4 oct. 2018 par Monsieur Bulles
Imagery Pinot Noir Joe Benziger (Sonoma) aime travailler les cépages marginaux qu'il assemble aux grands classiques de Californie. Cinsault, Albarino, Petite Syrah, Muscat Canneli, Mourvèdre, Tannat, Teroldego ou Lagrein sont de ceux-là dans la marque déposée Imagery. Pour ce classique Pinot noir donc, c'est du Petit Verdot qui le complète afin de donner une touche plus structurante, plus solide, voire plus épicée. Pour le long week end qui arrive, c'est une bouteille raisonnable et très plaisante !

Commentaire de dégustation :


Griotte, griotte et griotte avec une très légère touche fumée, voici ce que ce vin rouge de pinot noir vous offrira au nez, puis en bouche.
Et s'il paraît quelque peu glycériné sur les papilles, il l'est en fait assez peu (6 gr de sucre) comparativement à ses collègues de même origine et de même catégorie tarifaire.
Un profil assez convergent - pour employer un mot à la mode - qui devrait plaire à bien des consommateurs, car en plus, la souplesse de ce vin permet des accords aussi bien avec des viandes rouges qu'avec certains poissons à chair ferme (thon, mahi-mahi, etc). 
Quant aux recettes pour les apprêter, je suis sûr que vous avez votre site préféré !! 
Contre Étiquette Imagery
Code SAQ : 13692157 / 22 $
14 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Ksarak À moins d'avoir des origines libanaises ou moyen-orientales, il est normal que vous ne connaissiez pas l'Arak, sans doute l'une des plus vieilles eaux-de-vie du monde ! Provenant du Liban, cet alcool qui peut atteindre 55 degrés, nous est toutefois offert par notre monopole depuis plusieurs années. Son arôme marqué d'anis le cantonne le plus souvent en dégustation, à l'heure de l'apéritif, tout comme ses cousins Pastis de France, Raki de Turquie ou Ouzo de Grèce. En cette fin d'été caniculaire, laissez-moi vous faire découvrir l'Arak sous un autre angle, à travers celui du plus ancien domaine libanais, le Château Ksara, situé au coeur de la Bekaa.
Château Ksara - Arak :

Seuls les cépages ugni blanc et obeideh sont vinifiés, puis distillés 2 fois pour obtenir l'arak Ksara. On ajoute l'anis de Hina, village des flancs du mont Hermon en Syrie, près de Damas, au cours de la seconde distillation. L'alcool en devenir est ensuite vieilli entre un an et deux ans en jarre d'argile du village de Betchaba. Il est inutile de faire vieillir l'arak au-delà puisqu'il s'agit d'un alcool blanc. 

Il peut se boire pur, mais je vous conseille plutôt de le boire d'abord comme un pastis, c'est à dire avec 2 ou 3 mesures d'eau pour une mesure d'alcool, en tant qu'apéritif. Néanmoins, les Libanais aiment consommer l'arak au cours de tout un repas sur des mets particuliers où souvent, les légumineuses ont une place précise. 

En règle générale, l'arak convient à tous les fruits de mer et à de nombreux poissons lorsqu'on l'emploie pour cuisiner. C'est pourquoi lorsqu'on l'associe à table, avec ces derniers, l'harmonie est toujours au rendez-vous.

Voici quelques idées qui vont épater vos invités. Vous êtes amateurs d'huitres ? Versez-y une goutte d'arak ! L'anis entremêlée à l'eau iodée du mollusque dans son coquillage, épatera vos papilles. Et vos amis !

Tout aussi original, faites flamber des crevettes à l'arak, une fois grillées et frottées à l'ail, puis ajoutez un peu d'aneth, servez-les en apéritif sur un bâtonnet. Vous pouvez faire la même chose avec un filet de saumon ; accompagné de fenouil grillé, on reste dans les saveurs fraîches et anisées, indispensables en ce moment ! 

