simplement. On savoure...

Champagne Louis Roederer - Cristal 2009 - Brut - 295,25 $ - code SAQ : 00268755 

Si le homard est l'hôte à table d'un anniversaire ou d'un moment mémorable à fêter, ce champagne certes dispendieux, sera, je vous l'assure, son compagnon remarqué... 
Plus assis et plus solaire que les précédents millésimes déclarés, ce 2009 joue dès l'attaque en bouche la carte de la séduction et de la plénitude grâce à de légères notes de speculoos, de fleurs d'orangers, voire de pommes chaudes qui couronnent un ensemble encore très frais et cristallin, presque salin. 
Ce champagne est donc encore jeune et son endurance devrait filer facilement jusque 2024. 
L'onctuosité de son effervescence complètera la chair du homard et puisque son adolescence aromatique est quelque peu moyen-orientale, je préconise un peu de curcuma et de poivre rose dans le beurre blanc qui nappera le crustacé.Cristal et homard

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9 mai 2017 par Monsieur Bulles
Crémant de Loire Ackerman Cette maison a fêté son bicentenaire en 2011. Son créateur, Jean-Baptiste Ackerman a été le précurseur du vin effervescent à Saumur. Alors qu'il a construit son talent de négociant en vin, en alimentant les maisons de négoce champenoises, ce sont ces dernières qui attaqueront en justice, pendant 10 ans, sa marque une fois créée !




Jean-Baptiste Ackerman est né en 1790 à Bruxelles et c'est sous le règne de Napoléon 1er qu'il décide, à 21 ans, de s'installer à Saumur dans la Loire.  

On est en 1811, le champagne marnais étant en pleine expansion, cette année de la comète va ouvrir de nouvelles perspectives. Le jeune homme d'affaire qui a fait la promotion et quelques démarches de négoce pour des maisons de Champagne, a l'ambition de faire des bulles, propres à sa nouvelle région.    

Il s'associe à Jean-Pierre Laurance et ensemble, font du négoce de raisins et de vins qu'ils revendent aux... Champenois !! 
Autre temps, autres moeurs commerciales, les appellations n'existent pas encore, les vins circulent librement.
En 1829, Il épouse Émilie Laurance, la fille de son associé qui a 15 ans de moins que lui. 
Ses recherches pour élaborer les meilleures bulles en bouteilles le conduisent à perdre sa fortune, celle de sa femme et à mettre en faillite la maison Ackerman-Laurance en 1837.   

Cependant, la chance souriant aux audacieux, il obtient une médaille d'or à l'Exposition Industrielle d'Angers pour le « vin à mousse » millésime 1836 et une autre à l'Exposition Universelle de Paris pour le « vin à bulles ».   

Les commandes reviennent, il emprunte pour réinvestir et lancer sa marque.   

La Champagne restant le modèle en matière d'élaboration et d'élevage des vins sous terre, il achète en 1840 des caves troglodytes à Saint Hilaire-Saint Florent, village qui devient le berceau de la Maison ACKERMAN.   

Visionnaire, il sait que le succès du négoce passe par le transport. C'est ainsi qu'il devient de 1845 à 1851 l'un des financiers du chantier de la ligne de chemin de fer Paris-Saumur.   

Comme les maisons de Champagne, il embauche et forme des ouvriers, dépose au Tribunal de Commerce de nombreuses marques (Cuvée Royal, déclinée en Dry ou en Brut) pour enfin connaître un succès estimable sous le règne de Napoléon III.   

Il cède la maison à son fils Louis-Ferdinand en 1866, année de son décès. 

Celui-ci développe les marchés européens et comme son père, investit dans la construction du tramway de Saumur.   

La marque Ackerman devient dès lors l'incontournable mousseux ligérien au point de faire de l'ombre aux bulles champenoises.   

La « guerre du champagne » ponctue cette seconde moitié du XIXème siècle, quelques procès se succèdent, ils déboucheront finalement à la lente construction, et en Champagne, et dans la Loire, des premiers organismes de défense des appellations.   
            
