1 août 2017 par Monsieur Bulles
Affiche LGDMTL Montréal fête ses 375 bougies... Quoi de mieux que le champagne pour cet anniversaire ? Marquez en rouge les 3 et 4 novembre prochains de votre agenda, car les bulles vont se multiplier et Montréal n'aura jamais vu autant de marques de champagnes au mètre carré à la Place Bonaventure !

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3 jui. 2017 par Monsieur Bulles
Cuvée Charles Brut de Charles Collin Il vient d'arriver. Il a été quelques années en importation privée, le voici sur les clayettes officielles à un prix très abordable. Cette cuvée nommée Charles est élaborée au sud de l'appellation, dans la Côte des Bar où domine le pinot noir. Ici, ce dernier compose 80 % de l'assemblage avec le chardonnay. Charles Collin est une coopérative qui regroupe autour de 140 adhérents possédant environ 300 hectares. 2,5 millions de bouteilles dorment dans les caves de la marque qui vend 400 00 bouteilles par année. Testée dans le nouveau verre Trudeau à double paroi, je vous présente ici les commentaires du contenant et du contenu !
Commentaire de la cuvée Charles Brut - Champagne Charles Collin :

J'ai laissé le verre respirer quelques minutes, car le vin était peu expressif. Se dégagent alors d'agréables notes de pain grillé blond, voire de biscuit au sucre roux, derrière des accents de fruits jaunes très mûrs. 
Ce sont ces derniers qu'on retrouve dès l'attaque en bouche au sein d'une matière peu complexe, mais équilibrée : des bulles nouées et persistantes qui transportent "la fraîcheur du sud" de l'appellation... C'est-à-dire un champagne davantage marqué par le fruit que la minéralité, plus biscuité que tranchant, fidèle au pinot et construit indéniablement pour la table ou un apéritif gourmand. 
Dans tous les cas, parfaitement équilibré de l'attaque à la finale. 

Commentaire du verre Trudeau / Duetto / verre à double paroi pour vin effervescent /  16,99 $ la boîte de 2 verres : 
Ses qualités: 
sa silhouette élégante, sa polyvalence chaud/froid pour le contenu grâce à sa double paroi, la résistance du matériau, le tarif accessible.
Ses défauts : 
je n'en ai trouvé qu'un seul, mais il est selon moi d'importance puisqu'il s'agit de son instabilité lorsqu'il est posé vide sur une table, au point qu'il bascule en soufflant dessus. 
Un fois plein, la stabilité est retrouvée, mais j'ai trouvé que le diamètre de sa base était trop petit et qu'il empêchait une stabilité fiable, une fois posé à table.

C'est, je pense, un verre agréable d'emploi en terrasse de jardin ou autour d'une piscine, et surtout, en cocktail dinatoire d'entreprise lorsqu'on le garde à la main et qu'on a pas à le poser.Verre double paroi Trudeau
56,25 $ / 16/20 selon le barème du Guide Revel

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21 juin 2017 par Monsieur Bulles
Bollinger 2007 L'année 2007 en Champagne a été complexe, c'est-à-dire que chaque saison s'est comportée de façon inattendue pour la viticulture : l'hiver fut doux, entraînant le démarrage précoce de la végétation. Avril fut confortable et chaud. Mai fut délicat au point de ralentir la floraison selon l'exposition des parcelles. Juin et juillet furent doux et classiques, mais août pluvieux et froid, freina la maturation des raisins. Le soleil s'extirpa à la fin du mois, toutefois accompagné d'un vent froid et sec. Bref, la récolte dut être précoce - parmi les plus précoces en 100 ans en Champagne ! -, mais saine et de bonne qualité. 10 ans plus tard, cette Grande Année 2007 résume par ses saveurs et son comportement ce cycle végétatif marginal !
Commentaire de La Grande Année 2007 de Bollinger :

Les notes d'amandes fraîches sont assez nettes au nez, elles dominent celles de fruits jaunes, tantôt confits (citron), tantôt exotiques (mangue). 
On s'attend à déguster alors un vin davantage axé sur le fruit que sur le terroir, pourtant le caractère crayeux se laisse capter en bouche. 
Il enveloppe une texture riche, conduite par des perles bien nouées qui confirment la signature de la maison. Les amers sont également présents, ils apportent la tenue à un ensemble encore jeune, quoique plus adolescent que minot : maladroit dans le comportement, mais assurément plein d'avenir.
Il a dix ans; c'est selon moi, sa première phase de dormance. Il en subira d'autres, toutefois moins que d'autres millésimes plus endurants. 
C'est donc une bonne nouvelle pour les impatients, car si vous aimez le style Bollinger, ce 2007 vous accueille aujourd'hui avec la même générosité qu'habituellement...