Tentez l'expérience d'une vinaigrette à l'huile d'olive et au vinaigre de framboise, arrosée d'arak sur une salade de coeur d'artichauts et de poivrons rouges, le tout aspergé d'un filet de jus de lime. Plus rafraichissant, ça n'existe pas !

Enfin, si comme moi l'arak de Ksara vous séduit, c'est un digestif idéal de fin de soirée d'été, sans eau, seulement sur deux glaçons. Si les apothicaires libanais d'autrefois le recommandaient pour la digestion, il n'y aucune raison de s'en priver !Contre étiquette de Ksarak
Alcool anisé - 750 ml Code SAQ : 00471342 / 40,75 $
7 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Reserva 2014 de Baron de Ley Depuis quelques années, la SAQ a multiplié ses achats de magnums pour le plus grand plaisir des amateurs qui ont un cellier, car oui, ce format (1,5 L) optimise l'endurance du vin qu'il renferme, qu'il soit rouge ou blanc, et même rosé ! Celui du Baron de Ley est un vin rouge espagnol de la Rioja et comme c'est un Reserva, il a déjà connu les effets du temps qui passe. Il fait partie de ces appellations qui offrent un beau potentiel de garde. Le glisser en cave serait judicieux... On le goûte quand même ?

Commentaire de dégustation du Reserva 2014 de Baron de Ley - Rioja - Espagne :

Je vais être honnête; je m'attendais - comme trop souvent avec les Rioja - à un excès de bois qui viendrait occulter le fruité du vin. 
Mais non. 
Le boisé est évidemment là - c'est la signature de l'appellation - toutefois, il a davantage oxygéné les tanins au lieu de les gonfler de vanille ! Le petit caractère végétal qui rappellerait un bouquet garni est même encore présent, malgré les 20 mois d'élevage en fût et les quelques autres en cave avant sa commercialisation. 
Bref, il a 4 ans, se montre aujourd'hui riche et expressif (confiture de fruits rouges) et pourtant, je le laisserais encore 4 années, couché dans mon cellier. Avis aux amateurs... 
À 45 $, c'est une aubaine !
Pour les impatients et les gourmands, ce joli format taillé pour 6 personnes à table, est à découvrir dès aujourd'hui avec des mets tels que le "gigot du dimanche", des tagliatelles à la puttanesca, une darne de thon façon cajun ou même une jambalaya !
Je vous ai ouvert l'appétit ? Tant mieux.
Bon week end à table !! 