Commentaire du Crémant de Loire - Brut - Ackerman - France :

Dégustée à l'aveugle comme on dit, parmi une dizaine de bulles Ligériennes, donc de même catégorie, j'ai apprécié ce crémant parce qu'il m'a surpris pour... son dosage marqué !
Il est forcément sortis du lot entre deux Brut plus secs, plus rigides, et ce qui aurait pu me déconcerter, m'a finalement séduit, car les notes de biscuit spéculoos et de citron confit qu'ils transporte, parcourent toute la dégustation. 
Certes, je mets en doute ici le dosage de 5 grammes, annoncé dans la fiche technique du produit, mais qu'importe... 
Le plaisir est au rendez-vous, c'est là l'essentiel, surtout si vous accompagnez ces bulles avec quelques canapés de mousse de foie de volaille ou de crevettes grillées. 
Bouchon Ackerman
Code SAQ : 13188891 / 20,40 $

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27 avril 2017 par Monsieur Bulles
Nival Le domaine de Nival est parmi les derniers nés dans le petit monde viticulturel (j'aime ce néologisme) du Québec. Son petit côté Suisse dans le choix des cépages travaillés lui promet un avenir heureux. Les blancs et les rouges tranquilles sont soignés, rien n'est excessif dans leur élaboration. On n'abuse ni de l'extraction, ni de la chaptalisation, ni de l'élevage sous bois. Et pour commencer dans la bulle, on a "vidalisé en mode monacal".


Commentaire de la cuvée Ces petits imprévus 2016 - Méthode ancestrale :

100 % vidal élaboré en méthode ancestrale (Pet Nat) qui fleure bon la pomme et le miel au sein d'une texture juste assez caressante, juste assez effervescente (sans doute autour de 2 atmosphères) pour le prendre le temps d'un apéritif avec quelques dés de cheddar. 
Bref, la méthode est ici maîtrisée et l'on n'a pas cherché à corriger les notes de ferments par un sucre excessif, le vin reste frais et son faible degrés d'alcool permet un second verre !! Bravo aux vignerons.Contre-étiquette
Représenté par l'agence Boires au Québec / 22 $

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21 avril 2017 par Monsieur Bulles
PMG de Julien Fouet Un pétillant naturel, un "Pet Nat" comme on dit désormais, est en fait un vin effervescent issu de la méthode ancestrale; c'est à dire la méthode la plus ancienne pour élaborer des bulles viniques dans un flacon. Donc, rien de bien nouveau. Sauf que depuis une très courte décennie, 2 vins sont devenus à la mode au sein d'une minorité sommelière, plus suffisante qu'attrayante : le Pet Nat et le Vin Orange. Ce dernier pouvant être aussi élaboré comme le premier. Et j'en ai ras-le-bol ! Ras-le-bol d'entendre des inepties au sujet du Pet Nat parce qu'il n'y a pas un seul salon des vins, ni un seul bar à vins qui ne présente pas actuellement un Pet Nat sans le hisser au firmament de la qualité vinique en matière de bulles !
80 % des Pet Nat que j'ai dégustés depuis un an étaient tout simplement de mauvais vins, des vins qui n'apportaient ni plaisir, ni intérêt, sinon celui d'y déceler des arômes désagréables ou inappropriés. Inappropriés à ce qu'on est en droit d'attendre d'un vin, quel qu'il soit.

J'ai même dû répondre à un sommelier - c'est à dire que mon agacement, mêlé sans doute de prétention, m'a poussé à lui affirmer - que si vraiment, il trouvait si excellent le Pet Nat qu'il m'avait servi, c'est qu'il n'avait jamais dû déguster un bon vin effervescent de sa vie, qu'il soit élaboré en méthode traditionnelle, charmat ou ancestrale !

Mais d'où vient cette subite lubie du Pet Nat ?

Alors que la contagion des Extra-Brut se poursuit, la snobmellerie nous inflige à présent le Pet Nat !

Je m'adresse donc ici à celles et ceux qui sont diplômés en sommellerie, qui exercent en restauration ou en agences de représentation de vins. Et même si j'en entends certains crier à la ringardise face à ce ras-le-bol (qui n'est pas que le mien), une question me brûle : 

vous ennuyez-vous vraiment dans votre profession ? Trouvez-vous vraiment qu'il y a un tel manque de diversité sur la planète-vin qu'il faille vanter un vin blanc, souvent trouble, aux perles carboniques fugaces et au fruité collant ou occulté par des notes de levures ?

Je ne peux pas y croire. C'est de l'hypocrisie. Ou de l'incompétence.

D'ailleurs, en interrogeant les vignerons qui élaborent ces Pet Nat, aucun d'entre eux ne se prend au sérieux. 
Aucun d'entre eux n'érige son Pet Nat au sommet de sa gamme. 
Ils le conçoivent simplement. 
C'est à dire dans l'amusement, dans un plaisir presque égoïste qu'ils reconnaissent. D'abord pour eux-même et leur entourage. Ensuite pour quelques acheteurs éclairés par eux, sans fanfaronnerie... 
Leur Pet Nat est un jeu, parfois superficiel et souvent éphémère, puisqu'ils ne le répètent pas d'ailleurs, à chaque millésime. Et le faible nombre de bouteilles élaborées indique justement leur humilité. 

