27 juin 2019 par Monsieur Bulles
ha brut Fondée à Reims en 1757 par Théodore Van der Veken, cette marque a appartenu pendant 34 ans au groupe espagnol Freixenet. Le Centre Vinicole-Champagne Nicolas Feuillatte vient d'en faire l'acquisition. Elle possède 2 km de couloir souterrain au coeur de Reims et l'on notera qu'elle fut la première maison à utiliser le dégorgement à la glace. Discrète sur les marchés (300 000 bouteilles), toutefois négligée par son ancien propriétaire, j'ai longtemps perçu cette maison comme une belle au bois endormie ; souhaitons que cette nouvelle acquisition la réveille pour notre plus grand plaisir...
Commentaire du Champagne Henri Abelé - Brut :
 
Nez expressif et biscuité, où pointe un léger rancio de maturité très charmeur. 
Attaque tendre en bouche, un peu dosée, qui n'enraye pas cependant les saveurs, voire les soutient. 
Les bulles sont de calibre moyen, abondantes et nouées, elles créent l'effervescence crémeuse attendue. 
Franc et net au niveau aromatique (fruits jaunes, toasts blonds), ce champagne de facture classique, plus riche que minéral, est très bien construit et toujours accessible au portefeuille pour autant de plaisir.
Découvrez-le avec quelques chips peu salées !
49,75 $ / Code SAQ : 11469568

Haut de page

18 mai 2019 par Monsieur Bulles
reflet d'antan Basée à Ludes, la famille Berèche élabore ses propres champagnes depuis 30 ans, après avoir vendu ses raisins au négoce pendant plus d'un siècle. Jean-Pierre et Catherine travaillent aujourd'hui avec leurs fils Raphaël et Vincent qui bichonnent 10 hectares en propriété. Une dizaine de cuvées sont régulièrement offertes aux amateurs les plus exigeants qui sont rarement déçus d'avoir pénétré l'univers créatif des frères Berèche...


Commentaire de la cuvée Reflet d'Antan Brut de Berèche et Fils : 


Quels que soient les millésimes de base, ce champagne se montre toujours intense et vineux, axé sur un fruité blond qui rappelle délicatement la poire chaude, la tarte aux pommes chaudes, les abricots très mûrs, puis après quelques minutes en aération, les épices indiennes où le poivre domine. 
Ce champagne bouge, vit dans le verre, regagne en fraîcheur minérale pour mieux repartir vers des notes de salade de fruits jaunes, il ne désoriente pas, il séduit.

Profond, velouté, voire soyeux puisque les perles tournent en bouche grâce à une effervescence gagnée par le temps, le vin s'étire longuement. 
On est dans l'univers des grands vins de table, anoblis par les bulles !
135 $ / Code SAQ : 12899210

Haut de page

15 mai 2019 par Monsieur Bulles
Brut nature de Drappier Établie à Urville depuis le 17e siècle, la famille Drappier détient une cinquantaine d'hectares de vignes et s'approvisionne auprès de vignerons de la Côte des Bar et de la Marne. Elle dispose de splendides caves voûtées construites au 12e siècle par les moines de Clairvaux où dorment aujourd'hui les cuvées particulières. Locomotive des champagnes de l'Aube grâce à André Drappier, qui perçut le potentiel de la région dès les années 1950, la maison est aujourd'hui dirigée par son fils Michel qui, dans les années 1990, a su intelligemment augmenter le volume et créer diverses cuvées.

DRAPPIER - Brut Nature - Pinot Noir Zéro Dosage :

Orienté vers un fruité blanc légèrement pâtissier au nez, ce champagne est devenu avec le temps, un incontournable des cuvées Drappier et surtout, des cuvées Extra-Brut champenoises en général. 
Vif à l'attaque, racé et puissant en bouche, persistant dans les arômes initialement perçus, ainsi que dans son effervescence, il dégage une vraie vinosité, sans rancio, exprimant un caractère de belle pureté. 