44,25 $ le magnum ! / code SAQ : 13760631
4 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Coupe de pinot noir En introduisant les désherbants dans la viticulture au sortir de la Seconde Guerre mondiale, on ne s'attend pas à ce qu'ils anéantissent l'essence même des appellations d'origines contrôlées, instituées 25 ans plus tôt. Que voulait alors démontrer le principe des AOC ? Qu'en un lieu donné et précis, au sol et au microclimat particuliers, un cépage apporterait un goût authentique, inconcevable ailleurs. Qu'un terroir précis avait un goût propre. 60 ans plus tard, faut-il être bio pour respecter les fondements de l'AOC ?
Le viticulteur de l'époque voit logiquement dans le désherbant que l'industrie lui propose, une aide précieuse à son dur labeur lui assurant un gain de temps et un bouclier pratiquement inviolable face aux champignons, aux insectes ou aux microbes. Ce que le viticulteur de l'époque omet de voir, c'est que sa vigne vit à partir des micro-organismes et ces derniers vivent et diffèrent en fonction des caractéristiques du micro-climat. En tuant les vies du sol, les désherbants vont progressivement tuer les facteurs nécessaires à la vigne.  
Arrive alors la parade de l'homme : l'engrais chimique pour nourrir cette vigne. 
Comment ? En la déshydratant.  
La vigne ayant besoin d'eau pour survivre, elle va l'emmagasiner à l'excès, provoquant une croissance exagérée donc déséquilibrée; mais la production est là et elle satisfait tout le monde car tout le monde s'enrichit et le peuple est nourri. 
Sauf la vigne qui perd la mémoire ! Elle en oublie les solstices et les cycles solaires quotidiens et la seule défense qui lui reste, c'est la pourriture.  
On entre alors dans le cercle vicieux des recherches scientifiques et l'homme, toujours plus avide de conquérir des marchés, lance l'anti-pourriture. 
Réaction de la vigne affaiblie : des nouvelles maladies.  
Réaction de l'homme : les traitements systémiques !  
Ça y est, on y est !  On n'est plus à la surface de la vigne, à son simple contact, on est en elle. On touche la sève. On va enfin pouvoir contrôler son métabolisme.  
Et qu'est-ce qu'il y a au bout du parcours ? Le goût !  
En contrôlant la vie de la vigne, l'homme va pouvoir contrôler le goût, son goût.  
C'est la course aux enzymes et aux levures. Artificielles, bien sûr. 
« Tu veux du cassis dans ton merlot ? »  
« tiens, voici l'enzyme XYZ. Efficace et sans aucun danger. » 
« ah, c'était de la lavande que tu voulais ? » 
« Tiens, ça c'est l'enzyme ZYX. À ta prochaine récolte, ton vin rouge sentira la Provence !! »
« Et pour la cuvaison et le travail dans les chais, vous avez des solutions ? Juste au cas où ? »  
« Évidemment Monsieur, la technologie aujourd'hui, c'est un jeu d'artifices !! » 
Effarant, dites-vous ? Certainement. 
La réalité dépasse toujours la fiction.  
Lorsqu'au début du 20ème siècle, après la crise phylloxérique, le vigneron accablé et ruiné, espère une aide des prémices de la recherche scientifique en viticulture, il ne peut se douter que son petit-fils en viendra à manipuler la vigne, plutôt que de la guider. On ne peut pourtant l'en blâmer. On enfermait alors bien les gens qui prétendaient que l'homme volerait et atteindrait un jour la lune ! Un siècle plus tard donc, une certaine viticulture s'élabore en laboratoire et face à elle, quelques irréductibles vignerons luttent avec un nouveau concept, qui n'a de nouveau ou de moderne que le nom : la biodynamie.  
Et qu'est-ce que la biodynamie ? 
Simplement le respect du métabolisme de la vigne par le respect de son environnement.
Déjà au Moyen Âge, les moines utilisaient les propriétés médicinales des plantes pour lutter contre les ennemis naturels de la vigne et utilisaient les astres du ciel pour guider les récoltes. Ils avaient compris que seules la vraie lumière, la vraie eau et la vraie terre donnaient une identité, une authenticité à la vraie couleur et au vrai goût du vin. Au-delà des modes et du commerce, la biodynamie ne repousse pas la technologie, elle écoute d'abord la nature sans la précipiter. Elle utilise simplement les qualités de la nature sans vouloir les épuiser. Les contrariétés rencontrées ne sont pas anéanties, mais étudiées pour connaître les raisons de leur présence car dans la nature, tout est complémentaire. 
Il y a encore 30 ans, on a crié aux fous, aux illuminés du cosmos ou aux écolos anti-progrès lorsqu'une poignée de vignerons suisses et français ont revu leur façon de travailler la vigne. Curieusement, de grands noms du vin s'intéressent aujourd'hui de plus en plus à la biodynamie et ceux qui en sont devenus adeptes obtiennent de tels résultats, qu'ils deviennent les plus ardents défenseurs de ce mode de culture, inventé dans les années 1920 par l'Autrichien Rudolph Steiner.  
Et cette philosophie de viticulture n'est plus seulement européenne avec des locomotives dans la plupart des appellations (Cazes, Chapoutier, Joly, Pujol, Bizes-Leroy, Trapet, Larmandier, Eymann, Granges-Faiss, Palacios, Albet I Noya, Niccolaini ou Eblin-Fuchs), elle est mondiale (Reyneke-Farquharson, Milton, Castagna, Sinskey ou Espinoza) et pour comprendre les résultats de la biodynamie, il vous suffit de goûter à tous ces grands vins... en cliquant sur le lien vers le volet Bio de la SAQ.         coupe de chardonnay
14 août 2018 par Monsieur Bulles
Valdiguié de J. Lohr Les californiens continuent de l'appeler Napa Gamay à cause d'une confusion de pépiniéristes lorsqu'il fut introduit sur la côte ouest-américaine. Le cépage Valdiguié, originaire du sud-ouest de la France serait, en fait, un cousin du malbec. L'université de Davis a révélé son ADN et corrigé l'erreur dans les années 1990. Autrefois très employé pour élaborer des rosés, il s'est éclipsé de l'hexagone pour enchanter certains vins américains. Le domaine J. Lohr est l'un des rares à élaborer une cuvée qui lui est uniquement consacré : une occasion pour nous de le découvrir !
Commentaire du Wilflower 2016 Valdiguié de J. Lohr :