N'est-ce donc pas cette dernière qui devrait être véhiculée, plutôt que les commentaires bavards que j'entends dans les dégustations où se loge un Pet Nat, voire dans la vente insistante en restaurant auprès du client naïf, étourdi par trois mots savants du sommelier.

Qu'on ne se méprenne pas. 
Je ne rejette pas les Pet Nat. 
Il y en a d'excellents. Encore faut-il les positionner à leur place sur l'échiquier des vins de ce monde. Un Pet Nat n'est, après tout, qu'un embryon de vin qui poursuit sa gestation en bouteille grâce au sucre et aux levures retenues. Il se fait tout seul, il devient vin pétillant par lui-même; sans trop d'interventions du vigneron.

C'est peut-être pour cela qu'au moins 2/3 d'entre eux sont de mauvais vins, car curieusement, la méthode ancestrale est particulièrement difficile à contrôler, encore aujourd'hui. Parlez-en aux Limouxins qui lui ont donnée quelques lettres de noblesse...

Observez la réaction du consommateur courant après qu'il ait testé pour la première fois un Pet Nat. Elle est toujours consternante. "Vous êtes sûr que ce vin n'a pas un défaut ?" est la remarque qui suit deux fois sur trois, s'il n'est pas intimidé - au point de rester coi -  par la présentation promotionnelle du sommelier.

Pourquoi suis-je aussi agacé, de plus ?

Pour leurs prix ! Pour les tarifs affichés des Pet Nat ! Toujours plus élevés que ceux du vin "déposé" de l'appellation d'où il est issu. Donc illogique.

J'en ai assez parce c'est à cause de ces attitudes et de ces pratiques que la sommellerie a cette image tenace de fatuité auprès des consommateurs, où que l'on soit dans le monde. 
Une minorité l'exerce encore trop souvent le menton relevé et la langue pendue. Et depuis peu, elle pousse les Pet Nat qui finalement, sont comme les bananes d'aujourd'hui : vendues vertes avec une durée de vie sur le comptoir de 48 heures.

Il y en a malgré tout de très bons, comme celui-ci, dégusté dernièrement. Un Pet Nat qui réconcilie !

Cuvée PMG - Dénomination "Pour Ma Gueule" de Julien Fouet -  Méthode ancestrale - VMQS - Loire - France - 22 $ - Représenté au Québec en importation privée par l'agence Bénédictus.

Un chenin blanc aux bulles menues et persistantes qui habillent une texture suave à l'enveloppe juste assez mordante pour rappeler le cépage (pamplemousse, silex) et rafraîchir les papilles sans qu'aucune note de fermentation ne viennent les déranger. Le vin n'est absolument pas sucré, je le préconise donc à l'apéritif avec quelques huîtres ou avec un fromage assez crayeux.
Contre-Étiquette de PMG

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5 avril 2017 par Monsieur Bulles
Domaine de Fourn - Blanquette de Limoux La famille Robert fait partie des incontournables de l'appellation aux 3 bulles : Blanquette méthode ancestrale, Blanquette méthode traditionnelle et crémant de Limoux. Le Mauzac est pour cette cuvée disponible au Québec le principal cépage; le duvet blanchâtre de ses feuilles est à l'origine de son nom local "blanquette", depuis plus de 5 siècles employé. Bulles accessibles et toujours fiables, profitez-en pour mettre des bouteilles de côté pour les "apéro-terrasse" de cet été !
Commentaire de la Blanquette de Limoux - Domaine de Fourn :

Le nez est charmeur, d'abord orienté sur des arômes de poires, puis sur ceux plus classiques de pommes et d'anis. Ce sont ces derniers qu'on retrouve dès l'attaque en bouche au sein d'une effervescence fine et légère, voire caressante, si on laisse son verre respirer quelques minutes. 

N'y cherchez pas des accents pâtissiers marqués, ces bulles expriment plutôt la fraîcheur et l'énergie, idéales pour débuter une soirée avec quelques dés de fromage ou les habituelles chips !
18,65 $ / 16/20 selon le barème du Guide Revel

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23 fév. 2017 par Monsieur Bulles
Château de Beauregard Les fines bulles d'appellation Saumur, c'est globalement 10 millions de bouteilles par année grâce à 1200 hectares de vignes au chenin blanc dominant. Édifié sur une butte de tuffeau, le château de Beauregard à Puy-Notre-Dame consacre 75 % de sa récolte à l'élaboration de Brut. Sa cuvée Élégance porte absolument bien son nom. Mais, il faut savoir la dompter.