La plupart des cuvées sans dosage se révèlent creuses et fuyantes, peu longues, alors que celle-ci offre une corpulence étonnante et riche. 
Une référence en la matière qui à de quoi convertir bien des amateurs aux extra bruts. 
52 $ / Code SAQ : 11127234 / 110 $ le magnum

Haut de page

30 avril 2019 par Monsieur Bulles
tradition par EO Avec une douzaine d'hectares de vignes en propriété sur des Grands Crus et des Premiers Crus, Francis Égly est devenu en quinze ans l'un des vignerons champenois les plus adulés des connaisseurs. Au cours des 50 dernières années, sa famille a pu progressivement acquérir les meilleures vignes sur Ambonnay, Bouzy, Verzenay et Vrigny, le domaine ayant été fondé au sortir de la Seconde Guerre mondiale. La particularité des champagnes Égly-Ouriet étant un faible dosage pour mieux définir le terroir, il faut une maturité précise des raisins, un long repos sur lattes et un usage dosé de la futaille : le gage d'une signature particulière.
Commentaire de la cuvée Tradition - Grand Cru - Brut :

Ce sont les mêmes sensations perçues au fil des années : cette cuvée sent d'abord la mine de plomb, la craie, puis elle développe des notes plus populaires, plus faciles à déceler après une certaine aération. On entre alors dans une pâtisserie où les fruits secs et le sucre brun se laissent respirer. 
Même impression en bouche où, après une attaque minérale, un peu saline, l'effervescence vive et étirée, transporte des accents corsés, voire fumés. 
C'est un très bon champagne, constant dans ses caractéristiques, idéal pour découvrir la signature de la maison, à déguster à l'apéritif bien sûr, ainsi qu'à table sur une entrée chaude, par exemple, de feuilleté au ris de veau.
114 $ / Code SAQ : 13319475

Haut de page

25 avril 2019 par Monsieur Bulles
2009 de H. Blin Alors que l'excellent millésime 2008 de la plupart des maisons est en vente depuis 2 ans, on voit le 2009 sortir progressivement et comme toujours avec les années en 9 depuis 50 ans en Champagne, on déguste des vins plein et mature dès leur commercialisation. C'est en s'associant à 28 confrères récoltants en 1947 qu'Henri Blin enregistre la coopérative qui porte son nom. Bénéficiant alors d'une quinzaine d'hectares, ceux-ci vont grossir avec le temps pour atteindre aujourd'hui 110 hectares que se partage une centaine d'adhérents qui mettent en avant le pinot meunier, majoritaire dans les cuvées de la marque.
Commentaire de la cuvée Vintage 2009 Brut de H. Blin :

Vraiment expressif au nez - comme plupart des 2009 déjà commercialisés - et particulièrement pâtissier, on perçoit des notes de crème aux oeufs, de kouglof, puis de réglisse à l'aération. L'effet beurré perdure en bouche, ce sont alors des arômes de pâte sablée qui s'accrochent aux papilles grâce aux perles de la texture crémeuse. 
Quelques amers tutoient l'acidité de jeunesse qui pointe encore en finale, ce champagne plus mature rapidement que le millésime qui a précédé, est délicieux à boire aujourd'hui et les patients qui ont un cellier, pourront aussi l'y glisser jusque 2024.
Je préconise aux impatients de l'accompagner avec un homard - qui arrive bientôt sur le marché - au beurre blanc aromatisé de sel de truffe (léger sur la truffe)...
72 $ en importation privée / agence Cellier des Cigales : 514 352 2888

Haut de page

4 avril 2019 par Monsieur Bulles
Terre d'Émotion Brut Jean-Marc et Céline Charpentier disposent de 24 hectares de vignes en propriété pour élaborer plusieurs cuvées dont celles de la ligne Terre d'Émotion, issues de vieilles vignes travaillées selon la culture biodynamique depuis 2009. L'ensemble du vignoble familial est composé de 45% de chardonnay (planté dans les années 1930), de 40% de pinot meunier et de 15% de pinot noir. Le vignoble se divise en 72 parcelles individuellement identifiées.


Commentaire de la cuvée Terre d'Émotion - Blanc de Noirs - Brut :


C'est blond et bon. 
Blond par les saveurs de céréales, de muesli, de sésame légèrement grillé, de pain de campagne et bon, parce que la texture en bouche est veloutée. 