Expressif au nez, on y décèle immédiatement des arômes de violettes, puis de chocolat. Des notes de poivres arrivent plus tard, une fois le vin aéré.
En bouche, le crescendo aromatique est identique et pour revenir au gamay, seuls les crus de Morgon ou Chénas auraient pu soutenir la comparaison, car la mâche est bien là. 
La chair est grasse sans être râpeuse, elle est édulcorée à la californienne et le petit côté confituré passe facilement... D'autant plus que, curieusement, le degré d'alcool est peu élevé (12,5 degrés) pour un vin de cette contrée.
Même si les accents de cerises se laisse capturer, il m'a davantage fait penser à une syrah languedocienne.
À moins de 20 $, ce valdiguié est une très agréable découverte qu'une viande rouge grillée, de votre choix, saura accompagner facilement.


Valdiguié
18,60 $ / Arroyo Seco / J. Lohr Winery / Code SAQ : 13486863
16 jui. 2018 par Monsieur Bulles
Pinot grigio Pratello S'il y a un cépage qui a été galvaudé par le monde viticole au cours de la dernière décennie, c'est bien le pinot gris ! Devenu le cépage blanc à la mode, on le retrouve presque partout et le plus souvent dans des contrées au sol et au climat inappropriés. Le marketing faisant le reste, on nous en imbibe au point d'en avoir oublier ses caractéristiques. Et lorsqu'un pinot gris de Californie est aux antipodes gustatives d'un pinot gris du Chili, d'Allemagne ou d'Australie, on le défend en parlant des caractéristiques du pays plutôt que de ses caractéristiques propres. Bref, on cautionne des ersatz de pinot gris, dont certains ressembleraient presque à du sauvignon. Ce qui n'est pas le cas de celui de la famille Pratello, un pinot gris de Lombardie, certifié bio, qui lui, fait honneur à lui-même !
Mais d'abord, quelles sont les caractéristiques gustatives du pinot gris ?

Si l'on se réfère aux sources européennes et aux appellations rhénanes qui l'emploient, on parle d'un cépage blanc puissant et épicé qui, pourtant, ne se livre par immédiatement dans le verre et qui demande à s'oxygéner. On peut alors le reconnaître grâce à des notes fumées, parfois des notes de miel et de pain d'épices qui se cachent derrière les classiques arômes floraux.
Ce sont dans les zones tempérées et plutôt septentrionales qu'il se comporte le mieux. 
C'est pourquoi la plupart des appellations du nord des grands pays viticoles européens l'ont adopté. 

Je remarque d'ailleurs que deux lignes droites horizontales, de 100 km de largeur, le démontrent : la première de Nantes à Budapest, la seconde de Lyon à Varna. Les pinots gris cultivés sur ces deux bandes offrent les meilleurs résultats.