Bollinger caisse
Code SAQ : 00145169 / 171,75 $ / 18/20 selon le barème du guide Revel

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20 juin 2017 par Monsieur Bulles
Tradition Brut Élise Dechannes a repris l'exploitation familiale de Les Riceys en 2007, après une carrière dans la finance. Sagement convertis en biologique, les 5 hectares où dominent les pinots offrent des cuvées toujours expressives.

Lieu : 1, Place des Héros de la Résistance 10340 Les Riceys 
Téléphone : 03 51 63 20 36   
  

Commentaire de la cuvée Tradition - Brut :   

Sans doute le champagne le plus profond et le plus long de toute la gamme des champagne Elise Dechannes. 
Son fruité rouge très mûr se laisse entourer par des notes de pain au lait beurré, la finale titillant les papilles par une acidité qui rappelle celle des framboises. 
De l'excellent vin qu'on mettra en valeur à table sur un plat aussi savoureux.
17/20 dans le livre "Champagne, guide et révélations" - autour de 25 euros en Europe

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23 mai 2017 par Monsieur Bulles
NF 375ème anniversaire de Mtl Les collectionneurs d'étiquettes vont être heureux : la cuvée spéciale 375ème anniversaire de Montréal présente la silhouette étirée de l'île avec ses monuments emblématiques. Oui, mais le vin ? Est-il aussi attirant ? A t-on autant de plaisir à le déguster que nous en avons avec les multiples activités ludiques offertes par la ville, cette année ? Et bien oui ! Et je dirais même qu'il en impose, comme tous les évènements Montréalais !


Commentaire de la cuvée Édition Limitée - Grande Réserve Brut - 375ème anniversaire de Montréal par Nicolas Feuillatte :


Expressive au nez (pain de mie, céréales du matin, fruits jaunes), cette cuvée présente une structure plus solide que tranchante en bouche, notamment illustrée par un volume effervescent onctueux et long. 
Particulièrement boulangère dans les saveurs, elle n'en garde pas moins une certaine fraîcheur saline qui lui permet d'être dégustée, avant de passer à table, avec quelques huîtres gratinées, quelques légumes frits en tempura ou plus simplement, des chips au cheddar.
Joyeux anniversaire Montréal !!NL édition limitée
54,75 $ - Code SAQ : 13210517

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3 mai 2017 par Monsieur Bulles
Cellier Bollinger Si "La Grande Année" élaborée en rosé existe depuis 3 décennies, la maison agéenne élabore un rosé multi-millésimé depuis seulement 2008. Or, lorsque cette cuvée a été lancée, je n'ai pas retrouvé le style étoffé et dense de la maison. C'était certes un excellent champagne rosé, cependant, il ne rimait pas avec Bollinger. Au cours d'une tournée champenoise récente, j'ai pu déguster de nouveau ce champagne...



Bollinger - Brut Rosé :


Voici le commentaire que je donnais en 2015 :  

Alors qu'on s'attendrait à un rosé très expressif, à la vinosité marquée comme le Special Cuvée, on découvre un champagne qui joue sur l'élégance et la pureté du fruité. Axé sur des arômes de cerises et de fraises des bois, au nez comme en bouche, on déguste une effervescence pleine et onctueuse qui transporte tout de même une certaine puissance, plus typique de la maison. 
Un champagne rosé au caractère élégant et soigné qui complétera facilement, par exemple, une entrée de carpaccio de homard avec un filet de balsamique à l'orange. 

Voici le commentaire que je fais aujourd'hui :

Le nez est frais et expressif, axé sur les fruits rouges et les zestes d'agrumes. Un joli et léger rancio d'évolution se laisse capter après plusieurs minutes d'aération. On le retrouve dès l'attaque en bouche au sein d'une texture crémeuse, à l'enveloppe un tantinet amère, qui ne perdure pas en finale.
Quelques notes de fruits rouges cuits et de toast blond complètent la dégustation. La vinosité blonde est subtilement habillée de notes de groseilles, mais ce sont les saveurs du temps qui passe, qui les complètent en apportant une certaine plénitude.
Il est construit pour la table, même si l'apéritif à ses côtés se montrera fort séduisant. C'est une force tranquille et savoureuse, désormais fidèle au style de la maison, qu'on peut déguster dès son achat, pour mieux attendre les cuvées millésimées de cette dernière.