Les bulles sont fines et perdurantes, elles illustrent une effervescence bien conduite, suffisamment longtemps, donc soignée. Et puis il y a ces amers, toujours nécessaires dans le champagne, en particulier dans les Blancs de Noirs, comme celui-ci, car ils apportent une certaine solidité au vin.

Pour l'apéritif certes, à essayer également sur quelques sashimis de thon rouge avec des graines de sésame justement, qui rappelleront les premiers arômes perçus. 
66,65 $ au Québec en importation privée auprès de l'agence Bon Jus Vins Choisis / peut-être en SAQ à l'automne 2019.

Haut de page

1 avril 2019 par Monsieur Bulles
Herie-Hodie Brut Vigneronne depuis le Premier Empire, la famille Coulon a, comme de nombreux petits propriétaires en Champagne, vendu son vin en tonneaux aux grandes maisons pendant des décennies avant d'élaborer ses propres champagnes. Éric Coulon et sa femme Isabelle travaillent ensemble depuis 24 ans, ils suivent les traces du grand-père d'Éric qui se lança dans l'aventure : commercialiser ses propres cuvées grâce à 11 hectares en propriété répartis sur 109 parcelles autour de Vrigny. Le pinot meunier constitue la majorité de l'encépagement comme la plupart des cuvées dont la production actuelle frôle les 85 000 bouteilles annuelles. La 9ème génération est bien en place, Edgar et Louise Coulon collaborent au travail avec leurs parents depuis 2015.
Commentaire de la cuvée Heri-Hodie (du latin "Hier à aujourd'hui", il s'agit de l'ancienne cuvée Grande Tradition de la maison) - Brut (60% pinot meunier / 20 % chardonnay / 20 % pinot noir) :

Le premier nez est net, orienté vers des notes de tilleul, puis d'agrumes légèrement confits, de notes maltées qu'on retrouve en bouche, rehaussées de quelques accents pâtissiers.
L'effervescence est soignée, serrée, les bulles sont très fines, sans doute construites par un tirage peu élevé. Le volume est léger et caressant en bouche. 
C'est un beau champagne d'entrée de gamme, harmonieux et polyvalent dans les accords à table, depuis un apéritif avec des canapés maison jusqu'au fromage de style double-crème.
60 $ / Importation privée auprès de l'agence Calibré / peut-être en SAQ au quatrième trimestre 2019

Haut de page

26 mars 2019 par Monsieur Bulles
GD2008 Chef de cave de la maison Veuve Clicquot depuis 2006, Dominique Demarville est l'homme du second souffle de la cuvée de prestige de la maison, curieusement méconnue du grand public. En effet, la marque a toujours privilégié sa carte jaune, son brut de base, de même que ses "vintage" qui, parfois, supplantaient La Grande Dame. À l'instar de Dom Pérignon, flacon vedette du groupe Moët-Hennessy, il semble que ce 2008 et sa nouvelle étiquette - qui met davantage son nom en avant - marque enfin une réelle volonté de briller parmi les étoiles champenoises.
Pour mieux connaître l'histoire de la cuvée La Grande Dame, je vous invite à cliquer sur ce lien.

Commentaire de La Grande Dame 2008 Brut :

Le premier est discret, alors que le vin est dans le verre depuis un bon quart d'heure. Une aération certes vigoureuse laisse échapper quelques accents de fleurs d'acacia, toutefois l'ouverture est lente, plus lente que le Vintage 2008 de la maison.

On s'attend à ce que le vin se livre en bouche avec la richesse aromatique habituelle de la maison, d'autant plus que ce millésime est pratiquement un Blanc de Noirs (92 % pinot noir); mais là encore, l'attaque claque, pince, étonne, surprend par sa fraîcheur citrique (agrumes confits). On dirait presque du chardonnay !

L'effervescence est riche, crémeuse, enveloppante, les bulles sont des perles, comme de bien entendu, comme de bien attendu pour une telle cuvée et pourtant, là encore, la texture est moins imposante que d'habitude, moins accrocheuse que sur les millésimes qui ont précédé. Jeune certes, toutefois plus gothique que romane si l'on envisage une métaphore architecturale... 