C'est pourquoi le pinot gris de Lombardie fait aussi partie des bons pinots gris, même si les accents épicés s'effacent dans cette région pour laisser la place aux accents de fruits blancs, tout aussi délicieux.

Commentaire de dégustation du Pinot Grigio 2016 - Azienda Pratello :


De couleur très pâle avec des reflets verdâtres, ce pinot gris du lac de Garde joue la carte de la discrétion et de la précision dans les arômes : poire, melon et zeste de citron s'échelonnent au nez et se retrouvent en bouche au sein d'une chair ronde, voire grasse que la typique acidité vient entourer pour mieux nous rafraîchir.
Il charme parce qu'il est à la fois fin et charnel; il a été bien éduqué en somme : rien dans l'excès, tout dans l'authentique persuasion. Ce pinot grigio perdu dans la masse internationale de ses confrères s'en tire à merveille pour un tarif très raisonnable. Et c'est grâce à ce dernier qu'il est sans doute parmi les meilleurs sur notre marché Québécois.
Appréciez-le seul en apéritif, en duo facile avec des huîtres peu iodées ou en duo gourmand avec un fromage assez gras et parfumé. Pratello
18,55 $ au Québec / Code SAQ : 13623371
19 juin 2018 par Monsieur Bulles
Au fil de soi par le Clos Bagatelle Quand on rencontre Christine Deleuze et Luc Simon, c'est leur sourire qui nous frappe par qu'il est éclatant et constant... Comme la qualité de leurs vins ! Ensemble, ils exploitent la soixantaine d'hectares, héritée de leur mère qui gérait le domaine familial depuis 1963, d'une quinzaine d'hectares alors. Un domaine qui a pratiquement été toujours exploité par des femmes depuis un siècle. Aujourd'hui, Simon le conduit, tandis que Christine le promeut. Un tandem gagnant qui nous permet de déguster plusieurs cuvées d'appellation Saint-Chinian, au Québec, depuis des années. Il allait donc de soi qu'au fil de soi nous soit du meilleur aloi...
Commentaire de Au fil de soi 2015 - Saint-Chinian - France:

La syrah domine certes l'assemblage qu'elle partage avec le mourvèdre et le grenache, mais à ce point, c'est un cas d'école ! 
Toutes les sortes de poivres nous sautent au nez derrière la subtile note de violette, à tel point qu'on se croirait presque dans le Rhône septentrional !
Seule la matière riche aux tanins gras, toutefois polissés, nous indique le chemin des deux autres cépages.
Un 2015 qui ressemble au 1995, donc un très grand rouge, à la fois concentré et frais, comme une salade de fruits rouges et noirs, qui charme dès l'attaque et qui laisse en finale le souvenir indien des épices poivrées. 
Le genre de vin qui rime avec encore !

Pour la petite histoire du Clos Bagatelle, écoutez Christine et Luc vous la raconter dans la vidéo ci-dessous.Étiquette Au fil de soi
20,45 $ en SAQ / code 13298029
18 juin 2018 par Monsieur Bulles
Plan de Dieu 2016 par G. Meffre Plan de Dieu n'est pas l'appellation la plus connue du Rhône et pourtant, son histoire est originale puisque c'est parce que sa forêt de garrigue était périlleuse à traverser au Moyen-Age, en raison des truands qui s'y cachaient, qu'on remettait son âme à Dieu. La légende a complété des récits pour donner le nom Plan de Dieu. Les 1 500 hectares de vignes situées à 110 mètres d'altitude ne donnent qu'une bouteille par cep que se partage une cinquantaine de vignerons ! Que du rouge jusqu'à aujourd'hui, mais il pourrait bientôt y avoir du blanc. En attendant buvez le Plan de Dieu de G. Meffre et remettez votre âme à Bacchus !
Commentaire de dégustation du Plan de Dieu 2016 de G. Meffre :

Le premier nez m'a d'abord dérouté par des notes de papier d'Arménie, puis très vite, elles se sont transformées en tison légèrement fumé, pour enfin s'orienter vers des arômes plus classiques d'épices (paprika), après une longue aération.