Composition :
 
Assemblage de 62% de Pinot Noir, 24% de Chardonnay et 14% de Pinot Meunier issus des terroirs d'Ay, Verzenay, Louvois, Mesnil sur Oger et Cuis. Vin rouge provenant d'Aÿ et Verzenay.
Accueil Bollinger
16/20 selon le barème du Guide Revel / Code 10955741 au Québec / 99,25 $ / Représenté par Sélections Oeno / Autour de 45 euros en Europe

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14 avril 2017 par Monsieur Bulles
Bourdaire-Gallois - Brut Presque 5 hectares plantés où domine le pinot meunier sur une surface totale de 8 hectares exploitée depuis les années 1950, décennie où le grand-père de David Bourdaire fonda avec des collègues vignerons la coopérative de Pouillon. 40 ans plus tard, après avoir suivi un BTS en viticulture et oenologie au lycée viticole de la Champagne à Avize, son petit-fis monte l'entreprise Bourdaire-Gallois en louant quelques vignes sur d'autres communes qui intègrent celles du patrimoine familial. Véritable passionné de sa terre du Massif de St Thierry, David Bourdaire sépare toutes ses récoltes en fonction des cépages, des crus et des porte-greffes.
Lieu : 28, rue Haute 51220 Pouillon     

Téléphone : 03 26 03 02 42   

Commentaire de la cuvée Tradition - Brut :
    
Un pinot meunier beaucoup plus expressif en bouche qu'au nez qui rappelle les flaveurs de poires confites et de tartelettes aux abricots, juste après quelques notes de levures. La texture est veloutée, voire grasse, les bulles sont nouées, l'ensemble se montre davantage sur des accents fruités que toastés, tout est frais et croquant. 
Un bon champagne construit pour l'apéritif avec, par exemple, des crevettes tempura.

David Bourdaire-Gallois
57 $ en IP (Agence Pot de vin) - 16/20 selon le barème du Guide Revel

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6 avril 2017 par Monsieur Bulles
Cuve Ovum chez Drappier Le champagne est un vin d'assemblage de récoltes depuis environ 150 ans. C'est à dire qu'on a décidé un jour qu'on ajouterait à la dernière récolte, du vin des précédentes années qu'on a précautionneusement conservé en cuve. Une mesure qui vise aussi bien la garantie de qualité que celle de la quantité, une mesure pertinente qui sauve la Champagne de façon cyclique...
Alors qu'ils ont toujours été issus d'une seule récolte, pratiquement systématique jusqu'au milieu du XIXème siècle, les champagnes sont devenus des multi-millésimes (le terme millésime ne sera employé qu'au XXème siècle) ou BSA (Brut sans année) de façon systématique pour des raisons de stockage sécuritaire et de gestion commerciale. 

Les vins de réserve sont, depuis 1889 en Champagne, les vins de vendanges précédentes qui servent à élaborer la cuvée, avec la dernière vendange. Cette opération a d'abord été une mesure d'amélioration de la qualité, car le vin de celle-ci était agressif et même les dosages finaux très appuyés, n'apportaient pas la correction désirée. En additionnant des vins habillés par le temps au jeune vin, on obtînt alors du champagne à la vinosité plus équilibrée qui permit aussi, de mieux contrôler les dosages de sucre.

Cependant, ce recoulage, tel que l'appelait le Docteur Guyot, va devenir une intervention de sécurité économique, une mesure de rationalisation. En constituant une réserve de vin, on prévient la pauvreté qualitative, tout en se prémunissant des éventuelles pauvretés quantitatives. À la veille de l'invasion fatale des oïdium, mildiou et phylloxéra qui frapperont la région dans la seconde moitié du XIXème siècle, la notion de vins de réserve, la notion d'assemblage de récoltes devient fondamentale en Champagne, car salvatrice. Cuve d'acier inoxydable chez Lanson
Plus de détails dans le livre "Champagnes, guide et révélations" chez IQ Éditeur / 25 $

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24 mars 2017 par Monsieur Bulles
bouchon stoppeur Je suis sûr que cela vous ait déjà arrivé : prendre un verre de champagne de la bouteille ouverte la veille, qu'on n'avait pas finie, et le trouver meilleur ! En fait de meilleur, on le trouve moins agressif, moins fougueux et surtout, plus aromatique. Est-ce bien normal ?