La vinosité est blonde, elle désoriente, elle rappelle certains grands chablis où l'élevage sous bois a été discret. La Grande Dame 2008 est beaucoup plus svelte qu'autrefois, moins opulente, tout en étant aussi savoureuse dans les parfums aujourd'hui boulangers, demain pâtissiers.

La Grande Dame nous a habitués aux courbes des femmes de Rubens, 2008 nous entraîne vers celles des femmes de Renoir : tout aussi charnues, un peu plus dynamiques, éternellement ensorceleuses...
276,50 $ / Code SAQ : 00354779

Haut de page

18 mars 2019 par Monsieur Bulles
Intense de AR Lenoble Un patronyme né par amour de la noblesse du champagne que son créateur, Armand-Raphaël Graser aimait véhiculer. Il quitta son Alsace natale en 1915, pour venir s'établir et fonder sa maison à Damery. Ce sont aujourd'hui ses arrières petits enfants, Antoine et Anne Malassagne (frère et soeur) qui gèrent le domaine de 18 hectares, permettant un apport de 60 % à l'approvisionnement général. Peu dosées et orientées vers le chardonnay, les cuvées de cette maison se caractérisent par la tension et l'ampleur.
Commentaire de la cuvée Intense Brut de AR Lenoble :

C'est la seule cuvée de la maison où les pinots dominent l'assemblage et en effet, leur intensité est nette ! 
Je parlerais même d'énergie puisqu'à travers les trois cépages classiques réunis, tout apparaît blanc et fougueux, sans rien d'agressif : agrumes, poires et pommes chaudes, puis anis, s'échelonnent au sein d'une effervescence frémissante et longue en bouche. Cette longueur débouche en finale, à condition de laisser son verre respirer quelques minutes, sur des accents d'acacia et de réglisse, peut-être issus de vins de réserve ayant séjourné en futaille...
En un mot : délicieux. 
Ce champagne est le dernier arrivé au Québec, précipitez vous, c'est une pépite créée par une petite maison qui monte, qui monte, qui monte...
intense
44,75 $ / Code SAQ : 13630571 / Agence Divine Sélection

Haut de page

14 mars 2019 par Monsieur Bulles
Hommage de Deutz "Hommage à William Deutz" est une série de flacons de champagnes millésimés, issus de parcelles de pinot noir d'Aÿ, village où William Deutz s'installa avec ses associés en 1838. En 2017, le premier millésime lancé fut un 2010, nommé Parcelles Aÿ, qui combinait la parcelle La Côte Glacière et la parcelle Meurtet. La première est un coteau abrupt qui donne toujours des pinots noirs chaleureux et expressifs, tandis que ceux de la deuxième, certes tournés vers l'est, sont plus pointus, plus crayeux. Leur assemblage apparaissait évident pour un premier "Hommage". Reçu en 2018, j'ai préféré attendre quelques mois pour le déguster, car le temps est un gage de plénitude et je soupçonnais aussi que ces deux parcelles seraient, un jour, proposées seules... Et c'est en effet, sur le millésime 2012, que chacune peuvent, aujourd'hui, présenter leurs qualités. Voici donc ces trois cuvées d'exception dégustées et comparées.
2010 en Champagne :  

Année délicate, analogue à la morale de la fable "Le lièvre et la tortue" : rien de ne sert de courir, il faut partir à point. Et justement, 2010 fut une année de parcelles ! Jusqu'au printemps, le millésime s'annonçait excellent, mais le mois de juin, froid et mouillé, retarda la floraison, provoqua quelques maladies et l'été, orageux et destructeur, acheva l'opiniâtreté des vignerons. Bref, un tri homéopathique fut appliqué à la vigne et aux tables durant les vendanges et seules, quelques parcelles, en raison de leur situation géographique particulière, donneront des résultats plus heureux. Ce fut le cas sur Aÿ...

2012 en Champagne : 

C'est la même fable, mais à l'envers. Comme si le lièvre gagnait quand même ! Car l'année part mal avec un hiver rude et long qui freine les cycles, consolide les maladies, effraie les vignerons jusqu'en juillet où le miracle du soleil corrige tout. Les vendanges seront copieuses et équilibrées, 2012 s'inscrit parmi les grands millésimes de ce début de siècle. Aÿ rigole...