Voici un vin effervescent qui m'a d'abord déconcerté, pour ensuite me permettre de poursuivre une expérience que je répète souvent : déguster des bulles 24 h après avoir ouvert la bouteille, laissée à moitié pleine. 

Pourquoi cette manie ? 
Pour mieux apprécier les arômes et le comportement de l'effervescence, car en effet, leur oxygénation accentuent ou détériorent leurs qualités ou leur défauts.

Certes, le chenin domine l'assemblage des cépages de ce Saumur Brut, on y décèle donc des notes de pamplemousse, très nettes, presque trop acides.
L'attaque en bouche confirme l'analyse olfactive, elle est agressive, particulièrement axée sur des arômes de zestes de citron qui occultent jusqu'en finale, la finesse des bulles qui doivent apporter l'onctuosité dans la texture qu'elles forment.

C'est le genre de vin qui, dans une dégustation comparative à l'aveugle, aux côtés d'autres flacons, passerait à la trappe. Parce qu'absolument pas racoleur, absolument pas dosé à l'excès. Droit, franc et authentique, c'est tout.

Je l'ai bien laissé un bon quart d'heure dans le verre, histoire de lui laisser une chance, de lui laisser le temps de se mettre en place, mais rien n'y fît.

Je l'ai donc abandonné 24 heures sur le comptoir, bouchon stoppeur bien fixé, un verre en moins dans la bouteille.
Et comme je m'y attendais, ce Brut s'est révélé bien plus aimable le lendemain. Comme beaucoup d'autres bulles que je teste, d'ailleurs...

Son effervescence n'avait pas bougé, les bulles étaient toujours aussi menues, regroupées et persistantes, signe qu'elles avaient été parfaitement élaborées. Elles accompagnaient des arômes de salade d'agrumes (non acidulés), de poires chaudes et de pain frais. La tension était présente tout au long de la dégustation, une pureté un peu saline chatouillant les papilles.

Bref, j'avais eu raison de manipuler par le temps ce Saumur adolescent au comportement sec et nerveux pour le rendre velouté et plaisant.

L'essayer, c'est l' "adompter" ! 


 Contre-étiquette
16/20 selon le barème du Guide Revel - 23 $ en SAQ

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16 fév. 2017 par Monsieur Bulles
Blanc de Blancs Chastenay Elles étaient cinq, elles sont à présent trois. Unies jusqu'en 2015 sous le nom de "Blason de Bourgogne", La Chablisienne (Chablis), la cave des Hautes Côtes (Côtes de Nuits, Côtes de Beaune), les Vignerons des Terres secrètes (Mâconnais), la cave de Bailly-Lapierre (crémant de Bourgogne) et Les vignerons de Buxy (Côte châlonnaise) ont aujourd'hui un nouvel avenir. Les deux dernières caves ont quitté la coopération afin de gagner en autonomie. C'est désormais l'Union des vignerons associés des Monts de Bourgogne qui regroupe les trois premières. Par ailleurs, les cinq marques commerciales perdurent. Les amateurs de vins de Bourgogne continueront d'acheter « la Chablisienne », « Nuiton Beaunoy », « Vignerons des terres secrètes », « De Chastenay » et « Blason de Bourgogne ».
Commentaire de la cuvée Blanc de Blancs - Brut - De Chastenay :

Très droit, très pur, davantage axé sur les fruits blancs (agrumes) que sur les notes de d'élevage (et d'autolyse), ce vin est remarquable pour sa simplicité et sa fraîcheur.

L'équilibre est parfait de l'attaque à la finale. 
Les arômes sont peu complexes, frais et nets, le dosage les supportent de belles façon, sans les étouffer.