Meilleur, je ne sais pas. 

Car c'est une question de goût.

Plus enjôleur par contre, certainement...

Si j'exclus les cuvées particulières, de prestige ou anciennes, la plupart des champagnes (et mousseux) dégustés dans le quart d'heure qui suit leur ouverture présentent une effervescence fougueuse, voire grossière, qui pourra être perçue comme désagréable. 
En laissant son verre s'aérer quelques minutes, celle-ci s'atténuera... 
Cependant, les arômes qui accompagnent le caractère pimpant des bulles sont souvent axés sur les fruits acidulés et une fraîcheur saline qui déroutent le consommateur.

Les expériences en laboratoire démontrent que les vins mousseux d'appellations issues de la méthode traditionnelle, présentent une surpression de gaz de 4,2 à 5,5 atmosphères au moment de l'ouverture de la bouteille. 
Les champagnes qui ont fait moins de 20 mois sur lattes et les mousseux qui en ont fait moins de 15 présentent souvent ce comportement et ces arômes adolescents.

À moins d'une liqueur de tirage de moins de 20 grammes de sucre - qui atténuera le gaz carbonique - l'autolyse seule est l'étape qui construit un comportement de bulles avantageux, entremêlant une complexité aromatique typique (voir le lien sur l'autolyse ci-dessous).

Donc en laissant votre bouteille pendant 24 h au frais, après en avoir soutiré seulement deux verres (il faut idéalement qu'il y ait davantage de vin que d'oxygène  à l'intérieur du flacon), puis en la bouchant avec ce qu'on appelle un bouchon stoppeur, vous dégusterez logiquement, le lendemain, des bulles plus menues au comportement plus sage qui accompagnent des arômes plus expressifs, plus faciles à reconnaître donc, peut-être plus oxydatifs.

Moins vif, plus pondéré, votre champagne aura gagné en sagesse, une sagesse qu'on découvre dans les vins effervescents dont ont a étalé la création.
Les cuvées rares ou de prestige en sont issues, tandis que les cuvées d'entrée de gamme qui forment 85 % de la production totale naissent plus rapidement. 

Les laisser ainsi respirer avec cette astuce de 24 h offre parfois d'agréables sensations.

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20 mars 2017 par Monsieur Bulles
Bouchon de champagne La champagne a expédié pour 4,71 milliards d'euros de bouteilles en 2016, vient d'annoncer l'interprofession champenoise. Un chiffre honorable qui cache toutefois de sérieuses inquiétudes...






"Le chiffre d'affaires 2016 constitue la seconde année record (4,71 milliards d'euros) après celui réalisé en 2015 (4,74 milliards d'euros)", a déclaré le Comité Champagne, l'organe institutionnel de l'interprofession, dans un communiqué.

En valeur, "de nombreux pays confirment leur statut de relais de croissance, sur plusieurs continents : l'Amérique (+9,4% au Canada, +12% au Mexique), l'Afrique (+15,1% en Afrique du Sud), Océanie (+25,4% en Nouvelle-Zélande) ou l'Asie (+14,2% en Corée du Sud)"

En 2016, environ 306 millions de bouteilles ont été expédiées dans le monde, soit une baisse en volume de 2,1% par rapport à 2015. Plus de la moitié (près de 158 millions) des expéditions concernait la France.

"Les consommateurs se tournent vers des cuvées toujours plus rares et plus prestigieuses", selon le Comité Champagne qui s'appuie désormais sur la valorisation de la région inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
 
Le champagne poursuit sa croissance aux Etats-Unis (+6,3% en volume, +4,9% en valeur), toujours première destination avec plus de 21,8 millions de cols expédiés.
 
Dans l'Union européenne, la croissance des ventes s'est confirmée avec une hausse de 4,9% en Allemagne, 4,3% en Italie et 2,2% en Espagne.

À l'inverse, les expéditions ont chuté au Brésil : moins 21,9% en un an ! 
Comme au Portugal : -16,5% ! 

Le plus inquiétant par ailleurs est le chiffre du Royaume-Uni : - 8,7% ! Toujours au deuxième rang mondial pour l'export de champagne, le Royaume-Uni est sans aucun doute le marché le plus suivi actuellement par les instances officielles champenoises, ainsi que les maisons et les récoltants, suite au Brexit.

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