Commentaire de "Hommage à William Deutz - Parcelles d'Aÿ - Pinot Noir 2010 - Brut :

Le nez est mature, les notes d'hydromel sont nettes, voire enveloppantes, car elles couvrent celles de fruits plus provençaux que normands (abricots, coing). Il faut une vigoureuse agitation du verre pour aller chercher la fraîcheur anisée d'Aÿ, étonnamment encore présente.
Je m'attends donc à un vin mature, pâtissier en bouche, et curieusement, l'attaque est davantage boulangère : levure et farine s'entremêlent sans aucune touche beurrée. 
Les arômes sont jeunes, alors que la texture est à la fois riche et énergique : une énergie marine. Pas iodée, juste balnéaire ! Comme une plage chaude Bretonne en été (ne rigolez pas, même en Bretagne, ça existe) !
Quelques amers s'installent en bouche, le pinot noir parle et l'on ressent l'ADN des deux parcelles, la minéralité de Meurtet semble refroidir l'opulence de la Côte Glacière qui, ici, porte mal son nom... 
Et c'est tant mieux, car finalement, cette conjugaison est un gage d'endurance. Cet "Hommage à William Deutz 2010" est encore jeune au compteur; il est en 2019 comme un adolescent longiligne, plus destiné à l'athlétisme qu'au rugby, un perchiste qui peut voir haut dans une carrière, sans doute courte, mais olympique ! 

Commentaire de "Hommage à William Deutz - La Côte Glacière - Pinot Noir 2012 - Brut :

Expressif, ce champagne dégage à l'aération un soupçon aromatique de griottes qui supplante le caractère floral du premier nez. Une grande fraîcheur se dégage au nez, elle rappelle un muesli de petit déjeuner, car il y a quelques notes de fruits secs et grillés.
Le vin est jeune et fougueux en bouche, malgré des bulles menues qui construisent une texture tapissante et longue. 
Son comportement déroute, car les saveurs restent sur l'acidité de fruits rouges, sans note maltée du temps qui passe, cependant le volume apparaît riche et compact. 
Le fruité est en dormance, l'ensemble sur la retenue aromatique.
"La Côte Glacière 2012" est, en 2019, comme un adolescent imposant et maladroit, qui ne sait pas où se placer, mais dont on voit l'immense potentiel le prédisposant à devenir, non pas un pilier, mais le trois quart aile d'une équipe de rugby, solide et virevoltant.

Commentaire de "Hommage à William Deutz - Meurtet - Pinot Noir 2012 - Brut :

Net, précis, étiré, pur, jeune et blanc, seraient les qualificatifs de cette cuvée où le fruité rappelle celui d'une salade de fruits d'automne (poire, pomme, clémentine) où l'on aurait glissé quelques lamelles de fenouil.
L'énergie n'est pas dans le volume, mais dans la tension. On pourrait presque penser à du chardonnay bien mûr. 
La texture est plus aérienne que celle de La Côte Glacière. La minéralité râpe un peu, elle est davantage calcaire que marine, plus marneuse que saline.
Meurtet 2012 est, en 2019, un adolescent comme sa parcelle voisine, mais ce n'est pas un joueur de rugby. C'est un triple sauteur et l'on revient à l'athlétisme pour boucler la boucle, rendre logique la décision d'avoir d'abord assemblé les deux parcelles en 2010, pour mieux les connaître. 
Des trois sauts à amorcer, Meurtet 2012 a déjà fait le premier, le plus long. 
Il lui en reste deux, pour s'accomplir vers 2027.  Étiq H de D
SAQ code : 13657992 / 130 $ / Maison de champagne Deutz

Haut de page

Recherche d'articles
Par mois
Articles sur les champagnes (214)
Articles sur les autres bulles (292)
Les dégustations horizontales (3)
Les dégustations verticales (1)
© 2019 monsieurbulles.com, Guénaël Revel poc communications Annoncez sur MonsieurBulles.com