On déguste un crémant de Bourgogne bien élaboré, crispy comme disent les Britanniques, taillé pour l'apéritif avec quelques dés de cheddar pour poursuivre le clin d'oeil à ces derniers.
16/20 selon le barème du Guide Revel - IP au Québec - Agence LBV International

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9 fév. 2017 par Monsieur Bulles
Keush Brut Particulièrement méconnue du grand public - des professionnels aussi - l'Arménie est aujourd'hui, avec la Géorgie, le plus ancien pays viticole... jusqu'à ce que les archéologues trouvent de nouvelles sources sous d'autres cieux (la Chine est sur les rangs, dit-on). Les pépins de raisins fossilisés retrouvés en 2007 dans des jarres du 3ème millénaire avant JC en témoignent. Ces réceptacles votifs sont situés dans la région de Vayots Dzor, à la frontière azerbaijienne, près du village de Kachik où le domaine Keush élabore des vins effervescents. Avec quelques domaines situés dans la région de Salta en Argentine, Keush est parmi les plus élevés de la planète à employer la méthode traditionnelle (1900 mètres d'altitude). Voskehat, khatoun kharji et areni sont les principaux cépages, conduits manuellement.
Commentaire de la cuvée Origins Brut (40 % voskehat / 60 % khatoun kharji) :

Le nez est très discret, même après plusieurs minutes dans le verre. Il rappelle la pomme Granny Smith. L'arôme est confirmé dès l'attaque en bouche avec quelques nuances florales.
Frais, net, de structure étirée, on déguste un vin au caractère plus apéritif que consistant. 
L'effervescence est bien construite, les bulles sont fines quoique fugaces; le dosage est impeccable, il supporte le fruité blanc des cépages employés.
C'est un mousseux qui, peut-être, gagnerait en chair et en complexité aromatique si le temps alloué sur lattes était plus long...
Dans tous cas, une cuvée à découvrir pour tout amateur de bulles. 
Avec ou sans huîtres!Keush brut et bouchon
31,25 $ au Québec / Disponible en IP auprès de l'agence Kinedoun

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2 fév. 2017 par Monsieur Bulles
Vouvray Champalou Brut Ce domaine de 21 hectares aura 35 ans l'année prochaine, il est conduit par Catherine et Didier Champalou, soutenu depuis 11 ans par leur fille Céline qui s'occupe des vinifications: une propriété familiale où chacun a une place bien déterminée depuis la vigne jusqu'à la commercialisation. 80 % de la production est dédié à l'exportation. 3,5 hectares sont consacrés à l'élaboration d'un Vouvray effervescent que les amateurs Québécois peuvent retrouver dans quelques enseignes restauratrices et commander en privé.


Commentaire du Vouvray Brut Champalou :


Quand c'est simple et bien fait, il n'est pas utile d'être verbeux : 
si on laisse respirer ces bulles dans le verre quelques minutes, on y décèle après les habituelles notes d'agrumes, des accents maltés qui rappellent aussi les céréales de petit déjeuner qu'on retrouve dès l'attaque en bouche au sein d'une foisonnante et crémeuse effervescence. 
Le dosage est maîtrisé, il soutient le fruité sans l'étouffer. 
L'équilibre est atteint et le plaisir d'un Vouvray au chenin éclatant - sans notes métalliques encore trop souvent présentes sur l'appellation - est garanti.
Sortez les huîtres à l'apéritif ou le fromage de chèvre en fin de repas !
IP au Québec, agence Planvin / 32 $

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17 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Crémant de Bourgogne L. Roche Louis Roche est une marque qui distribue plusieurs appellations françaises au Québec depuis plus de 20 ans. Parmi elles, la Loire et la Bourgogne ont toujours offert des vins de qualité constante. 12 crémants de Bourgogne sont actuellement disponibles en SAQ. Comme pour le champagne, il y a des noms et des étiquettes qui influencent tous les dégustateurs... Et, soyons sincère, Louis Roche est rarement celle qui impressionne le plus. Pourtant, dans une récente dégustation "à l'aveugle" de ces 12 effervescents, le crémant Louis Roche est monté sur le podium, au grand étonnement des sommeliers dégustateurs...
Une quarantaine de vignerons vendent leurs raisins à la coopérative de Viré, créée juste avant la crise de 1929. Les vins du Mâconnais dominent les appellations élaborées par cette dernière. 
Le crémant dégusté est un blanc de blancs où domine le chardonnay. La fraîcheur du fruité est la principale signature de cet effervescent qui offre surtout des arômes de poires et de pommes, puis une touche de zeste d'agrumes en finale de dégustation.
Le temps sur lattes ne semble pas avoir dépassé outre mesure le minimum de la législation (9 mois), on n'a pas cherché à l'habiller d'une texture grasse avec des notes d'évolution. 
On a préféré s'orienter vers la pureté, la légèreté...
C'est un crémant qui reste droit, rafraichissant, propre dans les saveurs et simple dans le comportement dont l'équilibre, de l'attaque à la finale, est la première qualité.
Un excellent apéritif particulièrement accessible.
16/20 selon le barème du Guide Revel - 23,35 $ en SAQ

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