En bouche, l'accroche est identique, c'est à dire lente. Ce rouge a besoin de s'ouvrir, car son austérité l'emporte d'abord sur l'expression. 
On est dans le Rhône, on s'attend à des tanins, de la richesse, de la puissance; toutefois, on déguste un fruité rouge facile, de la souplesse et de la fraîcheur.

Le classique assemblage syrah, grenache, mourvèdre nous offre une agréable sensation de tapenade d'olives au niveau aromatique, après un bon quart d'heure dans le verre. Même les accents de violettes, traditionnellement présents à l'attaque, se laissent capter ici, en finale.

Ce vin est donc aussi déroutant que charmant, et pour le prix, on passe à la caisse avec une caisse !! PDL de Meffre
18,95 $ en SAQ / Code : 13286829
7 juin 2018 par Monsieur Bulles
Sauvignon de la Ragotière Avec sa femme Amélie Couillaud, Vincent Dugué dirige le domaine de la Ragotière depuis une dizaine d'années. Repris à la fin des années 1970 par leurs oncles - les frères Couillaud - la surface plantée est passée de 25 à 90 hectares en 40 ans. Bien entendu, l'élaboration de Muscadet est majeure puisqu'on est sur l'appellation Sèvre et Maine et notamment sur le cru Vallet. Toutefois, chardonnay, sauvignon et riesling sont employés et commercialisés en IGP Val de Loire, le chardonnay de la Ragotière étant déjà bien connu des Québécois. Le sauvignon est désormais dans la belle province; du sauvignon Breton finalement puisque, je vous le rappelle, Nantes était autrefois le chef-lieu du Duché de Bretagne.
Commentaire de la cuvée Lord de la Ragotière 2016 - IGP Val de Loire :

C'est un sauvignon qui n'a rien à voir avec les autres ligériens du Centre-Loire. Pas de pipi de chat ici ou moins grivoisement, pas de notes de fleur de buis; que du fruit légèrement citronné, donc un fruité plus vendéen, voire aquitain. 

Seule la texture ronde avec une dimension assez longue en bouche rappèlerait le comportement sancerrois.

Bref, c'est un sauvignon simple et souple, qui vous cueille avec sa fraîcheur lors d'un apéritif facile entre amis. Et à ce prix, on l'achète à la caisse!
Lord de la Ragotière / Sauvignon 2016 / 16,95 $ / code 13587947
24 mai 2018 par Monsieur Bulles
Pesquié rosé On connait depuis plusieurs années le vin blanc et les différents vins rouges du Château Pesquié, au Québec. Le rosé se faisait attendre... Le voici enfin ! Et c'est avec du homard que je vous propose de découvrir cette AOP Ventoux !






Commentaire du Château Pesquié - Terrasses 2017- Rosé :


Il se vend sous le nom de Terrasses, mais il peut facilement se glisser parmi les rosés dits de gastronomie, tant la structure solide et l'expression fruitée se démarquent.
Parce que l'été, quand on me dit terrasse, je pense piscine, et quand on me dit piscine en matière de rosé, je pense facile et léger.
Ici, le cinsault et le grenache s'affirment généreusement et presque "taniquement" à travers des notes de fraises, qui très vite cèdent la place à celles de baies rouges. 
Rien de facile et de léger donc, plutôt de la matière et de l'affirmation.
L'enveloppe acidulée rappelle les agrumes, un côté salin pointerait presque en finale. 
C'est un rosé texturé et expressif qui peut facilement passer à table. 
Le homard étant de saison, c'est avec un beurre blanc, non pas citronné, mais poivré que je le suggère, car cette touche épicée sera adéquatement profiter de cet excellent rosé abordable. Homard
17,95 $ en SAQ / code 741231 / 50% cinsault 40% grenache 10% syrah

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